Chapitre 40 : Surarmée

ShiroiRyu
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Chapitre 40 : Surarmée

« C’est moi ou depuis quelques jours, Clari semble avoir la forme ? »

Royan avait fait finalement cette remarque alors que Tery haussait les épaules, un sourire aux lèvres. Il répondit avec amusement avant que Clari ne le fasse :

« Le fait de m’aider doit surement jouer là-dessus. Elle apprécie de rendre service, rien de plus. On ne peut pas le lui reprocher ça maintenant, hahaha. »

« D’ailleurs, encore ce soir, il faudra recommencer, Tery. »

« Oui, oui, Clari. Pfff … »

Il poussa un petit soupir attendri. C’est sûr que maintenant, ce qu’il avait dit pour pouvoir discuter avec elle, devait se réaliser. Car oui, elle ne le laisserait pas s’échapper de la sorte et surtout, ça paraissait beaucoup plus crédible si on leur posait des questions.

« C’est si difficile que ça, Tery ? » demande Elen.

« Pas tellement, c’est juste très long. Bizarrement, à chaque fois que j’ouvre un livre sur les golems, j’ai l’impression de remarquer plein de petits détails qui n’étaient pas présents auparavant. C’est donc une nouvelle lecture à chaque ouverture. »

« Est-ce que je pourrai rester éveillée moi aussi ? Pour t’aider ? »

« Hein ? Euh … je ne sais pas trop. Il ne vaut mieux pas, Elen. C’est déjà assez compliqué en soi. Si en plus, on tente de m’aider de tous les côtés alors qu’une seule personne suffit … Mais merci quand même hein ? »

« D’accord, je comprends, j’ai compris. »

La petite voix qu’il entendit lui fit signe qu’elle avait compris … oui … mais pas forcément dans le bon sens, ce qui était quand même bien problématique en soi. Il poussa un petit soupir une nouvelle fois, reprenant :

« Tu m’aideras à bien d’autres choses, Elen. »

« Non mais attends, ce n’est pas bien grave hein ? Je veux dire, ça ne me dérange pas. »

« Ne t’en fait pas, je ne vais pas dévorer ton homme chaque soir, bout par bout. Je te le laisses en entier, n’est-ce pas Tery ? »

« Ne dit pas de choses comme ça, elle risque encore de se faire des idées inutiles et … »

Il se retrouva coincé sous le bras de Clari, celle-ci l’étreignant sans aucune gêne devant les yeux étonnés des autres personnes alors qu’il ne pouvait que se laisser faire. Elle avait vraiment retrouvé la forme, c’était une très bonne nouvelle et il s’en réjouissait mais quand même, doucement, bien plus doucement, ça sera mieux. Et surtout bien plus calmement aussi, ça pourrait mieux l’aider, bien mieux l’aider, il le reconnait.

Mais au moins, elle était en pleine forme. Et ils étaient s’étaient dirigé vers Honoros. En quelques jours, ils avaient rapidement mis les pieds là-bas. Le plus étonnant … restait le fait qu’ils étaient toujours sur le pied de guerre.

« Royan ? Qu’est-ce qui se passe exactement ? »

« Maintenant que nous avons ravivé les instincts guerriers d’Honoros, il est normal que l’armée du royaume continue son travail. »

« Oui mais quand même, c’est assez impressionnant, je crois. Mais bon, ça m’embête. S’ils nous interrogent, comment est-ce que nous réagirons alors ? »

« Je suis le prince de Traslord. Ma présence est connu mais je leur dirai que vous êtes mes gardes. Tant que vous n’utilisez pas votre magie, ils ne se poseront pas de questions. Manelena, veuillez surtout ne pas faire sortir votre armure comme par magie. Car c’est un peu votre marque de fabrique et alors là, je ne pourrais rien faire pour vous. »

Manelena hocha la tête positivement pour signaler que le message était très bien passé. Aucune utilisation de son armure … sauf si cela s’avère nécessaire. Elle regarda Tery pendant quelques secondes. Humpf … lui aussi son visage n’était pas inconnu. Par contre, pour Clari, elle passerait inaperçu. Pareil pour Elise.

« Que raconteras-tu à notre sujet s’ils nous reconnaissent, Royan ? »

« Que vous êtes à mon service et qu’en dépit des apparences, vous n’êtes pas ceux qu’ils pensent que vous êtes. On met rarement la parole d’un prince en doute. Surtout quand il s’agit du seul et unique membre de sa lignée encore en vie. »

« … … … C’est un bon argument, je pense. »

Ce fut les seuls mots de Manelena alors qu’ils continuaient de marcher. Bien entendu ici, il n’était pas question de froid, loin de là. C’était plutôt l’opposé. D’ailleurs, Tery poussa un petit éternuement, reniflant légèrement alors que Royan disait :

« Un rhume ? Le froid et chaud peut provoquer ce genre de désagréments. Lorsque j’étais plus jeune, je me rappelle avoir eu une forte fièvre. »

« Tiens donc ? Ainsi ? Comme ça ? Rien d’autre ? »

« Que veux-tu que je te dise, Tery ? Néanmoins, il faudra quand même surveiller ton état. A chaque royaume où nous allons, il faut que tu nous emmènes que des problèmes, visiblement. » répondit avec lenteur Royan.

« J’irai te soigner, encore une fois. Un vilain rhume, c’est plus facile qu’un mal de mer. »

Elen eut un petit sourire alors que le jeune homme se laissait faire, docile. De toute façon, il n’avait visiblement pas trop le choix. Il se laissa prendre le bras par Elen alors qu’elle le tirait à elle, le forçant à marcher au rythme qu’elle décidait. Obéissant et sage, le jeune homme se laissa complètement faire.

« On n’y va doucement, encore une fois ? »

« Encore une fois, encore une fois … j’ai l’impression d’être un assisté. »

Il disait cela avec lenteur tout en espérant qu’on évite de trop le regarder. Question de principes, il se sentait toujours aussi ridicule dans ces moments précis. Il poussa un profond soupir désabusé, regardant autour de lui.

« Elen, s’il te plaît, je n’ai pas envie d’avoir honte. »

« Je ne te porte pas dans mes bras non plus, Tery. Tu n’as pas à t’inquiéter à ce point quand même. » répondit avec douceur la femme masquée de blanc.
Tiens, c’était bizarre ou alors, c’était lui ? Il remarquait plusieurs fissures sur celui-ci. C’est vrai qu’il lui semblait être le même depuis tellement de mois. Peut-être que le masque se faisait vieux ? Il ne savait pas combien de temps est-ce que cela durerait ?

« Elen ? Je voulais te demander au sujet … de ton masque ? »

« Qu’est-ce qu’il y a, Tery ? Je ne le retirerai pas devant les autres, je te préviens. Je ne me sens pas encore prête pour ça, désolée. »

« Je ne t’ai jamais forcée et je ne commencerai pas maintenant. »

« Je le sais bien … je veux juste te prévenir. J’y réfléchis bien trop souvent déjà. »

Ah bon ? C’était un peu étonnant mais en y réfléchissant, pas illogique. Il savait qu’elle n’aimait plus autant que ça son masque. Rien de bien … surprenant ? RAH ! Ça ne voulait rien dire ce qu’il pensait là. Il se laissa entraîné par Elen alors qu’ils devaient trouver un endroit pour dormir, rien que ça.

« Nous pouvons quand même dormir dans une auberge, Royan ? »

« Normalement, il n’y a aucun problème. Tant que nous restons discrets, cela devrait passer. »

« Je crois qu’on va te laisser tous nous diriger, avec Manelena. »

Il avait finalement terminé de parler, se disant que c’était vraiment la meilleure chose à faire pour l’heure. Royan avait surement quelques connaissances autour de lui, même s’il était le prince. D’ailleurs, ils n’étaient pas entourés de soldats, pas du tout. Ils devaient vraiment faire confiance à Elen à Traslord pour laisser se passer tout ça.

« Autant d’armées quand même … est-ce qu’ils cherchent à protéger le phénix ardent ? » demanda Tery après quelques secondes.

« Je pense pas que le phénix ait besoin de garde … mais bon, ce n’est qu’un avis personnel mais si le phénix a l’esprit aussi échauffé que les soldats d’Honoros. Il vaut mieux alors éviter tous les problèmes par rapport à lui. Du genre que Tery et Elise ne s’approchent à aucun instant de lui ou alors ne se montre. Ça semble créer vraiment d’énormes soucis. »

« J’ai cru le remarquer … »

Le jeune homme rétorquait cela avant de se remettre en route avec le reste du groupe. Trouver une auberge pour la nuit ne devrait pas être très difficile. Non … Mais quand même, le nombre de soldats autour d’eux était beaucoup trop important. Beaucoup plus qu’il ne le croyait au départ … pfiou.

« Ne t’en fait donc pas, Tery, tu n’es pas en danger. S’il le faut, je me chargerai de ta protection personnelle, Tery. »

Elle émit un petit rire sous son masque blanc avant de le forcer à se rapprocher d’elle. Il était tout simplement inquiet et ça se comprenait. Il avait provoqué auparavant la colère d’une créature ancestrale, ce qui n’était pas réjouissant, pas du tout même.

Il lui fallut quelques minutes de marche pour qu’il pense à autre chose. En même temps, Elen lui faisait la conversation à tous les deux pour qu’il puisse avoir un sujet différent en tête. Il ne pouvait que la remercier pour ça.

Trois chambres furent demandées à l’auberge, Elise ayant décidé qu’elle aimerait bien en partager une avec Manelena et Clari, pour mieux apprendre à les connaître. Les deux autres femmes ne semblaient pas dérangées par ça, hochant juste la tête positivement.

« Alors, mon petit Tery est tout simplement malade ? »

Elen avait retiré son masque, Tery observant par la fenêtre les citoyens qui passaient dans la ruelle à côté de l’auberge. Il toussa légèrement, ne disant rien de spécial. Elen s’approcha de lui, plaçant ses bras autour de son torse, se collant contre son dos.

« Dis-moi, Tery, tu aimerais vivre où plus tard ? »

« Près des montagnes, comme dans mon village natal. J’aime beaucoup les plaines, les montagnes, la forêt, enfin, toutes ces choses. »

« Oh ? Et tu voudrais combien d’enfants ? »

« Wow, wow, wow … »

Il avait juste le temps de se retourner qu’elle venait relever ses mains, les plaçant autour de son cou avant de le regarder tendrement. C’était pas la première fois qu’elle lui posait une telle question ? Il cligna des yeux, un peu gêné avant de dire :

« D’abord un ou deux, je pense une fille et un garçon, rien de plus. Enfin, sur ce point, je ne suis pas très original, je dois avouer. »

« Ce n’était pas une réponse originale que je voulais … juste une réponse sincère. C’est tout ce qui comptait à mes yeux, Tery, rien d’autre. »

« Ah bon ? Alors tant mieux car oui … enfin, je n’y pense pas encore maintenant, hein ? On est peut-être trop jeunes pour ça … et encore, avec le fait que nous bougeons toujours, difficile de penser à ça et de s’installer. »

« Il n’est jamais trop tard pour ça … et puis, c’est normalement le moment où tu me serres dans tes bras en t’excusant de m’avoir délaissée ces derniers jours. »

« Délaissée ? Allons, n’exagérons quand même pas, ma petite demoiselle, je sais bien que j’étais un peu occupé mais de là à … »

« Tu passes tous tes soirs avec Clari et elle se montre encore plus prévenante à ton sujet qu’auparavant. Vous ne faites pas que parler des golems, hein ? »

« Tu es jalouse pour rien, Elen. Tu te fais vraiment des films inutilement. Je te le confirme et je te l’assure, ma petite demoiselle. Vraiment … »

« Alors, tu peux me le prouver ici, non ? Tu n’aurais aucun problème à ça, n’est-ce pas ? »

« Pas quand tu te parles de la sorte et rien d’autre. »

Il la repoussa tendrement avant de s’éloigner et se diriger vers l’unique lit qui se trouvait là. Un lit à deux places, bien entendu. Il se coucha sur le lit alors qu’Elen serrait les poings. Elle le regarda avec un peu de colère, disant :

« Bien entendu, dès que je veux un peu d’amour de ta part, c’est tout de suite ta réponse. »

« S’il te plaît, Elen, ne fait pas l’enfant. Je suis quand même un peu malade et … »

« Je sais parfaitement que ce sont les femmes qui disent ça ! J’ai bien observé les couples dans les villes que je traversais et que nous traversions. Et tu veux savoir quoi ? C’est l’excuse des femmes de dire qu’elles sont malades ! »

Il ne comprenait pas le rapport mais lorsqu’elle s’approcha de lui pour se mettre au-dessus de sa personne, il comprit qu’elle ne plaisantait pas. Pas du tout. Mais il n’allait pas se laisser faire, pas du tout.

« Ne fait pas une chose que tu regretterais, Elen. »

« Je ne regretterai rien du tout en ce qui te concerne, Tery. Sache-le. »

« Et pourtant, je te conseille d’y réfléchir à deux fois avant d’agir de la sorte, Elen. Et je ne plaisanterai pas à ce sujet, je suis très sérieux. »

« Pourquoi … est-ce que tu me menaces ainsi ? »

« Je ne te menace pas. Je … tu n’as qu’à juste profiter du moment présent sans trop en demander. Ce que tu demandes ne se fait pas ainsi … il faut que ça soit naturel. Et ce que tu fais, ce n’est clairement pas naturel, voilà, c’est dit. »
Pas naturel ? Pas naturel ? Est-ce qu’il blaguait ? Tout était naturel entre eux ! Elle fit une profonde moue et revient poser son masque sur son visage. A ce moment précis, il entendit quelques craquements sonores. De nouvelles fissures. C’est bien ce qu’il voyait là ? Elle avait de nouvelles fissures sur le masque maintenant.

« Bon ben, puisque c’est comme ça, je vais aller prendre l’air pour la peine ! »

« Est-ce que tu me fais la tête, Elen ? »

« Non, non, tu ne vois pas que je suis plus qu’heureuse de me faire jeter par le garçon que j’aime ! Qu’il ne comprend pas mes sentiments ? »

« Je les comprends parfaitement, je les respecte et je te les retourne. »

« Oui, tu me les retournes. Au revoir ! »

Il poussa un profond soupir. Il regarda la jeune femme masquée qui quitta la chambre avec colère. Il ne pouvait rien dire ou faire, elle ne l’écouterait pas. Alors, il ne faisait que l’observer. Il se releva, regardant par la fenêtre tout en la voyant passer dans la ruelle.

« Je t’interdis de poser tes yeux sur moi ! »

Elle l’avait facilement remarqué ? Il put voir le visage masqué de blanc qui se tournait vers lui … mais aussi une main ? Puis subitement, un flot aqueux vint le frapper en plein sur le visage, le faisant tomber en arrière.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Vous croyez que c’est une amante du jeune homme dans l’auberge ? Elle n’a pas apprécié ses paroles ? »

« Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Je m’intéresse pas à ça moi … même si j’avoue que ça m’a bien fait rire. Il doit avoir une sacrée tête maintenant. »

« Dire que je peux les entendre. »

Il poussa un autre soupir, toujours couché sur le sol de la chambre d’auberge tout en regardant le plafond. Une petite Elen en colère était toujours quelque chose de spécial … mais est-ce qu’il avait peur de l’aimer ? Pour se comporter de la sorte ? Comme un idiot ?

« Je devrais me montrer … plus incisif dans mes actions. »

Se montrer plus agressif. Lui prouver qu’il l’aime ? Observer son corps … avec moins de tissu dessus ? La regarder … longuement étudier … son corps … Il commença à rougir violemment, gêné par cette idée. Elen complètement nue ? Lui aussi ? Sans rien faire d’autre ? Juste se regarder ?

« C’est quand même trop rapide et … non ! Je connais maintenant Elen depuis des années. Elle est ancrée dans ma tête après tout ce temps. Elle est … si importante pour moi. »

Il devait vraiment se noter ça. Il devrait vraiment tout faire pour lui montrer qu’il voulait avancer entre eux deux. Juste qu’il ne voulait pas presser le tout, c’était aussi simple que ça, rien d’autre. Voilà, c’était aussi simple que ça, rien d’autre … rien du tout.

Qu’est-ce qu’il devait faire alors ? Partir à sa recherche ? L’attendre ? Lui montrer son corps nu lorsqu’elle reviendra ? Non, il n’était pas un satyre. Il avait quand même un peu de décence, quoi, hein ?


Non, il était pieds et mains liés. Rien de plus, rien de moins. C’était triste à avouer. Il se remit debout, regardant brièvement par la fenêtre avant de chercher Elen. Impossible à la retrouver. Elle était vraiment partie avec fureur. Il soupira, encore et encore, inlassablement avant de se diriger vers son lit. Il se coucha dessus, observant le plafond.

« J’irai voir quoi faire quand elle reviendra … ou presque. »

Pour l’heure, il avait besoin de se reposer à cause de la fièvre qui l’envahissait. Ou c’était un rhume ? Quelle idiotie d’avoir un corps aussi chétif. Il avait vraiment honte des fois quand même, rien que ça. Rien que ça …

« J’espère qu’elle va quand même revenir rapidement. Elle me manque … et je n’aime pas la voir loin de moi, je suis bête. »

Plus que bête même. S’il ne voulait pas la mettre en colère, il n’aurait jamais dû lui parler de la sorte. Mais même s’il était un homme, il n’était pas une bête ! Ne pouvaient-ils pas prendre le temps ? Le temps d’y goûter, peu à peu ?

Enfin, de se calmer et d’aimer tranquillement, sans aucun empressement ? Sans aucune accélération ? Il ne pensait à rien d’autre que ça. Lui aussi avait des besoins amoureux … mais Elen lui en demandait trop par rapport à auparavant.

« Il faut qu’elle apprenne à gérer son temps … et ses pulsions. »

Il avait honte de dire ça de la sorte. Gérer ses pulsions, ça faisait croire qu’elle était comme une bête incontrôlable. Ce n’était pas du tout ce qu’il pensait d’Elen, loin de là même. Pfff … il se mit sur le côté, fermant les yeux pour chercher le sommeil.

Deux heures plus tard, il rouvrit ses yeux, entendant la porte … Elen était de retour ? Qu’est-ce qu’il devait faire ? Qu’est-ce qu’il devait faire ? Faire semblant de dormir ? Il entendit le masque qui tombait au sol puis sentit Elen qui venait se coucher auprès de lui. Sans un mot, elle le força à se retourner alors qu’il fermait les yeux.

« Tu es à moi, rien qu’à moi, Tery Vanian. »

Il sentit ses lèvres sur les siennes. Elle n’allait quand même pas … faire des choses regrettables non ? Il attendit qu’elle termine le baiser mais ça n’arrivait pas. Ca faisait deux bonnes minutes … deux longues minutes et il se décida à rouvrir ses yeux … pour voir ceux rubis de la jeune femme.

« Alors … on faisait semblant de dormir ? »

C’était ça qui lui faisait peur. Quand elle était dans cet état. Ca devenait de plus en plus récurent … et ça devenait vraiment malsain. Comment est-ce qu’il allait pouvoir se sortir de ce pétrin maintenant ? Il était à sa merci.

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