Chapitre 35 : Quelques questions

ShiroiRyu
ShiroiRyu

Les derniers articles par ShiroiRyu (tout voir)

Chapitre 35 : Quelques questions

« Père, est-ce que nous pouvons reparler, je vous prie ? »

« Est-ce par rapport à hier, ma fille ? Encore ? » demanda le monarque alors qu’ils étaient le lendemain dans la matinée, l’empereur observant la jeune fémone aux cheveux auburn.

« C’est exact … J’aimerai vous parler un peu de certaines personnes de la surface. »

Il haussa un sourcil aux propos d’Elise, ne voyant guère où elle voulait en venir visiblement. Pour autant, Tery restait muet, comme à son habitude. Il avait décidé de l’accompagner mais elle se tourna vers lui, disant :

« Je suis désolée, Tery … mais … j’aimerai lui parler en tête-à-tête, c’est possible ? »

« Hum ? Euh … Oh … Euh … D’accord, d’accord. Y a pas de souci. Je m’y attendais pas, c’est tout, je dois avouer. Bon ben … Empereur Malark, princesse Elise. »

Il s’inclina poliment, encore un peu surpris par la demande d’Elise. Il n’avait pas prévu ça, surtout qu’elle comptait parler des personnes de la surface. A voir le visage étonné de l’empereur Malark, il comprenait que lui aussi ne voyait pas de quoi elle allait lui parler.

« Bon ben … Zut … Me voilà dehors. »

« Hahaha ! Pour une fois que ça vous arrive, messire Tery ! Comme quoi … J’espère que c’est rien de grave. L’empereur était plutôt grognon … »

Les deux soldats qui gardaient la double porte impériale. Ah … C’est vrai. Hier, ils en menaient pas large mais là, aujourd’hui, ça semblait aller mieux. Et surtout, ce sont les mêmes qu’hier. Au moins, ils ne sont pas morts hein !

« Disons que j’ai connu mieux … et que j’ai connu pire, aussi ! Mais voilà … Et l’empereur va bien mieux. Il est en train de parler avec sa fille. »

« C’est une vraie perle, cette princesse Elise. Elle donne l’impression que le rang et la statut n’ont aucune influence sur elle. C’est merveilleux. »

« C’est sûr qu’il en existe pas deux comme elle. C’est pourquoi il faut absolument la protéger. Vous êtes de simples soldats, non ? Je veux dire, vous avez peut-être quelques titres de noblesse et autres … mais … »

« Oui, c’est un peu ça. Nous sommes au plus bas de la hiérarchie dans la capitale. Y a pas de honte, on est quand même plus haut que la majorité des démons des strates supérieures. »

« Vous le prenez plutôt bien … Après, j’imagine que servir directement l’empereur, ça reste une fierté assez personnelle. »

« Ah ben ça, difficile de prétendre le contraire ! Même si ça reste un métier à risque hein ? »

« Ah ben ça … » commença à dire le second garde sans terminer sa phrase.

Ah ben ça … Le pensant au lieu de le dire, il regarda tout simplement les imposantes doubles portes derrière les deux gardes. Oui … En vue de comment pouvait se comporter le monarque, il était aisé de comprendre que ça inquiétait pas mal de personnes. Enfin bon, ce n’était pas l’heure de se poser de questions !

« Je vais aller me promener. Si la princesse Elise quitte la salle du trône et me demande, vous pourrez lui dire que je suis parti en ville et que je reviendrais dans quelques heures ? »

« Pas de problèmes, le message sera bien transmis, messire Tery. Vous en faites pas ! »

Bon ben … Il ne s’était pas attendu à ce qu’il passe le reste de la journée seul mais pourquoi pas ? D’ailleurs, peut-être qu’il pouvait aller revoir sa renifleuse préférée ? Bon, après tout, c’était la seule qu’il connaissait donc à partir de là hein …

Dans la salle du trône, le monarque était seul avec sa fille. Installé sur son trône, il la regardait longuement, attendant qu’elle prenne la parole, chose qui ne tarda pas lorsqu’elle fit quelques pas en sa direction :

« Père, nous pourrions discuter plus longuement du sujet d’hier ? »

« Nous nous sommes déjà tout dit. Continuer sur cette voie inciterait à m’emporter et … nous ne voudrions pas que cela arrive, n’est-ce pas ? »

« Et pourtant, il va le falloir … même si j’aimerai plutôt vous parler d’une autre famille qui a eut sa dose d’assassins sur son dos. La famille de Royan. »

« Royan … J’ai déjà entendu ce nom quelque part. »

« C’est le jeune homme d’Honoros dont je vous ai souvent parlé, père. Celui qui … »

Elle ne termina pas sa phrase sur le coup, baissant les yeux. Un peu honteuse ? Difficile à dire … mais elle ne le regardait plus, finissant par reprendre, après quelques instants :

« C’est la personne de la surface que j’aime, père … mais je veux plutôt vous raconter tout ce que je sais à son sujet, ça sera mieux. »

« Je ne suis pas certain que je veuilles savoir l’intérêt qu’à ma fille envers un être de la surface, loin de là. Est-ce vraiment important ? »

« Ca l’est à mes yeux, père. Je veux vous raconter son histoire, vous faire comprendre vos erreurs, comment réparer tout cela. »

« C’est bien à cause de tes paroles d’hier que je veux écouter celles d’aujourd’hui. Tu peux t’exprimer dès maintenant. »

Et la voilà qui commençait à raconter tout ce qu’elle savait exactement sur Royan, que ça soit de la propre bouche du nouveau roi de Traslord ou alors de celles de ses anciens compagnons. Elle avait tellement à raconter à son sujet, elle allait être intarissable ! Peut-être que son père comprendrait alors tout le bien qu’elle pensait de la surface ? Qui sait ?

« Mademoiselle Héraisty ? Vous avez un peu de temps libre ? »

« TERY ! ENFIN ! On ne me laissait pas vous voir ! Je suis si heureuse de vous trouver en bonne santé ! Si heureuse ! »

Ah ben, cela fait toujours plaisir de se sentir apprécié ainsi. Mais peut-être pas à ce point ? Il se retrouve étreint par la démone, ne s’y étant pas du tout attendu. Elle n’était pas si expressive que ça d’après ses souvenirs.

« Ah … Quand j’ai appris que tu avais été … Enfin … presque … »

« Euh, je vais bien, Héraisty. Faut pas s’en faire. Je suis une vieille carne. On ne peut pas se débarrasser de moi comme ça, hahaha ! »

Il tentait de la rassurer du mieux qu’il le pouvait mais il n’était pas certain d’y arriver. Avec juste un petit sourire, est-ce que ça allait passer ? Il en avait strictement aucune idée … mais il espérait que si car bon, sinon, impossible pour lui de se mouvoir comme il le désirerait.

« Est-ce que je peux encore respirer un petit peu ? »

« Oh … Euh … Oups, hahaha. Pardon, pardon. »

Voilà qu’elle le libérait un peu. Et surtout, elle avait le rouge aux joues. Au moins, il pouvait reconnaître qu’être apprécié autant d’une démone à part Elise, ça faisait plaisir. Bon, d’accord, Wandy, c’était aussi le cas et Zalek, la même … mais pas pareil ?

« Tu vas encore m’emporter avec toi, aujourd’hui ? » demanda sur un ton un peu étrange, comme si elle désirait qu’on la libère de cet endroit au plus vite.

« Je ne sais pas trop … et puis en fait, je sais maintenant. La réponse est oui ! »

« Pfiou ! Tant mieux alors … Je prends quelques affaires et on y va ! J’en peux plus ! »

Elle n’en pouvait plus ? Il aurait bien demandé quelques explications mais il n’était pas vraiment certain qu’elle veuille lui en donner. Il la regarda repartir dans une autre pièce pour revenir quelques minutes plus tard.

« Hey ! Héraisty, tu te pouponnes pas un peu trop ? »

« Ne racontes donc pas n’importe quoi, Sélès ! J’ai que le strict minimum pour une démone qui va sortir comme si de rien n’était ! »

« Hahaha ! Profites donc de ta journée, t’as pas eut le temps de souffler ces derniers temps ! Vas falloir qu’on s’occupe de la crise. »

« La crise ? De quoi est-ce qu’elle parle ? » demanda Tery alors qu’elle lui faisait juste une sourire, l’embarquant hors de la guilde des renifleurs.

« Disons juste que y a eut un aspect … positif à tout cela … même si je prônes pas ça. »

Hum ? Il pencha la tête sur le côté, pas vraiment certain de bien tout comprendre mais bon … Où est-ce qu’elle voulait en venir exactement ? Car pour l’heure, il n’avait strictement aucune idée de ce qu’elle voulait dire par là. Pour autant, il ne tarda pas à comprendre de quoi elle voulait parler lorsqu’ils s’installèrent à la terrasse d’un café :

« Si tu veux tout savoir, le petit souci permanent qui m’entourait … a été résolu. »

« Euh … Petit souci, tu veux parler de qui je penses ? Enfin … »

« Oui oui … Je veux bien parler de Jyanos. Il semblerait qu’il était l’un des nombreux partisans … de Lylé. Et qu’avec tout ça, soit il subissait le même sort qu’elle, soit il était exclus de la guilde des renifleurs. »

« Vu le courage que je lui connais, même si je ne le connais qu’à peine, j’imagine qu’il a préféré la seconde option, c’est ça ? »

« C’est exact. Depuis, plus aucune nouvelle de lui et je dois avouer que ça me soulage grandement. Ca devenait invivable ces dernières semaines. Je pense qu’il se savait pris au piège mais qu’il ne pouvait rien y faire. Enfin, je ne vais pas le plaindre. »

« Je ne te savais pas aussi vindicative. Comme quoi, on ne connaît jamais réellement une personne avant qu’elle ne se dévoile. Hmm, ma phrase sonne bizarre, j’ai l’impression. »

« Et bien, disons simplement que cela me soulage et fait du bien de voir qu’un type comme lui ne causera plus de tort dans le futur, c’est tout, hahaha ! »

Ca lui semblait être un bon argument au final. Enfin, il allait pouvoir discuter de tout et de rien avec elle. Enfin, c’est ce qui était prévu au départ mais visiblement, elle avait une autre idée en tête, semblant plutôt soucieuse avant de dire d’une voix lente :

« Tery, sinon, tu peux m’en dire plus … par rapport à ce qui s’est passé ? J’étais vraiment morte d’inquiétude. Je sais que je ne devrais pas … car tu es un noble et moi, disons que je le suis bien moins que toi … et voilà. »

« Euh, tu sais aussi bien que moi que je ne juge jamais là-dessus, n’est-ce pas ? »

« Je le sais parfaitement … mais tu es l’exception … comme la princesse Elise. De base, la majorité des personnes qui se découvrent un titre de noblesse le vantent et le mettent en avant. Vous êtes si différents tous les deux, c’est peut-être pour ça que je vous aime bien. »

« C’est réciproque pour l’affection. » dit-il tout simplement alors qu’elle faisait un geste négatif de la main, reprenant la parole :

« Et si nous arrêtions là les petites discussions déviées ? Si tu me disais plutôt ce qui s’est passé, je suis sûre que ça me permettrait de me rassurer. »

« Disons que j’ai reçu la visite d’un assassin quelques temps après Elise et que ça a faillit mal se passer mais ma garde du corps, je n’ai plus besoin de te la présenter, était là pour l’arrêter. Mais sans elle, je serais sûrement mort à l’heure où je te parle. »

« Tu le prends plutôt bien et … Oh … Euh … Désolée. »

Elle n’avait pas remarqué tout de suite les mains qui tremblaient de Tery. Elle avait principalement vu son sourire au départ … mais ce n’était plus le cas. Elle posa doucement sa main sur la sienne, le regardant avec un peu de tendresse :

« Je suis soulagée … Et Elise va bien ? Il s’agissait de sa sœur, hier. J’étais là … »

« Disons que c’est plus difficile qu’il n’y paraît, même quand il s’agit d’un membre de votre famille qui tente de vous assassiner. »

« D’accord, d’accord, j’imagine que je pose trop de questions à ce sujet. »

« Vous n’en posez pas, mademoiselle Héraisty, loin de là. Ah … Bon, j’ai un petit creux ! Pas vous ? Je fais les commandes ? »

Il leva la main pour appeler la serveuse, signalant ce qu’il désirait manger tandis qu’il attendait qu’Héraisty fasse de même. Et oui, qu’elle s’inquiète pas, c’était lui qui invitait sur le coup. Il se demandait juste si la discussion entre Elise et son père se passait bien. Il n’avait qu’à espérer cela … car sinon, ça serait très problématique.

« Tu as l’air quand même un peu songeur, Tery. »

« Disons que j’ai un peu la tête remplie d’idées et autres … pas forcément bonnes mais bon, il faut faire avec, comme on dit, n’est-ce pas ? »

« Et au passage, tu peux éviter d’alterner le vouvoiement et le tutoiement ? C’est assez perturbant, tu sais ? Je pense que l’on commence à bien se connaître. »

« Pour le meilleur mais surtout pour le pire en vue de ce qui m’arrive dans les environs. Enfin, tant que tu n’es pas mise en danger, c’est une bonne chose. »

« Parlons d’autres choses. Hmmm … Dis-moi, c’est peut-être risqué mais … j’y pensais … et je me demandais. Est-ce que la prochaine fois que tu vas à la surface, tu … »

Il l’arrêta d’un mouvement de la main. Il voyait parfaitement où elle voulait en venir et sincèrement, il n’était pas très motivé par ça. Les plats et boissons arrivaient mais il valait mieux lui répondre verbalement :

« En vue de la situation actuelle, c’est vraiment très risqué, ce que tu me demandes, tu sais ? »

« Je le sais parfaitement … mais à force de vous écouter, toi et la princesse Elise … je me disais que j’aimerai bien voir les gens de la surface de mes propres yeux. »

« Depuis que nous sommes considérés comme des humains, on va dire que ce n’est pas vraiment une bonne idée. Les gens ne pensent pas vraiment très bien de notre part, tu sais ? »

« Je le sais bien … et qu’importe ce qu’ils pensent, j’aimerai pouvoir … voir la surface. J’ai vraiment envie … tu sais ? »

« Hmm … C’est plutôt compliqué. Je n’ai aucune idée de tes capacités à te défendre, c’est donc bien là le problème. »

« Oh, ça devrait aller. Je ne suis pas aussi forte qu’un des soldats du royaume mais il ne faut pas oublier que chaque démon doit savoir se défendre un peu quand même hein ? »

C’était pas tellement ça le problème. C’était juste qu’il savait qu’il allait devoir la protéger encore plus. Peut-être qu’il était temps qu’ils envoient une véritable armée à la surface ? Ou du moins, qu’ils tentent d’envoyer des personnes pour discuter. Mais bon, en vue des récents événements, c’était sûrement pas prévu pour tout de suite.

« J’imagine que l’on pourra voir … mais je ne pense pas qu’il faut que tu te fasses des illusions. Il n’y a que peu de chances que ça se passe ainsi. »

« A ce point, Tery ? Je sais bien que la situation n’est pas reluisante mais quand même … »

« Et bien, comment est-ce que je pourrais te dire tout ça ? Même si ça commence à faire quelques temps depuis la session à la surface. »

Et il lui expliquait à nouveau, car il était certain de l’avoir déjà fait, la situation à la surface. Une situation peu reluisante, compliquée, là où il n’y avait que des affrontements avec les soldats des différentes nations. Il allait continuer mais Héraisty l’arrêta, lui disant :

« Euh … A ce sujet, je me suis un peu renseignée et il semblerait que plusieurs démons vont à la surface. Ils payent des droits de passage mais il semblerait que les gardes diverses portes les laissent passer. Je ne sais pas si c’est vrai ou faux mais … enfin, tu vois. »

« Euh … En clair, tu veux dire que certains démons, non-armés, vont à la surface ? Et euh … Ils en reviennent ou non ? »

« Malheureusement, de ce côté, j’en sais rien du tout … et si je n’en sait rien, il vaut mieux ne pas se faire trop d’illusions à ce sujet. »

C’est bien ce qu’il pensait. Il était un peu stupide mais pas à ce point. Logique que les gens de la surface ne cherchent pas à les laisser revenir. Surtout en sachant que les démons cherchaient à en apprendre de plus en plus sur les équipements et autres des différents royaumes. Plusieurs millénaires de différence … ah.

« Bah … Tu comprends donc que ces démons imprudents risquent leurs vies stupidement, n’est-ce pas ? Il vaut mieux donc éviter cela. »

« C’est … pas pareil, Tery. Je sais ce qui m’attend, je ne veux pas me faire d’illusions. Je ne suis pas stupide, tu sais ? »

« Je n’ai pas dit ça. Ah … Je n’ai pas envie de me disputer, tu sais ? Donc si tu préfères, on va parler d’autres choses, ça sera mieux. »

« Oh ! Ce n’était pas mon but, Tery. Mangeons plutôt ! » dit-elle, un peu confuse et gênée. Au moins, ils étaient tous les deux ensemble, cela faisait de la bonne compagnie pour chacun.

De retour dans la salle du trône, l’empereur Malark était visiblement encore en discussion avec sa fille. Contrairement à ce qu’il pensait au début, la conversation était bien meilleure qu’il ne l’imaginait bien que sa fille lui posait quelques questions étranges.

« Au final, père, je me demande toujours pourquoi vous avez accepté d’envoyer deux démons à la surface et surtout, comment vous avez réussi cela ? »

« Deux démons ? Comment cela ? Enfin, non, les démons les plus faibles, peuvent réussir à atteindre la surface malgré les barrières à l’époque … mais cela qu’en de très rares moments. »

« Je veux parler de deux démons assez âgés. Ils étaient au courant par rapport aux doubles portes, savaient comment les ouvrir et ont réussi à ravager les différentes nations par leurs actes. Ce sont eux qui ont … enfin tué l’ancien roi de Shunter, fait assassiné la famille de Royan et bien d’autres choses. »

« Ce que tu me dis est assez étrange, je ne me rappelles pas avoir donner de telles consignes. Le plus important pour moi avait été que certains de mes « futurs » enfants naissent à la surface pour réussir un jour à ouvrir les doubles portes. Je n’avais pas pour but de tout ravager là-bas. Comme tu l’as remarqué, il y a déjà assez de problèmes dans le royaume souterrain. »

« Je le sais bien, père, je le sais bien. Mais si ce n’est pas vous, de qui pourrait-il s’agir ? »

« Hum … S’ils sont là depuis deux ou trois décennies, la liste se raccourcie. Par contre, de ce que tu m’as dit, je n’ai aucune nouvelle au sujet de ces deux démons. Il va falloir donc que je me renseigne à leur sujet. »

« Ca serait beaucoup mieux, je crois que je viens de ramener un nouveau problème à l’horizon. Je suis vraiment désolée, père. »

« Oh, ne t’excuse pas, ma fille. Je crois que tu en as fait bien plus que n’importe quel autres membre de ta famille et cela malgré le fait qu’ils soient présents depuis des décennies. »

« J’ai juste … une dernière question : les mères de Zalek et Wandy, est-ce qu’elles … »

« Il n’y en avait qu’une seule. Malheureusement, elle a été enlevée quelques mois après la naissance de Zalek. Elle semblait si heureuse d’avoir donné deux enfants. Lorsqu’elle a été retrouvée, elle n’était plut que l’ombre d’elle-même. Elle avait été gavée de la chair de ses suivantes et autres proches qui l’accompagnaient. J’ai préféré être celui qui a mis un terme à son existence. J’en ait jamais parlé à Wandy et Zalek. J’estime qu’il vaut mieux pour eux qu’ils pensent que chaque mère a été une personne désirant le pouvoir. »

« Père … pardon d’avoir ravivé quelques mauvais souvenirs. Je ne pensais pas que … »

« Si cela était un mauvais souvenir, j’aurai tout fait pour l’oublier … mais ces quelques années avec elle étaient parmi les meilleures qui soit. Simplement … Ah … »

Il lui demanda de bien vouloir le laisser seul et il la remercia. Seul dans la salle du trône … Il n’y avait pas besoin de lui préciser les raisons de cet enlèvement, qui en avait été responsable … qui avait été puni. Les fratricides et autres … c’était le lot quotidien de sa vie.

Laisser un commentaire