Chapitre 4 : En sécurité

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Chapitre 4  : En sécurité

« Bonjour, toi. » murmura une voix féminine à côté de Royan, celui-ci ouvrant les yeux sur un tissu de toile rouge. Ils étaient de retour à Traslord, comme convenu et ils étaient maintenant tout simplement en train de se reposer légèrement.

« Bonjour, Elise. Est-ce que tu as bien dormi ? » demanda t-il tout doucement alors qu’il observait son torse nu.

Dans l’imposant lit royal, les vêtements étaient jetés au sol alors que les couvertures partaient un peu dans tous les sens. La raison à cela n’avait pas besoin d’être détaillée, surtout lorsque le haut du corps nu d’Elise se redressa dans le lit, la jeune femme aux cheveux auburn lui faisant un doux sourire.

« Merveilleusement bien. Il faut dire que j’avais un délicieux oreiller et que j’ai passé une merveilleuse soirée, Royan. »

« Tant mieux alors … même s’il vaudrait mieux ne pas trop en parler à voix haute hein ? »

« Hmm ? Est-ce que tu veux dire par là que tu as honte ? »

« Bien sûr que non, Elise. Simplement, cela ne sert à rien de provoquer les autres. Je suis heureux de t’avoir à mes côtés, plus qu’heureux et je pense te l’avoir montré. »

« Oh… Plus qu’il n’en faut. Si on doit reprendre tes termes de cette nuit. »

Elle tira un peu sur le tissu, cachant sa poitrine bien qu’elle restait assise dans le lit, Royan faisant de même. Il reprit doucement la parole :

« Disons que je sais qu’Elen est un peu … sur les nerfs dernièrement. La provoquer inutilement ne servirait à rien, tu comprends ? »

« Je vois où tu veux en venir … et c’est normal. Je n’y avais pas pensé, je dois avouer ! Mais bon, j’espère que cette nuit ne sera que la première d’une longue série. Nous n’avons pas pu en profiter auparavant mais… maintenant, je compte bien rattraper ce retard ! »

« Il ne faut pas que tu crois que nous n’allons faire que ça, tu sais ? »

« Hey ! Tu ne peux pas prétendre que ça ne te fait rien du tout. Surtout pas après cette soirée hein ? Ah.. Vraiment, je suis si heureuse. »

« Tant mieux alors… » dit-il alors qu’elle clignait des yeux, fronçant légèrement les sourcils avant de pousser un petit cri puis de se jeter sur lui, sans même prévenir. « Je vais te rendre bien plus expressif, tu vas voir, toi ! »

« Elise, on ne peut pas ! On n’a… »

Mais elle ne lui laissa pas vraiment la possibilité de s’exprimer, l’emportant à nouveau sous la couverture, lui donnant une nouvelle raison d’être en retard aujourd’hui, retard qu’il allait avoir du mal à expliquer ça aux différents membres du conseil mais aussi à Elen.

Et c’était via quelques toussotements significatifs qu’il vint alors prendre place, une heure plus tard que prévu, Elise étant tout simplement radieuse à ses côtés. Même s’il tentait de garder son visage inexpressif, les rougeurs sur ses joues en disaient plus que de simples paroles. Elen marmonna quelques mots, tenant son enfant dans ses bras, celui-ci étant bien sage malgré le monde présent autour de lui.

« Nous devrions recevoir bientôt quelques nouvelles de Shunter. »

« Vous avez bien fait d’envoyer un courrier au maréchal Hémurion, roi Royan. »

« Comme Manelena m’avait dit que c’était lui qui se chargeait du royaume lorsqu’elle n’était pas là, ça n’a rien d’anormal que de prendre quelques précautions de ce côté. »

« Je pense que cela attendra une journée ou deux au minimum, Roi Royan. »

« Je ne pensais pas moins de toute façon. Et sinon, quels sont les rapports d’Honoros sur mes demandes au sujet des démons ? »

Plusieurs hommes et femmes arrivaient devant Royan, installé sur son trône, chacun et chacune tenant un papier différent en main. Il semblait écouter tout cela avec une grande attention, répondant et questionnant quand cela était nécessaire.

« Les clans avec qui nous sommes alliés gardent bien quelques démons en sécurité même si ces clans nous réclament de l’aide pour les protéger des autres clans qui n’hésitent pas à abuser de la puissance des démons. »

« De notre côté, les nouvelles concernant Mékalarma ne sont guère réjouissantes. Nos éclaireurs sont revenus gravement blessés mais ont terminé de confirmer ce que vous envisagiez déjà auparavant. »

« Par rapport aux démons et aux mékalarmiens ? »

« C’est exact. Les mékalarmiens usent et abusent des démons pour chercher un point faible chez eux. Pour cela, ils n’hésitent pas à sacrifier leurs propres citoyens qui possèdent les lignes de Zélisia, ces mékalarmiens aux écailles blanches qui sont facilement reconnaissables. Comme convenu, de nombreux messages ont été transmis dans le peuple mékalarmien mais êtes-vous sûr de ce que vous faites ? »

« Au sujet des messages ? Nullement. Les autres nations sont d’accord avec cette idée. D’un côté, cela permettra d’affaiblir l’armée mékalarmienne, d’un autre côté, cela permet aussi une légère ouverture si souvent espérée avec le peuple mékalarmien. C’est une chance unique que de pouvoir tenter de nouer des liens avec eux. »

« Mais les mékarlarmiens resteront des êtres brutaux, avides de guerre, par nature. C’est dans leur sangs ! Ils ne pourront pas lutter contre ça ! » continua de dire l’homme qui s’adressait à son monarque, espérant le raisonner.

« Comme ce que beaucoup pensaient des démons ? Et il y a de cela des années auparavant, voire des décennies, d’Honoros ? Nous devons nous montrer plus ouverts que ça. »

« Pa… Pardonnez-moi, roi Royan. Vous avez entièrement raison. Mettez cela sur le compte de mon inquiétude sur le fait que vous êtes l’unique représentant royal restant et que j’ai peur pour votre sécurité. »

« Ce n’est pas grave. Je sais parfaitement que vous ne pensez pas à mal. Votre famille est proche de la mienne et à son service depuis des décennies. »

« Merci beaucoup de ces paroles réconfortantes, roi Royan. »

« Bon, ce n’est pas tout cela mais continuons donc. Où en étions nous ? Qu’avons-nous après Mékalarma ? Les ambassadeurs de Claudiska ? Leur armée ? »

« Leur armée est toujours aux frontières entre nos deux pays, prête à vous suivre, comme l’a déclaré le conseil de Claudiska. »

« Tant mieux, tant mieux. Même si en un sens, nous n’avons pas besoin de nos forces armées vu que nous tentons de calmer ce conflit avec les démons, il est toujours de garder une certaine puissance si Mékalarma décide de continuer sur cette voie. Est-ce qu’ils ont été rassurants par rapport au reste de leur armée ? »

« Sans les détails, nous ne pouvons savoir exactement mais oui, leurs forces armées sont aussi aux frontières entre Claudiska et Mékalarma. Ils n’agiront pas mais iront se défendre si cela s’avère nécessaire. Nous savons tous que Claudiska préfère éviter tout conflit même quand ce dernier est à leurs portes. »

« Dire que pendant cette guerre avec les médaillons, ils se sont bougés, cela montre à quel point le caractère exceptionnel de la situation les ont poussé à réagir. »

Heureusement que le côté « fautif » de cette fameuse situation n’était pas là pour en parler. Sans Manelena et Tery, qui avaient été des ennemis lors du conflit de Shunter contre les autres royaumes. Bon, tout cela était maintenant derrière eux mais en même temps…

« Je crois que nous avons fini pour les sujets de la journée. Vous pouvez maintenant vous disperser. Je vous remercie pour les différentes informations et je compte sur vous pour continuer à me les donner ces prochains jours. »

Quelques minutes plus tard, lorsqu’il n’y avait plus tard, Royan poussa un léger soupir fatigué. Bien entendu, il y avait quelques soldats pour surveiller la salle du trône mais il tait seul, avec Elise, Elen, la mère de Tery. Bref, pas totalement seul mais ce n’était pas si dramatique que ça non plus.

« Ben alors, mon petit Royan, tu es déjà fatigué alors qu’on ne fait que commencer la journée ? Il y a une raison à cela ? »

« Tu ne m’as pas franchement aidé à dormir aussi. »

La jeune demoiselle aux cheveux auburn s’immobilisa, le rouge lui soudainement aux joues alors qu’elle tentait de bredouiller quelque chose, n’y arrivant pas. La mère de Tery eut un léger rire alors qu’Elen soupirait, finissant par dire :

« Royan, toi et le tact, c’est vraiment deux choses opposées. »

« Ce n’est pas la première fois que tu me dis cela, Elen. Mais… cela faisait quand même longtemps que je n’avais pas entendu cela. Pourquoi tu me le dis maintenant ? »

« La longueur des ébats que tu fais avec Elise ne concerne que votre vie privée, tous les deux, dans le lit royal. Nous ne sommes pas obligés d’en entendre parler, Royan. »

« Mes ébats ? Un peu de tenue, Elen. Cela ne se dit pas et qu’est-ce que les diplomates et nobles penseraient de cela s’ils entendaient ce que tu dis ? Je … Oh … Elise ? »

Il venait finalement de comprendre le message qu’elle voulait transmettre au jeune homme, hein ? Elen se massa le front avec dépit, faisant attention à son enfant niché contre elle alors qu’Elise finissait par dire :

« Ce… Ce n’est pas grave. On va dire que c’est moi qui suis responsable. Je l’ai bien méritée sur le coup, oui, oui, on va dire ça comme ça. »

« Je tiens quand même à m’excuser. Je n’avais pas fait attention, cela ne se reproduira plus, je peux simplement te le confirmer. »

« Oui, enfin, tu dis cela mais je suis sûr que tu feras encore une gaffe dans quelques jours. Tu sais, j’ai appris à te connaître. »

Il ne pouvait pas lui donner tort sur le coup. Il hocha simplement la tête en direction de la jeune femme aux cheveux auburn, s’exprimant par là qu’il était encore une fois désolé. Mais voilà qu’elle l’écoute à nouveau, comme les autres, lorsqu’Elen lui dit :

« Eh bien, si je m’attendais quand même à ce que même les clans d’honoros souhaitent et réclament ton aide, Royan… »

« Ce n’est pas vraiment fait pour se vanter. Simplement, les clans d’Honoros nous font plus confiance qu’auparavant, ce qui est une excellente nouvelle. »

« En même temps, si l’eau et le feu s’entendaient, cela se saurait. Un peu comme l’électricité et la terre. Encore que ce n’est pas vraiment l’élément le problème mais les personnes qui l’utilisent. Bref, Royan, c’est très bon de rester ouvert. »

« C’est grâce à toi, Elen. À toi mais aussi aux autres comme Tery et Manelena. Et aussi Clari. Et Elise bien entendu. Sans vous, je n’aurai jamais eu ce mode de pensée. Je me serais simplement enfoncé dans la vengeance par rapport à la mort de mes frères. »

Elise ne chercha pas à répondre, venant juste se mettre au niveau du jeune homme pour venir l’enlacer, sans aucune raison apparente aux yeux de ce dernier.C’était tout juste s’il disait à voix haute pour Elise :

« Tu n’as pas besoin de faire cela. J’ai tiré un trait sur cette histoire et leur souvenir est la seule chose qu’il me reste. Cela serait néfaste et n’apporterait rien de plus à la situation. De toute façon, les années sont derrière moi. J’ai fait mon deuil. »

Faire son deuil ? C’était parfois difficile à y croire mais Elise ne chercha pas à relever les propos de son roi adoré. La jeune femme aux cheveux auburn ne fit qu’un petit sourire tendre, comme pour lui montrer qu’elle comprenait.

« Mais arrêtons de parler de ce sujet, si vous voulez bien. Nous avons mieux à faire normalement, n’est-ce pas ? Nous devons parler avec les démons. »

« À ce sujet, ils sont d’accord pour discuter avec toi, Royan. Je ne sais pas ce que tu as en tête vu que tu ne voulais pas m’en parler mais bon. »

« Ce n’est pas que j’en ai point envie, Elise, simplement, je préfère qu’ils comprennent que cette idée ne vienne pas de toi mais de moi. Ainsi, ils auront moins de soutes sur la légitimité de ma demande et ils me feront alors plus confiance. Du moins, j’espère. »

« De ce côté là, leur permettre de rester vivre ici en attendant que la situation s’améliore, c’est déjà un bon point si tu veux être vraiment rassuré. »

« Tant mieux alors. Il ne faut pas trop tarder dans ce cas. »

Il était si pressé que ça ? Elise hocha la tête, Elen signalant qu’elle ne pouvait pas les accompagner, se devant de s’occuper de sa fille. Ils n’auront qu’à lui faire un bilan comme d’habitude. Elle se tourna vers la mère de Tery, lui demandant si elle voudra bien l’aider, chose à laquelle la femme accepta.

« Donc nous irons simplement tous les deux, si j’ai compris, Royan ? »

« Il semblerait, Elise. De toute façon, le mieux est que tu m’accompagnes. Si cela n’avait pas été possible, j’aurai alors retardé tout ça. »

« Oh… D’accord, d’accord. Si tu penses que c’est mieux ainsi, je ne vais pas t’empêcher de penser de la sorte, loin de là. »

« Disons que pour dialoguer avec des démons, si je peux avoir une jolie démone à mes côtés, ça sera plus aisé pour la discussion. »

« Jolie démone ? Hmm, tu peux continuer les flatteries pendant que nous nous y rendons, Royan, cela me plaît grandement. »

Hmm ? Qu’elle ne commence pas à s’y habituer non plus hein ? Il savait qu’elle plaisantait un peu et qu’elle n’appréciait pas les compliments à l’extrême. C’est pourquoi il savait quand il devait s’arrêter. Faisant un geste de la tête en direction d’Elen et la mère de Tery, le jeune roi de Traslord quitta la salle du trône, accompagné d’Elise.

Sur le chemin, Elise lui prenait la main, visiblement peu gênée de se montrer aussi affectueuse devant les gardes et les personnes présentes dans le palais. De toute façon, ce n’était pas comme si c’était un vrai secret. Tout le monde était au courant, bien que parmi les citoyens, cela n’avait pas été encore annoncé.

« Nous y voilà, Elise. Si tu veux me laisser faire d’abord, ça serait sympathique. »

« Mais il n’y a aucun problème à cela. »

Oui, pour le coup, il avait emménagé des quartiers pour les démons. Pas tous hein ? Il ne pouvait pas se le permettre mais pour ceux qui avaient une ou moins grande autorité sur les autres ou des titres de noblesse confirmés, il avait décidé de les emménager ici.

« Oh ! Le roi Royan est parmi nous ! Que nous veut donc le monarque de ce pays ? »

La demande n’était guère moqueuse mais étonnée. Car oui, aussitôt son arrivée, accompagné d’Elise, le monarque venait de se faire remarquer par un démon qui se rapprocha aussitôt de lui, vite rejoint par d’autres. Certains le remerciaient déjà pour l’hospitalité, d’autres semblaient encore méfiants.

« Simplement une demande de ma part mais avant de la poser, je me dois de prendre de vos nouvelles. Comment se passe la cohabitation avec les soldats royaux ou le personnel du château ? Il n’y a aucun problème ? »

« Aucun problème serait un bien grand mot, roi Royan. Néanmoins, si vous voulez dire par là qu’il n’y a eu aucun conflit, soyez en rassuré. Nul n’a levé la main sur nous et inversement. Nous ne voulons pas chercher de conflits alors que vous nous avez offert un toit pendant cette période assez sombre. »

« Et en même temps, messire Tery nous parlait de vous comme de ses autres compagnons de route de l’époque où il était à la surprise. Nous sommes surtout assez rassurés de savoir qu’il ne s’était pas du tout trompé à votre sujet. »

« Je vois que Tery parle beaucoup de nous. J’ai l’impression qu’il discute plus qu’il n’en faut … ah … Enfin bon, tant mieux si tout se passe bien alors. Néanmoins, je peux alors vous formuler ma demande dès maintenant. »

« Bien entendu. Mais de laquelle s’agit-il ? » questionna le démon, penchant la tête sur le côté, attendant une autre réponse de la part de Royan.

« Il s’agit tout simplement de vous demander de bien vouloir nous guider dans l’une de vos fameuses grottes. Comme vous, nous avons perdu de nombreuses personnes suite à cette attaque mais il y a de fortes chances qu’elles aient survécu. Comme Tery justement. Nous voudrions tenter de les retrouver. »

« Oh ! Oui… Nous voyons. Euh … Si ça ne vous dérange pas, est-ce que vous pourriez revenir plus tard ? Nous devrions en discuter entre nous d’abord. Mais vous seriez seul à venir nous suivre ? Ça ne serait pas trop dangereux pour vous ? »

« Oh, non, non, j’aurais ma propre troupe et quelques personnes de confiance avec nous. Je ne suis pas certain que ça soit très aisé de se déplacer dans vos grottes, non ? »

« Je ne vous le fait pas le dire, roi Royan. Il y a certaines créatures très sournoises qui n’hésiteraient pas à vous dépecer dès que vous avez le dos tourné. »

« Pour cela, vous n’avez pas à vous inquiéter, je serais capable de me protéger. »

« Tant mieux alors ! Pfiou … En voilà une bonne nouvelle. Nous vous donnerons une réponse plus formelle dans la soirée, roi Royan. »

Le jeune monarque fit un mouvement de la tête, en signe de compréhension, se tournant vers Elise pour lui signaler qu’ils en avaient terminé avec tout ceci. La demoiselle aux cheveux auburn regarda les démons avant de sourire, récupérant le bras de Royan entre les siens.

« Alors, on va pouvoir passer la journée à se promener, ça veut dire ! »

« Tu sais que j’ai quand même du travail ailleurs, Elise ? »

« Oh ? Bah, ce travail pourra attendre alors. Nous n’avons qu’à nous balader dans les ruelles de la capitale. Cela ne pourra ne nous faire que du bien ! »

« Nous promener en pleine rue, main dans la main ? Vraiment, Elise ? »

Et le regard qu’elle lui lançait était des plus éloquents : Vraiment, oui. Pour elle, c’était tout ce qu’il y avait de plus normal. D’ailleurs, lui-même ne semblait pas vraiment dérangé par cette idée. En le regardant bien, sa main avait été chercher celle de la démone, sauf qu’il évitait de l’exprimer de vive voix.

« Roi Royan, est-ce que je peux me permettre une réflexion ? »

« Si elle n’est pas insultante envers Elise, je peux l’accepter. »

« Vous êtes mignon à essayer de prendre discrètement la main de notre princesse Elise. »

« Je ne crois pas que je peux permettre une telle remarque. Allons-nous en, Elise. »

Et même s’il évita de montrer qu’il était gêné, le jeune homme aux cheveux bleus quitta la place sous le rire des démons. Elise avait son propre rire, disant rapidement :

« Ne leur en veut pas, Royan. Ils sont soulagés de savoir que tu n’es pas aussi horrible que les histoires démoniaques prétendaient sur les gens de la surface. Même s’il est vrai que parler ainsi à un roi étranger, ce soldat avait du courage. »

« Comme il faut s’en douter, ce sont des soldats mais qui ont sûrement des titres de noblesse. C’est ce que je demandais. Les soldats lambdas se trouvent dans la ville et bien qu’ils ne soient pas isolés, ils sont quand même sous bonne garde au cas où. »

Oh mais elle le savait hein ? Même si elle comprenait qu’il ne faisait que répéter cela pour la rassurer sur le devenir des différents soldats au service de Tery et qu’il ne fallait donc pas s’inquiéter, il les protégerait, comme convenu.

« Alors, cette visite, Elise, tu es toujours intéressée ? »

« Et pas qu’un peu, Royan ! J’espère qu’ils répondront par l’affirmatif à ta demande ! »

Et lui donc. Sans ces démons, la recherche de Tery et Manelena s’avérerait difficile.

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