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Chapitre 10 : Les derniers renforts

Chapitre 10 : Les derniers renforts

« Et qu’est-ce qu’il y a de spécial alors avec lui, Lania ? »

Nous sommes tous installés sur le lit, personne ne critiquant les tenues des autres. Il vaut mieux pas … malgré les apparences, nous avons chacun enfin … besoin de réflexion par rapport à Emairon. D’ailleurs, comme ma chambre est assez éloignée, le Gallame ne risque pas d’entendre bien que Lania nous dit :

« Il est en train de dormir donc je … Enfin … C’est par rapport à son comportement. Vous avez remarqué comme il a un peu changé depuis le temps ? »

« Euh … Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué qu’il y avait quelque chose qui clochait chez notre frère mais quoi ? Cela fait déjà une bonne semaine non ? »

Je regarde brièvement Séphyria. C’est bête et stupide mais j’ai envie de continuer ce que nous avons commencé. Elle semble le remarquer puisqu’elle me jette un coup d’œil. Discrètement, sa main vient chercher la mienne, croisant ses doigts avec.

« Oui … Je tiens à te signaler que Lania se pose des questions à ce sujet. »

« Qu’importe ce qu’elle pense, tu as ta propre mission, tu sais ce que tu dois faire. D’ailleurs, vous êtes arrivés en Rousie, non ? Malgré l’absence d’informations présidentielles et journalistiques, nous sommes au courant de votre présence là-bas. Ou alors, je me trompe ? Mais je ne pense pas que ça soit le cas. »

« … … … Une drôle de mission mais comment vas-t-elle depuis le temps ? »

« Elle se porte bien … et elle semble calme et stable, chose qui n’était pas arrivée depuis des mois. Je crois que cela lui a fait le plus grand bien. »

« Tant mieux alors … Mais … Pour Lania … Qu’est-ce que je suis sensé faire ? » demande Emairon alors qu’il écoute la voix au bout de son portable.

« Tu es libre de faire ce que tu veux … tant que tu continues à envoyer ce qu’il faut. »

« … … … Elle est vraiment heureuse avec ça uniquement ? Pourquoi chercher à tuer Ric ? »

« Je n’ai pas à te répondre à ce sujet. Fais ce que je t’ai demandé et termine cela, est-ce bien compris ? De même, si tu as du nouveau, tu sais comment me contacter. »

« D’accord, d’accord … Je ne poserai pas plus de questions à ce sujet. »

« Tu fais bien … Cette conversation est maintenant terminée. Un message pour elle ? »

« Dites-lui que nous sommes heureux et en bonne santé. De même, nous allons la délivrer. »

La délivrer ? L’homme éclate de rire avant de raccrocher, laissant seul Emairon au bout du fil. Cet homme … Il est facile de savoir qu’il s’agit de Loïc … Et lui dans l’histoire, n’est guère mieux. Surtout que son comportement ne passera pas inaperçu.

« … … … Je ne fais pas ça pour cet homme. Je le fais pour Dyamia. Dyamia et personne d’autre. Bon … Il faut que je fasse le travail habituel. »

Travail habituel et pénible en soi. Mais bon … Il n’a pas le choix. Il prend son portable, l’ouvrant avant d’en retirer une petite carte qu’il brise entre ses doigts, la réduisant en miettes. Aussitôt, il la remplace par une autre carte SIM prête à l’emploi. Impossible de deviner ce qu’il faisait au cas où … si Lania décidait d’observer son téléphone. Ah … Lania … Il ne voulait pas la mettre en danger, c’était stupide, vraiment stupide !

« Mais je n’ai pas le choix … C’est pour elle que je le fais. C’est pour elle … Car elle a besoin de notre présence mais ça sera bientôt terminé, oui. Ca sera complètement terminé. »

Il doit envisager les choses ainsi et pas autrement. Il pousse un profond soupir. Lania a surement été discuté avec les autres à son sujet. Il a envie … Il a tellement envie de lui en parler. Il sent qu’il ne va pas pouvoir garder ce secret plus longtemps … Pas plus longtemps. Il n’en a pas envie … Pas envie du tout.

« Pardon Lania … Tu n’es pas au courant, tu n’es vraiment pas au courant. »

Vraiment pas au courant. Il devait attendre son retour. D’ailleurs, la porte s’ouvre alors qu’il est couché dans le lit. Il sent la Gardevoir qui vint s’installer à côté de lui, murmurant quelques mots doux car elle croit qu’il dort. Il a bloqué son esprit dans sa totalité ou presque pour faire semblant. Maintenant … Il n’est pas … « réveillé ». Elle l’embrasse, cherchant quelques caresses qu’il commence à lui prodiguer en faisant semblant de s’éveiller. Il l’aime.

Ailleurs, un vieil homme a terminé son coup de fil. Sortant une pokéball, il marmonne quelques mots dans sa barbe alors qu’il prend déjà un second téléphone, grimpant sur un imposant Mammochon. Il commence à donner un coup de fil, disant :

« Préparez les derniers pokémons liés à la génération des pierres précieuses. Ils sont en route et risquent de venir nous donner une petite visite très rapidement. »

« Hein ? Comment ça ? De qui est … Vous parlez de cet homme nommé Ric ? Comment est-ce que vous êtes au courant ? »

« Ne posez pas de questions stupides et faites ce que j’ai dit, est-ce bien compris ? Là où j’obtiens mes informations ne vous concernent pas. »

« D’accord, d’accord ! Enfin, sinon … La petite vous réclame comme d’habitude. »

« Dites-lui que j’arrive d’ici deux à trois heures, je suis déjà en route. »

« Comme vous le désirez, Loïc. »

Il coupe la communication. Autant accélérer le rythme. Il a quelque chose à donner à la jeune fille capable de produire des flammes. Il lui en faut peu pour être heureuse. Malheureusement, ce peu est très difficile à obtenir. C’est ça le souci avec elle … Ce qu’elle demande est embêtant, très embêtant même. Mais … Il ne peut rien faire car si elle commence à montrer un peu de rébellion, cela risque d’être un souci … assez important.

« Ric, Ric, Ric. »

Pour la première fois depuis longtemps, la jeune fille dans le dôme semble joyeuse, très joyeuse même. Dans ses mains, elle tient un cadre avec la photo du policier. Elle la regarde pendant de longues secondes, la serrant contre sa poitrine inexistante avec joie. Au pied du lit, Rérox est couché, les yeux fermés.

« Tu viendras me chercher hein ? Comme mes sœurs et mon frère n’est-ce pas ? »

La jeune fille est couchée sur son lit, sur le ventre. Elle porte une nuisette et aucun vêtement dessous d’après la vision de ses fesses nues, la nuisette étant un peu relevée. Elle semble se comporter enfin comme par rapport à son âge.

« Et puis bon … Même si tu es heureux avec Séphyria, je te rappelle que je suis sa grande sœur et que tu m’as promis que je deviendrai aussi ta femme ! Tu as dit que nous deviendrons toutes les deux tes femmes ! Alors même si … tu m’as un peu oubliée … »

Même si … c’était le cas, elle ne peut pas l’oublier. Elle est différente de ses sœurs … Elle est différente de son frère. Elle est différente de tous les autres. Elle fut la première création de la mère de Ric … Elle … Elle n’a rien oublié contrairement aux autres. Elle … Elle est au-dessus de tout ça. Mais elle … Elle est juste une source d’énergie et d’informations pour les créatures engendrées par la Triafa.

Chapitre 9 : Des inquiétudes

Chapitre 9 : Des inquiétudes

« … … …Tellement de neige. »
Ce sont les premières paroles de Séphyria alors que nous descendons du train tous les six. C’est vrai … Aussitôt, la jeune femme aux cheveux bleus vint se coller contre moi, tremblotant tout en marmonnant dans sa barbe :

« Il fait … vraiment froid ici. Brrrr … Où est-ce que nous logeons exactement ? »

Je ne sais pas si elle en rajoute un peu trop mais après avoir vu Roubé, je remarque qu’elle aussi est collée contre Alphonse. Hum … Peut-être que c’est vrai en fin de compte. Pas de mensonges de la part de ma petite demoiselle aux cheveux bleus.

« Normalement, nous devrions prendre deux taxis et nous rendre à cette adresse. »

J’ai noté cela sur un bout de papier, le montrant à tous et à toutes. Au moins, comme ça, chacun sait où on doit loger pour ce soir. Normalement, nous allons être reçus par l’un des généraux du président rousien. Si on m’avait dit qu’un jour, je connaitrai du beau monde. Hahaha ! Mais bon … Je suis un peu inquiet par rapport au froid et Séphyria.

« Comment ça se fait que tu aies … autant froid, Séphyria ? »

« Je suis une dragonne, je ne supporte pas le froid. Je suis une oiseau, c’est encore pire. Mes ailes seraient gelées. Vraiment … »

Je comprends, je comprends ! J’hèle un taxi en levant la main, Alphonse faisant de même avec un second. Je vais derrière avec Séphyria alors que Lania est à côté de nous, Emairon est devant. Alphons et Roubé sont dans un autre taxi mais tous nous rendons à l’hôtel. Vivement que l’on rentre dedans car j’ai un peu peur pour Séphyria.

Après une vingtaine de minutes, nous nous retrouvons face à un magnifique bâtiment de plusieurs étages. C’est vraiment … là que … nous … Enfin … WOW ! Et ça, c’est aux frais de la princesse ! Enfin, non, du président ! La chance ! A la réception, on nous donne trois pièces conjointes, chaque couple en ayant le droit à l’une.
Je salue Alphonse et les autres, prenant la main de Séphyria pour l’emmener jusqu’à la chambre. Très belle, très spacieuse. Bon, ce n’est pas la suite luxueuse mais elle est vraiment belle. Plus que celle de notre chambre mais bon, pas les mêmes moyens non plus.

« Aller, Séphyria, vas sous la douche ou prendre un bain. Vu comment tu grelottes, je pense que c’est la meilleure chose à faire, d’accord ? Je vais regarder la chambre et toutes ces choses enfin bon … Voilà. »

« Euh … Bien entendu, mais tu es drôlement pressé. Et oui, un bain me ferait le plus grand bien, je confirme cela. »

Je ne suis pas si pressé que ça, c’est juste que je ne veux pas qu’elle grelotte de froid. Ca me rend anxieux. Je sais que le froid peut être mortel pour les humains alors les pokémons encore plus sensibles qu’eux … Je ne veux pas, je ne veux pas ! Je ne veux pas, c’est tout ! Question de sécurité envers la femme que j’aime ! Voilà tout ! C’est aussi simple que ça ! Elle semble lire dans mes pensées puisqu’elle me sourit, m’embrassant doucement. Puis elle murmure d’une voix tendre :

« Ne t’en fait pas, je ne supporte pas le froid mais je suis une pokémon. A la base, je suis plus que résistante, voilà tout. N’oublie pas que je suis une pokémon et … »

« Si tu as froid, je suis là de toute façon. »

Elle semble étonnée par mes propos mais hoche la tête avant de signaler qu’elle va se dépêcher. Enfin, qu’elle prenne son temps. Je regarde le lit, c’est un lit double donc pour deux personnes. Rien d’étonnant, n’est-ce pas ? A côté, je remarque aussi le chocolat … et … bon … des protections. Je me demande d’ailleurs comment … Je n’ai jamais été au courant à ce sujet, je n’en sais rien du tout. Mais … Est-ce que … Les pokémons humanisés pondent des œufs ? Ou donnent naissance à une créature humanoïde ? Pourquoi est-ce que je pense à ça maintenant ? Pourquoi maintenant ? De même … Est-ce que Séphyria et Lania donneraient naissance à deux … enfants différents ? Car Lania n’est pas totalement humaine non ?

Pourquoi … est-ce que je pense à ça ? Je ne remarque même pas Séphyria qui est sortie de la salle de bain, un peignoir comme seul vêtement. Je suis perturbé … vraiment perturbé par tout ça. Je ne sais pas … comment le prendre. Pas du tout même. Elle passe devant moi alors que je l’ignore superbement bien que ça ne soit pas voulu. Elle prend quelques affaires pour finalement se poser devant moi.

« Ric ? Ca ne va pas ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette. »

« … … … Rien de bien grave, Séphyria. Tu devrais t’habiller non ? Tu risques d’avoir froid et je pense que … »

« Et si tu m’expliquais plutôt ce qui se passe, non ? »

« … … … Dis … Séphyria, comment est-ce que … tu te reproduis ? » demande-je alors qu’elle rougit violemment. Je me donne une violente claque devant ma bêtise, reprenant : « Je veux dire, je connais comment ça se passe … mais un enfant ? »

« Tu … Tu veux déjà un enfant ? Ric ? Mais tu sais … Toi et moi … Enfin … »

« Non, non ! Enfin … Pas maintenant … mais … Est-ce que tu … vas pondre un œuf ? »

La question est encore plus choquante que celle d’avant et je sens que Séphyria est un peu en colère. D’ailleurs, elle tremble légèrement après mes propos et je m’en veux, je m’en veux terriblement d’avoir posé une telle question.

« Pardon, Séphyria, c’est juste que … Enfin … Je ne suis pas au courant. »

« Je ne sais pas si je vais pondre un œuf, comment tu voudrais que je le sache ? Je n’ai pas posé la question à celle qui m’a conçue hein ?! »

« Pardon, pardon, pardon ! Ignore tout ce que j’ai dit ! » bien que je sais que le mal est fait … Elle repart dans la salle de bain alors que je me traite de pauvre con.

Et la nuit est tombée … et je n’ai pas réussi à me faire pardonner. Je m’en veux … Je m’en veux terriblement. TOTALEMENT ! Je tente une approche dans le lit mais elle me repousse légèrement, soufflant :

« Au moins … Tu m’as rappelé ma condition de pokémon, Ric. »

« Je m’excuse ! S’il te plaît ! Séphyria ! »

Je la force à se retourner, la jeune femme me regardant avec les yeux un peu rougis. Elle n’a pas pleuré mais … ses yeux humides. Je dois lui montrer que je ne pense pas à elle comme une pokémon ! Je l’embrasse avec ardeur, montant sur elle alors que je ferme les yeux. Je ne sais pas si elle fait pareil mais je ne stoppe pas le baiser. Autant aller jusqu’au bout ! Je ne la considère pas comme une pokémon mais comme une humaine ! Je pose même une main sur son sein, le pressant entre mes doigts. Je l’entends gémir mais je ne compte pas m’arrêter car elle se laisse faire. Ma seconde main glisse peu à peu le long de son ventre pour descendre plus bas, je la sens qui se crispe, ses genoux se repliant pendant un bref instant avant de se libérer, finalement, elle est … AH ! Ses mains se placent autour de mon dos pour m’emmener contre elle ! Je …

« Séphyria ? Ric ? Ric ? Séphyria ? C’est … Lania … J’aimerai vous parler … s’il vous plaît. » murmure une voix de l’autre côté de la porte.

Qu’est-ce que … Le charme est aussitôt brisé et j’ouvre les yeux. Mais pas seulement … Séphyria fait de même, me regardant, rouge aux joues. J’étais tellement … prêt … mais elle aussi. AH ! Maintenant … Enfin … Je lui montre du doigt les pointes au niveau de sa poitrine mais elle marmonne qu’elle n’a rien à se mettre dessous. Et puis, elle n’a pas à avoir honte de ça. Nous nous levons avant de nous diriger vers la porte. Je l’ouvre, Lania se trouvant avec Alphonse et Roubé. Ohla … Les deux demoiselles ont des tenues un peu plus … extravagantes dira-t-on que Séphyria qui est plus timide de ce côté. Mais … Je préfère le corps de Séphyria et ne m’attarde guère longtemps sur la Melokrik et Gardevoir.

« J’aimerai … vous demander quelque chose au sujet … d’Emairon. Enfin, j’aimerai parler avec vous de différentes choses … si ça ne vous dérange pas. »

Bien entendu …. Car il est vrai que depuis quelques temps, je le trouve bizarre. Visiblement, je ne suis pas le seul. J’invite tout le monde dans notre chambre, Lania m’envoyant un message télépathique pour s’excuser de nous avoir dérangés. Comme quoi, elle a remarqué les pointes chez Séphyria. Je ne réponds pas à cela.

Chapitre 8 : Se préparer au voyage

Chapitre 8 : Se préparer au voyage

« Et mes premiers actes seront en rapport avec les pokémons humanisés ! Je vais tout faire pour ce qui est normal dans la ville où j’officiais soit une généralité dans toute la Fronse. Bien entendu, je n’oublie guère les autres points de mon programme ! »

Je continue d’applaudir en même temps que le reste des personnes présentes ici. Je suis sûr d’une chose : la Fronse va partir vers quelque chose de grand, vraiment grand même. Je suis sûr que cela donnera quelque chose de vraiment merveilleux. Et puis, savoir que Lania, Séphyria, Emairon, Roubé et tous les autres pourront venir ici librement. Ah … Mais j’ai aussi envie de trouver Dyamia. Même si je ne la connais pas, enfin, je crois, je veux qu’elle puisse être libre, comme ses sœurs et son frère.

Peut-être est-ce beaucoup trop ? Je ne sais guère mais il y a de fortes chances que ça soit le cas. Néanmoins, je compte bien réussir ce que j’ai entrepris. Ce n’est normalement pas trop, ce n’est pas abusé ou autre. C’est quelque chose qui me semble logique et normal à mes yeux mais à voir avec les autres. Enfin bon … Ce n’est pas encore terminé, loin de là même. Et ça n’a même pas encore commencé en y réfléchissant bien.

« Bon … Séphyria, il est l’heure de partir, il faut que je te parle. »

Elle me regarde avec un peu de surprise et étonnement avant de s’approcher de moi. Je lui prends la main, saluant les différentes personnes avec amusement. Lania et Emairon peuvent rester en arrière, ils ne sont pas obligés de rentrer. Et puis bon … Une promenade en tête à tête ne peut pas nous faire du mal à moi et à elle.

« Que voulais-tu me dire, Ric ? Ca avait l’air assez important, non ? »

« Pas tellement … Enfin en un sens, c’est important. Comment dire … »

« Arrête de tourner autour du pot, tu sais parfaitement que je ne veux pas de ça. Exprime-toi clairement, merci bien. » me dit-elle sur un ton très légèrement exaspéré.

« Euh … Bref … Maintenant que Casior est élu, tu sais ce que ça veut dire non ? »

« Qu’il va falloir se préparer, n’est-ce pas ? Pour aller en Rousie. C’est ça qui te préoccupait plus que le reste ? Je n’espère quand même pas. »

« Je ne dis pas que ça me préoccupait, loin de là même. C’était plus … pour te mettre au courant. Rien de plus. Enfin … Il fait bon, n’est-ce pas ? »

« Un peu frais quand même … » termine-t-elle de me dire avant de prendre mon bras pour coller sa tête contre lui. Je la regarde avec un peu d’étonnement.

« On va vite rentrer, si tu préfères … Ca sera mieux, je crois. »

Elle me sourit légèrement avant que j’aille l’embrasser dans les cheveux. Dire qu’auparavant, je n’étais pas habitué aux marques d’affection. Du moins, pas aussi souvent et autant qu’avec Lania mais maintenant, c’était si facile à faire … comme si cela était normal, tellement normal à mes yeux. Je l’embrasse encore une fois mais cette fois-ci, elle me donne ses lèvres.

Je l’aime … Je l’aime tant. Je me le répète dans mes pensées, je continue ce baiser dehors malgré le froid. Je sais aussi qu’elle m’aime. Nous nous aimons vraiment tous les deux. Après ce baiser, elle me regarde avec tendresse. Puis je me rappelle soudainement d’une chose. Une petite chose … assez stupide en Atylie.

« Dis … Séphyria, sincèrement, nous ne nous connaissions pas avant ? Toi et moi ? Je crois que je peux t’en parler maintenant mais … Tu sais, en Atylie, quand tu as été assez blessé … Tu as parlé dans ton sommeil. Tu disais que tu n’étais pas ma grande sœur … mais mon amoureuse. Ça parait bête hein ? »

« Hein ? J’ai vraiment dit ça ? Mais … Je ne me rappelle pas quand même … d’une telle chose. Enfin, j’étais ridicule ? » balbutie-t-elle avec gêne.

« Pas vraiment, non … Plutôt comme si tu étais retournée en enfance mais en même temps, je ne crois pas que nous … ou alors … Tu penses que toi et moi, comme on ne se rappelle pas vraiment de notre enfance, nous nous sommes connus ? »

« Je ne sais pas du tout et je ne me suis jamais posé la question, je dois te l’avouer. Mais bon, si c’est le cas … Tu crois que … C’est le destin ? »

Le destin ? Je ne crois pas vraiment en des choses aussi absurdes mais … pour le coup, je me dis que peut-être … est-ce le cas ? J’observe Séphyria, la prenant dans mes bras avant de lui caresser le dos. Peut-être que oui … Enfin bon … J’aimerai tellement débloquer ma mémoire sur ce point précis mais bon … Je vais ramener Séphyria chez nous.

Là-bas, nous nous endormons l’un contre l’autre, ne nous préoccupant guère de savoir comment et quand Lania et Emairon rentrent. Je commence à plonger dans mon sommeil, ma tête posée contre la poitrine de la pokémon que j’aime. Voilà tout … Ah … Que c’est bon d’aimer quelqu’un des fois.

Quelques jours sont passés et je suis en pleine forme comme tout le monde. Du moins, maintenant que Casior est le président de la Fronse, difficile de le voir. Surtout qu’il est bien gardé, non pas seulement par des soldats ou autres gardes du corps, mais aussi par différents pokémons humanisés dont cette Cassandra. Si j’étais stupide, je me serais dit qu’il y a quelque chose entre elle et lui mais Casior n’est pas comme ça.

Pas du tout même, je le sais bien. Enfin bon … Elle est quand même souvent avec lui. Je me fais des idées car je m’imagine des choses carrément bêtes. J’hoche la tête en regardant Séphyria, celle-ci me demandant :

« Et alors ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu as l’air tracassé. »

« Je ne sais pas … Casior nous a contacté et donc, je me demandais ce que ça pouvait être. De même … Enfin bon … Non, rien de bien important. »

« C’est surement pour la Rousie. »

Quand elle dit ça, ça semble bien plus logique que dans mes pensées. J’ai l’air vraiment stupide maintenant. Merci bien, mon Altaria ! Enfin bon … Nous contacter directement, Casior n’a pas peur. Et je regarde Lania et les autres, nous sommes tous les six réunis. Finalement, Cassandra se présente à nous, elle est encore plus élégante qu’auparavant. Quand même, une trentaine d’années et je me dis que sans … Casior, elle aurait continué à subir différents sévices sexuels … Avec un tel corps, cela doit être spécial. Les femmes-chattes, ça existe depuis déjà quelques temps au Jipen, du moins, en tant que costume. Donc en avoir une réelle sous la main …

« Ric ? Tu arrêtes de la regarder avec des yeux de pervers ? »

« Hein ? Quoi ? Ne dit pas n’importe quoi ! Je pensais juste que Cassandra avait de la chance, Séphyria. Rien de plus ! »

« J’ai … beaucoup de chances, oui. » murmure Cassandra sur un ton un peu mystérieux à mes oreilles. Néanmoins, elle nous demande de la suivre alors que nous pénétrons dans le bureau du président. Rien que ça ! Je ne m’attarde pas vraiment sur la décoration puisque dès l’instant où nous rentrons dedans, Cassandra s’apprête à dire mais Casior dit :

« Tu peux rester ici. Je ne vois pas pourquoi tu devrais t’en aller. »

« Comme vous le voulez, messire Casior. »

« Et arrête avec ce messire … Enfin bon, je vais être bref. J’ai pu converser avec le président Rousien. Dès l’instant où vous serez là-bas, dirigez-vous vers le président, ils connaissent vos noms et vos visages, il ne devrait y avoir aucun problème. Les autorités rousiennes vous aideront. Je ne pourrai pas faire grand-chose d’autre à ce sujet. »

Mais c’est déjà plus qu’important. Nous continuons de converser pendant plusieurs minutes jusqu’à ce qu’il soit l’heure de partir car nous ne devons pas déranger le président qui a aussi plusieurs réunions, n’est-ce pas ? Ah … Nous quittons cette pièce au même moment où j’entends Casior dire à Cassandra :

« Est-ce que tu as réfléchi à ma proposition ? »

« J’ai … besoin de temps pour cela. »

Et après ? Rien d’autre, rien du tout. Je ne sais pas ce qui fut dit car cela ne me concerne pas bien que je sois intrigué. Je remarque à peine Emairon qui s’éloigne avec Lania, ayant un coup de fil à passer bien que la Gardevoir ne semble pas savoir à qui il va s’adresser. D’ailleurs, il prend un peu d’avance sur elle. Bizarre … Franchement bizarre. Mais maintenant, il est l’heure de se rendre en Rousie !

Chapitre 7 : Bloquer son esprit

Chapitre 7 : Bloquer son esprit

« Bon … Le second tour des élections sera pour ce soir. Pour ce soir … »

Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis anxieux. Ce n’est pas moi qui risque de devenir président la Fronse ! Loin de là même ! D’ailleurs, je fus étonné de voir que Casior avait appris pas mal sur la politique … et qu’en fait, il avait fait des études dedans avant d’être devenir commissaire. Comme quoi, il fallait toujours se méfier des apparences. Mais bref, je ne sais pas … pourquoi je suis si anxieux. Enfin, nous sommes plusieurs personnes réunies au même endroit, attendant les élections. Je dis ce soir mais en fait, cela va se dérouler dans deux ou trois heures, rien de plus. Ah … Normalement, il est donné gagnant à environ 60/40% ce qui est énorme comme score mais … bon …

« Pourquoi est-ce que tu t’excites comme une puce, Ric ? Ça ne sert à rien de s’emporter là-dessus, tu sais ? » me dit calmement Séphyria.

« Je le sais parfaitement mais bon … Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Et puis, tu as remarqué, depuis déjà quelques jours, Lania et Emairon ne rentrent plus avec nous. »

« Ric … Ils sont amoureux et ensembles, tu dois leur laisser faire leurs vies, non ? »

Je ne sais pas vraiment … Disons que … Je suis un peu inquiet pour Lania. En Atylie encore … Enfin, un peu avant … Disons que … J’ai l’impression de perdre mon rôle de protecteur par rapport à elle. J’étais habitué à la protéger, voilà tout ! Et le résultat est plutôt bon jusqu’à l’instant. Enfin … Voilà tout … J’ai le droit d’être anxieux ?

Je ne sais pas vraiment … Je ne sais pas du tout. Comment dire exactement … Hum … Tiens, où sont-ils d’ailleurs ? Je regarde dans les environs, je ne les vois pas. Bizarre, vraiment bizarre. Je commence à marcher vers la sortie, Séphyria reprenant :

« Je peux savoir où tu comptes te rendre, Ric ? S’il te plaît, mets-moi au courant. »

« Juste retrouver Lania et Emairon. D’ailleurs, j’ai vu Alphons et Roubé si tu veux. »

« Tu sais vraiment comment rendre une femme jalouse, hein ? Tu n’as pas arrêté de penser qu’à Lania depuis le début de la soirée. »

« … … … Pardon. » dis-je avec lenteur avant d’aller l’embrasser. Je lui prends la main, l’invitant à me suivre, chose qu’elle fait. Au moins, comme ça, pas de jalousie.

Je retrouve Lania, toute seule. Je suis un peu étonné d’ailleurs. Où est donc Emairon ? Comment ça se fait ? Je m’adresse à elle, la Gardevoir me disant :

« Emairon est au téléphone, ça semblait assez important. Je ne veux pas trop le déranger. »

« C’est vrai que … vous avez aussi ça. Vous vous adaptez trop vite pour moi. Dire que j’utilise à peine le mien. Je ne sais plus qui est l’humain de base ou le pokémon. »

Je pousse un petit soupir désemparé alors que je regarde dehors. Il fait plutôt bon … et frais … Plutôt une bonne journée quoi. Enfin bon … Où est-il ? Emairon ?

« Oui … C’est quand même … très important ce que vous demandez. »

Emairon est au téléphone, hochant la tête plusieurs fois, fronçant les sourcils. Au bout du fil, une seule personne s’adresse à lui, une voix masculine :

« Fais ce que je te dis. Tu sais parfaitement ce que cela représente, n’est-ce pas ? »

« … … … Il y a des choses assez simples que je peux faire … mais n’en demandez pas trop non plus, d’accord ? Je tiens à vous prévenir au cas où. »

« Tu sauras où tu peux m’envoyer tout ça, d’accord ? S’il le faut, tu fais cela par ordinateur. Est-ce que tu sais te servir d’un ordinateur ? »

« Je suis un pokémon psychique, je suis plus intelligent que la moyenne. Cela ne me semble pas si improbable que ça que d’utiliser un ordinateur et Internet. »

« Humpf. Je ne suis pas convaincu. Est-ce que tu as un message à lui faire passer ? Avant de recevoir le reste de ta part ? » demande la voix au bout du téléphone.

« Dites-lui que nous allons bien et que … Enfin … Je crois qu’elle connait Ric, cela m’étonne mais … Qu’il va bien, je lui enverrai ce que je peux le plus rapidement possible. »

Il coupe finalement la communication, poussant un nouveau soupir mais un peu lié au désespoir. Vraiment … Qu’est-ce qui lui avait pris d’accepter une telle communication ? Bon … Il doit revenir auprès de Lania. AH ! Il y a aussi Ric et Séphyria ? Cela risque d’être plus problématique que prévu.

« AH ! Te voilà enfin, Emairon ! » s’écrit Lania tandis que le Gallame revient auprès d’elle, l’embrassant tout en s’excusant d’avoir laissé la Gardevoir seule.

« Si je peux me faire pardonner d’une quelconque manière, dites-le moi. »

« Peut-être que tu peux ? En nous disant à qui est-ce que tu téléphonais ? Enfin, c’était qui que tu avais au bout du fil. » dit Lania à côté de moi.

« Malheureusement, je ne peux pas. Des fois, c’est privé mais ne t’en fait pas, tu restes la plus belle pour moi. Tu n’as pas à t’en faire à ce sujet. »

Même si Lania se laisse faire, je sens qu’elle est déjà en train de sonder son esprit. Et moi-même, je payerai cher pour savoir ce qu’il pense.
Et visiblement, Lania aussi puisque je vois de la déconfiture sur son visage. Elle ne s’attend
sûrement pas à ça, n’est-ce pas ? Hum … Emairon a bloqué son esprit ? Mais il l’embrasse une seconde fois, lui disant que c’est vraiment privé. Dès qu’il le peut, il lui en parlera mais pas maintenant. Bizarre … Franchement bizarre même.

Mais bon ! Maintenant que j’ai retrouvé Lania et Emairon, il faut retourner dans le bâtiment ! On va fêter la victoire de Casior ! Enfin … Dans quelques heures, bien entendu. Car je suis sûr qu’il sera élu ! Il n’y a pas d’autres possibilités !

Et j’ai totalement raison ! Casior … Casior … Mon commissaire de police. Le chef du commissariat … est devenu président de Fronse. J’ai encore du mal à m’en remettre. Pourtant, je suis distant par rapport à lui, je ne le connais que très peu. C’est juste un chef agréable, enfin … Il y a tellement de choses et …

Enfin ! VOILA QUOI ! Je connais le président de la Fronse ! Je n’arrive pas à croire ! Je n’arrive pas à me dire que c’est le cas ! Enfin bon ! Casior président ! Casior quoi ! J’applaudis comme les autres alors qu’il va être l’heure pour lui de faire un discours en tant que nouveau président. Il nous demande de l’attendre ici pour dans une heure car il compte bien fêter cela avec nous autre.
Président … Il est devenu président. Mais maintenant qu’il est président, cela veut aussi dire une chose. On va pouvoir se préparer pour la Rousie. Hum … Je ne sais pas si c’est forcément une bonne chose. Je me plais bien en Fronse mais bon … J’ai un devoir à accomplir ! Je ne dois pas l’oublier !

Chapitre 6 : Impatience

Chapitre 6 : Impatience

« Toutes mes félicitations, Casior. »

Oui … Même si ce n’est pas vraiment une victoire, le fait que Casior passe au second tour est vraiment une très bonne nouvelle. Surtout qu’il a fini au premier tour avec plus de 30% des voix, quelque chose de vraiment énorme ! Alors là ? On est tous dans une salle de fêtes, pour féliciter Casior. Séphyria porte une élégante robe bleue, celle que je lui ai achetée il y a quelques mois maintenant. Oh moi … Sans que ça soit costard cravate, je suis plutôt bien habillé aussi. Oh oui … Plutôt bien …

« Mademoiselle Séphyria, m’accorderiez-vous cette danse ? »

Hein que quoi ? J’ai à peine le temps de voir la jeune femme aux cheveux bleus se faire emporter par un homme d’une trentaine d’années. Non mais mais mais ! HEY ! C’était ma petite amie ! Je ne vais quand même pas être jaloux hein ? Enfin je crois …
Je m’installe sur une chaise, la regardant danser avec cet homme. Enfin, c’est un type que je ne connais pas mais … Séphyria ne sait pas danser ? Et puis, cet homme tente de la coller un peu trop. AIE ! Il vient de se faire écraser le pied par erreur, Séphyria s’excusant d’après ce que je peux voir. Puis finalement, la danse est terminée, l’homme l’invite à boire mais elle signale qu’elle préfère arrêter pour ce soir. Enfin … C’est ce que je tente de comprendre en lisant sur les lèvres, ce n’est pas vraiment facile. Elle revient vers moi, souriant :

« Un petit peu jaloux quand même ? »

« Très faiblement … Enfin … Je … »

« Tu viens danser ? Au moins, je sais que tu tiens à moi. » me demande-t-elle avant de prendre ma main et de me forcer à me lever.
Je plains déjà mes pieds mais bizarrement, contrairement à ce que je pensais, c’est plutôt bon … En fait, je trouve même qu’elle danse très bien. J’ai du mal à comprendre ce qui se passe. Et puis, elle se colle légèrement contre moi avant de me souffler :

« Je n’aime pas vraiment … que l’on tente de profiter de moi. Il était un peu trop collant … Tu sais, en tant qu’Altaria, je me dois de me comporter comme une … monarque ? Donc si je ne savais pas danser, tu comprendrais le problème, n’est-ce pas ? »

« Tu veux dire que … tu sais danser depuis le début ? Mais alors, pourquoi est-ce que … »

« Je ne sais pas vraiment … Peut-être parce que je considère qu’une seule personne mérite de danser avec moi ? » me répond t-elle avec tendresse.

« Tu … as d’autres talents que je ne connais pas ? »

Je lui dis ça sans pour autant répondre à sa question car je connais la réponse. Je la connais parfaitement … Je pose rapidement mes lèvres sur les siennes. Pour moi, actuellement, le monde se résume à elle. Mais je n’oublie pas que j’ai une mission à accomplir … Du moins, une mission personnelle. Je ne l’oublie pas … Dyamia.

Ailleurs, en pleine Rousie, une jeune fille qui n’a même pas dix ans ou à peine est en train de subir les assauts sexuels répétés d’un homme d’une quarantaine d’années. Puis soudainement, il s’enflamme, du feu sortant des orifices de son visage avant qu’il ne devienne un tas de cendres. La jeune fille regarde les taches blanches sur son corps, observant le dôme dans lequel elle se trouve. Avec lenteur, elle passe à travers une porte, celle-ci l’emmenant après deux mètres à un autre dôme. Un dôme ressemblant à une chambre.

« MAST ! MASTOUFFE ! OUFFE OUFFE ! »

« Je suis de retour, Rérox. » dit calmement la jeune fille alors que l’imposant chien aboie. Une douche est installée dans un coin du dôme, Dyamia se nettoyant. Bien entendu, elle n’a aucune pudeur puisqu’elle n’a aucune vie privée. Cela ne la dérange pas … Pas du tout. Se nettoyant tout en quittant la douche, elle se rapproche du bord du dôme, le Mastouffe restant assis à ses côtés. Puis elle vient se coucher sur l’épais chien.

« Je sais que tu es là … Ta présence est si facile à percevoir … comme celle des autres. »

« Que me veux-tu ? Car je pense que tu veux m’adresser la parole … Dyamia. »

« Hum ? Ce que je veux ? Tu le sais parfaitement … Tu sais parfaitement ce que je veux … Je commence à être vraiment lasse d’attendre. Je veux bien me … laisser salir … Je suis faite pour ça par votre faute … Mais j’ai aussi mes limites de patience. »

« Et que veux-tu que je fasse exactement ? Tu es trop importante pour que l’on ne puisse pas écouter tes requêtes, tant qu’elles ne sont pas complètement folles. »

« … … … Je veux des nouvelles de mon frère et mes sœurs. Mais pas seulement, je veux aussi des nouvelles de Ric. Sais-tu quel fut ta plus grosse erreur Loïc ? »

Il n’aime pas quand elle joue aux devinettes avec lui. Pourquoi ? Car souvent, ces devinettes sont assez lugubres et sinistres. Il attend néanmoins qu’elle continue mais elle murmure :

« Je pense avoir posé une question. J’aimerai que tu me répondes. »

« Tu peux me dire quelle fut ma plus grosse erreur … Dyamia … »

« Tu as perdu ton travail dans la police. A partir de là, je n’ai plus eu aucune information concernant Ric. Tu sais parfaitement que j’ai besoin de ces informations, n’est-ce pas ? Tu sais pertinemment pourquoi j’en ai besoin. Ric est si important … tellement important … »

« … … … Cela est trop risqué et stupide et … »

« Tu n’as pas vraiment le choix. Bien que je sois sous cette apparence … Sache que c’est un aller sans retour. Il serait vraiment … dommage qu’un jour, je fasse l’erreur de me développer subitement, n’est-ce pas ? »

« Je vais faire de mon mieux. » termine de dire le vieil homme. « Rérox, continue de la surveiller. Elle ne te fera rien de mal. »

« Oui … Oui … Reste donc auprès de moi, Rérox. » murmure la jeune fille avec neutralité alors que le vieil homme s’éloigne du dôme.

Vraiment … Dyamia est de plus en plus pressante. Cela devient très problématique. Mais il ne peut pas contredire ses demandes. Humpf … Vraiment. Il passe une main sur son front, poussant un léger soupir avant de murmurer :

« Second plan donc … Je ne pensais pas avoir recours à une telle chose. »

Pas du tout même … Du moins, pas maintenant. Humpf ! Il prend son portable, commençant à composer un numéro avant de s’arrêter. Pas maintenant … Peut-être pas maintenant. Non … Il devait prendre au cas où ses précautions même si cela devait mal tourner.

Très mal tourner même. Mais … C’était cela ou alors mourir d’une horrible manière. Et ça, il se préfère encore en vie. Question de logique. Humpf … Il quitte la base de la Triafa dans la Rousie, regardant dehors, au beau milieu de la tempête de neige. Même sous celle-ci, il peut toujours lancer une communication. D’après la différence liée aux horaires, il doit normalement être au beau milieu de l’après-midi. Humpf … Il commence à taper sur les touches de son portable avant d’appeler cette personne. Il n’a pas d’autres choix.

Chapitre 5 : Une aide pour la Rousie

Chapitre 5 : Une aide pour la Rousie

« Et alors ? Vous ne parlez plus du tout tous les deux depuis hier soir. »

Lania me fait la remarque mais à Séphyria aussi. Après la petite scène d’hier, il est vrai que moi et elle sommes un peu … gênés, il faut le reconnaître. J’ai pu sentir sa poitrine quasiment nue contre moi et c’était une sensation tellement différente … contrairement à celle de Lania. Enfin, quand je me dis que voir à peine le ventre nu de Séphyria me provoque plus de sensations que de voir Lania sans habits, je suis sûr d’une chose : je suis amoureux d’elle. Et pas qu’un peu … mais vraiment amoureux d’elle.

Je suis tellement … amoureux d’elle en fin de compte. J’aime une pokémon … J’aime une pokémon comme j’aime une femme. Je … Hein ? Qu’est-ce que ?! J’étais en train de rêver en plein air ou quoi ?! Je suis là, immobile, à quelques centimètres d’elle. Mon visage est si près du sien alors qu’elle rougit. Qu’est-ce que j’étais en train de faire là ? J’étais plongé dans mes pensées, je m’imaginais déjà en train de l’embrasser et voilà le … résultat ? Enfin … Je l’embrasse subitement, tenant son visage à deux mains. Le baiser dure une bonne dizaine de secondes avant que je ne retire mes lèvres.

« Je t’aime, Séphyria. »
Je … HEY ! Je l’ai fait devant Alphonse et les autres ! Au beau milieu du commissariat ! Mais quel idiot ! Qu’est-ce qui me prends ?! Je … Je ne sais plus du tout où me mettre alors que la jeune femme aux cheveux bleus est rouge de gêne. Qu’est-ce qui m’a pris d’agir de la sorte ?! J’ai l’air complètement ridicule et benêt comme ça !

« Ric … Moi aussi. » répond t-elle d’une petite voix, détournant la tête. Il faut dire que je l’ai rendu ridicule, très ridicule. Puis avec les petits rires amusés des personnes autour de nous, j’ai l’air stupide ! TELLEMENT STUPIDE ! Je suis con ! Vraiment con ! Je dois … HUMPF ! Je n’arrive plus à parler alors que c’est au tour de Séphyria de m’embrasser.
Elle fait la même façon que moi ! Elle prend mon visage à deux mains et je sens … AH ! Sa langue ! Elle joint sa langue à la mienne bien que ça ne soit pas visible puisque nous sommes collés l’un contre l’autre. Finalement, Casior interrompt le baiser en disant :

« Bon les deux tourtereaux ! Assez roucoulé ! Surtout pour une Altaria, hein ? Un peu de décence, je vous prie ! Merci bien ! Vous pouvez partir en patrouille, vous tous ? D’ailleurs, Lania, n’aie pas peur de montrer tes oreilles de Gardevoir, hein ? Tu dois te trouver en sécurité dans cette ville sinon, j’ai échoué dans ma propre cité. »

« On va voir ça. » déclare la Gardevoir, retirant sa capuche, car elle a même l’habitude de le mettre dans le bâtiment bien que depuis ces derniers mois, de nombreuses pokémons humanisées sont présentes sans cacher leurs atouts.

Ca lui va bien quand même … les oreilles de Gardevoir. M’enfin … Je regarde Séphyria, celle-ci décidant de faire de même de son côté. D’ailleurs, elle semblait déjà avoir prévu la chose puisque je remarque deux trous dans sa tenue dans son dos. Puis elle fait apparaître ses ailes majestueuses, le coton recouvrant une bonne partie de son corps. Je me demande quand même où se trouvent ces ailes sous tout ce coton. Je rentre une main à l’intérieur, Séphyria poussant un petit gémissement de plaisir.

« Hey ! Hey ! Ric ! Tu touches l’une de mes ailes là ! C’est fragile ! »

« Mais c’est vraiment doux et … »

« Bon, les deux amoureux, qu’est-ce que je viens de dire ? »

HEY ! Pas de ma faute ! C’est peut-être la première fois que je touche réellement les ailes de Séphyria ! Et je n’ai pas envie de m’arrêter ! Je plonge la seconde main dans le coton, la regardant avec tendresse. Et voilà ! Je tiens son autre aile ! Soudainement, elle vient m’enlacer, gémissant une nouvelle fois.

« Ric … Je n’aime pas me répéter … s’il te plaît. »

J’arrête ça … J’ai l’impression que toucher les ailes de Séphyria … C’est un peu toucher une zone érogène. Surtout qu’elle est un peu rouge aux joues. Je lui souris avant de m’approcher de son oreille, murmurant faiblement :

« J’aimerai bien les revoir plus tard, si c’est possible, Séphyria. »

On dirait que mes propos font mouche puisque je la vois rougir encore plus. Lania pousse un petit rire, Emairon faisant de même. ET MERDE ! J’ai oublié de bloquer mes pensées ! Ces idiots ! Ils n’ont pas intérêt à en parler ! Enfin bon, maintenant, Séphyria garde ses ailes et son coton autour d’elle pendant que nous allons en patrouille tous les deux. Ah … Encore une patrouille mais une bonne chose : les élections vont commencer.

Et avec elles … La chance que Casior devienne président. Je n’arrive pas à y croire. Pendant que je conduis, je pense à tout ça … Si on m’avait dit qu’un jour, Casior, le commissaire Casior, deviendrait maire de cette ville mais aussi peut-être le président … Ah … Vraiment … Pendant que je roule avec Séphyria à mes côtés, elle me dit :

« Quand même … Ric, évite de faire ça en public. Mes ailes sont fragiles. »

« Oui, oui … Je suis. Je suis vraiment désolé, Séphyria, je ne voulais pas te rendre ridicule devant les autres. Normalement, tu m’aurais déjà tué pour ça auparavant. »

« Je ne t’aurai pas tué et je ne le ferai jamais … Sauf si je vois que tu me trahis, là, par contre, je pense que je n’accepterai pas cela. Je suis une Altaria, Ric … Une pokémon dragon. Il ne faudrait pas que tu oublies ça, n’est-ce pas ? »

« Je ne risque pas de l’oublier et je remercie chaque jour Arceus d’avoir la chance d’aimer et être aimé par une dragonne. Je crois que je fais des jaloux et des envieux. »

« Les compliments ne marchent pas avec moi, Ric, je tiens à te le rappeler. »

« HEY ! Mais j’étais sincère ! »

Et le pire, c’est que c’était vrai ! J’ai vraiment de la chance et je suis vraiment heureux d’aimer une telle femme ! Une femme pas commune, très rare même. Je suis sûre qu’elle est même … très spéciale parmi les pokémons humanisés.

Oui … Je suis chanceux, tellement chanceux. Je le reconnais parfaitement. La journée se passe tranquillement et lorsque nous sommes de retour au commissariat, j’apprends que Lania et Emairon sont déjà rentrés à la maison. Ah … Tant mieux … Ils peuvent faire leurs vies sans nous hein ? Je me dirige vers le bureau de Casior, pénétrant à l’intérieur après avoir toqué. La secrétaire Persian est là. Il faudrait que je me rappelle de son prénom.

« Oui ? Que puis-je faire pour vous … Ric ? »

« C’est bien ça et … tu es … Je ne me rappelle plus de ton nom désolé. »

« Je m’appelle Cassandra. Vous voulez venir voir messire Casior ? Il n’est malheureusement pas là. Il est parti pour une réunion. D’autres pokémons l’accompagnent si vous vous inquiétez de sa sécurité. Avez-vous un message pour lui ? »

« Non, non rien du tout … Juste pour lui dire que nous allons rentrer et … »

« Mais j’ai un message pour vous de la part de messire Casior. Il m’a dit de vous signaler que dès l’instant où il sera président, sa première action sera de dialoguer avec le président rousien au sujet d’une affaire vous concernant. »

Je la remercie avant de la saluer. Pour une Persian, elle a fait de très gros progrès, c’est vraiment une bonne chose. Les pokémons humanisés ne sont plus une plaie dans cette ville ou des monstres de foire, loin de là même. Je suis content pour elle … et pour les autres. Je quitte le commissariat, accompagné de Séphyria. Maintenant, nous allons rentrer à pied, elle et moi. Ensuite, on regarda un film ensemble … peut-être pas le même qu’hier. Les élections vont bientôt avoir lieu, d’ici quelques jours.

Chapitre 4 : Des avancées fabuleuses

Chapitre 4 : Des avancées fabuleuses

« Alors ? Qu’est-ce que les sondages donnent ? »

« Oh … Majoritairement gagnant. Bon, pas au premier tour mais il va faire un grand score et il y a de fortes chances que ses ennemis deviennent ses alliés au second tour. »

Il faut dire que Casior a un capital sympathie vraiment très important, malgré les apparences. Oh que oui … Un capital sympathie immense. Et bon … Voilà tout ! Je me tourne vers Séphyria qui m’a répondu, lui souriant avant de reprendre :

« Mais bon … Quand même … Au fond de toi, tu n’es pas un peu heureuse pour Casior ? »

« Hum ? Je ne le connais pas autant que toi mais il semble plus que sincère dans ses paroles et ses actes. C’est pourquoi je pense quand même qu’il est appréciable. Bref … Tu as trouvé une personne assez remarquable en soi, toutes mes félicitations. »

Hum ! Je ne vois pas pourquoi je suis félicité. J’ai juste quelqu’un que j’apprécie grandement. Oh … Et quelqu’un que j’aime encore plus. D’ailleurs, je suis sur le canapé, Séphyria venant me rejoindre quelques instants plus tard. Les deux tourtereaux sont déjà endormis après leurs « efforts » quotidiens. Oui … Il doit être déjà plus de vingt-trois heures et Séphyria a passé une bonne partie de son temps sur l’ordinateur, moi devant la télévision. Non … Nous ne nous divertissions pas. Nous étions en train d’étudier les sondages concernant Casior.

« Que regardes-tu de bien, Ric ? Maintenant que nous avons finis ? »

« Rien de bien important. Tu sais, il est onze heures du soir. Je pensais me coucher dans une heure au grand maximum en zappant. Si tu veux déjà aller te coucher, je comprendrai. »

Et elle le fait. Elle se lève du canapé, canapé sur lequel elle s’est assise pendant quelques minutes à peine. Je la regarde partir puis redirige ma tête vers l’écran. Mais contrairement à ce que je crois, elle revient quelques instants plus tard, ayant ramené une couverture mais aussi de quoi manger. Je la regarde avec un peu d’étonnement mais j’apprécie le geste. En fait, je fais plus que l’apprécier. Dès l’instant où elle pose la couverture après s’être installée à côté de moi, je place ma main sur son épaule pour l’attirer contre moi.

Je l’embrasse doucement sur le bord des lèvres pour la remercier alors que je lui laisse le choix de l’émission que l’on va regarder. Elle semble un peu réticente et commence à zapper. Puis finalement, elle s’arrête devant une émission scientifique fronsaise. Oui, oui, émission scientifique fronsaise. Dit comme cela, c’est difficile à croire mais non.

« Hum ? Une interview ? Mais pourquoi est-ce que tu as mis cette chaîne, Séphyria ? »

« Ils parlent des pokémons humanisés. Et aussi, la chaîne est un peu politique, ça nous permettra d’en savoir plus à ce sujet, savoir ce que les gens en pensent. »

« Hum … Comme tu veux … Enfin, j’aurai aimé un peu plus romantique comme truc à regarder mais je te laisse faire. »

Elle ne peut pas avoir de mauvaises idées en tête non ? Puis bon … Comme elle dit, c’est sûrement plus intéressant que ça en a l’air. Bien plus même.

Et je n’ai pas totalement tort sur le coup puisque j’ai la surprise … de voir Lania ?! Qu’est-ce que … Lania donne une interview à côté de Casior ? Quand est-ce qu’ils font ça les deux … AH ! Elle s’est bien gardée de me prévenir ! Mais en même temps, il faut reconnaître que … ça se passe plutôt bien. Très bien même.
Lania répond aux questions du scientifique, Casior explique son programme en même temps. Non … Dans le fond … Lania devient célèbre en soi mais pour une bonne cause. Elle n’est pas vaniteuse ou autre, elle exprime juste sa situation mais aussi celles des autres pokémons. Ah … C’est bien celle que je connais.

« Et je tiens à dire qu’aimer un humain pour une pokémon humanisée est possible. Je connais deux personnes, qui, bien que très discrètes, s’aiment réellement malgré leurs différences. Moi, j’ai de la chance d’aimer un Gallame qui est dans un stade plus évolué que moi. Mais là aussi, nos maigres différences ne sont rien. »

Si elle le dit … Je suis prêt à la croire. De même, plus j’écoute l’émission, plus je trouve cela intéressant tout en étant de plus en plus fatigué. Mais au moins, cette émission nous montre une bonne chose : l’image de Casior même à la télévision est très très bonne, vraiment. C’est étonnant en soi mais elle est plus qu’appréciée. Ce qui est une très bonne chose. Et il n’y a pas que ça ! D’après le scientifique, les pokémons humanisés, même à moitié, peuvent apprendre le langage humain. Cette fois-ci, c’est la démonstration de la Persian secrétaire de Casior. C’est vrai qu’elle a l’air plutôt douée.

« Tiens ? C’est déjà fini ? Il est quelle heure maintenant ? Oh … Minuit. Séphyria ? »

Elle marmonne légèrement. C’est vrai que moi aussi, je suis bien … là. Je suis bien installé sur le canapé, avec elle à mes côtés. Oh que oui … Très bien installé. Je ronronne tout en frottant mon visage contre le sien. Pourquoi ne pas dormir l’un contre l’autre sur le canapé ? On peut bien se permettre ça et …

Les charmes érotiques de mademoiselle Delalune. Mes yeux se rouvrent malgré la fatigue. Je tourne légèrement mon visage vers Séphyria. On va vraiment … regarder ça ? La jeune femme aux cheveux bleus n’a pas changé de position. Elle semble à moitié assoupie. Elle ne remarque même pas ce qui se passe à la télévision, n’est-ce pas ?
Bon … Etant célibataire, j’utilisais bien ça mais maintenant … C’est un peu différent quoi. Je suis en couple. Et puis, déjà que j’ai chaud sous cette couverture avec le corps de Séphyria à côté de moi, je commence à transpirer grandement alors que je vois devant mes yeux une jeune femme qui se dénude. Heureusement, ce n’est que de l’érotisme mais quand même … Je … Ahem … Je ne suis pas indifférent à ça et …

AH ! Quelque chose frôle mes doigts ! Ceux de Séphyria ? Elle me caresse les doigts, pendant quelques instants, comme pour se distraire et s’amuser avec moi. Je n’ose pas la regarder mais après quelques secondes, je sens que j’y suis obligé. Elle … a ouvert un peu sa chemise de nuit bleue … et sa respiration se fait plus forte, plus profonde, laissant paraître plus de chair de la part de sa poitrine. Hum … Et comme elle ne porte rien sous cette chemise, ce ne sont pas des plis que je vois au niveau de sa poitrine.

Elle n’a pas besoin de parler hein ? Moi non plus … Mais je crois que mon esprit s’échauffe un peu trop à cause de ce film. Et je ne sais pas … J’ai l’impression qu’avec Séphyria, c’est le cas aussi. D’ailleurs, d’un geste lent du doigt, je l’approche d’un nouveau bouton de sa chemise. Elle se laisse faire alors que je l’ouvre. Maintenant, sa chemise est ouverte de moitié. Il suffirait que je prenne un pan de la chemise et de le tirer … pour mettre un sein à nu. Rien qu’à cette idée, mon corps est parcouru par des tremblements d’excitation.

Puis subitement, je vais embrasser la partie à nu. Oui, je dépose de nombreux baisers sur le haut de sa poitrine alors que je me penche sur elle, elle-même se penchant en arrière pour se retrouver couchée sur le canapé. Je l’embrasse, je l’embrasse maintes fois, sans même chercher à m’arrêter. Pendant ce temps, l’une de mes mains s’attarde au niveau de son ventre, le caressant sous sa chemise. L’autre cherche à s’aventurer plus bas mais je m’arrête subitement. J’halète déjà à cause des baisers mais elle aussi. C’est vrai … Et puis, les petits cris provenant de la télévision me dérangent et me perturbent. J’ai l’impression d’être vulgaire, vraiment très vulgaire. Et malgré le regard fiévreux qu’à Séphyria, je sais aussi … qu’elle est autant gênée que moi à cause de tout ça.

Elle referme le bouton que j’avais ouvert, me regardant doucement avant que je ne me redresse. Elle fait de même de son côté. Je prends la télécommande, éteignant cette imbécile de télévision. J’ai l’impression qu’au départ, elle m’avait aidé mais là, elle a tout gâché. Je me lève et m’apprête à aller dans la chambre tandis que je vois Séphyria qui me regarde sans un mot. Bon … Je sens que je sais ce que j’ai à faire. Je commence à la soulever, Séphyria mettant la couverture sur ses mains et son corps alors que je la transporte jusqu’à notre chambre. Là-bas, j’ai la surprise de voir qu’elle a ouvert complètement sa chemise lorsqu’elle retire la couverture. Pourtant, elle ne la retire pas mais je vois plus qu’il n’en faut. Elle me fait un petit sourire, tapotant doucement le lit pour m’inviter à me coucher à mon tour. Quelques minutes plus tard, je suis torse nu, collé contre elle, face à face. Et elle a … toujours sa chemise ouverte. Même si ce n’est qu’une partie, je peux sentir son corps contre le mien. Je l’embrasse avant de sentir le sommeil me rattraper. J’aime Séphyria, je l’aime tellement. Je crois que je deviendrai fou … si on devait me la retirer.

Chapitre 3 : Pour leurs libertés

Chapitre 3 : Pour leurs libertés

« Messire Casior ? Quelqu’un voudrait venir vous voir. »

« … … … Ah … Je t’ai déjà dit qu’ils peuvent venir quand ils le désirent. Fais-les donc rentrer. D’ailleurs, tu commences à très bien parler. »

« Merci beaucoup, messire Casior. »

Nous pénétrons dans le bureau du commissaire, laissant passer sa secrétaire. Je n’ai pas vraiment le temps de m’attarder sur elle bien que je sais qu’elle est spéciale, très spéciale même. Je pousse un léger soupir, nous risquons d’être serrés, très serrés même. Dommage, dommage ! Mais bon, c’est ainsi la vie et pas autrement !

« Alors, qu’est-ce que je peux faire pour vous, aujourd’hui ? Comme vous pouvez le voir, je suis assez débordé ces derniers jours, malheureusement. »

« Et tu penses prendre quand un plus grand endroit ? Car bon, un bureau de commissaire pour des élections, je ne crois pas que ça soit le meilleur lieu. Tu veux faire un discours ici ? »

Alphonse a toujours la petite réplique qu’il faut pour titiller le chef mais à chaque fois, cela les fait rire tous les deux. Enfin, cela fait rire tout le monde. D’ailleurs, Casior éclate de rire avant de se lever de son fauteuil, disant avec calme et sérénité :

« Quand j’aurai gagné les élections et rien du tout est joué, loin de là. Je compte sur vous. »

OH QUE OUI ! Il peut compter sur moi ! Mais bon ! Je ne suis pas fait pour être politicien ou allié politicien. De même ,nous ne sommes pas là pour parler que de ça. Au final, je veux plutôt prendre des nouvelles de ce qu’il a fait. Je reprends la parole :

« Sinon … Qu’est-ce que cela donne du côté … de tes prisonnières libérées ? »

« Des progrès ! De très grands progrès même ! Bien entendu, elles sont dans un lieu où elles peuvent apprendre à se réhabiliter ! Et certaines, comme tu as pu le voir, sont capables de s’exprimer. Oh pas parfaitement mais il y a des progrès, de très bons progrès. »

« Tant mieux alors … J’avais peur qu’elles ne soient toujours pas tirées d’affaire. D’ailleurs … Est-ce qu’elles sont en sécurité là-bas ? »

« Hum … Il n’y a que des femmes qui s’occupent de ce bâtiment, ne t’en fait pas. Je ne veux pas que des hommes en profitent. Je fais confiance à l’humanité. »

Mais pas complètement, n’est-ce pas ? Il n’a pas totalement tort. Une simple mesure de sécurité vaut mieux que rien du tout. J’hoche la tête positivement alors que plusieurs coups se font entendre à la porte.

« Messire Casior, j’ai reçu un colis pour vous. Je l’ai ouvert comme convenu. »

Ohla ! Mais elle était folle ? C’était peut-être … La porte s’ouvre, laissant paraître la secrétaire de Casior. Une femme d’une trentaine d’année, aux yeux rubis avec un petit cristal planté sur le front alors qu’elle a des petites moustaches de chat. Elle a aussi une queue de Persian ainsi qu’un peu de fourrure aux bras et aux jambes. Elle est du même calibre que Lania au niveau de l’humanisation. Elle tient un colis entre les mains, un colis ouvert …

« Mais c’est une bombe ?! » s’écrit Roubé avec surprise bien que la bombe semble désactivée.

« J’ai réussi à l’arrêter avant qu’elle n’explose. Messire Casior, cela fait combien de fois depuis une semaine ? Je crois que c’est la troisième. »

« Tu as fait du très bon travail, je te félicite, Cassandra. Vraiment … Emmène-là à l’endroit habituel, merci beaucoup. Je t’inviterai à manger ce soir. »

La Persian hoche positivement la tête alors que je reste de marbre. Ce qui vient de se passer … Le plus gros problème est que ça semble si naturel ! Tellement naturel ! Je regarde Casior avec surprise avant de m’écrier :

« Depuis quand ça se passe ainsi ?! J’aimerai le savoir ! Tu en es … »

« Oh ? Des attentats ? Ce n’est pas le premier, ça ne sera pas le dernier. De même, si tu as remarqué, le commissariat est de plus en plus rempli par des pokémons humanisés. »

« J’ai pu voir ça … et ça me parait un peu étonnant. Ils sont vraiment tous compétents ? Enfin, toutes compétentes ? Car je vois surtout des femmes. »

« Tu sais … Dans la prostitution, ce sont surtout les femmes qui trinquent, qu’importe l’âge ou leurs origines … que cela soit ethniques ou alors … « raciales » dans ce cas précis. »

Il marque un point, un très gros point même dans ses propos. Je pousse un léger soupir désabusé alors que je me demande quoi faire maintenant. Oui ? Qu’est-ce que je dois faire ? Savoir que Casior est mêlé au danger quotidiennement ne me plait guère.

« Et je pense que c’est la Triafa qui veut ta mise à mort, c’est ça, Casior ? »

« Oh … Ca se comprendrait bien qu’il n’y a jamais de nom derrière ces attentats. De toute façon, tu es de retour depuis quelques mois, tu sais donc comment cela se passe exactement, n’est-ce pas ? Du moins, ce qui se déroule dans cette ville. »

Oh que oui ! Je suis loin d’être stupide et ignare. De même, je me mets au courant des derniers évènements et je sais ce que Casior a fait pour cette ville. Et surtout ces discours … Ces trop nombreux discours. Mais ils sont bons, très bons même.

« Ah … Casior … Faites quand même attention à vous hein ? Je sais que vous prônez la liberté des pokémons humanisés, que vous voulez que l’on les considère plus que de simples animaux mais tout le monde ne pense pas ça. »

« Oh ? Du vouvoiement ? Je vais considérer ces paroles comme une bonne mise en garde de ta part, Ric. Que tu me vouvoies montre que tu t’inquiètes pour moi. Je vais tâcher de respecter cela. Mais sinon, pour aujourd’hui, vous n’avez que des patrouilles à faire. »

Je le remercie et hoche la tête positivement. Nous quittons son bureau bien que je reste quand même un peu inquiet par rapport à la situation. Elle ne me plaît pas vraiment, non … Pas vraiment … C’est dommage et embêtant en soi.


Je suis dans une voiture de police, Séphyria assise à côté de moi. Bizarement, Lania et Emairon ont décidé d’aller en patrouille avec Alphonse et Roubé. Je sens le coup fourré … Mais maintenant que je suis seul avec Séphyria, je dois
reconnaître une chose.

« La tenue de policière te va plutôt bien, Séphyria. »

« Hein ? Quoi ? Euh … Merci ? C’est ce que je dois dire non ? »

« Hein ? Euh … Je ne sais pas vraiment … Enfin … Voilà … »

Comme souvent, je ne sais pas m’exprimer correctement. En même temps, je la complimente, c’est le plus important. Et à côté, je me fais quand même un peu de soucis pour Casior. Il fait du bon travail, du très bon travail … et ses idées me plaisent. Je crois que dans la ville, c’est le cas aussi, dans une grosse majorité. Mais on ne sait jamais. Rien n’est jamais sûr dans ce monde, je l’ai appris à mes dépends au fil de ces derniers temps, oui.

Chapitre 2 : La situation en Rousie

Chapitre 2 : La situation en Rousie

« Alors … Qu’est-ce que vous en pensez du nouvel appartement ? »

Cela fait maintenant une bonne semaine que nous avons trouvé un autre logement. Comme nous sommes tous unis comme les quatre doigts d’une main de pokémon, les frais sont partagés bien que nos salaires soient les mêmes ou presque. Et donc, après une semaine, c’est l’heure du bilan, bilan que j’attends avec une légère impatience en les regardant.

« Le lit est parfait ! Et puis, c’est quand même deux fois plus grand qu’auparavant ! Même si je me rappelle de la tête étonnée de la personne qui nous a fait visiter l’appartement en nous voyant. » dit Lania en rigolant légèrement, amusée par la situation.

« Il faut dire que Casior a déclaré clairement que le fait que tu sois une pokémon ne doit pas empêcher les gens de te considérer comme une humaine. Pour le cas d’Emairon et Séphyria, c’est différent puisqu’ils ressemblent totalement à des humains. »

« Oh ! A ce sujet ! Séphyria …Alors ? Comment ça s’est passé ? Vos premières nuits dans un lit ensemble ? » demande la Gardevoir avec un petit sourire mutin aux lèvres.

« Hum ? Nous n’avons fait que dormir tous les deux, sans rien faire d’autre. »

Visiblement, Lania s’attendait à une telle réponse puisqu’elle rigole après les propos de Séphyria. Je pousse un léger soupir. Car oui, c’est la vérité en soi. Moi et Séphyria, nous ne faisons que dormir l’un contre l’autre, comme deux êtres amoureux. Je pense que ça nous suffit amplement. Nous nous embrassons mais aucune caresse ou autre. Même au niveau de des tenues, nous restons très sobres.

« Ric est un peu déçu d’ailleurs qu’il n’y a que le fait que vous dormiez ensemble. »

« Emairon, ne commence pas à en rajouter comme Lania, s’il te plaît. » réponds-je en m’adressant au Gallame, le fixant longuement. Il a les mauvaises habitudes de la Gardevoir maintenant. Vraiment … Car ce n’est pas de la déception.

« Nous prenons notre temps, qu’importe si cela vous dérange ou non. »

Séphyria a répliqué cela assez sèchement tandis que je souris. Je lui prends la main alors que je la remercie par un geste de la tête. Plus de temps à perdre maintenant. Nous devons nous rendre au commissariat. Même si ce n’est pas encore l’heure, les élections présidentielles vont bientôt commencer. Et avec elles …

« HEY HEY HEY ! Ric ! Te voilà enfin ! T’en as mis du temps hein ? »

« Alphonse ? Je suis là … comme convenu. »

Je me tourne vers mon meilleur ami. Celui-ci est aussi toujours accompagné d’une personne plus que spéciale … puisqu’il s’agit de Roubé. La jeune femme aux cheveux rouges nous sourit à tous et à toutes avant de nous saluer d’un petit geste de la main. Aussitôt, je …

« HEY ! Mais … C’est vraiment joli ? C’est une bague ? »

Lania est la première à prendre la parole par rapport à ce petit détail. Alphonse émet un grand rire amusé par la Gardevoir alors que Roubé rougit faiblement, souriant. Il semblerait que la demande fut faite il y a peu de temps. Ainsi … Ils sont donc fiancés maintenant ? Ils ne perdent pas de temps … mais après, ça me semble logique. Ils s’aiment tous les deux.
Et puisqu’ils s’aiment, c’est normal de vouloir rester le plus longtemps ensemble avec l’autre. Oui … Enfin, comme ça que je le vois. Je me mêle aux félicitations alors que nous nous rendons au commissariat, les six personnes ensemble. Sur le chemin, on se met à parler, moi le premier, par rapport à la situation actuelle en Rousie :

« Pour le moment, on ne peut pas vraiment s’y rendre. Depuis les problèmes en Atylie, la Triafa en Rousie semble se montrer beaucoup trop fréquemment. »

« Oui mais le président rousien est du genre à régler les problèmes avec les canons. On lui lance une pierre, il envoie une bombe. C’est sa façon de régler les conflits. Bien que souvent, on se demande si les votes ne sont pas truqués pour les élections, il faut quand même reconnaître que dès que la justice de son pays a un problème, il n’hésite à régler cela d’une manière forte et efficace. » me répond Alphonse.

« C’est sûr que même si la Triafa tente de le tuer, l’armée est tellement présente dans le pays que c’est tout simplement de la folie que de chercher à l’affronter. D’ailleurs, la Triafa semble contrôler quelques villes dans l’ombre mais ça ne dure guère que trop de temps. »

« Mais avec tout ce qui se passe actuellement, ça va être dur de s’y rendre. » déclara Lania après les propos de Séphyria. C’est vrai que … Pour s’y rendre, les étrangers ne sont pas trop acceptés depuis quelques temps. Mesure de sécurité.

« De toute façon, celui qui nous expliquera mieux la situation à l’heure actuelle, c’est Casior. Il doit être encore au commissariat non ? De toute façon, ce n’est pas comme s’il avait vraiment beaucoup de choix à la base. »

Car oui, il n’était pas encore président bien que depuis maintenant quelques temps, il fallait reconnaître que son aura, sa présence, sa prestance et tout son charisme naturel … Tout cela emmenait l’homme à être surement le futur président. Du moins, moi, en tant qu’électeur, je sais pour qui je vais voter. Enfin, en tant qu’électeur et ami, bien entendu.

« Alors ? Qu’est-ce que cela donne exactement ? Entre vous deux ? D’après Lania, ça n’avance pas d’un iota votre relation non ? »

« Non mais de quoi je me mêle, Lania ? » dis-je en m’adressant à la Gardevoir, celle-ci me répondant aussitôt sur un ton un peu enjoué :

« Mais vous avez toujours pas eu de relations sexuelles ! »

Je toussote violemment, Séphyria faisant de même de son côté. NON MAIS BIEN ENTENDU ! En quoi est-ce que ça la concernait ? Moi comme Séphyria sommes rouges comme des pivoines ! Je m’arrête à lui répliquer mais Lania donne un argument qui semble bon.

« Mais comme ça, elle aurait plus de pouvoirs et … »

« Tu serais pas plutôt vicieuse pour savoir si on fait plus de bruits que toi et Emairon ? »

Séphyria vient de clouer le bec à Lania, surtout que je sens qu’elle n’a pas totalement tort. Puis bon, bizarrement, j’ai l’impression que Séphyria est plus forte qu’auparavant, sans pour autant avoir besoin de forniquer avec moi. Oui, un tel mot pour un tel acte. Enfin bon … Lania n’ose plus parler, Emairon hausse les épaules avant de dire :

« De toute façon, ce n’est pas un concours ou je ne sais quoi. C’est juste que des fois, on se demande si vous vous êtes disputés ou si vous êtes en froid. Voilà tout. Je suis plus inquiet qu’intéressé par vos prouesses sexuelles. »

« Frérot, moi et Ric, nous prenons notre temps. Je ne pense pas que tu te poses la question de savoir si Roubé l’a déjà fait avec Alphonse, non ? »

« Dans leur cas, ça se lit clairement sur leurs visages. » reprend finalement Lania, ayant déjà retrouvé son humeur habituelle.

Blablabla ! Ils me fatiguent avec ça ! Non mais … Pas de notre faute si moi et … Enfin si … Justement, c’est de notre faute à aller trop lentement. Je regarde Séphyria, elle faisant de même. Ce n’est pas dans nos caractères, c’est tout, non ? Pourtant, bon … Nous sommes proches du commissariat et subitement, je m’écris :

« De toute façon, nous prenons déjà nos bains ensemble. On ne va pas se presser. N’est-ce pas, Séphyria ? Avant que nous quittions notre ancien appartement. »

« Hein quoi ? Enfin pren … Ah oui, bien entendu. C’est le cas. »

Pfiou ! Heureusement, elle marche dans ma combine. Je bloque rapidement mon esprit, ayant pris l’habitude avec Emairon et Lania près de nous. Séphyria fait de même. Mais je la remercie intérieurement. Même si ce n’est pas la vérité complète, nous n’avons pas menti par rapport au bain. Nous les prenons ensemble : elle dans le bain, moi dehors pour lui laver ses ailes de coton et ses cheveux. Mais au moins, je suis satisfait de ma réponse et de celle de Séphyria. Là, définitivement, moi et elle venons de marquer des points ! Maintenant, il faut que l’on aille discuter avec Casior !

Chapitre 1 : Retrouver quelques souvenirs

Chapitre 1 : Retrouver quelques souvenirs

« Aller … Séphyria … C’est l’heure de te réveiller. »

Je marmonne cela alors que je me réveille moi aussi à moitié. J’ai la tête dans … Oh non. Je ne vais pas penser à une telle chose. Je regarde la femme aux cheveux bleus, couchée à côté de moi. Il faut dire que quelques semaines se sont écoulées et depuis ce temps … Au moins, disons que dans mes relations, celle avec Séphyria est devenue officielle. J’ai encore du mal à y croire … Vraiment beaucoup de mal à y croire. En fait, j’ai toujours du mal, qu’importe ce qui est dit. Qu’importe ce qui est fait. Ah … Vraiment …

« Bon … Sephyria, tu veux te réveiller ou non ? Il faut quand même que l’on se … »

« Tais-toi un peu … Tu as d’autres façons de réveiller une personne. » marmonne la femme aux cheveux bleus. Je sais ce qu’elle attend. Je regarde à gauche puis à droite. Nous sommes tous les deux sur le canapé où nous dormons habituellement. Il faut quand même que je réfléchisse à un appartement plus grand puisque les deux tourtereaux sont dans ma chambre. « Vraiment, je n’arrive pas à croire que je dois le faire moi-même. »

J’entends la voix de Séphyria qui pousse un profond soupir, comme si elle était déçue. Et visiblement, ça semble être le cas. Elle me regarde pendant quelques instants, fronçant les sourcils. Quel idiot … mais quel idiot ! Je regarde encore à gauche puis à droite et je l’embrasse brièvement sur ses lèvres. Ce n’est pas que j’ai honte. Je dois accepter le fait que j’aime une pokémon, je le dois. C’est juste que … je sois encore assez timide en un sens. Mais mon baiser semble la satisfaire puisqu’elle se relève.

« Bon ! Il faut que j’aille préparer le petit déjeuner, non ? »

« Tu veux plutôt dire moi, n’est-ce pas ? Car je me rappelle encore des catastrophes … D’ailleurs, les murs de la cuisine aussi. C’est à se demander comme tu vivais auparavant. »

« Avec des plats déjà préparés, juste à mettre au four et voilà le résultat. »

« Mouais … Bon … Vas plutôt dans la salle de bain te laver pendant que je le prépare. »

Elle hoche la tête alors qu’elle s’éloigne quelques instants après. J’entends rapidement l’eau qui s’écoule, celle d’une douche. Je suis parcouru par une pensée absurde. Aller la rejoindre sous la douche ? Ca serait une grande surprise … très grande surprise mais je ne veux pas qu’elle me baffe. En même temps, elle est toute aussi pudique et timide que moi.

Donc il vaut mieux que j’évite de continuer avec ce genre de pensées absurdes. Je vais dans la cuisine, commençant à préparer les différents bols et tasses. Je suis trop … immature comme homme, je le sais parfaitement. Je le sais complètement … Je ne pourrais jamais progresser de la sorte avec elle …

« Ah … Vraiment, si on m’avait dit qu’un jour, je serai aussi trouillard. »

« Ric ! Ric ! Est-ce que tu peux venir s’il te plaît ! J’ai besoin de toi ! »

Hein ? Quoi ? Comment ça ? Sephyria ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je me dirige rapidement vers la salle de bain. L’autre couple n’est toujours pas réveillé. Ah … Je me dirige vers la salle de bain, ne pénétrant pas à l’intérieur.

« Qu’est-ce qu’il y a, Sephyria ? Je peux rentrer ? »

« Oui, oui ! Tu le peux ! Fais vite et referme derrière toi ! »

Hein ? Si elle voulait vraiment que personne ne rentre, elle aurait fermé dès le départ non ? Je commence à déglutir : ce n’est pas dans le style de Séphyria de tendre ce genre de pièges. Je me fais surement des idées. Je rentre dans la salle de bain, remarquant les formes … euh la forme de Sephyria derrière le rideau de douche.

« Je … peux faire quoi pour toi, Séphyria ? »

« Tu peux me donner les différents shampooings ? Enfin, tu sais, ceux habituels. Comme je suis déjà sous la douche, je … »

« Tu ne pouvais pas le faire avant de rentrer dedans ? Et je ne sais même pas lesquels il te faut. Je suis sensé faire quoi moi ? »

« Mais quel idiot ! » s’écrit-elle, tirant subitement sur le rideau de douche. Je me cache les yeux aussitôt, plus que gêné. « Je vais mettre de l’eau partout par ta faute ! Tu sais très bien que mon coton laisse de sacrées flaques et … »

Et quoi ? J’attends la fin de la phrase qui n’arrive pas, ouvrant légèrement l’espace entre mes doigts. Gloups … Elle est là … Elle est nue … complètement nue ou presque. Car oui … Ses ailes de coton recouvrent la totalité de sa poitrine et au niveau de ses hanches et son entrejambe. Je ne peux m’empêcher de pousser un soupir de dépit.

« Hum ? Je ne rêve pas ou tu espérais quand même plus, Ric ? Tu sais … Enfin … C’est normal … mais bon … Quand même, savoir que tu étais … »

« Non non ! Pas du tout, Séphyria ! Je ne veux pas te voir nue ! » dis-je en répliquant rapidement. Quand je parle de cette façon, on pourrait croire que …

« Et je suis sensée le prendre comment ? Je suis laide, c’est ça ? Regarde-moi, Ric ! »

Je la regarde ! Je la regarde ! Et je vois aussi que ses ailes de coton cachent de moins en moins de chair. Euh … Là … Je commence à apercevoir le décolleté de sa poitrine toute aussi belle que celle de Lania, bien que d’une peau plus que normale contrairement à celle de la Gardevoir. Je tente de dire :

« Non … Non … Séphyria, tu es vraiment belle, encore plus belle qu’une reine ou une impératrice ! Je … »

« Ric, calme-toi, c’est bon. Pfff … C’est compliqué, une relation de couple. » déclare t-elle alors qu’elle vint s’asseoir dans la baignoire. Finalement, elle arrête le pommeau de douche pour laisser couler l’eau dans la baignoire. Je m’assois à mon tour, de l’autre côté de la baignoire. Je ne peux qu’acquiescer à ses propos.

« Séphyria … Je crois qu’il va falloir que l’on trouve un appartement plus grand. Comme nous sommes quatre, le mieux serait alors un grand appartement avec deux chambres, peut-être même deux baignoires aussi. Normalement, avec le travail pour nous quatre, cela devrait être facile non ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Surement … Ca serait une bonne idée. Mais pourquoi deux chambres ? Tu veux que je dorme seule ? Tu préfères rester sur le canapé seul ? »

« Hein ? Mais … Euh … Non … Je … »

AH ! Je me prends de l’eau sur le visage, la baignoire ayant déjà commencé à bien se remplir. Séphyria fait un petit sourire avant de reprendre :

« Je rigole, Ric. Je pense que c’est une bonne idée … Enfin … Ça sera mieux que de dormir sur un canapé, n’est-ce pas ? Sinon … Ce que je t’ai dit il y a bientôt deux mois ? Ça tient toujours quand même ? Tu n’as pas changé d’avis ? »

« Je ne changerai pas mes paroles. Il faut juste que … malgré les apparences, on se repose. Enfin bon … Tu vois ce que je veux dire … Et … Si tu n’as pas besoin de moi, il vaut mieux que je quitte cet endroit, non ? Que tu prennes ton bain en paix. »

« Et pourquoi ça ? Tu peux très bien me tenir compagnie, Ric. Enfin, non pas jusqu’à te rendre dans la baignoire avec moi … Enfin peut-être … Mais bref … Tu ne veux quand même pas venir dans la baignoire avec moi, Ric hein ? »

« Si je veux … Peut-être. Mais pouvoir, je ne sais pas … Enfin bon, Séphyria … »

Je ne dis plus grand-chose alors qu’elle tourne son visage vers moi. Je me penche par-dessus la baignoire pour l’embrasser brièvement. On va juste prendre notre temps. Contrairement à Emairon et Lania, nous sommes plutôt du genre à être lents. Après le baiser, je demande :

« Tu voudrais peut-être que je t’essuies ton coton ? Enfin … Que je le lave ? Et faire de même avec tes cheveux ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Ce n’est pas une mauvaise idée. J’ai parfois beaucoup de mal à atteindre certains endroits. »

Oui … Nous allons à notre vitesse, voilà tout. Même si des fois, notre amour semble parfois ne jamais avancer, nous nous aimons tous les deux tendrement.