Chapitre 7 : Mission impossible

ShiroiRyu
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Chapitre 7 : Mission impossible

« D’accord … D’accord … Merci quand même Alphonse. »

Je coupe la communication après les dernières salutations alors que je pousse un soupir quelques secondes après. Vraiment … Je suis déçu, très déçu même. Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je me tourne vers Lania, reprenant la parole :

« Mauvaises nouvelles. Les autorités fronsiennes ne peuvent pas nous aider à nous faire sortir d’ici. Malheureusement, la police atylienne est quand même corrompue et donc ne veut pas travailler avec elles puisque nous sommes considérés comme des « criminels » ici. Je suis vraiment désolé, Lania mais il va falloir encore vivre en catimini. »

« Ca ne fait rien, Ric. Tant que je suis avec toi, ça me convient parfaitement. »

Elle est bien gentille, bien mignonne à dire de telles choses mais je … Enfin non … Je ne dois pas penser de la sorte. Je devrai plutôt la remercier. Je l’embrasse sur le front pour lui dire merci alors qu’elle rougit un peu, faisant un petit rire tendre. C’est à moi de m’excuser de la trimballer n’importe où dans ce monde pourri jusqu’à la moëlle.

« Mais non … Mais non … Ric, ce n’est pas du tout ça. Ne t’en fait pas, je suis contente et heureuse de pouvoir parcourir le monde à tes côtés. »

« Lania … Arrête de lire mes pensées s’il te plaît. Surtout lorsqu’elles sont aussi … moches que ça. D’accord ? Tu peux arrêter donc ? »

« Humpf … Comme tu veux, Ric. Comme tu veux. »

Elle ne semble pas apprécier que je lui demande une telle chose pourtant … J’estime cela nécessaire en soi. Mes pensées sont vraiment laides depuis quelques temps. Je pensais m’en être sorti mais au final, ce n’est pas le cas. Nous sommes toujours bloqués dans un pays dangereux, très dangereux pour nous. Je commence un peu à regretter d’être parti à l’aventure. Je pose mes yeux sur Lania pour être sûr qu’elle ne lise pas mes pensées à ce moment précis. Hum … Visiblement, tant mieux, ce n’est pas le cas.

Vraiment … Vraiment … Comment … Comment est-ce possible qu’une telle chose se produise ? Sincèrement ? Je ne peux pas avoir un petit moment de paix ? J’en ai assez de tout ça ! Vraiment assez ! Je serre le poing ainsi que les dents, réfléchissant à la situation. Je dois trouver une solution. Je dois trouver une solution !

Mais je n’ai rien, je n’ai aucune idée. RIEN DE RIEN ! Et ça m’énerve ! Ca m’énerve vraiment ! Soudainement, je me retrouve téléporté dans une ruelle, Lania venant se coller complètement contre moi, sa poitrine compressée mon torse.

« Ne t’énerve plus … s’il te plaît … Ric … Je ne peux pas m’en empêcher mais te voir comme ça me fait encore plus mal qu’autre chose. Je me sens coupable … tellement coupable. Surtout après tout … ce qui s’est passé. Depuis que tu me connais, tu … »

ET MERDE ! Pourquoi ?! POURQUOI FAUT-IL QUE CA SE PASSE AINSI ?! Je la serre contre moi avec une telle force qu’elle gémit de douleur. Je reste ainsi … pendant je ne sais combien de temps. Je ne sais pas combien de temps … Je ne sais pas … Pas du tout même.
Je pose ma tête contre la poitrine de Lania, celle-ci me laissant faire. Je ne suis pas en colère … Je ne suis pas en colère, je suis juste … fatigué, c’est tout. Je suis juste fatigué … rien de plus. Rien de plus … Rien d’autre. Rien du tout d’autre.

Elle me caresse la nuque, me soufflant quelques mots doux et tendres pour me calmer. Mais pourtant, je ne fais que me reposer contre sa poitrine. Sa belle poitrine … assez généreuse et douce. Elle était vraiment apaisante. J’entends Lania qui me murmure :

« Ric … Nous devrions nous rendre dans un hôtel encore une fois … Nous avons changé de ville non ? Alors, ça devrait être possible, facilement possible. »

« Comme tu veux, Lania … Comme tu veux … »

Je la laisse prendre les commandes aujourd’hui. Ah … Vraiment … Mais bon … Est-ce que c’est suffisant ? Elle m’emmène dans un hôtel, commandant la chambre unique comme à son habitude. Lorsque nous sommes dans celle-ci, elle nous débarrasse de nos manteaux. Je me sens même un petit peu … vide en fait.
Je la vois qui est couchée sur le lit. Elle a ouvert quelques boutons de sa chemise alors qu’elle me tend les bras dans un grand sourire. Qu’est-ce qu’elle veut ? Je ne pense quand même pas à ce genre de choses bien que je n’ai pas le moral. Pas du tout même …

« Ric … Viens te reposer et penser à autre chose dans mes bras. Je suis une Gardevoir, je suis la pokémon parfaite pour étreindre les personnes que j’aime. »

Tsss … Avec de tels propos, comment est-ce que je peux refuser ça ? Je pousse un soupir et vint tout simplement me coucher sur elle. Oui … J’ai ma tête bien déposée sur sa poitrine alors que je l’entend pousser un léger soupir de bonheur. Elle semble heureuse, n’est-ce pas ? Est-ce que je le suis ou pas ? Je ne sais pas … Je ne sais pas du tout … Ah …

Mais je dois avouer tout simplement que je suis … apaisé. Réellement, apaisé hein ? Humpf … Je vois la petite pointe à traverse le tissu et je pose un doigt dessus, commençant à le triturer tandis qu’elle gémit faiblement. Je m’arrête, murmurant :

« Il faut que l’on trouve une solution … Lania … Il le faut vraiment … »

« Ah … Ah … Oui … Ric. Il le faut mais … Ah … Ah … »

« Pardon, je n’aurai pas dû faire ça. Je suis vraiment désolé. » dis-je en cherchant à m’excuser de ma conduite. Elle me caresse tout simplement le dos du crâne comme pour m’inciter à continuer mais je ne fais rien. Je ferme juste les yeux. Et je me laisse emporter par les songes. Oui … Je crois que … Je suis plus … fatigué que prévu. Ah … Dans un dernier souffle, je murmure d’une voix faible :

« Bonne nuit … Lania … »

Je n’entends pas sa réponse alors que je dos. Lorsque je rouvre les yeux, je remarque que je n’ai pas bougé de ma position … et elle non plus. Mais je suis reposé … Très reposé. Je réveille Lania d’une étrange façon puisque je m’amuse à appuyer sur ses tétons et à rouler mes doigts à travers le tissu jusqu’à ce qu’elle ouvre ses yeux.

« Ric … C’est pas gentil de me donner du désir comme ça. »

« Je pensais que c’était la meilleure façon de te réveiller. Lania … Je sais ce que l’on va faire maintenant. Du moins, je sais ce que l’on va faire. Même si ça parait aberrant, on va virer la Triafa de l’Atylie mais pas seulement. »

« Pas seulement ? » me demande-t-elle alors qu’elle se pince légèrement les pointes de chair à travers le tissu. Je n’aurai pas dû la lancer dessus.

« Nous allons aussi renvoyer le président atylien de son poste. Mais pour ça, il nous faut preuve de sa corruption. C’est pourquoi nous allons nous rendre dans les endroits où il irait faire des discours et autres. Qu’est-ce que tu en penses ? »

« J’en pense que … j’ai besoin de tendresse, Ric. Après ce que tu as fait depuis hier … »

Ce n’est pas la réponse que j’attends mais bon … Je viens l’enlacer longuement, évitant à mon corps de réagir alors que nous restons ainsi pendant quelques minutes. Même si ce n’est pas de l’amour que j’éprouve pour Lania, je sais que j’ai quelque chose pour elle.

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