Chapitre 34 : Des générations de meurtres

Chapitre 34 : Des générations de meurtres

« Comment est-ce qu’ils vont, Elise ? »

« Plutôt mal, je dirais … mais ça n’a rien d’anormal en vue de la situation. Ils dorment … enfin … ils ont enfin réussi. »

« Merci, Elise. Ils dorment dans ta chambre ? Dire qu’ils étaient au courant, qu’on pensait pouvoir leur apprendre ça … mais qu’ils ont assisté à une telle scène. »

« Je ne sais pas ce qui s’est passé par la tête de mon père pour qu’il pense que c’était une bonne idée mais je vais lui dire un truc : ce n’était pas une bonne idée. »

« Ne va pas le provoquer. Tu as bien vu la magie qu’il utilise ? Je n’arrive pas à savoir de quel élément il s’agit, c’est juste … d’aucun élément ! »

« Ca doit être sûrement relié à Alzar, Tery. N’oublie pas que tous les démons sont reliés à ce dernier, ce qu iveut dire que ça ne serait pas étonnant en un sens. »

C’est vrai. Il baissa un peu la tête, déconfit. Il aurait tellement voulu … enfin non … Lylé est morte à cause de ses actions. Il n’a pas à trouver cela triste. C’est simplement pour les deux enfants qu’il se sent vraiment mal.

« Qu’est-ce que nous allons faire, Tery ? Est-ce que tu as une idée ? »

« Pas le moins du monde … et encore moins avec ce que je t’ai proposé, il y a de cela quelques jours. Je … ne sais pas si c’est une bonne chose. »

« Il est hors de question que tu restes ici si tu veux continuer avec cette idée. T’abandonner ici, sous la colère de mon père, cela reviendrait à du suicide ! »

« C’est bien pour ça que je ne suis pas du tout motivé à l’idée de refaire ce plan … sans aucune précaution. Ca serait beaucoup trop dangereux. »

« Et même avec des précautions, je veux que tu trouves un autre moyen. Peut-être en parlant avec lui, de ton projet et tout ? »

« Je ne crois pas qu’il ait envie de m’écouter. Le fait que Lylé t’aie agressée n’a vraiment pas plu à ton père et il est sûrement sur les nerfs constamment. C’est beaucoup trop dangereux, on risque beaucoup trop gros sur le coup. Je ne sais pas … comment faire. »

« Alors, tu ne fais rien ! On est pas pressé ! Ce n’est pas un projet qui doit voir le jour dans les jours qui suivent, non ? J’ai pas envie que tu meures, tu comprends ? »

« Et moi non plus, je n’ai pas envie de mourir. Comme ça, nous sommes deux à avoir cette idée, comme quoi, on peut être d’accord. »

« Ne fait pas trop le fanfaron, s’il te plaît. Ce n’est pas drôle du tout. Et puis, tu ne veux pas rendre les enfants tristes, n’est-ce pas ? Wandy et Zalek comptent vraiment sur toi, tu t’en rends compte, j’espère hein ? Dis-moi que tu t’en rends compte. »

« Oui, oui, je m’en rends compte. Et j’y suis attaché. Je suis trop faible … Ca paraît bête mais ça ressemble à un petit frère et une petite sœur. Tu sais bien que je suis fils unique et … peut-être que j’ai été un petit peu jaloux de ta relation avec eux. Pas avec tes aînés par contre, ça, tu vois, je m’en passerai volontiers. »

Un petit peu d’humour ne pouvait pas faire de mal hein ? Il eut un léger sourire alors qu’Elise se massait le front, bien qu’elle ne cachait pas son sourire elle aussi. Vraiment ? Ce n’était ni le moment, ni la situation, ni le lieu. Enfin bon, elle le remercia du regard.

« J’imagine qu’il va falloir que j’ai une petite discussion avec mon père. Tu veux venir ? »

« Il vaut mieux au cas où. J’ai aussi à parler même si je ne le ferais que s’il m’y autorise. Car bon, on ne sait pas trop ce qui pourrait nous attendre quand même … »

« C’est sûr que si tu te mets à parler sans son autorisation, en vue de ce qui s’est passé … »

Pour autant, ils sont rassurés. De ce qu’ils ont compris, l’un et l’autre, l’empereur semble les apprécier, ce qui est une chose assez rare pour qu’elle soit signalée. Enfin bon, ce n’était pas vraiment le moment de sourire à tout ça. Les deux jeunes gens quittèrent le banc sur lequel ils étaient installés depuis plusieurs minutes, partant en direction de la salle du trône.

« L’empereur Malark n’est guère présent, princesse Elise. Il semblerait qu’après son jugement, il ait signalé qu’il désirait se reposer dans sa chambre. »

« Oh … D’accord, je vais aller le voir alors. Merci beaucoup pour le renseignement. »

« Euh, vous devriez éviter. Vous savez, dans ces moments-là … »

« C’est bien parce que nous sommes dans ces moments-là, que je dois aller le retrouver. »

Elle avait rétorqué cela avec douceur au soldat, comme si c’était une simple évidence. Le soldat resta un peu bouche bée, étonné par ses propos alors que Tery revenait auprès d’Elise, continuant de la suivre jusqu’à la chambre de l’empereur. Elle toqua à la porte, ignorant les deux soldats qui tentèrent de l’en dissuader.

« Père ? Nous devons parler, vous et moi. »

« J’ai pourtant signalé que je ne voulais voir personne. Qui a mal transmis mon message ? » déclara une voix de l’autre côté de la porte, caverneuse et sombre … et irritée.

« Personne. Ils ont fait de l’excellent travail mais je suis là de ma propre initiative. Puis-je rentrer accompagnée de Tery ou non ? »

« Rentrez donc … mais il vaut mieux pour vous que cela soit pour une bonne raison. »

« Ca l’est … vu qu’il s’agit de votre santé. » dit-elle avec une petite pointe d’arrogance et ironie avant d’ouvrir la chambre, les soldats étant en sueur alors que Tery n’en menait pas vraiment large. Cette demoiselle n’avait strictement rien à voir avec celle qu’il avait connue à leurs débuts … celle qui avait été dévorée à moitié par ses lignes d’Alzar à l’époque.

Hmmm … la chambre était plongée dans l’obscurité ou presque. Les rideaux ne recouvraient pas les fenêtres et seule la lueur des cristaux parcourant la capitale souterraine éclairait la pièce, le monarque étant assis sur un fauteuil, son visage tourné vers l’horizon.

« Que me veux-tu alors, ma fille ? Je n’ai guère l’humeur à parler. »

« Vous parler de ce qui s’est passé cette après-midi. J’espère … que ce n’est pas fréquent. Est-ce que vous avez entendu les paroles de Wandy et Zalek ? »

« Qu’ils me haïssent pour ce que j’ai fait ? Comme les autres membres de ma progéniture. Cela ne changera pas grand-chose à ce qui m’arrive habituellement. Toi même, je suis certain que tu ne penses guère mieux de ma personne. »

« Vous n’êtes pas dans ma tête, père, vous n’avez donc pas à penser pour moi. »

« Et tu n’es pas la reine de ce royaume, ma fille, fais donc attention à ton langage, surtout quand je suis dans mes mauvais jours. »

« Et qu’est-ce qui se passera sinon ? Dites-moi plutôt ce qui vous tracasse ? »

« Je ne suis pas tracassé, simplement fatigué, comme cela est toujours le cas lorsque l’un des membres de ma famille décide de venir s’en prendre ouvertement à ma personne. »

« Alors, il faut vous reposer … et … ce n’est pas la première fois, n’est-ce pas ? »

« Que voudrais-tu que je te dise, ma fille ? N’as-tu jamais remarqué une chose étrange après tout ce temps ? As-tu déjà vu une impératrice à mes côtés ? »

« C’est vrai … que je n’ai jamais remarqué une telle présence. Comment cela se fait ? »

« Et bien, elles sont mortes, les unes après les autres. En tant que souverain, je peux avoir autant de femmes que je le désires … mais vu que chacune décide, à un moment ou un autre, de venir me trahir et me poignarder dans le dos, elles disparaissent. »

« J’imagine que j’ai été chanceuse d’être née à la surface. Je n’aurai pas assisté à ça . »

« Tu es plus que chanceuse. Certains de mes enfants me haïssent à cause de ce que je fais à leurs mères … mais visiblement ils ne comprennent pas … et font tout pour obtenir le pouvoir. Enfin … C’est ainsi et pas autrement. »

« C’est facile de comprendre à quel point vous êtes las … mais n’oubliez pas tout cela. N’oubliez pas … ce que vous avez été … ou alors … je voulais savoir une chose, père … mais cela remonte à très longtemps et vous n’êtes pas obligé de répondre. »

« Poses donc ta question, je verrais alors si j’y répondrais ou non. »

« Est-ce qu’à votre époque … vous avez fait de même ? »

« Je veux que tu me développes cette question … plus en détails. Pour être certain. »

Hmmm … C’était lui ou l’ambiance venait subitement de s’alourdir ? Il toussa légèrement, se demandant où allait en venir Elise alors qu’il cherchait à comprendre. Il avait une petite idée mais comme le monarque l’avait demandé, il n’en était plus aussi sûr quoi.

« Est-ce que vous avez tué votre famille et votre père pour arriver là où vous êtes aujourd’hui ? Comme auparavant, je ne jugerais pas. »

« C’est exact … et c’est pour cela que je ne cherche pas à me dédouaner de mes actions. Me débarrasser de ma propre chair, je l’ai déjà fait depuis des décennies. Mes frères, mes sœurs, mes parents, ils se sont tous mis en travers de mon chemin. Mais lorsque tu arrives au sommet, tu comprends à quel point tu es isolé et sans protection. »

« Je m’y attendais en un sens … mais ça fait un peu mal. »

Elle avait murmuré cela, baissant doucement les yeux tandis que Tery passait une main dans son dos, comme pour chercher à la rassurer. Pour autant, elle releva quelques instants après son regard, se plaçant bien face à son père, obstruant sa vue par rapport à la lumière du cristal. Elle reprit la parole :

« De toute façon, je décide ce que je veux faire. Et à l’heure actuelle, en vue de la situation et même après, je ne suis pas intéressée par ces histoires royales. Je ne veux pas devenir la reine du royaume démoniaque, père. »

« Et pourtant, c’est ce que je désire, moi. Mais pour cela, il me faut faire une purge … pour être certain que nul ne tentera de te tuer. »

« Je ne veux pas de ça, c’est pourtant clair ! Pourquoi est-ce que je voudrais devenir reine ? J’ai pas une tête à contrôler les gens ! »

« Je le veux. C’est pour le bien de ce peuple. Non, à qui vais-je faire croire cela ? Je ne le veux pas pour mon peuple. Je le ne veux pas pour ma famille. Je veux … simplement que ce cycle s’arrête. Je veux que tout cela se termine. »

« Alors pourquoi ne pas mettre Wandy ou Zalek ? Ils ne sont pas comme les deux autres ! »

« Ils le seront … c’est dans leur sang. Toi, tu as un côté … humaine … »

Elle ne répondit pas. Elle comprenait parfaitement où son père voulait en venir. Et pendant ce temps, Tery ne parlait pas. Ce n’était pas à lui de se mêler de cette conversation. Mais voilà que le monarque se met à parler à nouveau :

« C’est ce côté humain qui te rend si différente des autres. »

« Pas autant que vous le voudriez … Tery peut vous le confirmer, père. »

« C’était au tout début, Elise. Depuis, tu arrives à contrôler ton humeur et tout le reste. Ne te dévalorise pas, s’il te plaît. Ce n’est pas vraiment le bon moment pour ça. »

« C’est pas une question de bon moment ou autre … simplement … je ne veux pas. »

Elle ne voulait pas de cette situation. Elle ne voulait pas que ça se produise ainsi. Elle ne voulait pas de tout ça. Elle regarda tout simplement droit devant elle, par la fenêtre maintenant, observant le cristal.

« Elise … Est-ce que tu as peur des assassins qui sont à tes trousses ? »

« Je mentirais si je disais que ce n’est pas le cas … mais qu’est-ce que ça changerait que j’ai peur ou non ? Qu’est-ce que ça influencerait réellement ? »

« Et bien, le fait que tu continues à refuser ma proposition malgré tout. »

« Vous êtes mon père avent l’empereur et ce n’est pas par votre titre que je vous obéis mais simplement par respect de votre personne. Je suis heureuse de savoir que j’ai une famille, des frères, des sœurs, un père, même si apprendre tout ça sur ma famille a de quoi me dégoûter grandement … mais il me faudra faire avec non ? »

« Malheureusement, c’est exact. Tous ne sont pas si mauvais … au départ, ils sont presque attendrissants mais très vite, ils grandissent trop vite. Et ils sont si malléables … si manipulables. Il est facile d’en faire de futurs tueurs. »

Tery haussa un sourcil aux propos de l’empereur. Est-ce qu’il se rendait un peu compte de ce qu’il était en train de dire ? Pas cezrtain que ça soit le cas … mais c’était vraiment effrayant et sinistre hein ? C’était pas du tout le genre de parole qui se voulait réconfortante. Elise frappa du poing contre le mur, faisant face à son père, s’écriant :

« Alors ne les laissez pas aux côtés d’Haiktos et Halyza ! C’est pourtant pas si compliqué à faire non ? Qu’est-ce qui vous en empêche ? »

« Les réactions des petits à ma propre personne. Comme s’ils allaient m’obéir maintenant. »

« Et bien, si ce n’est que ça, je peux vous rassurer sur un point : Wandy et Zalek seront sûrement prêts à nous écouter, moi et Tery. D’ailleurs, si Wandy était un peu plus âgée, du genre, mon âge, je suis certaine qu’elle tenterait quelques manœuvres sur Tery. »

« Oh … Ceci explique donc cela. » murmura l’empereur, visiblement songeur, comme si un souvenir venait de refaire sur face. Elise pencha la tête sur le côté tout en le regardant, semblant attendre quelque chose qui n’arrivait pas. Elle finit par demander :

« Mais de quoi est-ce que vous parlez exactement ? »

« Ils sont rares les moments où Wandy ou Zalek viennent me voir pour me poser quelques questions ou obtenir de mes conseils mais … je trouvais cela bizarre. Elle est venue, il y a de cela quelques semaines, avant son petit voyage, me demander si un sort existait. Un sort pour vieillir plus vite. Sur le coup, je me suis demandé si elle voulait essayer de devenir plus vite adulte pour espérer pouvoir accéder au trône et participer à cette course détestable. Je lui ait signalé que cela n’existait pas et elle a été très décue. Cela m’a vraiment étonné … et donc, j’ai maintenant l’explication à ce sujet. »

« Disons qu’un certain bourreau des coeurs ne sait pas le pouvoir qu’il possède. »

« Si tu peux arrêter de parler de moi de cette façon, on irait presque croire que je manipule le coeur des femmes et ce n’est clairement pas mon genre ou style. »

« Je n’ai pas dit cela, Tery. Par contre, père, il faut que vous arrêtiez de penser que tous vos enfants veulent votre mort. Je sais que vous devez surveiller les actes et autres des aînés mais les plus jeunes ne sont pas encore pervertis et … »

« Lorsque tu auras vécu des décennies de cette façon, tu comprendras que ce n’est pas en disant simplement cela que tout va s’arranger. »

« Je ne peux pas prétendre le contraire … Et donc, par rapport à ma proposition ? »

« Simplement s’ils sont d’accord, et je veux que cela soit de leurs propres voix. J’attendrais donc demain leurs réponses. Peut-être qu’il est possible de les sauver … »

« Il l’est … mais il faut faire des efforts pour cela. Vous êtes épuisé, père. Dormez bien et reposez-vous. Et sachez que vos trois derniers enfants ne vous en veulent pas. Vous avez fait ce qui était nécessaire, aussi horrible et barbare soit cette mthode. Bonne nuit. »

Elle l’embrassa sur les joues, à la grande surprise du monarque qui parut déconcenancé par cet acte. Il la regarda partir, les yeux baissés. Il était vraiment très fatigué, se dit Tery avant de le saluer respectueusement, quittant la chambre à la suite d’Elise. Dans les couloirs, lorsqu’ils étaient seuls, il demanda :

« Comment est-ce que tu vas réussir à les convaincre de t’écouter, Elise ? »

« Ce n’est pourtant pas très difficile. Wandy, je lui dirais que ça lui permettra de passer un maximum de temps avec toi et peut-être de gagner quelques points à ton coeur. Ensuite, pour Zalek, je jouerai aussi sur la carte de la sensibilité. Les autres membres impériaux peuvent avoir Zalek tout le temps alors pourquoi pas moi ? Passer un peu de temps avec lui, ça ne peut faire que du bien. Nous voyagerons et tout. »

« Tu sais que tu es une sacrée manipulatrice. Je ne sais pas si je dois applaudir ou non. »

« Je ne suis pas une manipulatrice. Je pense juste à ce qui est le mieux pour mes propres. Je me dis seulement que j’ai eut de la chance de vous connaître, toi et les autres. Sans vous, qu’est-ce que je serais devenue à la surface ? Je veux donc faire profiter de cette chance aux personnes qui me sont proches. »

« C’est … très noble de ta part … mais ça te correspond bien. Promis, si on revoit Royan, je lui glisserais quelques mots en ta faveur dans l’oreille. »

« Ah … Espèce d’idiot. Je n’ai pas besoin de toi pour ça, tu le sais, hein ? »

« Je le sais parfaitement mais ça ne doit pas m’empêcher de venir t’embêter à ce sujet. »

« Hmm … J’accepte cet argument même si je le trouve sacrément douteux, je dois avouer. »

« Hey … Tant qu’il fonctionne, je ne vais pas m’en plaindre, tu t’en doutes ? »

« Je n’en doute pas un seul instant, Tery. Pas un seul instant. On va dormir ? »

« Hmm, d’accord. Pas de soucis. Bon ben, je vais aller dans ma chambre. »

« Je te rappelle qu’elle a été ravagée ou presque. » dit-elle en le tenant par la manche, Tery haussant les épaules en répondant :

« Oui mais à côté, je tiens à signaler qu’ils m’en ont déjà donné une autre. Ils sont plutôt rapides pour ça, tu sais ? Tu n’as pas à t’en faire et … »

« Je préfère que tu dormes avec moi, Tery. C’est un ordre impérial de la seconde princesse du royaume démoniaque. Et oui, plus la troisième. Enfin, je ne sais pas trop comment ça fonctionne, je dois t’avouer que je ne me suis jamais posé la question. »

Elle a un petit sourire amusé mais il sent les petits tremblements dans l’être de la jeune femme cornue aux cheveux auburn. Oui, c’est vrai. Ils ont eut leurs doses d’émotion aujourd’hui. C’est donc pour cela qu’il fait un petit mouvement de la tête et que malgré son soupir, il murmure :

« D’accord, d’accord. Je respecte votre ordre, princesse Elise. Allons-y. »

« Ca a une certaine utilité que de profiter et abuser de son autorité sur autrui. »

« Ne commence donc pas à exagérer hein ? Je ne suis pas sûr de pouvoir tolérer trop longtemps ces petits abus. Bon, je te suis. »

Et c’est ainsi qu’il retrouva la couche royale. Une couche somptueuse, comme à son habitude mais surtout dans laquelle il prit place sans trop attendre. Quelques instants plus tard, Elise était déjà à ses côtés, calfeutrant sa tête contre son torse.

« Rien ne vaut une autre présence avec soi dans ce genre de moments. »

« Je ne peux pas m’en plaindre non plus, je dois avouer. »

« Hey ! Tu dis ça comme si c’était une horreur ! Je ne sais pas trop si je dois bien le prendre ou non. Tu ne veux pas me le dire ? »

« Hmm, tu n’as pas à t’en faire, ne t’inquiète pas ! Viens donc dans mes bras, toi. »

Oui, il se montrait plus doux et chaleureux que d’habitude. En un sens, il se disait que si Wandy voyait tout ce qu’il faisait pour Elise, elle risquait d’être très jalouse. Mais surtout, y en avait une qui le serait carrément ! Elen … lui manquait. Même si elle avait été parfois plus qu’horrible dans ces moments, trouvant sa jalousie exagérée et déplacée, ça ne changeait pas qu’il aimait la jeune femme aux cheveux blonds.

« J’aimerai tellement la revoir … moi aussi. »

D’après Manelena, c’était le cas. Elle était vivante … ou alors, elle avait voulu jouer avec ses sentiments … Mais ce n’était pas normalement son genre. Ah … Il valait mieux dormir.


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