Chapitre 60 : Disparition

ShiroiRyu
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Chapitre 60 : Disparition

« Si… Elle est morte, je vous promet de vous exterminer tous les quatre… jusqu’au dernier. Je vous promets de passer le reste de mon existence à vous éradiquer. »

« Tu n’es pas en état de nous menacer. »

« Nelya… Nous ne sommes pas en état de combattre non plus. »

Xano toussa légèrement de gêne, intrigué par le spectacle devant ses yeux. Il ne mettait pas en doute les propos de Ronyl mais si c’était vraiment le cas au sujet de l’antidote, pourquoi Paria n’était-elle pas à nouveau sous sa forme de pokémon ? C’était assez étrange. Néanmoins, il était heureux de voir que tout était terminé. Ronyl était assis sur le sol, la tête de Paria sur ses genoux pour voir si il y avait une quelconque amélioration.

« Vous êtes contents ? C’était ce que vous vouliez depuis le départ. »

« Arrête de te poser en martyr. Si tu n’avais pas dérivé du mauvais côté, cela ne serait jamais arrivé. Pourquoi as-tu crée ce virus ? »

« Car je voulais voir ce dont j’étais issu. Comme je l’ai signalé, il y a plus de dix ans, j’ai assassiné toutes les personnes portant le nom Waror. A part moi, il n’existe plus un homme sur Terre qui porte ce nom. Mais à l’âge de quatorze ans, j’ai trouvé Paria qui se faisait attaquer par des Pyrolis, Voltalis et d’autres membres des différentes races issues de l’Evoli. Sans moi, elle serait morte par ses confrères. C’est pour cela que j’ai décidé de la sauver et que j’ai compris le véritable pouvoir du Virus Ivoil. Si je ne m’étais pas débarrassé de tous ces pokémons, je pense que je serais mort aussi. Lorsque je me suis réveillé, c’était grâce à elle. Elle était recouverte de sang et moi aussi. J’ai alors compris qu’elle avait le même destin que moi. »

« Cela ne m’explique pas pourquoi tu travaillais sur le Virus Ivoil et pourquoi tu as rejoint les Taisos ? »

« Je n’ai pas rejoint les Taisos pour te tuer. Tu m’indiffères complètement. Néanmoins, on m’a proposé d’en apprendre plus sur moi et sur ce que j’étais réellement. Si je devenais un Taiso, je n’avais pas à m’inquiéter du regard des autres. Je disparaissais de leurs vues à jamais. Je ne me montrais plus et je n’étais plus visible. De plus, Paria serait donc à l’abri et elle n’aurait plus à souffrir des autres. »

« Est-ce qu’elle t’a donner son avis à ce sujet ? »

« Elle ne m’a rien dit et c’est normal. Je sais ce qui était bon pour elle. Qui irait se laisser faire souffrir exprès ? Quelqu’un de normalement constitué bien entendu. Alors ? »

« Les masochistes ? Tu vois… A cause de toi et de tes actes, cette Evoli est maintenant morte. Si tu n’avais pas fait tout cela, peut-être que tu aurais pu vivre heureux avec elle et d’autres pokémons ? »

« Comme si j’avais besoin des pokémons… Pokémons ou humains, ils sont pareils. »

« Tu dis cela alors que tu la gardes sur toi depuis déjà cinq minutes. »

« Elle est morte, c’est différent maintenant. »

« Ce n’est pas différent, tu appréciais cette pokémon depuis le départ car elle était comme toi. Tu n’as pas arrêté de le dire après qu’elle soit devenue une humaine. Comment tu la trouves ? »

Les deux hommes s’étaient visiblement calmés, chacun ayant une respiration très rapide. Nelya et les deux autres femmes s’étaient tues, laissant parler Xano avec Ronyl. Celui-ci avait perdu ses lunettes depuis le début de son propre combat et ne semblait plus aussi moqueur et prétentieux qu’auparavant. Ses nombreuses blessures s’étaient déjà arrêtées de couler alors qu’il observait Paria en passant une main dans sa chevelure. Après les paroles de Xano, il avait redressé son regard pour voir si il se moquait de lui ou non.

« Ne te considère pas comme mon ami ou quelque chose de ce genre maintenant que tu m’as battu. Le combat n’est pas terminé. Ce que je pense d’elle ne concerne que moi. »

« Pfff… Je n’ai même plus envie de me battre. Te voir te mettre dans tous tes états pour cette pokémon, ça me fait penser à moi avec Tyrania et les autres. J’ai tenté une quadruple symbiose pour les sauver. »

« Une quadruple symbiose ?! Mais tu es complètement fou ! »

« N’est-ce pas pour ça que j’ai gagné ce combat ? »

« Non, ce n’est pas pour ça. C’est simplement…qu’elle a fait une bêtise… et que c’est en partie de ma faute. Maintenant, elle est morte et mon antidote n’a servi à rien. Dire que j’avais prévu ce genre d’erreurs, cet évènement… mais savoir que j’ai échoué maintenant. »

Il arrêta de parler, baissant son visage vers Paria. Il n’avait jamais pleuré depuis qu’il était devenu un meurtrier et il n’allait pas pleurer maintenant. Il n’était pas comme ça, il avait scellé son cœur depuis tant d’années. Sa main accéléra ses caresses dans les cheveux de Paria alors qu’il murmurait :

« Tues moi. »

« Quoi ? »

« Je t’ai demandé de me tuer. De toute façon, c’est pour ça que tu es venu alors tues moi. »

« Je refuse. J’ai besoin de toi pour un antidote en double dose. »

« Pourquoi tu as besoin de ça ? Tu n’es pas infecté par le virus et tes pokémons sont des naturels. »

« C’est pour Oria, je ne vais pas te mentir. Vous l’avez forcé à utiliser ce virus sur Rek et Iny. Je ne vais pas te mentir : Je sais comment la contacter et j’ai besoin de cet antidote pour ses deux pokémons. »

« Ce que tu vas faire de ces antidotes, je m’en contrefous. Attend moi ici, si je vois que tu as fait quelque chose au corps de Paria, je promet que tu ne pourras plus rien faire avec mon virus et mon antidote. »
Lentement, Ronyl déposa la tête de Paria sur le sol en la regardant pendant quelques secondes avant de se lever avec difficultés. Souci d’esthétisme ? Nul ne le savait mais il reprit sa blouse déchirée de partout et se la remit sur le dos avant de pénétrer à l’intérieur du laboratoire. Pendant plusieurs secondes, Xano et les femmes ne bougèrent pas avant que Luna ne fasse une remarque :

« Xa… Xano. Sa poitrine se soulève. »

« Oui et alo…Oh merde ! Nelya, tu peux vérifier ?! Tu dois être capable de voir à distance. Si elle est vraiment guérie, tu devrais être capable de lui parler par télékinésie ! »

« Oui, je vais le faire. »

Deux minutes passèrent et Ronyl n’était toujours pas revenu. Visiblement, la fatigue était bien plus importante qu’elle n’y paraissait. Nelya annonça une bonne nouvelle avec le fait que Paria était en vie. Elle était très faible et fatiguée mais elle était vivante. Seulement, elle ne savait pas où était Ronyl et cela l’inquiétait. Une dizaine de minutes s’écoulèrent à nouveau et cela devenait préoccupant. Enfin, l’homme aux yeux orange sortit de son laboratoire, un bout de papier dans la main gauche, quatre seringues dans celle de droite.

« Voilà tes antidotes et la formule pour en créer. Cela m’a pris du temps pour la noter mais bon, si par malheur, ça ne marche pas, il faudra faire d’autres tests. »

« J’ai une bonne nouvelle pour toi. »

« Tu comptes me tuer ? Je t’en remercie même si ce n’est pas un service. »

Ronyl s’approcha de Xano, lui tendant les objets alors qu’il attendait ce que l’adolescent allait lui répondre. Il ne souriait pas et semblait plutôt pressé de disparaître de ce monde… comme il le voulait tant. Xano demanda à Luna de prendre les objets si précieux avant de les mettre dans le sac tandis qu’il prenait la parole :

« Non mais la prochaine fois, vérifies donc si Paria respire ou non. »

« Mais tu me prends pour un im… Non ? Elle… »

Xano hocha la tête d’un air positif alors que l’étonnement se lisait sur le visage de Ronyl. Celui-ci tenta de courir en direction de Paria pour vérifier si les dires de l’homme étaient vrais ou non. Il tomba à genoux, trop épuisé pour courir mais il prit la jeune femme aux cheveux bruns dans ses bras, posant sa tête contre sa poitrine avant de s’écrier :

« Oui son cœur bat ! Elle est encore vivante ! »

« Tu vois, je te l’avais dit. Remercie Luna qui a repéré ça et Nelya qui a confirmé. Bon, nous n’avons plus rien à faire ici mais je dois te demander quelque chose : Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? »

« Je ne sais pas. De toute façon, maintenant, les Taisos ne voudront plus de moi et c’est normal. Je n’ai pas fait grand-chose pour eux à part pour le virus. Si ils apprennent que j’ai crée un antidote contre le virus, je serais certainement mort. De toute façon, j’ai tout prévu. Tu seras content d’apprendre que je quitte les Taisos et qu’avec ça, je ne chercherais plus à te tuer. »

« Tant mieux, ça fera un adversaire en moins ! Tu sais où se trouve leur base ? Ca m’épargnerait bien des soucis. »

« Tu es fatiguant à demander trop de choses. J’ai ma petite idée sur l’endroit où peut se trouver cette base. »

« Tu n’es même pas sûr de sa localisation ?! »

« Personne ne la connaît sauf quelques personnes. Enfin bon, quand tu veux, rend toi dans les montagnes des régions Valéennes. Maintenant… Laisse moi tranquille avec elle. »

« Ca va aller ? »

« Je n’ai pas besoin de ton aide ! »

Visiblement, il n’avait plus envie de discuter. Xano l’observa alors qu’il tentait de soulever Paria. La première fois, il s’écroula au sol, sa tête retombant sur le ventre nu de Paria. La seconde fois, ses jambes tremblaient mais on pouvait voir qu’il semblait déterminé à la ramener dans le laboratoire. Les yeux de Paria s’ouvrirent avec difficultés alors qu’elle souriait envers le scientifique. Il avait remarqué le réveil de l’ancienne Evoli et lui murmura quelques paroles que Xano ne put entendre. Celle-ci hocha la tête d’un air négatif puis positif après quelques instants : Si tel était son choix… Elle ne pouvait pas l’arrêter.

« Qu’est-ce que vous foutez encore là ? »

« Bon, d’accord, d’accord. On part ! Je ne vois pas pourquoi il se met dans cet état. »

« Il veut être seul avec elle. »

Nelya venait de prendre la parole et il comprit tout de suite ce qu’elle voulait dire : Maintenant que Paria était humaine, ils avaient beaucoup de choses à se dire, beaucoup trop. Dix ans où ils ne s’étaient jamais réellement parlés, dix ans où il n’avait jamais fait de symbiose. Savait-il même ce qu’était une symbiose ? Xano n’en était pas si sûr. Néanmoins, si il voulait qu’ils soient seuls, c’était son choix. Faiblement, le quatuor se retira peu à peu dans les bois.

« J’en ai marre de cette vie… Il était responsable de la mort de ma mère et je n’ai même pas réussi à le tuer. »

« Pourquoi tu ne l’as pas fait ? »

« Car il avait cette Evoli. Paria a risqué sa vie, elle était prête à tout perdre pour le sauver. Si il était vraiment aussi mauvais que ça, je ne pense pas qu’elle aurait fait ce genre de choses. »

« Tu as un cœur d’or quand tu t’y mets. Fais attention à ce que cela ne te perde pas, Xano. »

Il rigola très faiblement aux paroles de Nelya, celle-ci le tenant près d’elle alors qu’ils marchaient d’un pas lent dans les bois. Luna aidait Oriane à avancer alors qu’ils étaient tous exténués et fatigués. Intérieurement, Xano espérait qu’il n’y avait pas encore de pokémons sur-évolués grâce au virus à leurs trousses. Une explosion se produisit derrière eux alors que cela faisait déjà dix minutes qu’ils marchaient.

« Qu’est-ce que… »

« Ronyl ! Paria ! »

Il n’eut le temps que de se retourner qu’une seconde puis une troisième explosion se produisirent. Un véritable concerto explosif se faisait entendre à moins d’un kilomètre de l’endroit où il se trouvait et il était déjà prêt à revenir à l’endroit où se trouvaient les deux personnes mais Nelya lui donna un léger coup dans la nuque pour le faire s’évanouir. Luna et Oriane s’écrièrent en même temps :

« Mais qu’est-ce que tu fous ?! »

« Tout était prévu. Tout était écrit dans leurs destins. Je ne pouvais pas laisser Xano faire une nouvelle bêtise dans cet état. »

« C’est quand même une méthode un peu… brutale. »

« Tu voulais essayer de le raisonner ? Tu sais aussi bien que moi qu’il n’écoutera pas. »

« Mais pourquoi… ces explosions ? »

« Il était destiné à mourir. Elle a simplement accepté de mourir avec lui. »

« Mais comment tu sais tout ça ? »

Elle ne répondit pas, poussant un profond soupir avant de s’éloigner à nouveau de la forêt. Elle était trop blessée pour faire une téléportation correcte et elle savait que maintenant, avec la mort de Ronyl, il n’y avait plus à s’inquiéter au sujet des anciens pokémons devenus humains à cause du virus Ivoil. Ce petit hochement de tête négatif… puis positif. Elle avait tout de suite compris ce qu’il voulait signifier : Ronyl n’avait pas oublié son idée de mort par un suicide. A la fin, il lui avait simplement demandé son avis alors qu’il ne l’avait jamais fait. Ils s’étaient finalement mis d’accords à ce sujet.

Il ne restait plus rien du laboratoire à part de nombreux gravats, des cages détruites dans lesquelles s’étaient trouvés des pokémons et bien d’autre chose. Ce système de destruction, il y avait pensé dès le premier jour. Dès la mort de Xano, il s’était promis de se tuer en laissant partie Paria sans qu’elle ne le sache. Au final, elle était restée humaine sans qu’il ne comprenne pourquoi. Il ne voulait plus la voir partir et il le savait : Il avait eut si peur au moment où elle s’était mis à utiliser les seringues. Ce qu’il avait murmuré à la jeune femme aux cheveux bruns il y a environ dix minutes ?

« Ne recommences plus jamais cette bêtise. »

« Mais si tu es en dan… Maintenant tu n’as pas à t’en faire, je pourrais… »

« Ne fait plus ça. Je ne sais pas pourquoi tu es devenue une humaine mais… »

« D’accord. Je t’écouterais. »

« Merci. »

Elle était maintenant capable de se débrouiller toute seule et ils se retrouvaient à l’intérieur du laboratoire. Il déposa Paria sur le sol avant de s’écrouler sur son fauteuil, il n’avait plus de force, il était recouvert de blessures et se disait que cela allait prendre du temps à se cicatriser… De toute façon, pour sa part, c’était terminé.

« Ronyl ? Qu’est-ce que nous allons faire ? Maintenant que tu n’es plus un Taiso, tu vas devoir t’enfuir et vivre en restant caché. »

« N’est-ce pas ce que je fais depuis plus d’une décennie ? Je n’ai pas l’intention de m’enfuir. Paria, je crois que je t’ai mal jugé. Tu es bel et bien capable de te débrouiller seule. »

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

« Tu es capable de prendre ta forme de Mentali et d’utiliser tes pouvoirs psychiques pour te téléporter, n’est-ce pas ? »

Elle ne comprenait pas ce qu’il voulait dire par là. Elle ressentait une mauvaise impression alors qu’elle toussait légèrement, il était vraiment si mal en point… mais il savait que son corps irait le soigner très rapidement. Il suffisait juste d’être patient et d’attendre. Il se redressa sur sa chaise, regardant les quelques fioles remplies de liquide noir devant ses yeux. De nombreuses seringues étaient posées sur la table, toutes vides alors qu’il se levait finalement de sa chaise.

« Je ne vais pas m’enfuir, je te l’ai dit. Maintenant que tu es devenue une véritable humaine, je pense que tu pourras facilement passer inaperçue par le reste des humains. Il te suffira simplement de vivre sans montrer tes pouvoirs ou tes changements internes. Tu n’as plus besoin de moi et je n’ai donc plus à rester ici. »

« Arrête de parler comme ça, Ronyl ! Je n’aime pas quand tu parles comme ça ! J’ai pu entendre tout ce que tu avais dit lorsque j’avais le virus Ivoil en moi ! Si je n’aimais pas passer mes journées avec toi, comment crois-tu que j’aurais pu tenir face à ton virus ? Si je suis humaine, c’est qu’il y a une bonne raison ! »

« Laquelle ? Car tu espérais quelque chose de moi ? Je suis un monstre. »

« Tes ancêtres sont des monstres, ta famille l’est mais pas toi ! Si tu es un monstre, alors je le suis aussi ! »

« Oui… Tu es aussi un monstre, c’est pour ça que je t’ai sauvé. Car tu étais comme moi… Tu étais… Maintenant, tu ne l’es plus. »

Elle tremblait légèrement de colère. Maintenant qu’elle était capable de lui parler, elle pouvait voir à quel point il était têtu, triste et solitaire. Il n’avait jamais pensé à autre chose qu’à sa mort. Qu’est-ce qu’il croyait faire avec elle depuis toutes ces années ?!

« Tu considères m’avoir élevée pendant dix années comme une œuvre de charité ?! Tu avais besoin de te dire que tu avais fais une bonne chose dans ta vie après tous ces meurtres ?! »

« Je n’ai pas dit cela et je ne le dirais jamais. Je t’ai simplement permis de vivre à mes côtés pendant toutes ces années car je voulais que tu sois capable de survivre dans ce monde. Avec cette forme, tu le seras. Maintenant, je n’ai plus besoin de toi et inversement. Notre partenariat est terminé. »

« Tu… Tu… Tu n’es qu’un sale égoïste ! »

Elle lui donna une violente claque avant de quitter le laboratoire en pleurant. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre qu’elle se considérait comme son pokémon depuis la première fois ? Que même si ils n’avaient jamais fait de symbiose, il était l’unique homme qui pouvait espérer quelque chose d’elle. Tant de fois, il l’avait sauvé. Tant de fois, il avait été blessé par ses expériences et elle s’était occupée difficilement de lui. La pluie s’était finalement arrêtée, elle ne l’avait pas remarqué… Mais avec la disparition des pokémons électriques, le ciel bleu était revenu. Un cristal rouge était apparu sur son front alors qu’elle s’illuminait en-dehors du laboratoire.

« Je suis… las mais c’est terminé. »

Elle était finalement partie, c’était tant mieux. Il pouvait maintenant se mettre en route. Où se trouvait ce bouton ? Ah oui… Dans la zone où il y avait les cages pour mettre les pokémons servant à ses expériences. Avec difficultés, il se dirigea vers le lieu où se trouvait des cages. Elles étaient toutes vides mais il ne semblait pas s’en soucier. Il se dirigea vers le mur du fond, appuyant à un endroit précis sur ce dernier avant qu’un petit pan se relève pour laisser apparaître un bouton de couleur rouge. Il appuya sur ce dernier alors qu’une petite voix mécanique se fit entendre dans la pièce :

« Système d’auto-destruction enclenché. Une minute avant exécution. »

« Enfin… La famille Waror ne sera plus. Il était temps que cela se termine. Paria est à l’abri, elle est sortie du labora… »

« Ronyl ! Espèce d’idiot ! »

Une longue chevelure violette apparue devant ses yeux, la jeune femme venant le prendre dans ses bras tout en le secouant avec ses petits bras. Elle avait encore changé…Mais cette fois-ci, elle semblait véritablement en colère alors que Ronyl semblait surpris avant de se mettre à crier :

« Non mais quitte le laboratoire ! Tout va exploser d’ici une minute ! Je dois mourir ! La famille Waror doit disparaître ! »

« Je m’en fiche de ta famille ! Je veux seulement rester avec toi. »

« Mais comment tu as su que j’allais faire ça ? »

« Les… Mentalis sont capables de lire le futur… des personnes qu’elles veulent sauver et protéger. Tu m’as parlé de cette forme et j’ai tout de suite eut un flash. Pourquoi tu veux faire ça ? Nous pouvons vivre encore tout les deux ensemble. »

« Trente secondes avant auto-destruction. »

« Je n’ai pas à vivre… Toi tu n’as rien fait de mal, tu es simplement née avec ce problème. Ce n’est pas toi qui as causé la mort de tant de personnes. Tu n’es responsable en rien. Mais maintenant… C’est trop tard. Trente secondes, c’est beaucoup trop peu pour s’enfuir. Tu vas mourir… alors que je ne voulais pas. »

« Et je ne voulais pas que tu meures non plus. »

Il soupira légèrement avant de garder la jeune femme aux longs cheveux violets contre lui. Il lui murmura quelques paroles tout en posant ses mains sur son dos. Elle portait un long pull violet et une jupe de même couleur sous cette forme. Sa coiffure était quand même assez spéciale : En plus d’être longue, différentes mèches partaient un peu dans certains sens pour rappeler de quel pokémon elle était issue.

« Dix secondes avant auto-destruction. »

« Désolée Ronyl… mais je ne peux pas te laisser mourir. Nous allons vivre. »

« Hein ? Mais qu’est-ce que tu vas faire ?! »

« Tu l’as dit toi-même. Nous sommes deux monstres et je suis capable de nous téléporter. »

« Système d’auto-destruction mis en exécution. »

Un puissant souffle de feu sortit du sol devant l’entrée de la pièce, puis un autre et ainsi de suite jusqu’à ce que le plafond se mette à trembler et à se fissurer. Tout était en train de s’écrouler et de se détruire. Lentement, les yeux verts de la jeune femme devinrent roses alors qu’elle et Ronyl disparaissaient de ce lieu maudit.

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