Chapitre 14 : La sauvegarde d’un adolescent

Troisième axe : La purification

Chapitre 14 : La sauvegarde d’un adolescent

« Hum … Cela est nullement inquiétant bien que problématique. »

Il s’était levé de son siège, passant une main dans ses cheveux. Sa mère … Mimi … Il n’avait aucune nouvelle depuis déjà un bon nombre de temps. Ah … Bon, ce n’était pas le moment de se préoccuper de toute cette histoire à la base.

« Ce qui est plus inquiétant est le fait qu’ils soient partis. »

Et cela était plus embêtant que prévu. Il ne s’était pas attendu à ce que Personne et Metsubi partent à leur tour. Dans le fond, ce n’est pas comme si il avait encore besoin d’eux, loin de là. Il avait déjà récupéré tout ce qu’il désirait sur les trois pokémons légendaires oiseaux mais bon … La puissance que possédait l’adolescent et celle de l’adolescente ensembles étaient des atouts non-négligeables.

« Et cela sans prévenir le reste de l’ultime élément … Je vais leur laisser un peu de temps pour régler leurs affaires personnelles mais lorsqu’ils reviendront, je verrais à les surveiller de bien plus près, quitte à ce que cela soit moi-même qui m’occupe de cela. »

Oui … Ils étaient libres de partir … Pour l’instant. Il valait mieux que la prochaine fois, ils préviennent correctement. Néanmoins, il savait déjà où ils se rendaient. Et là aussi … Cela était surprenant et inquiétant en un sens. Pourquoi cet endroit ? Etaient-ils des traîtres ? Cela semblait impossible car depuis des années, l’adolescent n’avait jamais montré une telle chose. C’était donc pour … Metsubi ? Ils allaient essayer de régler son problème de la sorte ? Gégé retourna s’asseoir, poussant un léger soupir. Vraiment … Ces enfants étaient trop … stupides des fois. Il n’y avait aucune possibilité de guérir la Carmache, oui … Aucun vaccin et aucun sérum n’existaient à l’heure actuelle … ou alors, seule cette divinité qu’il voulait faire tomber de son piédestal en connaissait l’existence. Ca … C’était bien plus sûr.

« Metsubi ? Tu te dépêches un peu ? Nous avons encore beaucoup de chemin à faire. »

« Nous … n’avons pas besoin d’être si pressés … Personne. »

Les deux adolescents marchaient sur un chemin de terre à travers les bois. C’était elle qui était normalement sensée guider les deux personnes mais elle ne semblait guère motivée ou alors plutôt apeurée à l’idée de se rendre à cet endroit. Elle murmura d’une voix lente, reprenant la parole après plusieurs secondes sans rien dire :

« Je … Je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée, Personne. Nous ferions mieux de … »

« De te laisser disjonctée une nouvelle fois ? Non merci … Cette fois-ci, je ne me laisserai pas faire et je n’accepterai pas que l’on retourne en arrière. Nous allons trouver un moyen de régler ton problème et pour ça, quitte à mettre le culte d’Arceus à feu et à sang, nous allons nous y rendre tout de suite, c’est bien compris, Metsubi ? J’espère que le message est bien passé car je ne veux aucune remarque à ce sujet. »

« … … … Sincèrement, je ne sais pas … du tout … Je ne veux pas te mentir, Personne. »

MAIS RAHHHHHHHH ! Il se dirigea vers elle, prenant sa main pour la faire avancer plus rapidement. Qu’elle arrête de se poser autant de questions, c’était tout ! Ils allaient régler cette histoire une bonne fois pour toutes et puis ensuite, ils allaient sauver Crusaé ! Car oui, il ne l’oubliait pas non plus, il en était même hors de question.

« C’est parfaitement compris, Metsubi ? »

« Oui mais … Comme je te l’ai dit … Je ne veux pas … C’est vraiment trop dangereux, Personne. Tu ne sais pas sur qui tu peux tomber … La grande prêtresse, ce n’est pas une personne normale … Je le remarquais … »

« Si c’est une pokémon légendaire, je n’ai rien à craindre de toute façon. »

« Non mais … J’avais l’impression que même les pokémons légendaires n’étaient rien par rapport à elle … Je ne sais pas si c’était … » commença t-elle à dire avant que l’adolescent ne l’arrête aussitôt, semblant surpris par les paroles. Il murmura :

« Tu ne crois quand même pas que la grande prêtresse était en fait Arceus elle-même. »

« Je ne sais pas … Arceus, les représentations que j’en ai vu dans le lieu du culte … Elle ne ressemblait pas à une femme aux cheveux verts mais après, en tant que déesse, elle a sûrement les capacités pour modifier ses cheveux non ? C’est pour ça … Nous ne sommes pas prêts à affronter Arceus maintenant … Et surtout pas pour moi … »

« Hum … Alors soit … On va faire ça comme ça … On va plutôt tenter d’y aller discrètement … On évitera les combats inutiles, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses, Metsubi ? » demanda t-il alors qu’elle poussait un petit cri de désespoir.

« Mais pourquoi tu ne veux pas comprendre ?! »

« Si c’est le fait que tu veux m’empêcher d’aller me rendre au culte, ne t’inquiètes pas, je l’ai parfaitement compris. Je ne suis pas stupide non plus, Metsubi. » répliqua t-il assez sèchement tandis qu’elle baissait la tête. Ca ne servait à rien de discuter avec lui.

Ce n’était qu’une tête de mule. Elle retira sa main, restant parfaitement immobile comme pour bien lui montrer qu’elle ne comptait pas bouger dorénavant. Elle était trop inquiète pour lui et lui, il s’en fichait complètement de ce qu’elle ressentait. Qu’est-ce qu’il ne comprenait pas dans ce qu’elle avait dit ?!

« HIIIIIIII ! » s’écria t-elle subitement avant d’être soulevée par l’adolescent aux cheveux noirs, ses yeux complètement blancs se posant sur lui. « Relâches-moi ! Je ne bougerai plus d’un poil maintenant ! C’est bien compris ? Plus du tout ! »

« Et bien alors, je vais devoir te transporter, voilà tout. Ce n’est pas un problème, tu es très légère dans le fond … Bien plus qu’auparavant. »

« Relâches-toi … C’est trop gênant … Et je n’ai pas envie que les gens ne se fassent des idées par rapport à nous deux. » murmura t-elle une nouvelle fois alors qu’il la déposait, le regard assombri. Il mit les mains dans ses poches , marmonnant :

« Fais comme tu veux … Même si nous sommes ce que tu penses croire, moi, c’est plus poussé que ça … Et c’est pour cette raison que je veux te sauver, c’est bête non ? »

« … … … Désolée, Personne. Je ne voulais pas te mettre en colère. »

« Non, tu ne m’as pas mis en colère, juste rendu triste, c’est pas la même chose. Allez … Tu peux rentrer à l’ultime élément si tu veux, moi je vais chercher un moyen de te guérir. »

« … … … Je viens avec toi, Personne. Pardon … Si tu veux … ce soir … On pourra dormir ensembles. » dit Metsubi avec une voix très faible alors qu’il s’arrêtait aussitôt de marcher.

Euh … Il n’avait rien du tout contre, c’était même une très bonne chose mais quand même … A côté, il ne fallait pas se leurrer. Faire ça en pleine nature, c’était vraiment trop risqué. Il y avait des risques que l’un comme l’autre, ils ne puissent pas se retenir. Il prit une profonde respiration, cherchant ce qu’il devait dire. Finalement, il répondit :

« Tu sais quoi ? On verra en temps et en heure. On est même pas encore partit une journée. Je ne te savais pas comme ça, Metsubi. Enfin … Si … Mais disons que ça, c’était lorsque nous n’étions que des enfants hein ? Ce n’est pas … »

« Personne, si je suis soignée un jour, je te montrerai ce que je ressens pour toi depuis que nous sommes deux enfants. »

« Hein … Que … Que … Comment ça ? Euh … Metsubi ? »

Elle lui avait fait un sourire tendre et délicat, contrastant avec le comportement qu’elle avait eut depuis le début du voyage. Les sentiments qu’elle avait pour lui depuis le début de leur rencontre ? Mais il savait parfaitement ce que … c’était … Et lui-même aussi … Enfin … A côté, à cause du sang en elle, ils n’avaient jamais réellement put faire quelque chose. Ce n’était pas contraignant, loin de là même mais juste que … Voilà … Le sang empêchait de lui dévoiler tout ce qu’elle voulait qu’il sache à son sujet.

« Quand même … Je ne pensais pas que tu aurais autant raison, grande sœur. »

« Cela s’appelle l’instinct féminin … ou l’instinct maternel … Bien que cela semblerait assez surprenant dans ce cas précis. Disons plutôt que l’instinct protecteur a joué un rôle là-dessus. » murmura une seconde voix dans le ciel.

« Ne pouvez-vous pas vous taire toutes les deux ? C’est plus que gênant de vous entendre. Et puis … Je vous rappelle que vous n’êtes pas obligées de me suivre. Moi-même, je ne peux pas lui pardonner … J’ai du mal … Mais là, j’ai ressenti quelque chose que je ne peux pas expliquer … J’ai senti qu’il était en danger … Fulgé, Rina … Vous n’êtes pas obligées de me suivre. Je le répète car … »

« Maintenant que nous sommes ensembles, il est hors de question d’être séparées. Nous allons essayer d’être aimables envers Personne … même si cela va être difficile. » répondit Rina alors que la seconde des trois sœurs hocha la tête.

« Alors atterrissons avant qu’ils ne soient hors de notre champ de vision … Ils n’ont même pas remarqué notre présence … Visiblement, ils sont dans leur monde. » termina Fulgé.

QU’EST-CE QUE … Un violent vent vint les frapper dans le dos, les faisant se retourner aussitôt. Ils se faisaient attaqués par la voie des airs ?! Quel idiot ! Il n’avait pas pensé à surveiller leurs arrières ! Pourtant, sa surprise ne disparut pas … C’était … C’était les trois femmes … Enfin … Les trois oiseaux légendaires. Auparavant, il se serait jeté dans les bras de Lasty, comme le ferait un enfant mais là … Il leva simplement sa main droite en l’air, murmurant d’une voix légèrement intimidée :

« Bonjour … Ca faisait longtemps, les filles … »

Quel idiot. Il s’en voulait. C’était une phrase passe-partout mais il n’avait pas eut le choix. Enfin … Il ne se sentait pas le courage de montrer de la joie envers elles. Et puis, quand il regardait les yeux de Rina et Fulgé, il savait pertinemment que rien n’avait changé.

« Pourrait-on savoir ce que tu comptes faire en te rendant dans la base même du culte d’Arceus ? Enfin bon … Tu m’expliqueras tout cela en chemin de toute façon. » répondit aussitôt Lasty, passant à côté de lui et de Metsubi comme pour les ignorer.

Elle n’allait pas lui dire qu’elle était soulagée de savoir qu’ils n’étaient pas encore si proches du culte d’Arceus. Et surtout qu’il était hors de danger … Puis bon … Elle craignait de trop en montrer. Elle préférait rester distante car une partie d’elle n’avait toujours pas pardonné à Personne … et inversement … Elle savait que la mort d’Omera était toujours dans le cœur de l’adolescent … Mais au moins, elle était à ses côtés pour l’instant et c’était le plus important à ses yeux.

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