Chapitre 65 : Un sceau en sécurité

ShiroiRyu
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Chapitre 65 : Un sceau en sécurité

« Bon, maintenant, tu vas pouvoir ouvrir la bouche et nous dire ce qui se passe. »

« Cela concerne la grande tour entre Traslord et Claudiska. Vous savez, c’est un cadeau du premier au second, d’après mes souvenirs, c’est ça, Royan ? »

« C’est exact, Tery. Encore que oui, c’est un cadeau mais d’après les livres d’histoire, ce sont les deux peuples qui se sont entraidés pour l’ériger. »

C’est bien ce qu’il pensait, bon c’était parfait alors, ou presque. Ah … Pfiou, il avait encore beaucoup de choses à dire. Bien que Manelena l’avait lancé brusquement sur le sujet lorsqu’ils furent tous réunis en fin de soirée, il reprit la parole :

« Je me demandais : et si il se trouvait là-bas ? Je parle bien de l’aigle bicéphale. »

« Qu’est-ce qu’il ferait à Traslord ? C’est la créature légendaire et emblématique de Claudiska, ça me semble complètement illogique de résonner de la sorte. »

« Illogique, illogique, je te rappelles au cas où que même si tu dis cela, ça ne change pas grand-chose, Manelena. On parle du dernier être légendaire. »

« Et qu’est-ce qui te fait croire qu’il se trouverait là-bas ? Est-ce que tu as des preuves de ce que tu avances ? Car je ne vois rien de tout cela devant moi. »

« Je n’en ait pas … mais l’inverse est tout aussi vrai. Je vous aurais bien dit de nous rendre près de cette tour mais bon, nous nous en éloignons à l’heure actuelle. »

« De plus, Tery, je ne veux pas te contredire inutilement mais sache que la visite de la tour n’est autorisée qu’aux étages inférieurs. Pour grimper plus haut, il faut des autorisations et de très bonnes raisons en plus de ces dernières. » termina de dire Royan après les propos de Tery en réponse à ceux de Manelena. Le jeune homme poussa un profond soupir. Usé et presque désabusé, il se sentait déjà si faible par rapport à tout ça.

« J’aurais mieux fait de me taire, on va dire ça comme ça hein ? »

Il eut un petit sourire avant de placer une main sur son crâne. Pff, bien entendu, même Elen sur le coup n’était pas de son côté. Pour sûr, quelle idiotie de sa part. Il allait au devant de quelques désillusions. Le point positif de cette nuit ? C’était l’avant-dernière. Encore qu’il n’était pas sûr de réussir à dormir pour la dernière nuit. Le point positif de ce voyage, c’était bien entendu le fait qu’ils n’aient eut aucun problème avec la justice ou autres.

« Bref, vous pouvez oublier tout ce que j’ai dit, ça sera mieux. »

« Tu ne vas pas bouder, j’espère hein ? » demanda Elen alors qu’il faisait un geste négatif de la main pour bien signaler que ce n’était guère le cas.

« J’ai beaucoup mieux à faire de mon côté, je n’ai aucune raison à ce sujet. »

« D’accord, d’accord mais ne t’en fait pas, on garde cette hypothèse hein ? »

Bien entendu, bien entendu. Pourquoi est-ce que cela serait différent ? Il haussa les épaules comme pour bien signaler que ce n’était pas son problème. Il avait juste exprimé son idée, c’était fait. Maintenant à chacun d’en faire ce qu’ils voulaient. Il n’allait pas les forcer.

« Bon, encore une journée et demie à tenir et on pourra quitter ce bâteau. »

« Tery ! Ca me fait penser, tu as remarqué ? Tu n’es pas tombé malade une seule fois ! »

« J’ai put le remarquer, oui, c’est d’ailleurs une excellente nouvelle à ce sujet. Je ne vais pas aller m’en plaindre hein ? Hahaha … Allez, Elen, viens, on va se coucher. »

« Roh ! Tery ! Un peu de décence, je te rappelle que nous sommes là. » s’exclama avec amusement Clari, le jeune homme levant les yeux vers le plafond.

« Vraiment, Clari, s’il quelque chose de ce genre doit se passer, je ne compte pas le faire alors qu’il y a du monde autour de moi. J’ai justement ce que tu évoques. Bref, tu n’as pas à t’en faire, rien de tout cela. Je vais juste la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. »

« Tery … J’aime beaucoup cette idée ! » s’exclama Elen. Bien entendu qu’elle n’allait pas dire non. Il n’en doutait pas le moins du monde, hahaha !

Rapidement, la lumière fut éteinte dans la pièce, seule celle de la lune éclairant la pièce alors qu’ils étaient tous couchés. Elen, bien calfeutrée contre lui, dormait déjà paisiblement dans ses bras, appréciant grandement la chaleur qui émanait de ces derniers.


Le lendemain, la journée se passa tranquillement, peut-être beaucoup trop aux yeux de certains. Mais le plus important était la nuit. Ils allaient « atterrir » dans celle-ci et Tery était déjà alors prêt à partir le plus tôt possible. Au beau milieu de celle-ci, le bateau fut parcouru de quelques tremblements sans que pour autant une voix ne crie qu’ils venaient d’arriver. Il se redressa dans son lit, Manelena étant déjà assise dans le sien. Sérest et Séran, quant à eux étaient déjà debout. Royan fixait le plafond tandis qu’Elise s’étirait. Elen marmonna dans les bras de Tery mais Clari fut la première à prendre la parole :

« Hmm ? Déjà arrivé ? Dommage, couper des patates et faire semblant de savoir cuisiner, je trouvais cela assez drôle en un sens. »

« Nous n’avons pas réellement le même genre d’humour, je tiens à te le signaler. »

« Je me doute, Tery ! Mais bon, il vaut mieux en rire qu’en pleurer, n’est-ce pas ? »

C’était une remarque qui n’était pas dénuée de bon sens. Bon. Il secoua légèrement Elen, celle-ci finissant par ouvrir les yeux avant de les frotter. Elle poussa un profond soupir avant de se redresser aux côtés de Tery.

« On n’aurait pas vraiment put attendre demain matin plutôt ? Ils nous ont autorisé à cela non ? Ou alors, ils nous auraient jeté dès maintenant ? »

« Je ne préfère pas connaître la réponse à cette question, c’est pourquoi il vaut mieux y aller dès maintenant sans réellement se poser de questions à ce sujet. »

Quittant la chambre en premier, le jeune homme regarda autour de lui avant de finir par arriver sur le pont. Prenant une bonne bouffée d’air, il continua d’inspirer et expirer plusieurs fois en attendant que les autres n’arrivent.

« Brrr, il ne fait vraiment pas chaud pendant la nuit. »

Elen vint se coller à lui tout en déclarant cela, Tery la gardant sans rien dire. Lui-même avait plutôt froid mais il ne se posa pas vraiment de questions. Le mieux serait de trouver un coin où manger et se réchauffer et comme généralement certaines auberges étaient ouvertes en pleine nuit, ça ne serait normalement pas trop difficile. Mais après, il fallait les trouver.

« Vous avez salué tout le monde avant de partir ? Pareil pour les remerciements ? »

« Tery, on est pas des gamins qui parcourent le monde car leurs professeurs le veulent. »

« Je le sais parfaitement Manelena. Ne t’énerve pas non plus. »

« Je ne m’énerve pas. Cela commence à devenir énervant et je risque justement de m’énerver car je commence à être lasser que chacune de mes paroles soit prise pour une agression, est-ce bien clair ? Alors maintenant, tu stoppes cela. »

« Tu vois ? Enfin bon, je dis cela, je dis cela mais ça ne nous fait pas avancer. »

Autant ne pas se mêler de toute cette histoire. Il descendit du bateau, lui-même ayant déjà salué les cuisiniers après le dernier travail accompli. Ah … Cela lui faisait un bien fou de pouvoir refouler le sol de ses pieds.

« Hmm … Je me demande sincèrement comment cela devrait se passer maintenant. Sérest ? Où est-ce que nous sommes alors ? Tu en as peut-être une petite idée ? »

« Je ne connais pas la ville mais d’après mes connaissances, nous sommes au minimum au centre de Claudiska, peut-être même assez à l’est. »

« Et à part cela ? Rien d’autre ? Enfin, c’est déjà bien … mais attends un peu. Malgré la distance, j’avais put voir cette tour, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? »

« Qu’elle est vraiment immense et visible. Même si tu ne l’as jamais fait, je pense qu’à partir du centre d’Omnosmos, si nous allons dans l’un des plus hauts bâtiments de la capitale du monde, nous devrions pouvoir voir cette tour. »

« Ah … oui, vraiment immense, tu as parfaitement raison. » dit-il d’un air distrait, complètement déconcentré et ailleurs, une main posée sur son front.

« Mais de toute façon, ce n’est pas notre destination non ? Voyons voir s’il y a plus d’informations qui traînent dans ce coin plutôt qu’aux frontières, c’est bien pour cela que nous avons décidé de nous rendre ici, non ? »

« C’est le cas, encore merci à toi et à Séran, Sérest. Sans vous, je pense que je me serais perdu. La seule fois où je suis venu, c’était grâce à la maréchale Nali qui m’y avait envoyé. »

« Pas de problème, connaître le monde dans ses moindres recoins n’est pas à la portée de tous. Déjà connaître son propre royaume parfaitement me semble difficilement réalisable. Un peu comme si vous vouliez savoir les moindres secrets d’Omnosmos. »

« Vue la taille de la capitale du monde, j’ai presque l’impression qu’elle pourrait faire un royaume à elle seule si elle le désirait. »

« Si tous pouvaient penser de la sorte. Mais bref, ce n’est pas le sujet de la conversation, loin de là. Maintenant que nous sommes arrivés en pleine nuit, qu’est-ce que l’on fait, vous autres ? Pas trop fatigués ? Vous voulez que l’on trouve un endroit où dormir ? »

Sérest avait posé la question au reste du groupe, juste après les paroles de Tery. Celui-ci se frottait néanmoins les yeux, Royan mettant une main devant sa bouche. Même Manelena avait les yeux à moitié clos tandis que seuls Elise et Séran n’avaient aucun problème à rester bien éveillés. Elen et Clari dormaient presque sur place.

« On va trouver une auberge, ça sera mieux. Quitte à ne pas se réveiller avant le milieu de la journée, ça me semble être la meilleure chose à faire. »

« Comme tu le désires. » compléta Sérest, se mettant alors en route pour guider le groupe vers l’auberge la plus proche. Bien qu’elle ne connaissait guère la ville, son statut de femme-ailée lui permettait de questionner les soldats plus facilement. Ainsi, la découverte de l’auberge ne tarda guère et rapidement les chambres séparées furent prises. Sa tête enfouie dans la poitrine d’Elen, Tery trouva rapidement le sommeil réparateur.

Le lendemain, en pleine après-midi, il fût néanmoins le premier à se réveiller. Ayant été habitué ces derniers jours à veiller, le sommeil nécessaire était moins important que celui des autres. Délaissant Elen tout en déposant un baiser sur ses lèvres, il descendit à l’auberge, saluant l’une des serveuses et l’aubergiste avant d’aller prendre un peu l’air dehors.


Cette nuit, il n’avait pas eut la possibilité de mieux étudier la ville où ils se trouvaient. D’ailleurs, le nom ? Il n’en savait trop rien mais une brève écoute dans les paroles voisines et il n’eut aucun mal à l’entendre : Selestille. Joli nom, ça fait très nuageux. Du moins, il trouvait que cela collait bien au royaume de Claudiska.

« Bon bon bon … Ah … Vraiment … »

Pourquoi ne pas faire un peu de marche tant qu’il y était ? Les mains dans les poches, il se promena dans les rues de Selestille. Il y avait une chose qu’il trouvait dommage : Le fait que d’ici quelques jours, ils ne retournent pas dans cette ville. C’était bien de connaître la ville où ils se trouvaient mais cela n’allait durer qu’un simple temps.
Après, il n’aurait aucun intérêt à continuer de rester dans les environs. Ah … Bon … Et surtout, cet endroit était assez éloigné de la tour. Il avait l’impression qu’une bonne partie des réponses qu’il recherchait. Il avait cette impression.

« Mais bon … Je ne suis même pas sûr que ça soit une bonne chose que d’apprendre la vérité. Peut-être qu’au final, cela va me faire plus de mal qu’autre chose ? J’en sais rien, j’en sais rien, j’en sais rien, j’en sais rien ! Bon sang ! Pourquoi je réfléchis à ça dans l’après-midi ! »

Il venait à peine de se réveiller de la longue sieste que le groupe avait fait et sa seule pensée concernait cette tour et l’aigle bicéphale. Non, il ne réfléchissait à rien d’autre. Non, il n’avait aucune idée de tout le reste. La seule chose qui le perturbait était cette histoire. Ah … Les démons. Et surtout, il n’était plus à Omnosmos.

« Ils me manquent tous les deux. Ah ! Je vai aller leur écrire ! »

Qu’importe l’empire, il y avait toujours un endroit pour acheter une lettre et l’envoyer non ? Vagabondant une nouvelle fois sans se préoccuper des quelques regards autour de lui, il s’arrêta devant un bâtiment qui avait comme symbole une belle enveloppe avec des ailes.

Pénétrant à l’intérieur, en vue de l’heure tardive, il eut la surprise de ne voir que peu de personnes. D’habitude, lorsqu’il jetait un œil à Omnosmos pour ce genre de boutiques, même de loin, sans rentrer dans le bâtiment, il avait toujours vu une bonne file d’attente, surtout lorsque la fermeture n’allait pas tarder. Enfin, il n’allait pas s’en plaindre.

« Bonsoir, j’aimerai de quoi écrire pour envoyer une lettre à Omnosmos. »

« Omnosmos ? Rien que ça ? Vous savez que vous allez avoir des frais en plus ? Déjà car c’est hors du royaume et ensuite car vous ciblez la capitale de ce monde. J’espère pour vous que c’est pour une bonne raison que vous avez décidé d’écrire pour quelqu’un là-bas. »

« Leur donner de mes nouvelles et inversement. Mais bon, ce que je vais écrire reste assez privé. Tant que je le peux, l’argent n’est pas réellement un problème. Et puis, il ne s’agit que d’une lettre, rien de plus, rien de moins. Je peux ? »

La femme lui tendit le papier et l’enveloppe après l’achat, lui montrant un coin où il pouvait écrire avant de passer à la personne suivante. Il se sentait salement rejeté sur le coup. A croire qu’il avait une allure de pestiféré, rien que ça.
Néanmoins, il prit son temps à écrire une lettre pour Périk et Jésiana. Il ne savait pas trop quoi ire mais bon, ce n’était pas vraiment un problème. Le plus important était juste de donner quelques nouvelles à ce sujet, quitte à paraître stupide.

Et voilà ! Après une trentaine de minutes, il avait terminé. Dès que l’enveloppe fut refermée, elle s’envola dans le ciel, prête à atteindre sa destination. Bonne nouvelle, ils en auront de sa part. En espérant que cela leur convienne.

« Retour à la case départ. Allons voir si les autres sont déjà réveillés. »

D’ailleurs, comme souvent, il allait être prêt à devoir à répondre à bon nombre de questions. Pfff, vraiment, des fois, il aimerait juste avoir un peu de temps pour se reposer. Mais bon ! Il retourna à l’auberge, remarquant que Clari était la seule debout. Pourtant, au final, il était déjà parti pendant une bonne heure.

« Oh tiens donc ? Voilà le vilain petit Tery qui est parti seul de son côté ? »

« Désolé, désolé, j’avais besoin de marcher un peu. Je ne connais pas cet endroit et tu sais bien qu’à force, les auberges commencent à me lasser et à m’user hein ? »

« Je veux bien te croire. Et si tu me racontais toutes tes mésaventures hein ? »

Hey ! A croire qu’il était parti pendant des années ! Il vint s’asseoir en face d’elle, tout souriant alors qu’il s’apprêtait déjà à lui parler. Alors, qu’est-ce qu’elle voulait exactement savoir ? Qu’il puisse lui répondre sans que cela la dérange.

« Où est-ce que tu es passé pendant cette petite heure ? Dis-moi out ! Livres-moi donc tous tes secrets, n’hésite pas un seul instant. »

« Oh mais j’ai juste été écrire une lettre hein ? Rien de plus, je ne sais pas à quoi tu t’attendais exactement non plus, Clari. Une lettre pour Jésiana et Périk. Je pensais que ça serait une bonne chose de les tenir au courant. »

« Tu ne t’es jamais dit que d’autres personnes risqueraient de les réceptionner pour les lire ? Surtout s’ils savent que tu écris encore des lettres ? »

« Si je commence à m’inquiéter de tout et de rien, autant rester enfermé dans ma chambre non ? Tu ne crois pas ? Je ne veux pas vivre dans une peur constante. »

« C’est plus que raisonnable comme raisonnement. De toute façon, tu te doutes que je n’ai aucun souci à te protéger complètement si cela s’avère nécessaire. »

« Je me doutes et je t’en remercie grandement, Clari. Enfin bref, on dit ça, on dit ça mais oui, tu n’as pas totalement tort pour la sécurité mais je m’en fiche. »

« Bonne réaction. Ne laisse jamais la peur prendre le dessus sur le reste, Tery. Ni d’ailleurs un autre sentiment négatif qui pourrait fausser ton jugement. »

« Je ne vois pas pourquoi tu dis ça mais bon, ce n’est pas bien grave. Enfin, tu as déjà mangé ou non ? Même si je pense que prendre le petit déjeuner en fin d’après-midi n’est pas forcément le plus conseillé, tu ne crois pas ? »

« Oh ? Qu’importe ! Mangeons correctement alors. Les autres sont encore plus épuisés que nous. Je vais finir par croire que la corvée de patates dans les cuisines n’était rien du tout pour nous deux, hahaha ! C’est assez étrange en un sens. »

« Étrange ? Disons que dans ton cas, le fait que tu sois super active aide complètement. »

Elle eut un petit rire avant qu’il ne lève la main pour appeler une serveuse à venir à leur table. Bon, comme ils avaient les chambres pour encore une journée ou deux, les repas allaient de paire avec le reste.

« Et n’oublie jamais, Tery, bon appétit, bien sûr. »

« Bon appétit à toi aussi, Clari. Ca me paraît étrange de me dire que je suis l’un des premiers debout. A force, j’ai pris l’habitude d’être dans les derniers. »

« La différence, c’est qu’Elen ne t’épuise pas, Tery. Voilà tout. Ton corps a aussi besoin de repos. Mais au moins, tu peux être sûr et certain de ses sentiments, hahaha. »

« J’en ait jamais vraiment douté si tu veux tout savoir à ce sujet. »

« Je me doute, je me doute, bon appétit, bien entendu ! »

Elle se répétait mais qu’importe. La tour, Elen, l’aigle bicéphale. Toutes ces choses dans sa tête risquaient de le rendre dingue s’il ne faisait pas attention mais qu’importe. Pour le moment, il n’avait pas eut un nouveau cauchemar pendant le voyage sur le bateau volant.

Ils mangèrent en silence alors que Clari le regardait avec tendresse. Les autres mettaient du temps à se réveiller. Cela faisait déjà plus d’une heure et demi, qu’est-ce qui leur prenait de mettre autant de temps ? Ce n’était pas normal. Il chuchota :

« On devrait pas aller les voir, Clari ? C’est inquiétant, non ? »

« Arrêtes donc d’avoir peur pour rien. Ils vont bien. Ils sont juste beaucoup plus épuisés que nous. Je te rappelle que tu es comme moi, survolté. »

« Euh, normalement, c’était l’inverse. Ma mère avait énormément de mal à m’extirper de mon lit. Je crois que c’est l’armée qui m’a changé sur ce point. »

Il ne devait pas se mentir. Auparavant, c’était tout simplement une lutte de tous les jours mais maintenant, c’était totalement différent. Sauf bien entendu quand Elen voulait qu’ils s’amusent tous les deux en pleine nuit, là, généralement, il finissait assez épuisé.

« Tu veux recommencer à te balader après le repas, Tery ? »

« Si tu évites de te faire passer pour ce que tu n’es pas, comme tu as si souvent l’habitude, je ne dis pas non. Il nous faudra bien digérer. Et aussi faire quelques achats. Heureusement que nous sommes assez nombreux et surtout que nous n’accordons pas vraiment d’importance à l’argent sinon qu’est-ce que ça serait problématique. »

« Tant que ça ? Et je ne vois pas de quoi tu veux parler, hahaha. »

La demoiselle aux couettes blondes haussa les épaules, sourire aux lèvres alors que Tery se levait déjà de table. Il se dirigea hors de l’auberge, jetant un regard en direction des fenêtres. Il ne savait pas où était celle d’Elen mais bon … ce n’était pas bien important. Tant qu’ils se reposaient tous. Mais bon, ils allaient être complètement déréglés.

« Nous y allons, mon amour ? »

AAAAAAAAAH ! Il poussa un profond soupir alors qu’elle venait déjà prendre son bras, le plaçant contre sa poitrine. Il se laissa faire, sachant pertinemment qu’elle s’amusait de sa réaction, chose qui n’arriva guère.

« Nous pouvons y aller, Clari. Je te jure, des fois, tu peux me rendre fou. »

« Fou de moi ? C’est bien ce que je recherche. » termina t-elle de dire en rigolant. De toute façon, comme couple, ils n’étaient pas très crédibles vu comment elle était plus grande que ui. Enfin, ce n’était pas beaucoup mieux avec Manelena. Pourquoi qu’il pensait à elle ?

2 réflexions sur « Chapitre 65 : Un sceau en sécurité »

  1. je sens que le prochain chapitre sera a la tour >:D avec l’aigle bicéphale une grande tour hum je sens qu’il réside au sommet 🙂 j’espère que celui la il va dialoguer avec tery contrairement au autre qui l’attaquai sans rien dire!

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