Chapitre 17 : Une aide offensive

ShiroiRyu
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Chapitre 17 : Une aide offensive

Il avait … décidé d’emmener le corps de Raor chez sa mère. Les parents de Raor n’étaient plus présents depuis des années de toute façon. Avec difficultés, il expliqua tout à sa mère, celle-ci fondant en larmes quand il lui raconta ce qui s’était passé, du début à la fin. Il ne pouvait pas se permettre autre chose. Il ne le pouvait pas, c’était beaucoup trop difficile … beaucoup trop. Mais elle avait accepté, malgré tout ce qui s’était passé, malgré qu’il était l’assassin de sa fille, elle avait accepté.

« Earnos … Il faut beaucoup de courage, tu sais ? » murmura Olistar alors qu’ils se dirigeaient vers le château.

« Pourquoi ? De quoi ? Où est-ce qu’il faut du courage ? » demanda-t-il faiblement, visiblement peu chaleureux à cause des derniers évènements. Les blessures sur son corps ? Il avait préféré ne pas les montrer à sa mère. Elles ne lui faisaient pas mal.

« Tu aurais pu le tuer … Tu aurais pu le tuer sous le coup de la vengeance mais tu ne l’as pas fait. Tu as fait … beaucoup mieux. Tu lui as offert une sorte de rédemption et surtout ton pardon. C’est vraiment important, Earnos, ce que tu as fait. »

« Le pardon ne ramène pas les morts. Je ne veux plus que quelqu’un proche de moi ne meure … de cette manière ou d’une autre. »

« Ça n’arrivera pas … sauf de vieillesse. On ferait mieux de rentrer. Mais … Qu’est-ce que ça veut dire ? » souffla la Drascore en prenant Earnos par le bras.
Elle le tira dans une ruelle, lui disant de se taire alors qu’une cinquantaine de personnes passaient devant eux. Des Papinox ? Et des Ningales ? Qu’est-ce qu’ils faisaient là ? Ils n’allaient quand même pas attaquer le château avec aussi peu de monde ?

« Les fous … Earnos, il faut que l’on aille les arrêter. Il serait stupide pour eux de mourir sans même qu’ils ne comprennent ce qui leur arrive. »

« Je ne vois pas pourquoi je devrais faire quelque chose du genre. Tu as bien vu ce que cela donne quand je tente de sauver une personne non ? »

« Ne raconte pas de bêtise, Earnos. Bon … Il faut quand même que nous rentrions dans le château avant qu’ils ne fassent une erreur. Des fois, je me demande quand même pourquoi je perds mon temps avec eux. Il serait tellement plus simple de les battre. »

« Je ne sais pas … Je ne veux pas savoir plutôt. Désolé … Je ne veux pas t’embêter avec ça, Olistar. Occupons-nous de tout cela, comme tu l’as dit. »

« Je ne te demande pas d’être motivé, Earnos, loin de là. Je vois parfaitement que ce n’est pas le cas … Mais si on veut éviter encore plus de problèmes, il vaut mieux… »

Une puissante explosion se fit entendre, Olistar comme Earnos accélérant le pas, se mettant à courir à toute allure. Là, ce n’était pas du tout prévu ce qui venait de se passer. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Ils arrivèrent jusqu’au château, celui-ci étant en état d’alerte alors que la nuit était tombée maintenant.

Un trou … Il y avait un trou dans le mur ? Et pas un petit ! Il y avait aussi les restes … de ce qu’avait été un Papinox d’après un rapide regard. Horrible … Mais ce n’était pas le moment de s’attarder dessus. Les deux personnes pénétrèrent dans le trou, voyant une bataille qui avait commencé depuis déjà quelques minutes.

« ALERTE ! ALERTE ! Les Papinox et les Ningales attaquent le château ! »

« Cette préparation faite à partir des parties explosives des Foretress est vraiment très efficace. Ces bombes sont plus que puissantes. » murmurèrent deux Ningales à distance de la scène de combat. Malgré leurs faiblesses apparentes, les Papinox utilisaient leurs pouvoirs psychiques pour repousser leurs adversaires.

« Je peux savoir ce que vous faites tous les deux ? » demanda Olistar calmement, s’étant placée derrière les deux Ningales. Ces derniers se retournèrent vivement, se préparant à se battre mais deux lances se plantèrent en haut du dos.

« On ne le saura jamais, Olistar. » murmura calmement Earnos, la Drascore haussant les épaules pour bien montrer que ça ne l’aurait surement pas intéressé.
Par contre, ils étaient nombreux, très nombreux même. Il y avait sûrement la cinquantaine de personnes qu’ils avaient vues auparavant mais là, ils devaient être bien trois cents voir cinq cents personnes. Et dans le château, cela commençait à être une sacrée hécatombe. Il fallait dire que les explosions de la sorte, ce n’était pas si commun que ça chez eux. Et pour l’heure, il avait surtout une préoccupation bien plus importante en tête.

« JE VAIS VOIR COMMENT VA LA PRINCESSE ! » cria-t-il soudainement.

« Je t’accompagne mais évite de t’exciter de la sorte, d’accord ? » dit Olistar, courant à sa suite alors qu’ils pénétraient dans les couloirs.

D’ailleurs, les couloirs étaient déjà noirs de monde, les combats faisant même rage à l’intérieur. D’autres explosions se firent entendre et sentir, les tremblements produits leur faisant presque perdre l’équilibre.

Des trous … Les murs étaient parcourus de trous alors que les Ningales en profitaient pour traverser les couloirs avec facilité, passant outre les défenses des gardes du château. Ils n’hésitaient pas … Ils n’hésitaient pas à sacrifier les Papinox pour ça ? Bande …

« Earnos, ils se dirigent vers la chambre du roi et celle de la princesse ! »

« Je m’occupe de la princesse ! Si tu veux, tu m’accompagnes mais je ne pense pas que le roi soit réellement en danger. »

« Je ne pense pas non plus … mais je vais quand même aller voir. Bonne chance. » souffla la Drascore avant de partir vers la gauche alors qu’il allait tout droit. Heureusement qu’il connaissait le château parfaitement, il ne perdait pas de temps à trouver la chambre de la princesse. Du moins, de nombreux gardes étaient présents mais des trous aussi.

« Laissez-moi passer ! » hurla l’adolescent aux cheveux blonds, pénétrant dans l’un des trous qui menait à l’intérieur de la chambre. Sans crier gare, il planta ses lances dans les premiers Ningales qu’il voyait. La princesse était déjà debout, entourée par de nombreux Yanmegas alors qu’elle portait une robe de chambre couleur dorée.

« Earnos ? Fais attention à toi, ils sont tous chargés d’explosifs ! »

La princesse le mettait en garde ? Et puis quoi encore ? Il savait pertinemment ce qu’il devait faire ! La solution était simple, très simple même ! La solution ? Elle consistait tout simplement à les virer de là ! Et pour ça …

« N’hésitez pas à vous rapprocher le plus possible pour tout faire sauter ! »

Mais il allait se la fermer ce type ? Il allait lui montrer de quel bois il se chauffait ! Il remarqua deux Papinox qui couraient vers les gardes et la princesse. Bien que cela était un rempart humain, une explosion aurait des conséquences désastreuses.

Il était hors de question que ces types ne touchent à un seul des cheveux de Terria ! Criant de rage, il fonça vers les deux hommes, plantant ses lances dans le ventre tout en continuant de courir. Ils allaient sûrement tout faire exploser ! Alors autant que ça soit fait dehors ! Un terrible fracas se fit entendre alors que les vitres de la fenêtre de Terria furent traversées par Earnos et les deux Papinox. Au même moment, deux explosions se firent voir, Earnos décollant en arrière, un Papinox semblant l’attendre pour le tuer.

« Ne t’avise pas de le toucher ! »

Le rubis sur le front de l’Apireine s’était mis à briller au même moment qu’un rocher percuta le Papinox, l’écrasant contre un mur. Earnos s’écroula au sol alors que des cris fusèrent dans tous les sens. Les Apitrinis venaient d’arriver et en vue du regard qu’ils avaient, cela allait être un véritable massacre pour les Ningales et les Papinox. D’ailleurs, les premiers délaissaient les seconds pour s’enfuir par tous les moyens possibles.

« Les lâches ! » dit l’un des soldats autour de la princesse.


Pourtant, celle-ci les poussa maintenant qu’il n’y avait plus rien à craindre. Les Papinox étaient repoussés hors de la chambre tandis que l’adolescent restait couché au sol. Visiblement, l’explosion l’avait bien plus secoué qu’on ne l’aurait cru.

« Earnos ? Earnos ! Tu m’entends ? Earnos ! Qu’on appelle un médecin ! Earnos est évanoui ! Vite ! Dépêchez-vous ! »

Quelques soldats s’exécutèrent tandis que le reste des Ningales et Papinox étaient en train de perdre du terrain. Terria avait déjà positionné l’adolescent correctement, folle d’inquiétude. Elle passa ses mains sur le torse d’Earnos, puis son oreille pour être sûre que ce n’était rien de grave. Il respirait encore mais … Pourquoi sa main était ensanglantée ? Elle déchira la tenue de l’adolescent, remarquant les nombreux entailles encore fraîches sur son torse mais aussi une majeure partie de son corps.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? DEPECHEZ-VOUS ! Ramenez-moi un médecin ! Pourquoi est-ce qu’il n’est pas encore là ? » hurla de toutes ses forces la princesse Apireine.

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