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Chapitre 4 : Sur qui compter

Chapitre 4 : Sur qui compter

« Bisous mon petit Ric. »

Calsidya m’embrasse longuement, nue comme un ver dans le lit alors qu’elle me sourit ensuite tendrement. Elle sait que j’apprécie grandement ses baisers et semble ne pas vouloir s’arrêter. J’hoche la tête en souriant en même temps.

« Il faut que l’on se lève, aujourd’hui, nous avons quelque chose d’important à faire. Je vais devoir prévenir tout le monde au sujet de la Triafa. »

« On ne peut pas rester encore trente minutes au lit, Ric ? S’il te plaît. »

« Non non. Tu as assez profité cette nuit, je crois, non ? »

Elle rigole tendrement alors qu’elle se met assise, sa poitrine mise à nue pour le plaisir de mes yeux. Ah … Quand même pour une Momartik, je me rappellerai toujours à quel point elle est chaleureuse comme femme.

« Tu vois ? Tu veux rester avec moi. Ton corps le dit, Ric ! »

« Mais j’ai encore assez de sang dans le cerveau pour lui dire que non. Je vais sous la douche. Tu peux toujours ve … »

Elle n’attend même pas que je finisse ma phrase pour se lever et me prendre par la main pour m’emmener aussitôt dans la salle de bain. Moi et mes idées, je m’applaudis des fois devant tant … de bêtises. Je pousse un profond soupir amusé alors que je suis emmené de force dans la salle de bain.
Quelques minutes plus tard, enfin une bonne demi-heure, je suis propre et frais. Ce qui s’est passé dans la salle de bain, je ne peux pas en parler. Et j’espère que Calsidya fera de même envers les autres femmes-pokémons. Enfin, généralement, elles en discutent quelques fois même si je n’aime pas être le sujet de conversation surtout sur ce point.

« Une simple question de décence quoi. »

« De quoi est-ce que tu parles, Ric ? »

Je remarque qu’à force de penser, je parle à voix haute dans la cuisine, les cinq femmes autour de moi. Je murmure que ce n’est pas bien important avant de reprendre :

« Je comptes aller voir Alphonse et Casior cette après-midi. Pour leur prévenir de ce que je compte faire pour la Triafa. Si vous ne voulez pas venir, ce n’est pas un problème. »

« Ah que si ! Je veux bien venir ! Pour sûr ! »

« Et moi donc ! » répond Dyamia après Céra. Bon ben, c’est décidé, tout le monde vient … Comme d’habitude. Je crois qu’il va falloir envisager l’achat d’une nouvelle voiture. Heureusement, le commissariat n’est pas si loin que ça et donc, on peut y aller à pied. Même si dans le fond, je ne suis plus vraiment policier, loin de là.

Dans le commissariat, j’ai le droit aux salutations habituelles. Bien entendu, Casior n’est pas là, il ne faut pas rêver. En tant que président de Fronse, il ne peut pas rester dans un tel endroit. Néanmoins, je connais son numéro de téléphone. Mais pour l’heure, je recherche Alphonse et on me signale qu’il est parti en patrouille.

« Bon, je pense que je vais l’appeler. Merci encore. »

Je prends mon portable et compose son numéro. J’attends quelques secondes avant qu’il ne décroche, visiblement heureux de m’entendre. A côté de lui, j’entends la voix de Roubé. Tiens donc, en patrouille ? Mon œil ! Je lui explique la situation et il s’exclame aussitôt :

« Hors de question de nous mettre de côté cette fois-ci, c’est compris ?! »

« Je m’en doutais, Alphonse, je m’en doutais. »

« Alors, tu me tiens au courant et pas d’embrouilles, compris ? »

« Oui, oui, ne t’en fais pas pour ce point. Je vais appeler notre cher président. »

« Comme tu veux, salues-le de ma part. »

Je coupe la conversation tout en terminant l’appel. Bon, j’espère qu’il n’est pas trop occupé. Nous sommes quoi ? En milieu d’après-midi ? Quel jour ? Jeudi ? Je peux espérer ne pas le déranger. Enfin, j’espère surtout déjà qu’il acceptera ma demande. Second appel alors que les femmes discutent entre elles.

« Tiens donc, Ric Auré. Cela faisait longtemps ton appel. »

« Président Casior. Je voulais éviter de déranger celui qui dirige notre pays. Enfin sauf maintenant car c’est urgent. »

« Bien entendu, bien entendu. Alors, que se passes-t-il exactement ? »

« Je peux lui parler, Ric ? » me demande Dyamia alors que je suis surpris. Quoi ? Mais c’est important et … HEY ! Elle me prend le téléphone des mains avant de s’éloigner avec. Vraiment ! Je ne la savais pas aussi malpolie !

Mais je la laisse faire, la voyant hocher la tête et parler à voix haute plusieurs fois. Elle a quelques informations sur la Triafa ? Non elle, m’en aurait quand même parlé, n’est-ce pas ? Je n’en suis pas si sûr. Mais après quelques minutes, elle me tend le téléphone.

« Casior ? Désolé, je … »

« J’ai raccroché, Ric mais ne t’en fait pas, j’ai tout préparé. Normalement avec tout ça, Casior devrait trouver rapidement des informations à ce sujet. »

« … … … Et si tu nous mettais au courant, Dyamia ? »

« Les femmes ont leurs secrets. Ne t’en fait pas, je pense que d’ici une semaine au grand maximum, tu auras ce que tu veux obtenir. Et oui, je te rappelle que j’ai des oreilles et donc que toutes ces années où je fus enfermée à la Triafa ne sont pas là pour rien. »

« … … … Je n’aime pas vraiment les grands secrets, tu le sais bien. »

« Ca ne fait rien. Ce soir, peut-être … Je verrai. »

Je soupire une nouvelle fois. Elle ne me dira rien tant que je ne recevrai pas le coup de fil. Enfin, elle va « marchander » cela et je me dis que j’ai intérêt à être efficace ce soir. Enfin, même si ce n’est pas le cas, j’arriverai à obtenir les informations que je veux. Dyamia me regarde avec un petit sourire.

« On dirait que tu es motivé, n’est-ce pas ? »

« Car je suis sûr de te faire plier, Dyamia. Ca sera bien simple. »

Elle émet un petit éclat de rire alors que je me demande quoi faire de ma journée. Pourquoi ne pas travailler ? Par contre, six personnes dans une voiture de patrouille, ça ne va pas être possible. Ah … Bon, je vais devoir m’occuper.

Chapitre 3 : Les plus belles des femmes

Chapitre 3 : Les plus belles des femmes

« Ric ! Ric ! Regarde-moi ce kimono ! »

Je me tourne vers Calsidya qui est en admiration devant un kimono couleur bleu ciel mais avec des petites fleurs blanches dessus. L’obi est de couleur vert pomme mais le tout est harmonieux et magnifique à observer.

« C’est vrai qu’il t’irait très bien. Tu le veux ? Aujourd’hui, c’est exceptionnel, je tiens à le rappeler. Alors, sans faire de folie, tu peux quand même l’obtenir. »

« Je pourrai même le porter ce soir … Je veux bien, Ric. »

« Les filles, si vous voulez bien m’attendre ? Ou alors, vous pouvez venir avec nous, il faudra qu’elle l’essaye, je pense, vite fait, avant d’aller l’acheter. »

Les femmes hochent la tête positivement alors que je me dirige avec Calsidya à l’intérieur de la boutique. Il n’y pas trop de monde, tant mieux … Surtout que tous les regards sont tournés vers moi et les femmes qui m’accompagnent. Bien entendu, les femmes et les hommes-pokémons sont devenus un peu plus communs mais autant … Ca peut être étonnant. Et puis, je ne veux pas que l’on s’imagine des choses à mon sujet.

« Ric, je vais aller l’essayer, d’accord ? Séphyria, tu veux bien m’accompagner ? Tu es la mieux placée pour savoir si elle me convient ou non. »

« D’accord, d’accord. J’arrive. Je regarderai le tout plus tard. » dit la femme aux cheveux bleus avant de s’éloigner avec Calsydia.

« Et vous ? Les filles ? Vous avez trouvé votre bonheur ? »

« Pas encore, pas encore, j’aime bien les robes à fleurs ! » dit Céra dans un grand sourire alors que Tritani ne dit rien du tour, ne faisant qu’observer quelques vêtements tout en les touchant du doigt. Je m’approche d’elle, murmurant :

« Alors, Tritani ? Rien qui t’intéresse ? »

« Je ne sais pas trop … Je … Tous ces vêtements sont bien jolis, vraiment … »

« Alors, tu sais quoi, sans faire de folies, essayes de prendre ce qui te plaît. Et ne t’en fais pas pour l’argent, d’accord ? Comme je n’utilisais rien depuis des mois voire même plus, j’ai une somme quand même considérable. Et puis, entre nous … Vous avez aussi travaillé donc vous avez aussi de l’argent. »

« D’accord mais … Je ne sais pas trop quoi prendre, je t’avoue. »

« C’est pour ça que je te trouves toujours aussi mignonne. Malgré que tu sois une dragonne, tu es bien plus timide que la majorité des femmes. Comme quoi, la noblesse n’est pas égale à la prétention, loin de là. »

Je l’embrasse sur la joue, la jeune femme aux cheveux violets rougissant violemment en baissant la tête, observant maintenant un habit avec attention. Puis soudainement, une femme aux cheveux blancs me saute sur le dos, murmurant dans mon oreille :

« Alors, on drague une petite dragonne en oubliant son amour d’antan ? »

« Dyamia … Tu ne serais quand même pas jalouse, n’est-ce pas ? »

« Chacune d’entre nous est jalouse … mais ne t’en fait pas, on ne va pas se battre pour un homme. On préfère se le partager. C’est comme ça que ça marche les pokémons, même humanisés. Un seul dresseur pour plusieurs pokémons. Je te montrerai plusieurs tenues, tu me diras ce que tu en penses, d’accord ? »

« Seulement si tu m’expliqueras ce que c’est par rapport à ta couleur de cheveux. »

« Oh ça … C’est un secret de femmes. On verra ça au moment venu, d’accord ? »

« D’accord, d’accord … Mais je veux bien t’en dire un, Dyamia. Je comptes pas m’arrêter maintenant pour la Triafa. Je n’ai pas encore prévenu les autres et je ne sais pas ce qu’elles en pensent mais … Je vais essayer de trouver où ils sont et les arrêter définitivement. Avec leurs projets assez fous, je suis sûr que je peux les stopper pour toujours. »

« Je te préfère comme ça, mon petit Ric. Enfin, mon grand Ric, tu as grandi depuis tout ce temps hein ? Et ne t’en fais pas, je pense que tout le monde t’accompagnera sans aucun problème. Nous sommes tous unis, n’est-ce pas ? Et puisque tu m’as dit ça, je veux bien t’expliquer … Enfin, le moment venu pour nous deux … Mes cheveux noirs et mes yeux rubis, disons que tu es le seul à pouvoir les provoquer réellement. »

« Ah bon ? C’est étrange mais je notes ça … »

Je note ça dans ma tête avant de l’accompagner pour voir ce qu’elle veut comme vêtement. Il y a du choix, beaucoup de choix. Mais à voir si tout cela lui plaira ou pas. Je ne sais pas trop ce que je dois penser mais qu’importe …

La Triafa, j’ai un moyen de la combattre. Je peux y arriver. Pourtant, je me sens anxieux. J’ai toujours du mal à oublier Lania. Elle me manque, elle était enjouée … et avec Emairon, je pensais vraiment que ça marcherait entre eux deux. Et Loïc … Ah … Je ne dois pas penser à les tuer, juste à les livrer à la justice.

Oui … C’est mieux. J’ai fait mon deuil de Lania. Je me demande quand même à quoi est-ce qu’elle aurait ressemblé en tant qu’humaine. Je ne sais pas … Mais quand je vois Dyamia, Tritani et les autres, je ne peux pas penser à autre chose. Elle aurait mérité d’être humaine, comme Emairon mais bon … Ce n’est plus possible.

« Ric ? Mais tu pleures ? »

« Hein ? Non … Une poussière dans l’œil. Mais toi ? Comment va Calsydia ? »

« Le kimono lui va tellement bien que ça en est indécent. Vraiment … Malgré sa poitrine, je ne m’attendais pas à ça. » dit Séphyria qui est revenue vers moi alors que je passe une main sur mes yeux. Ce n’est pas le moment de flancher.
Je dois être prêt au pire. Non … Il n’y aura pas de pire. Quand je vois les mines enjouées des cinq femmes que je côtoie tous les jours, je ne peux pas imaginer le pire. Je suis heureux, elles sont heureuses. Pourquoi est-ce que tout devrait déconner ?

… … … Je ne sais pas. J’y réfléchis mais je ne veux ça se termine. Je vois Calsidya qui s’approche de moi avec le kimono, souriante et enjouée. Je ne peux m’empêcher de sourire aussi. Céra s’écrie, appelant mon nom car elle a trouvé une robe qui lui convenait. Oui, je dois continuer pour ces cinq femmes.

Chapitre 2 : La vie de tous les jours

Chapitre 2 : La vie de tous les jours

« Quand même … Je me demande si l’appartement est assez grand pour nous tous. »

« Tu as cinq femmes rien que pour toi, heureusement, tu as trois chambres. Deux, deux et deux, c’est largement suffisant, Ric. »

Séphyria me fait cette remarque en souriant alors que j’hoche la tête. C’est vrai … Mon seul souci est que j’aime une femme uniquement le soir. Bien entendu, je suis apte à les aimer toutes … mais pas en même temps ! Il ne faut pas exagérer !

« J’ai quand même un peu de décence ! »

« De quoi est-ce que tu parles et à qui est-ce que tu parles, Ric ? » demande Calsidya, un sourire aux lèvres. Elle sait que c’est son soir.

« Oh à rien, ni personne. Ne t’en fait donc pas sur ce point, Calsidya. »

Justement, j’ai l’impression qu’elle s’en fait. Puis bon, je sais parfaitement que malgré le fait qu’elle soit une Momartik, elle est vraiment … bouillante comme femme. Ah oui … Et pas qu’un peu d’après mes souvenirs des quelques soirs avec elle.

« Je me disais, si nous allions nous promener aujourd’hui ? »

« Une promenade avec toi ? Je suis d’accord à 100% ! » s’écrit Calsydia dans un grand sourire alors que je pousse un soupir amusé. Bien entendu qu’elle est d’accord avec moi.

« Tout le monde est invité, hein ? Pas seulement toi. »

La voilà qui fait une petite mine boudeuse avant de sourire. Je sais qu’elle avait parfaitement compris au départ mon message. Voilà tout … Mais bon, mieux vaut prendre ses précautions et en être sûr bien entendu. On ne sait pas à quoi s’attendre exactement, loin de là. Même si … Depuis mon retour, tout est vraiment tranquille, à mon grand étonnement.

« Il faut donc se préparer non ? Aller, toutes dans la salle de bain ! »

Céra est la première à prendre la parole. Et aussi la première à partir vers la salle de bains. De toute façon, à cinq, elles auraient beaucoup de mal à rentrer dedans toutes ensemble. Je ne dois pas rire de la situation car ce n’est pas amusant mais bon … Quand même, en un sens, c’est plaisant, très plaisant de voir ce qui se passe.

Enfin, j’aimerai penser de la sorte mais je n’en suis pas si sûr que ça. Je m’installe sur le canapé et je vois Séphyria qui arrive pour s’asseoir à mes côtés. Elle se colle contre mon torse alors que je la prends contre moi, murmurant faiblement :

« Tu vas bien, Séphyria ? Est-ce que tout ça te convient ? »

« Tu as aimé Dyamia … ma grande sœur … Et d’autres femmes … Je pense que je peux passer outre, ne t’inquiètes donc pas à ce sujet, d’accord ? » me dit-elle pour bien me montrer que ça ne la dérange pas le moins du monde. J’aimerai vraiment penser comme elle.

« Je ne m’inquiète pas le moins du monde et je suis sûr de mon choix. C’est plus le regard des autres qui me gêne dans tout ça. »

« Le regard des autres ? Mais en quoi est-ce que ça te concerne ? Reste toi-même, Ric. »

« Je veux bien mais bon … Je sais que mes amis ne me jugeront pas sur ce point mais les autres ? Regarde donc quand je vais sortir avec vous … »

« Et ? Tu seras entouré par cinq magnifiques femmes. Je pense plus à de la jalousie qu’à autre chose de leurs parts. De toute façon, qu’est-ce que cela change ? »

« Je ne sais pas trop … Peut-être devrais-je quitter le pays et aller dans l’un de ceux qui acceptent le fait qu’un homme ait plusieurs femmes ? »

« Si tu parles de ceux où les femmes sont traitées comme des pokémons, il en est hors de question. Je refuse, Ric ! C’est compris ? » me coupe-t-elle sèchement alors que je déglutis. Le message est parfaitement passé.

Je ferai mieux de me taire et puis bon, moi avec mes idées absurdes. Je veux juste qu’elles soient toutes heureuses même si j’ai dû alors coucher avec elles. Je ne regrette rien de ce côté, loin de là même.

« Alors ? Tu es plus soulagé maintenant, Ric ? »

« Bien plus, Séphyria. Tu devrais aller dans la salle de bain non ? Ou alors, elles ne te laisseront plus d’eau chaude. Je pense que c’est mieux et … »

Elle m’empêche de continuer à parler alors qu’elle est en train de m’embrasser longuement. Puis après quelques secondes, elle se retire, murmurant en posant un doigt sur mes lèvres :

« De toute façon, je resterais la première, n’est-ce pas ? Qu’importe celles qui passeront après, moi, je sais que j’aurai une place bien spéciale. »

« Tu es quand même un petit peu jalouse, n’est-ce pas ? »

« Un petit peu, peut-être. »

Mais elle se lève et me laisse alors seul. Je sais parfaitement que la situation peut être oppressante pour moi mais bon, je m’y fais. Et Séphyria n’est pas si jalouse que ça. C’est la meilleure chose à faire. Ah … Je ferme les yeux, plongeant dans un léger sommeil en attendant qu’elles se préparent toutes. Je crois que … Aaaaah.

« Ric, Ric … Aller, debout. »

« Hmm ? Qu’est-ce qui se passe exactement ? » marmonne-je alors en ouvrant faiblement mes yeux, regardant devant moi. Ah ! Elles sont toutes prêtes et ravissantes. Mais bon, je sais ce que l’on va faire aujourd’hui. Je me lève, signalant que je vais me passer un peu d’eau sur le visage alors que je les contemple brièvement. Elles sont quand même magnifiques ces cinq femmes. Magnifiques et si différentes chacune. J’ai vraiment … de la chance.

« Voilà, je suis prêt, mesdemoiselles. Nous pouvons y aller ! »

J’aimerai bien prendre le bras de deux des cinq femmes mais bon, pas de jalouse alors je ne fais rien du tout. En fait, le pire, c’est qu’elles forment un cercle autour de moi. J’ai l’impression d’avoir des gardes du corps. Je crois que beaucoup seraient jaloux de savoir ça… Enfin bon, lorsque nous sortons, je reprends la parole :

« Direction le centre-ville. Même si je sens que je vais faire une bêtise, nous devons aller acheter des vêtements pour vous toutes. Heureusement qu’à force d’économiser, j’ai normalement de quoi tenir … mais bon, pas trop de folies non plus, hein ? »

Céra fait éclater sa joie, semblant apprécier plus que la normale le shopping tandis que Dyamia sourit. C’est vrai qu’à la Triafa, elle n’avait pas beaucoup de choix. Mais bon, maintenant, avec elles, il était sûr de pouvoir les combler.

Chapitre 1 : De l’amour pour cinq

Chapitre 1 : De l’amour pour cinq

« Hmmm … Qu’est-ce que … »

Ah oui. Pourquoi est-ce que j’en suis encore étonné ? Je regarde mon torse nu alors que je me dis que ce n’est pas vraiment une tenue. Mais bon, c’est bien comme ça que je suis depuis ces dernières semaines et je ne peux pas m’en vouloir. Je regarde sous la couette et oui, je suis bien complètement nu, pour ne pas changer.

« Ric ? Tu es déjà debout ? »

« Dors encore, il est bien trop tôt pour que tu réveilles. » dis-je en passant une main dans ses cheveux. Je l’entends marmonner de plaisir alors que je me lève. Je pense que je suis le premier debout visiblement, je n’entends pas les autres.

Je me dirige vers la cuisine, ayant passé quand même un bas avant de me servir un café. Je suis encore tout engourdi de la nuit d’hier. Il faut dire que malgré les apparences, elle est … vivace, très vivace, mais active aussi.

« Oh ? Tu es déjà là ? Je pensais être la première, à l’aurore, comme le soleil. »

Un petit rire se fait entendre et je me retourne pour apercevoir une magnifique jeune femme aux cheveux blancs et aux yeux bleus. Elle s’approche de moi avant de m’embrasser sur les lèvres, je me laisse faire sans aucun problème.

« Disons que malgré le fait que je sois épuisé, je tiens quand même à avoir des heures de réveil convenables. Je préfère la laisser dormir là. »

« C’est vrai qu’elle est un peu bruyante mais … elle t’aime, n’est-ce pas ? Nous t’aimons toutes et tu le sais parfaitement. »

« Je le sais … Je le sais, Dyamia. Et puis, j’ai accepté cela, non ? Pas jalouse ? »

« Pas le moins du monde, j’accepte pleinement de te partager avec les autres. Et puis bon, je ne voudrai pas qu’elles soient déçues, hein ? »

« Sûrement … Tu veux un peu de café ? Par contre, porter uniquement l’une de mes chemises comme tenue, c’est un peu … indécent. »

C’est vrai que la Pyrax humanisée n’est pas très recouverte et qu’elle a justement ouvert quelques boutons de la chemise. Et donc, on peut apercevoir une bonne partie de sa poitrine. Chose qui n’échappe pas à mon regard mais au sien aussi.

« Ohla, vilain polisson, tu couches avec une femme et tu en étudies une autre ? »

« Je … Désolé, Dyamia, c’est juste que c’est difficile à ignorer. Pardonne-moi. »

Elle éclate de rire avant de bien signaler que ce n’est pas grave le moins du monde. Il lui en faut plus pour l’offusquer et puis bon, en un sens, ça ne change rien puisqu’je l’ai déjà vue bon nombre de fois … et sans rien pour la recouvrir.

« Mon corps est fait pour être vu de toute façon, Ric. Et puis, je … »

« Déjà debout tous les deux ? Pourtant, ce n’était pas ton tour, Dyamia. » dit une voix, coupant la parole à la Pyrax. Séphyria est là, mettant une main devant sa bouche. Elle porte juste une nuisette bleue qui lui va plus que bien. Elle vient m’embrasser à son tour, je lui tends une tasse qu’elle refuse.

« C’est vrai, j’oublie que tu ne supportes qu’à moitié le café, désolé. »

« Ca ne fait rien. Hier, vous avez quand même fait beaucoup de bruit, tu t’en rends compte ? Et comme Calsydia s’y est mise à son tour de son côté, murmurant que demain, donc aujourd’hui, ça serait son tour … Vraiment, qu’est-ce que tu nous as fait là ? »

« Même si elle est timide, il faut croire qu’elle est … très expressive. Désolé. »

Je cherche à m’excuser mais bon, le mal est fait. Enfin … Le bien, dans ce cas précis. Je remarque qu’une seule personne n’est pas encore debout.

« Elle dort encore Céra ? »

« Ça peut être une plante, ça ne change pas qu’elle n’est pas du matin. »

« Je vais aller la réveiller puis après, je vais réveiller la belle dragonne. »

Les deux femmes me sourient avant que je ne m’éloigne d’elles. Je me dirige vers une chambre, toquant brièvement avant de rentrer à l’intérieur. Voilà que j’ai affaire à une jolie Fragilady qui n’est recouverte par rien du tout. Visiblement, être naturiste pour elle, cela semble être naturel. Néanmoins, je m’approche d’elle et l’embrasse sur le coin des lèvres, des lianes venant m’enserrer aussitôt.

« Ah non, Céra. Ce n’est pas le moment, désolé … Mais il est l’heure de se réveiller. »

« Seulement si j’en ai un second. »

Je soupire et l’embrasse vite fait alors qu’elle me libère. Je dois maintenant me diriger vers la demoiselle du jour. Je retourne dans ma chambre, m’approchant d’une jeune femme aux cheveux violets et aux yeux de même couleur. La beauté et la noblesse d’une dragonne … et pourtant, couchée dans ce lit, elle semble si frêle et fragile.

Mais bon … Elle est ainsi et pas autrement. Je m’approche d’elle et vient l’embrasser tendrement sur les lèvres. Les yeux violets s’ouvrent pour me regarder alors que la jeune femme rougit faiblement. Je murmure :

« Aller, petite marmotte, c’est l’heure d’aller debout. »

« Je … Je crois que je ferai bien de prendre une douche, Ric. Je suis toute en sueur … à cause d’hier. » bredouille-t-elle en rougissant.

« Je confirme cela … D’ailleurs, les autres aussi. »

Elle est encore plus rouge maintenant alors que je rigole un peu. Il faut dire qu’il est simple de l’embarrasser. Mais je trouve ça charmant et mignon en un sens. Ah … Hahaha … Vraiment très mignon même. Je la laisse partir vers la salle de bain alors que je regarde le lit. Hier soir, c’était Tritani. Aujourd’hui, ça sera Calsidya. D’ailleurs, je remarque que j’ai oublié d’aller la réveiller. Mais je sais ce qui m’attend si j’y vais. Je la connais à force.

« Si on m’avait dit qu’un jour, j’accepterai ça … »

Mais avoir couché avec Dyamia m’a ouvert l’esprit. J’ai décidé de les aimer toutes … Même si cela est impur, même si cela est dégueulasse aux yeux de tous et de toutes, ça ne fait rien. J’aime les cinq femmes, les unes autant que les autres. Je ne veux pas faire de différences, loin de là. Je ne peux pas, je ne peux plus maintenant. C’est ainsi et pas autrement.

Chapitre 47 : Les pouvoirs d’un démon

Chapitre 47 : Les pouvoirs d’un démon

« Tery, Tery, Tery. »

Il fût recouvert de baisers par Elen, celle-ci étant couchée sur lui, dans la tenue de sa naissance alors qu’il portait la même. Couchés sur un lit, la couette sur eux, la jeune femme cherchait à dévorer son visage, chuchotant :

« Mon petit Tery à moi, rien qu’à moi, uniquement à moi, n’est-ce pas ? »

« Tu es de bonne humeur, Elen, ce matin, on dirait bien, non ? » chuchota le jeune homme en venant caresser le dos nu de la demoiselle aux cheveux blonds.

« Qui ne le serait pas avec l’homme qu’elle aime ? Et toi, tu es content de me sentir contre ta peau, Tery ? J’ai l’impression que ouiiiiiiiiii. »

Elle émit un petit rire avant de bien se coller à lui. Elle s’amusait avec son corps sans aucune once de remord mais il le lui rendait bien. Malgré qu’il s’étaient aimé tout la nuit, elle voulait visiblement recommencer ce matin et il ne pouvait pas dire qu’il ne désirait pas la même.

Une bonne heure plus tard, ils descendaient les escaliers de l’auberge, se rendant au rez-de-chaussée pour aller déjeuner. Tout le monde était déjà là et il ne pût s’empêcher de sourire devant ce spectacle. Comment ne pas être heureux avec de telles personnes ?

« Bonjour à tous. Bien dormi ? Le réveil à l’auberge ne fut pas trop difficile ? »

« Pas vraiment, je dois dire que ça me fait un certain bien. Je me sens plus en sécurité ici. »

Royan qui s’adressait à lui. Plus en sécurité ? Oh ? D’ailleurs, c’est lui ou Royan est toujours et constamment aux côtés d’Elise. Ca n’a pas l’air de déranger la jeune demoiselle aux cheveux auburn qui parle aisément avec lui.

« Comme c’est attendrissant. » chuchota t-il, Elen haussant un sourcil à ses côtés.

« Un souci, Tery ? Je ne comprends pas pourquoi tu dis cela, si tu veux bien m’expliquer. »

« Oh, rien du tout. Des fois, il vaut mieux observer et ne rien dire. »

Il gardait son sourire, allant s’asseoir avant de se mettre à déjeuner avec les autres. Chacun parlait, décidant du reste de la journée. Le fait de se reposer fût décidé à l’unanimité ou presque, Manelena déclarant que cela faisait un mois qu’elle restait ici sans rien faire et qu’elle commençait à être usée de tout cela.

« Qu’est-ce que tu proposes alors, Manelena ? »

« Je ne sais pas mais pour le moment, je retournerais peut-être à la bibliothèque. Vous faites ce que vous voulez de votre côté mais du mien, je … »

« Mais justement, si tu veux combattre l’ennui, le mieux, c’est pas plutôt de … » commença à dire Tery avant de s’arrêter, le regard furieux de Manelena posé sur lui. D’accord !

« Ouuuuuuuh ! Visiblement, en un mois, ça ne s’est pas vraiment arrangé ou je me trompe ? Je pensais que si en vous laissant seuls. Tery, tu n’es pas doué avec les filles ! »

Le jeune homme eut un petit rictus. Il avait bien envie de dire quelque chose à Clari mais il devait se retenir. Ce n’était pas bon de s’emporter de la sorte. Puis surtout, il allait créer plus de problèmes qu’autre chose par sa faute ! AH !

« Je ne tomberais pas dans ce piètre grossier, Clari, désolé pour toi. »

Pour toute réponse, elle lui adressa un grand sourire, terminant son petit-déjeuner avant de s’étirer un peu. Elle ne savait pas encore quoi faire mais ça, ce n’était pas bien grave à ses yeux ! Elle avait tellement pour s’occuper. Elle fixa Tery pendant quelques secondes, le jeune homme le remarquant, haussant un sourcil :

« Un problème, Clari ? Tu me regardes avec insistance. »

« Je me demandais si je cherchais à te kidnapper pour me promener avec toi pendant toute la journée ou non. Je trouve ça intéressant comme programme. »

« Non ! Tu ne feras rien de tout ça, compris, Clari ? »

Elen avait haussé un peu la voix mais aussitôt, elle a pris le bras de Tery entre ses mains, fixant la femme à la chevelure de même couleur que la sienne. Elle était déjà prête à se battre mais non, elle comptait profiter de Tery pour les prochains jours, quitte à ce qu’il finisse épuisé par tout ça, c’était très clair !

« Bon au moins, on sait à quoi s’attendre, non ? Héhéhé, c’est divertissant. »

« Je ne trouve pas amusant du tout, Clari, est-ce bien compris ? Tery n’a pas besoin que l’on vienne l’embêter avec toute cette histoire ! »

« Oh ? Mais de quelle histoire est-ce que tu parles, Elen ? Et pourtant, tu me sembles très en forme, non ? Tu n’es pas un peu fatiguée par rapport à hier ? Cela se comprendrait hein ? Enfin, je ne juges pas de mon côté, voilà tout. »

Elen piqua un fard, relâchant le bras de Tery d’entre ses bras avant de manger en silence. Clari eut un nouveau rire tandis que Royan soupirait, s’adressant à Elise :

« Si vous n’avez rien à faire, mademoiselle Elise, il se peut que j’ai besoin d’aide pour les prochaines heures. Est-ce que vous voulez m’accompagner ? »

« J’accepte avec joie, prince Royan ! Mais est-ce que je prépare quelques affaires pour la route ou non ? Qu’est-ce que vous voulez que je fasse exactement ? Vous pouvez me le dire ? »

« Hum, non, rien de tout cela. Vous verrez sur le moment. »

« Bon et je pense que Sérest et Séran vont aller se promener ensemble, je suis désolée pour toi, Manelena, tu vas te coltiner ma présence ! » s’exclama Clari, sourire aux lèvres, visiblement peu décontenancée à cette idée. Manelena marmonna quelques mots :

« De toute façon, dans le fond, je n’ai pas vraiment le choix, non ? »

« Pas vraiment non ! Dommage pour toi, ma grande ! Tu vas devoir me supporter, tu penses pouvoir y arriver ? Hahaha ! Je sais que non ! »

C’était lui ou il remarquait qu’ils partaient tous par duo ? Oh, pourquoi pas ? Il était sûr que cela ne dérangeait pas du tout Elen mais pour Manelena ? La femme aux cheveux argentés sembait comme résignée à l’idée de suivre Clari. Hahaha. Il n’avait pas vraiment envie d’en rire, Clari pouvant parfois être très agaçante si elle le désirait.

« Bon, si tout le monde a fini, on se sépare puis on … AH ! Je sais ! Est-ce que vous seriez intéressés par une promenade ce soir ? Tous ensemble ? Comme ça fait un bon mois que l’on est là, moi et Manelena, on peut vous faire découvrir pas mal de choses, qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça vous intéresse ou non ? »

« Hum … pourquoi pas ? De toute façon, il faut bien fêter les retrouvailles non ? Alors j’avoue que cette idée m’intéresse, je dirais oui alors. »

Sérest et Séran venaient de donner leurs accords. Elen hocha la tête en soupirant : passer une soirée en amoureux n’allait visiblement pas être possible pour eux mais bon … Clari émit un petit rire pour signaler qu’elle était parfaitement d’accord, signalant que Manelena l’était tout autant sans même attendre son avis. Royan et Elise se regardèrent avant qu’Elise ne vienne dire d’une voix enjouée :

« J’aime beaucoup cette idée ! Alors retrouvons ici pour l’heure du repas du soir ! Chacun aura peut-être une idée pour faire visiter aux autres ! »

« Séparons nous alors. Nous avons encore beaucoup à faire ! »

Le jeune homme aux cheveux bruns tapa dans ses mains comme pour donner le rythme, se levant en premier avec Elen. La jeune femme aux cheveux blonds prit aussitôt son bras, l’invitant alors à la suivre pour qu’ils puissent tous les deux se promener.

Dehors, elle continua de le guider, l’emmenant à travers les ruelles. Après une bonne dizaine de minutes, elle se retourna, poussant un soupir satisfait avant de se mettre à siffloter. Tery ne comprit guère réellement ce qu’elle faisait, clignant des yeux avant qu’elle ne dise :

« Ah ! Enfin séparés du reste du groupe ! Tery ! Prends-donc mon bras ! »

Il s’exécuta, un petit sourire au coin des lèvres. Elle avait juste fait cela pour se débarrasser des autres, n’est-ce pas ? Il n’était pas dupe, il l’avait parfaitement remarqué hein ? Se grattant la joue avec confusion quant à la suite de la journée, il est interrompu par un gnomold qui le regarde derrière des lunettes circulaires. Il tient un livre en main, fixant le jeune homme avant de dire :

« Tery … Vanian ? C’est bien vous ? »

« C’est le cas, qu’est-ce que je peux faire pour vous ? Vous semblez être un intellectuel d’après ce que je crois remarquer. Vous avez une question à me poser ? »

« Plutôt un message à vous transmettre : Le grand archimage Ernold aimerait vous voir pour communiquer avec vous si cela est possible. Cela concernerait plusieurs choses dont je ne peux parler en public, il semblerait. »

« D’accord, d’accord. Bon ben, désolé, Elen, il semblerait que le travail nous appelle. »

« Grmbl … j’aime pas ça. J’espère pour lui que c’est vraiment important ! »

Elle avait pris une mine plus que boudeuse et irritée, signe d’un mécontentement grandissant. Elle qui pensait profiter de Tery pendant la journée, voilà que maintenant, tout était gâché par cette histoire ! TSSS ! Ils exagéraient vraiment !

« Ca a vraiment intérêt à être important, je tiens à vous le dire car je supporterais pas que l’on se moque de moi encore une fois, bien compris ? »

« Je … je fais que transmettre le message, mademoiselle ! Rien de plus ! »

Le gnomold trembla sur le coup, Tery donnant une petite tape assez douce sur le derrière du crâne d’Elen, comme pour lui dire d’arrêter de faire peur à ce gentil gnomold. Hahaha ! En y réfléchissant, c’était un peu ridicule de penser de la sorte.

« On pourrait presque croire que … ah … non rien. »

« De quoi est-ce que tu parles, Tery ? Ne caches pas ce que tu veux dire hein ? » demanda Elen, cherchant à retrouver son calme malgré sa déception.

« Non, rien de spécial. Juste que je ne pensais pas défendre un gnomold de la sorte, c’est assez amusant en un sens mais ce n’est pas déplaisant. Tu fais peur à un gnomold, d’habitude, c’est l’inverse hein ? Je tiens à le signaler. »

« Tsss, je ne mords pas pourtant, je ne suis pas comme ça, il ne faut pas exagérer ! »

« Oh, tu sais, tu peux être terriblement hargneuse quand tu le veux hein ? J’en sais quelque chose et je pense que les autres aussi d’ailleurs. »

Elle recommença à grommeler, visiblement irritée qu’on la compare à tout ça. HEY ! Ce n’était pas de sa faute à lui si elle agit de la sorte hein ? Qu’elle ne cherche pas un coupable alors qu’elle était la seule responsable de cette réputation, hahaha !

« Mais tu es ma boudeuse à moi et c’est comme ça que je t’aime, Elen »

« Ah ! Enfin une belle parole venant de toi, Tery. Je croyais que je ne l’aurais jamais. » répondit-elle avec un peu d’amusement, plus motivée maintenant.

Le jeune couple accompagna le gnomold jusqu’à la tour des archimages, le remerciant avant d’aller aussitôt en direction du bureau d’Ernold. Néanmoins, un homme vint leur signaler que le grand archimage était descendu et avait demandé à les recevoir là-bas. Tery se gratta la joue, un peu décontenancé : devant les portes ? Vraiment ? Ça concerne ces dernières ? Peut-être que c’est plus grave qu’il ne le pensait au final.

« Archimage Ernold ? Archimage ? »

« Oh ! Vous voilà donc enfin, Tery et Elen ? Oh ? Vous êtes seuls ? Bon, ce n’est pas grave, tant que je peux transmettre ce message, c’est le plus important. »

Le gnomold d’un certain âge eut un petit soupir, comme visiblement embêté qu’il n’y avait pas personne mais bon, ils pouvaient toujours répéter ce qu’il allait dire donc ça passait. Il tenait plusieurs parchemins en main, les montrant au jeune homme et à la jeune femme avant de désigner l’imposante double porte derrière lui :

« Je ne vais pas vous faire une représentation de cet endroit, vous le connaissez non ? Mais si je vous aie appelé, c’est pour évoquer avec vous plus de choses concernant les démons, les sceaux et les créatures légendaires. »

« Nous vous écoutons, qu’est-ce que vous avez à nous dire à ce sujet ? »

« Tout simplement tout et rien … Tery, est-ce ce dernier mois, tu as été souvent t’entraîner avec tes golems ou non ? »

« C’est le cas, bien entendu. Je crois que je vous en avais parlé, si je ne me trompes pas, non ? Mais pourquoi une telle question ? »

« Ces parchemins, j’aimerai que tu les lises. Ils concernent différentes sortes de golems. Ils ne sont pas reliés par la même magie que les livres mais je pense qu’il est nécessaire que tu comprennes que les golems … sont en fait les vestiges d’une des plus puissantes magies démoniaques. Je pense que tu vois où je veux en venir, non ? »

« Que si je n’arrête pas de me renforcer dans cette magie, c’est bien parce que je suis moi-même un démon en quelque sorte, c’est ça ? »

« C’est bien cela. Oh, attention, que tu sois un démon ne change rien à la dévotion dont tu as fait preuve pour arriver à tout ça hein ? Sans ta motivation, tu n’aurais jamais été aussi doué pour les golems, il ne te faut pas retirer cette volonté. »

« Oui mais bon, ce qui est fait est fait non ? On ne va pas se plaindre non plus. Je suis content mais … tout cela va m’aider beaucoup ou non ? »

« Oh, cela dépend de la façon dont tu vas lire ces parchemins. Néanmoins, sache que nous restons très surpris des progrès par rapport aux golems. Sincèrement, tu es sous le regard de tous les magiciens d’Omnosmos. »

« Sachant que je suis recherché à mort par les cinq royaumes … je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non dans le fond. »

« Ne t’en fait pas. Comme signalé à Omnosmos, nous sommes neutres par rapport à tout cela. Du moins, certains te voudront du mal mais c’est un peu partout pareil, n’est-ce pas ? »

« On va dire ça … je sais pas si je dois me sentir rassuré ou non. » rétorqua Tery en haussant les épaules. Il observa les différents parchemins, reprenant : « Et il y a autre chose ? »

« Nous pourrions évoquer plusieurs points mais je ne pense pas que ça soit cela qui t’intéresse réellement, n’est-ce pas ? Je ne me trompes pas, je crois bien. »

« Je comptais passer ma journée avec Elen donc une heure ou deux pour toute cette histoire, ça ne me dérange pas tant que ça, n’est-ce pas, Elen ? »

« Ca m’embête plutôt mais je ne vais pas me plaindre plus que nécessaire donc … tu peux faire ce que tu veux avec lui, je peux partir de mon côté. »

Il lui prend la main, cherchant alors à la rassurer. Non, il s’occupe de ça et ensuite, ils prennent du bon temps ensemble, rien de plus. Elen resta sans rien dire, marmonnant quelqus mots une nouvelle fois :

« Bon, c’est bien parce que tu m’y forces un peu, Tery, je tiens à te prévenir. »

« Je le sais, je le sais, ça sera juste assez rapide. Bref, Ernold, pourquoi vouloir me donner plus de pouvoirs ? Si un jour, je n’arrive plus à contrôler ce côté démoniaque ? »

« Je suis sûr que ça sera le cas, je peux te rassurer. Pourquoi depuis plusieurs mois, tu y arrives ? Et maintenant, ça ne serait plus le cas ? »

« Je ne sais pas du tout, je voulais simplement vous signaler cela, rien de plus. Je ne veux pas créer plus de problèmes qu’il n’y en a déjà, voilà tout. » répondit le jeune homme aux cheveux bruns, baissant les yeux, légèrement confus par tous ses propos.

« Tu n’as pas à t’en faire, c’est aussi simple que ça. Il faut que tu aies plus confiance en toi et tu verras alors que tout sera beaucoup plus facile, non ? »

Peut-être, oui. C’est ça qu’il lui manquait : la confiance en soi. Il n’arrivait pas à croire qu’un jour, tout n’allait pas exploser. Un jour, il allait abandonner et ce jour-là, il voulait éviter qu’Elen et les autres ne soient présents, par mesure de sécurité.

« Tery, si Ernold le dit, je pense que tu peux être rassuré non ? Ernold, merci pour les parchemins sur ces golems mais … vous avez sûrement une autre idée derrière la tête non ? Vous ne donneriez pas des choses aussi importantes sans raison. »

« J’aimerai que Tery continue ce qu’il avait débuté ici : son entraînement avec les golems. De nombreux mages et autres personnes d’Omnosmos aimeraient t’affronter, Tery. »

« Hein ? M’affronter ? Mais pour quoi faire ? Je ne veux pas servir de cirque ambulant, je tiens à le signaler, sans méchanceté, n’est-ce pas ? »

« Ce n’est pas vraiment un problème, ne t’inquiète donc pas à ce sujet. Si tu veux tout savoir, Omnosmos n’est pas rassuré à cause des nombreux sceaux qui se brisent. Dans le pire des cas, les Démons seraient de retour. Si cela doit arriver, ils utiliseront alors sûrement cette magie démoniaque qui leur permet de créer des golems. Si tu nous permets de s’entraîner contre toi, Omnosmos sera alors préparé, voilà tout. »

« Ca me semble être une raison plus valide que le reste. »

« J’espère alors que tu accepteras cela. Mais à partir de demain, rien ne presse. Je peux vous laisser votre journée maintenant. »

« Ah ! Enfin ! Rien contre vous, Ernold mais merci ! Tery ! Nous y allons maintenant ! »

« D’accord, d’accord, Elen ! Bon ben, bonne journée, Ernold ! »

Le gnomold se retint de rire en voyant Tery qui était tiré de force par la jeune femme aux cheveux blonds. Il ne fit qu’un geste de la main comme pour les saluer avant de remonter avec eux. Ils se séparèrent, Elen et Tery allant vers la sortie tandis qu’Ernold retournait dans son bureau, les saluant une nouvelle fois. Lorsqu’ils furent dehors, Elen s’adressa à Tery :

« Tery ? Sincèrement … Je pensais qu’on allait profiter mais au final, rien du tout ! »

« Je suis désolé, Elen. Ce n’était pas voulu de ma part. Mais bon, je ne pouvais pas refuser une telle chose non ? Et visiblement, j’ai de la lecture pour ce soir. »

« CE SOIR ! Pas maintenant ! Tu me ranges ça tout de suite, d’accord ? »

Le jeune homme hocha la tête avec vivacité avant de s’exécuter. Bon bon bon, il valait mieux ne pas la mettre en colère, n’est-ce pas ? Il l’embrassa après, la serrant contre lui avec tendresse. Voilà, voilà, comme ça qu’il pouvait calmer une jolie jeune femme furieuse.

« Ca sera pour avant d’aller dormir, d’accord ? Pour le reste de la journée, tu es ma priorité. Qu’est-ce que tu en dis, Elen ? Cela te convient ? »

« Hum … plus que des mots, je veux des actes à ce sujet ! »

Hahaha ! Il voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire par là. Il eut un nouveau sourire avant de venir l’embrasser tendrement. Comme ça ? Ce genre d’actes lui convenait ? Vu que la jeune femme se laissait faire, il prenait alors cela pour un oui.

« Aller, viens, nous avons encore beaucoup de chemin à faire non ? J’ai beaucoup à te faire découvrir dans Omnosmos, tu vas voir ! Je n’ai pas perdu ce mois pour rien ! »

« D’accord, d’accord, tu me sers alors de guide, Tery. Attention à ne pas m’emmener dans une ruelle sombre et sordide, je ne sais pas ce que tu pourrais me faire ! »

Il cligna des yeux, la regardant avec appréhension. Faire quoi ? Elle … WOW ! Euh … Non ! Elle exagérait et pas qu’un peu hein ? Il ne ferait jamais ça ! Il n’était pas de la sorte ! Pas ainsi ! Il hocha la tête négativement tout en disant :

« Je préfère encore un lit douillet pour cela, Elen. »

« Et les gens pensent que tu es un démon. Ils sont vraiment ridicules, n’est-ce pas ? »

Elle le savait parfaitement en le voyant. Le jeune homme n’avait rien d’un monstre et elle venait encore de le prouver. Et puis bon, c’était du domaine du privé et elle voulait que personne à part lui n’en profite ! Fin de l’histoire, voilà tout !

Chapitre 30 : Deux humanoïdes féminines

Chapitre 30 : Deux humanoïdes féminines

« Voilà ce que vous désiriez … »

« Un morceau de peau ? Je ne pouvais pas espérer mieux de ta part. Sais-tu au moins pourquoi est-ce que tu as fait cela ? »

« Un morceau de peau est bien mieux que quelques gouttes de sang. Si une partie est … mauvaise, vous pouvez toujours en prendre une autre. Normalement, vous devriez avoir l’ADN de Ric Auré parfaitement avec cela. »

Le Gallame pose un genou au sol, le chef de la Triafa le regardant avec un grand sourire. Il récupère le morceau de peau de Ric Auré avec des gants et une pince stérilisée avant de dire d’une voix douce et faussement chaleureuse :

« Parfait … Parfait … Parfait … Je crois que tu as bien mérité de voir l’avancée du projet. Grâce à toi et à ce morceau de peau, le projet Adomantxys va pouvoir se conclure. Oui … Maintenant, ce n’est qu’une question de semaines. »

« Comme vous le désirez. Où est-ce que Loïc se trouve ? »

« Il devrait arriver bientôt. De toute façon, ce n’est pas bien important. Le projet sera visible très bientôt part tout le monde. Suis-moi. Elle a déjà une apparence humaine. »

Une apparence humaine ? C’est donc bel et bien un pokémon humanisé … Enfin, une pokémon humanisée. L’homme aux cheveux verts accompagne le vieux chef de la Triafa, celui-ci passant à côté de nombreux scientifiques jusqu’à emmener Emairon devant une cuve … dans laquelle baignait une femme.
Elle avait des cheveux orange et bleus comme le ciel. Elle avait quelque chose de différent … Il le reconnaissait amplement. C’était même bizarre … franchement bizarre care des morceaux de métal étaient présents autour de son corps …

« Comment se fait-il que du métal flotte autour d’elle ? »

« Ce sont des matériaux issus non-loin de la météorite où nous avons trouvé son ADN dans l’espace. Ils semblent comme guidés par elle. Ce projet date depuis tellement d’années … Hahaha … Comme celui de Ric … D’ailleurs, son ADN et celui de cette créature sont comme liés. Oui … Leurs ADNs … »

« Qu’est-ce que vous avez fait exactement avec Ric ? Je crois me rappeler qu’il était souvent emmené ailleurs quand il était ici non ? »

« Oh … Des petits tests … Rien de plus, hahaha … Son corps est une véritable bombe génétique … Un pur concentré de toutes les expériences que j’ai fait sur les humains … Ah oui … Le propre fils de cette femme géniale … Cette savante qui n’hésitait pas à utiliser ses propres cellules et son propre corps pour ses tests. C’est d’ailleurs l’unique raison qui fait que Ric a pu tenir le coup aussi longtemps … Sans ce côté issu de sa mère, il n’aurait jamais été capable de tenir. J’ai pris des risques, j’ai eu ce que je désirai. »

« Mais alors, pourquoi est-ce que vous avez laissé partir Ric après quelques années ? »

« A cause de la trahison de son père … Il valait mieux pour lui qu’il ne reste plus ici. Et puis, je n’avais plus besoin de lui … Tiens, d’ailleurs, tu peux rester ici pour regarder Adomantxys, de mon côté, je crois que je vais préparer une petite surprise pour Ric … S’il décide de revenir me causer quelques problèmes avec la disparition de Dyamia. Il n’appréciera surement pas que les ADNs des pokémons en lui se réveillent. Hahaha… »

Emairon reste de marbre alors que l’homme s’éloigne sans plus de mots. Emairon reste là, regardant la femme dans la cuve. C’est donc cela … le projet que Balzak a en tête depuis des années ? Cette femme … Et cela a commencé avec Ric ?

« Où est Ric ? »

Hein ? L’homme aux cheveux verts sursaute, regardant autour de lui. Est-ce qu’il avait entendu une voix ? Ce n’était pas possible. Il avait surement rêvé. Oui … Il y avait de fortes chances que ça ne soit tout simplement qu’une hallucination de sa part et rien d’autre. C’était peut-être pour cela qu’il valait mieux pour lui qu’il ne se fasse pas d’illusions.

« Ric n’est pas ici. » dit-il par la pensée bien qu’il ne s’attend pas à une réponse.
Une réponse qui n’arrive pas. Il jette un dernier coup d’œil à la femme dans la cuve avant de s’éloigner à son tour. Il ne va pas rester ici plus longtemps. Après son départ, alors que la cuve est seule et isolée, les yeux de la femme s’ouvrent avec lenteur, dévoilant deux pupilles bleues. Le métal qui flotte autour d’elle semble se mouvoir, prenant l’apparence d’une arme.

« Alors ? Comment est-ce que Ric va ? »

« Je lui ai téléphoné et il va parfaitement bien. Dyamia, la Pyronille qu’il recherchait, est avec lui visiblement. Quand même … Quel homme à femmes. Cinq femmes autour de lui, il en ferait des jaloux. »

Le président de la Fronse est seul dans son bureau … ou presque. Nullement surveillé par quelques personnes chargées de sa sécurité, Casior est tranquillement installé dans son fauteuil, regardant par la fenêtre avant de reprendre :

« Tant mieux … Il prend des risques démesurés … Vraiment exagéré même. Mais bon … Vous en prenez tellement aussi de votre côté. »

« Oh … Moi, pour ma part, j’ai eu peur sur le moment mais … Ce qui est fait est fait. »

« Nos plus grands scientifiques vous remercient. Grâce à vous, nous avons pu réussir à faire ce que l’on désirait. Et puis, vous vous êtes portée volontaire, n’est-ce pas ? »

« Je voulais obtenir cela … Je n’ai donc pas eu peur des plausibles conséquences. Je ne le regrette pas, loin de là. »

Finalement, une femme aux cheveux bleus sort de l’ombre, un petit sourire aux lèvres. Son œil doré se pose sur une photographie … Une photographie représentant trois hommes, deux femmes et deux enfants en bas âge.

« Vous connaissiez le père de Ric et celui d’Alphonse, c’est bien ça ? Il était mignon à cette époque. Enfin, il l’a toujours été. Par contre, qui était cette femme ? Je pense que l’une est celle de Loïc … n’est-ce pas ? »

« La seconde était la mienne. Morte dans l’exercice de ses fonctions, il n’y a pas de plus belle mort pour quelqu’un qui avait juré de défendre les faibles. »

« Est-ce pour cela que vous êtes autant opposé à la Triafa ? Malgré le fait que vous soyez devenu président de la Fronse ? »

« Puisqu’elle est morte en tentant de sauver plusieurs pokémons humanisés … On peut dire que oui … Mais cela remonte à fort longtemps. Et c’est le passé. Tu ferais mieux de rester dans l’ombre encore pour le moment. Tu sais parfaitement que la petite dame Persian risque de sentir ta présence si tu perds ton temps ici. » répond Casior en se levant.

« Je ne dois toujours pas me montrer … mais le moment sera bientôt venu. »

La femme aux cheveux bleus disparait complètement, comme si elle n’avait jamais existée alors que plusieurs coups sonores se font entendre. Casior demande à la personne de rentrer, laissant paraître Cassandra, la femme Persian qui l’accompagne toujours depuis maintenant plusieurs mois.

Chapitre 29 : Une belle femme

Chapitre 29 : Une belle femme

« Alors … Si nous commencions, Ric ? »

« Bien … Bien entendu … Mais je te rappelle que je suis un peu blessé et … »

« Ce n’est pas grave, je vais être douce … très douce avec toi. »

Elle me couche sur le lit et je la sens déjà qui grimpe sur moi. Je sens aussi ses pointes de chair qui viennent caresser mon torse. Elle n’a rien perdu … de son excitation et moi de la mienne. La preuve en est qu’elle retire rapidement mon caleçon pour commencer à prendre mon sexe en main. Je … AH !

« Toujours bien vif, n’est-ce pas ? Mais je tiens à te signaler … Nous ne ferons pas de positions abracadabrantesques pour … Quoi ? Tu as l’air surpris ? »

« Je ne m’attendais pas à entendre ce mot de la sorte … Enfin ici … »

« Roh … Espèce d’idiot … Tu te moques de moi, mon grand. Je vais donc me distraire avec toi, pour la peine ! »

AH ! Elle est … Elle est en train de le lécher ! Je sens sa langue qui passe le long de mon sexe ! Je sens aussi qu’elle est en train de retirer la peau ! Mon gland est nu ! Mais … AH ! Elle est en train de prendre mon sexe à deux mains.

« Quelle belle taille … Oh … Je te promets que je n’irai pas comparer et puis … Ce n’est pas le plus important … La seule chose que je désire, c’est que toi et moi, nous le fassions ensembles. Après toutes ces années de souffrance à t’attendre … »

« Arrêtons de parler, d’accord ? Qu’est-ce que tu en dis ? Je vais souffrir un peu mais c’est mieux que de continuer à discuter. »

Elle émet un petit rire puis elle se couche avec douceur sur moi. Je sens ses lèvres qui se collent aux miennes mais je réagis en posant mes mains sur son dos. Je continue le baiser, nouant ma langue avec la sienne alors que je fais quelques mouvements de hanche pour caresser son sexe avec le mien. Je l’entends gémir de plaisir avant qu’elle ne vienne me mordiller l’oreille, me soufflant :

« Je n’en peux plus, Ric … Je vais le faire maintenant … d’accord ? »

« Ne te fais pas de mal, hein ? Je ne veux pas que tu souffres à cause de ça. »

« Oh ne t’en fait pas, si c’est une souffrance, elle ne sera que passagère. On parle quand même de t’aimer, mon ange. »

Je sens une partie de son corps qui se relève … le haut en fait. Et puis … Je sens qu’avec sa main, elle tend mon sexe à la verticale. Mon gland à nu réagit aussitôt lorsqu’il sent les lèvres vaginales de Dyamia qui commencent à l’avaler … Je ressens une certaine … tension. Enfin, une petite difficulté à pénétrer … Je n’ose pas retirer le bandeau car je m’en voudrai à jamais de coucher avec une adolescente mais là … Comme je ne vois pas, je ne peux rien penser.

Puis subitement, mon sexe est complètement avalé … Je suis rentré complètement en elle ? Je … AH ! Ca serre assez fortement ! Elle éclate de rire mais … il y a quelque chose de différent. Il y a aussi quelques reniflements alors que je l’entends bredouiller :

« Hahaha … Qu’est-ce que c’est bon … C’est Ric en moi … Après toutes ces années … C’est tellement bon que mon vagin se contracte pour ne jamais le laisser s’enfuir. Hahaha … Snif … Qu’est-ce que c’est bon ! Je suis désolée, Ric. Je ne peux pas me pencher vers toi pour te recouvrir de baisers. Je ne suis pas assez grande … Il faudra attendre un peu. »

« C’est chaud ! C’est brûlant même ! J’ai l’impression que mon corps va fondre ! »

Je ressens une telle chaleur … comme si mon corps allait se consumer. Mais pourtant, rien de tout cela ne se passe. C’est juste … C’est juste différent. Tout mon corps réclame ce qui se passe et je tends mes mains en avant. Je sens les mains de Dyamia qui viennent les prendre avant de me les poser sur ses seins. Je les caresse, je les soupèse, je les malaxe, je les masse, je leur fait un tel traitement qu’elle souffle :

« Je ne savais pas que tu aimais t’attarder sur … eux … Ric. Ah … Mais continue. Continue, ça m’excite encore plus, mon amour ! »

Avec de telles paroles, la douleur n’existe plus. Je ne la ressens plus. Je ne fais que bouger mes hanches mais maintenant mes mains s’arrêtent de caresser ses fesses. Posées sur ses hanches, je la pénètre avec une telle rapidité que je me demande si mes blessures ne vont pas se rouvrir. Soudain, je me contracte avant de crier :

« Je … JE … DYAMIA ! »

« N’aies pas peur ! Je te veux tout en entier, Ric ! »

De toute façon, mon sexe n’aurait pas voulu quitter cet antre des plus chaleureux. Je sens que je me déverse en elle. J’ai honte de penser de la sorte mais je joui … Je joui plusieurs fois … Je sens que je me vide plusieurs fois en elle. Je continue même mes mouvements de hanche alors que la voix qui s’adresse à moi est maintenant différente.

« Mon amour ? Je crois que j’ai une petite surprise pour toi. »

Une surprise pour moi ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Car si ce n’était pas une surprise d’avoir autant de plaisir avec elle, je ne sais pas ce qui m’attend. Je sens juste que son sexe arrête d’envelopper le mien.

Et puis … Elle revient se coller contre moi. Là aussi, c’est différent, vraiment différent. Ses cheveux caressent bien plus mon corps … comme s’ils étaient plus longs. Et puis sa poitrine ! Là aussi, elle recouvre plus mon torse qu’auparavant.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? Enfin … Dyamia ? C’est toujours toi ? »

« C’est toujours moi … Tu veux que je retire ton bandeau ou tu veux le faire par toi-même ? »

« Je vais le faire … Dyamia. »

Je suis un peu un peu anxieux … En fait, très anxieux même. Mais j’enlève le bandeau d’un seul et unique geste pour bien montrer que je n’ai pas à avoir peur … et puis … je reste bouche bée. Car oui … J’ai affaire à une femme en face de moi. Une femme de mon âge … Elle a des cheveux blancs … de très longs cheveux blancs qui camouflent sa poitrine … devenue aussi généreuse et imposante que celle de Calsidya ? Voire même un peu plus ! Mais ses cheveux vont jusqu’au nombril. Et elle a de magnifiques yeux bleus ! Deux saphirs ! Aussi parfaits que ceux de Séphyria. Mais ce que je remarque principalement, c’est surtout … les ailes … Six ailes orangées, couleur de feu, couleur du soleil … On dirait six branches d’une étoile représentant l’astre solaire.

« Alors ? Ric ? Est-ce que je suis à ton goût ? »

Je ne fais qu’hocher la tête positivement alors qu’elle revient se loger contre moi. J’ai bien … retrouvé Dyamia ? La véritable Dyamia, cette fois, non ? Mais je peux être heureux, très heureux … J’ai de la chance de l’avoir. La Triafa pourrait bien disparaître maintenant … ou presque. J’ai encore une vengeance à accomplir. Mais pour l’heure, ce n’est pas le moment de penser à cela. J’ai une femme à aimer.

Chapitre 28 : Cacher la vérité

Chapitre 28 : Cacher la vérité

« Aller … ZOU ! On fait ça comme ça ? Tu y arrives ? »

« C’est quand même gênant … Dyamia. Tu n’es qu’une adolescente. »

« Je suis une femme mature et qui est capable de prendre un bain avec un homme blessé salement. D’ailleurs, on va faire attention à ce que les plaies ne s’ouvrent pas, d’accord ? »

Oui mais je … Enfin … Disons que voilà … Je lui tourne le dos pour chercher à me déshabiller mais j’entends déjà ses habits qui tombent de son côté. Une adolescente quoi ! Je … Gloups … Je finis le premier et plonge aussitôt dans l’eau qu’elle a fait couler bien avant que l’on rentre dans la salle de bains. Je ne dois pas la regarder mais j’y suis obligé. Comme elle est de dos, je peux voir ses fesses nues et je … Enfin non … Je ne devrais pas … Pas du tout quand même ! Pourquoi est-ce que je comporte comme un gamin ?

« Bon ! Je te laisse décider, Ric. Je m’installe contre toi ou en face de toi dans le bain ? »

« Cont… Euh en face … Enfin , je … »

Je ne sais pas quoi dire. Contre moi, je la sentirai directement. En face de moi, je pourrai tout voir. Quel idiot mais quel idiot ! Elle rigole mais se retourne vers moi. JE … NON ! Qu’il se calme ! Qu’il se calme ! Je suis plus qu’excité !

« Au moins … Quelqu’un a l’air content de me voir. Il sort même de l’eau. »

Je ne regarde même pas mon sexe. Mes yeux sont rivés sur sa poitrine qui est plutôt belle et appétissante … Enfin, avec les tétons roses au bout … Gloups. Et son entrejambe … Il y a des poils pubiens de couleur blancs et noirs. C’est … C’est bizarre mais c’est excitant. Elle plonge dans l’eau et vient se coller contre moi … mais de face ! Je peux tout voir ! Et je peux tout sentir ! Bon sang ! Mon sexe !

« Vilain polisson … Ric … Tu ne voudrais quand même pas qu’on le fasse dans l’eau, n’est-ce pas ? Et puis, être excité par une adolescente, tu n’as pas honte ? »

« Pardon … Je vais me contrôler. Je ne devrai pas … C’est inexcusable. »

« Tu es un homme … Je suis une femme. Et puis, je ne suis pas en reste non plus hein ? Si je n’avais pas voulu une telle réaction, je n’aurai pas été dans le bain, je ne me serai pas mise de la sorte sur toi … et puis … Je voulais être réellement désirée … Enfin, est-ce que tu me désires, Ric ? Je veux dire … »

Elle semble gênée et embêtée. Quelque chose la dérange mais quoi ? Je n’aime pas la voir ainsi. Elle prend ma main gauche et la descend jusqu’à …HEY ! Je … Je tente de la retirer mais elle continue de me fixer avec ses yeux rubis, un peu rougie aux joues.

« Ric … Tu ne seras pas le premier … mais surement le dernier homme. Je ne compte plus les hommes qui sont passés par là … Je ne compte plus le nombre de fois où mon corps a été ravagé et sali par ces hommes. Je veux juste savoir : est-ce que tu crois que tu peux me désirer ? Malgré l’impureté de mon corps ? Ne t’en fait pas … L’intérieur est toujours … bon. Il est toujours capable de donner vie, il est toujours utilisable, je … »

« Ne parle pas de ça comme si tu étais un objet dont une fonction était brisée ou non ! »

« C’est vrai… Mais donc, ça ne te dérangerai pas ? »

« La seule chose qui me dérangera, c’est le fait que tu sois une adolescente, voilà tout. Peut-être que je suis excité mais je suis quand même consciencieux. »

« Ric … Je te promets que tu ne seras pas déçu du voyage si toi et moi … Nous le faisons ensembles. Oui … Je suis sûre et certaine qu’avec toi, tu ne te consumeras pas … Je suis sûre et certaine que toi et moi, cela sera pour la vie. On se lave un peu ? »

Bien entendu. Enfin … Je ne m’attendais pas à ce qu’elle commence à me … oh … C’est … Ohla ! Elle est douée, c’est vrai. Elle le fait … Ah … Qu’elle arrête ! Sinon, je risque de … Elle pousse un petit cri de surprise alors que je rouvre les yeux. Voilà qu’elle est maintenant … tachée … Elle s’enfonce dans l’eau de la baignoire, gardant son sourire avant de ressortir quelques secondes plus tard.

« Ric, j’espère quand même que tu tiendras plus longtemps ce soir hein ? »

« Pardon mais c’était … tellement bon … Enfin, je ne m’y attendais pas et … Qu’est-ce que tu es en train de faire là ? Hein ? Vilaine fille. »

Je dis cela alors que je la vois faire quelques mouvements dans l’eau. Comme elle n’est pas parfaitement translucide, difficile d’observer en détails mais dans ce genre de situations, il n’y a pas vraiment besoin de voir pour comprendre.

« Tu ne crois quand même pas être le seul, Ric hein ? Rien que t’avoir à mes côtés me met dans tous mes états. Ric … Tu sais … Suivant si … Oooooh … Si j’utilise mes pouvoirs ou non, mes cheveux s’allongent plus ou moins et deviennent blancs ? Et mes yeux aussi deviennent bleus. C’est assez spécial mais il faut dire que je suis la première pokémon humanisée par ta mère. Oh oui ! »

Sa main disponible vient se placer autour de mon cou alors que tout son corps tremble dans l’eau qui déborde de la baignoire. Je vois ses pointes de chair qui se tendent en même temps qu’elle a maintenant une respiration plus que rauque.

« Oh … Oh … Oh … Ric … Je crois avoir sali l’eau … mais toi aussi … On se lave les cheveux et on va dans la chambre. Je ne tiens plus. Tout mon corps te réclame … et j’ai une idée pour éviter que tu sois gêné. »

Une idée pour éviter que je sois gêné ? Je suis intéressé … mais bizarrement, je ne suis pas du tout réticent à coucher avec elle … sauf pour son côté adolescente. Non … Mais je me dis une chose : si j’accepte d’être avec elle maintenant, il faudra bien que j’accepte avec les autres. Est-ce que je suis prêt à faire cela ?

Dyamia me mouille les cheveux et me les shampooine alors que je fais de même de son côté. Elle est excitée comme une puce et moi aussi … Les minutes s’écoulent et finalement, je suis hors du bain … Je suis sec mais je porte juste un caleçon trop serré pour ce qu’il contient. J’ai aussi quelques bandages sur le corps en divers endroits.

Et Dyamia … Elle ne porte rien du tout … Elle est tout simplement nue devant mes yeux. Elle me murmure d’aller dans la chambre et de m’attendre. Je ne sais pas … Je ne sais pas … mais je suis vraiment plus qu’excité là. Je suis assis maintenant sur le lit alors qu’elle revient, toujours dans la tenue qu’elle portait lorsqu’elle était née. Mais elle tient … quoi ? Un bandeau ? Je suis surpris mais elle me dit :

« Est-ce que tu aimes être dominé ? Je peux aller en chercher d’autres hein ? Mais c’est tout simplement pour tes yeux, Ric. Ainsi, tu ne me verras pas … Et puis, la surprise sera bien présente lorsque tu iras le retirer, n’est-ce pas ? »

J’hoche la tête positivement alors qu’elle s’approche de moi. Bon sang, je suis dans un tel état que j’aimerai lui sauter dessus mais avec mes blessures … Et puis … Voir cette poitrine qui se balance devant mes yeux avant que ça ne soit le noir complet … Je … Je ne vois plus rien maintenant. J’entends juste ses petits rires.

Chapitre 27 : Rien que pour lui

Chapitre 27 : Rien que pour lui

« Dyamia … Mais pourquoi tu es différente ? »

« Alors, je pensais te l’avoir déjà dit il y a quelques instants mais je me répète : ce n’est pas ma forme réelle … Loin de là. Depuis des années, j’ai emmagasinée mon énergie et je suis un peu comme une bombe … Je risque d’exploser à tout moment. »

« HEY ! Ne m’inquiète pas comme ça ! S’il te plaît ! Ce n’est pas ce que je veux ! »

« Ce n’était qu’une image, mon petit Ric adoré. Je veux dire par là … Que j’ai gardé ma forme de Pyronille pendant des années alors que je peux être une Pyrax depuis tout ce temps. Un peu comme si j’avais refusé d’évoluer. »

Oh … Ca explique mieux … Mais ça veut donc dire qu’elle est encore une Pyronille pour le moment, c’est bien ça ? Mais je ne pense pas que ça soit le moment de se poser une telle question à ce sujet. Et elle est de mon avis, on dirait bien.

« Bon ! Pour toute la journée, je suis toute à toi, Ric. Aucune personne ne viendra nous déranger, les courses sont faites, le téléphone est coupé, la porte est fermée à clef … Bref … Il n’y a que toi et moi, Ric. »

« Euh … Je pense que cela veut se montrer rassurant ? »

« Roh … Vilain garçon. Et si on commençait par ce que j’ai appris au Jipen ? A force de me retrouver enfermée dans ce dôme pendant des années, j’ai quand même appris tellement de choses … Je suis sûre que cela te plairait grandement. »

« Dyamia, je ne pense pas … Enfin, non … De quoi est-ce que tu parles ? »

« Alors, je vais te faire une proposition : Est-ce que tu voudrais manger ? Que je te fasse prendre un bain ? Ou alors … moi ? »

Gloups. C’est bien ce à quoi je m’attendais en fait. Surtout avec ces yeux rubis aussi magnifiques … Enfin … Ces lèvres que j’ai envie de dévorer ! D’ailleurs, malgré mes blessures, j’arrive un peu à me pencher dans mon lit pour aller embrasser l’adolescente. Bon sang, j’ai plus quinze ans mais elle me met dans un tel émoi !

« Aller … Pour la troisième partie, on attendra ce soir, d’accord ? »

« D’a … D’accord … Euh … Est-ce que je peux essayer de me relever ? Enfin … De quitter un peu ce lit … Surtout qu’avec tout ce temps, je dois être en sueur. »

« C’est pour ça que je te proposais un bon bain. Et puis, ça me permettra de voir si tu as bien grandi mais ça, je n’en doute pas en plus de vingt ans. »

Je sais parfaitement de quoi elle parle et à quoi elle fait allusion. Mais elle m’aide avec douceur, me faisant sortir du lit avant de m’emmener jusqu’au canapé. Là-bas, elle me dit de ne plus bouger et d’attendre tout simplement quand elle m’appellera pour aller manger. Rien que ça … Mais bon, je ne vais pas me plaindre.

« ZOU ! Me voilà ! »

Sans crier gare, elle me saute dessus ou presque … En fait, elle ne me saute pas réellement dessus … Elle vient juste s’asseoir sur moi et se loger contre mon torse. Elle murmure :

« Tu m’expliques un peu tout ça ? Je n’ai pas réellement eu l’occasion de découvrir toutes les nouvelles technologies. Seulement de les voir en livres … »

Elle doit avoir une connaissance très importante du monde extérieur … mais aucun contact direct. Ca me rend triste pour elle … et donc, je vais tout faire pour la rendre heureuse. Assise sur moi, je commence à zapper sur les différentes chaînes jusqu’à ce qu’elle souffle :

« Il n’y aurait pas quelque chose … d’un peu plus excitant pour les jeunes couples ? »

« Euh … Comment te dire … Les chaînes pornographiques ne marchent pas réellement avant tard dans la nuit et elles sont payantes. Si je commence à les prendre, je crois que Séphyria et les autres essayeront de me tuer alors. »

« Roh ! Ne fait pas le rabat-joie. De toute façon, on se fera notre propre film à deux. Tu viens ? Normalement, je pense que la cuisson est terminée. »

Si on m’avait dit qu’un jour, j’aurai eu une telle chose par une adolescente, je n’y aurai jamais cru. Elle m’aide à me relever et m’emmène jusqu’à la cuisine. Là-bas, je la vois qui commence à me servir.
Vraiment … Quelle fille remarque. Mais je suis sûr qu’il n’y a pas que ça. Toutes les autres femmes que je connais en sont capables aussi. Mais il s’agit de Dyamia, pas d’une fille lambda … Loin de là même. Hahaha …

« Bon appétit, mon ange ! »

Elle me dit cela alors que me mets à manger. Réussi … Le repas est vraiment très réussi même. Miam ! Pas que ça même ! Wow ! C’est plutôt bon. Et ça fait chaud au cœur. Je me dis que ça fait plusieurs jours que je n’ai pas mangé.

« Alors ? Comment est mon premier repas ? »

« Hein ? C’est vraiment la première fois que tu cuisines ? Ben … Toutes mes félicitations, Dyamia. C’est vraiment très bon … Je suis sûr que Séphyria et les autres n’en seraient pas capables. Enfin, sauf peut-être Céra mais elle fait surtout des miracles des légumes. »

« Oh … Mais je n’ai pas que cette qualité, hein ? Il n’y a pas que ça. J’ai envie que ça soit une journée exceptionnelle, Ric … La première d’une longue série. »

Mais j’ai envie de la même chose qu’elle. Elle se penche au-dessus de la table, déposant un rapide baiser sonore sur mes lèvres alors que je peux voir son décolleté … Wow … Oh … Si elle n’est qu’une adolescente mais qu’elle a autant que … Tritani … Je … Je me dis qu’à l’âge adulte, elle risque de concurrencer ou dépasser Calsidya ! OHLA ! Je n’ai pas à comparer ça et surtout à penser à de telles choses !

« Toi… Tu as des idées perverses en tête. Tu es si facile à lire, Ric. Ton visage … Quel beau visage. Tu penses quoi d’aller prendre un bain, tous les deux ? »

« Euh … J’y vais d’abord et ensuite, tu y vas, c’est ça ? »

« Non, non … Toi et moi … Ric. Et puis, il est hors de question que je te laisse seul hein ? Pas avec ces bandages et toutes ces choses. »

« Pas de bain avec … Oh et puis zut, de toute façon, tu ne me lâcheras pas, n’est-ce pas ? »

« Oh ? Tu abandonnes aussitôt la bataille ? Ou alors, tu attendais tout simplement ça hein ? Hahaha …Et avec moi dans l’eau, elle sera toujours à une température parfaite. »

Prendre un bain avec une adolescente. A quel point est-ce que je suis tombé dans la décadence ? Mais elle marque un point. Avec mes blessures, impossible de prendre un bain … Loin de là même. Ca serait beaucoup trop dangereux.

Chapitre 26 : Convalescence

Chapitre 26 : Convalescence

« Hein ? Qu’est-ce que … Où est-ce que je suis ? »

Je me réveille avec lenteur, gémissant alors que je sens que j’ai des bandages sur tout le corps. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je vois un plafond … Je suis dans une pièce … Mais une pièce assez réchauffée. Donc, je ne suis pas dans un endroit où je suis prisonnier … Je suis juste tellement affaibli que je peux à peine me lever.

« Il y a quelqu’un ? Quelqu’un peut me répondre ? S’il vous plaît ? Hey ! »

Je tente de me lever mais je n’y arrive même pas. Je suis bien trop affaibli pour ça. Beaucoup trop affaibli même. Ah … Ah … Ah … Je suis exténué. Mais bon … Si quelqu’un pouvait me répondre, ça serait très sympathique non ?

« Il est réveillé ! Les filles ! » crie une voix que je reconnais comme celle de Céra. C’est même la première personne à rentrer dans la pièce.

« Coucou … Céra … Où est-ce que nous sommes ? Tu as l’air de bien aller. »

« Ce n’est pas vraiment ton cas. Mais sinon, nous sommes en Fronse si tu veux tout savoir ! Tu as été … enfin, je … Comment dire … »

« Je vais lui répondre. Ric … Tu as été évanoui pendant trois jours. Nous avons eut tellement peur ! Ne nous refais plus une frayeur comme ça, d’accord ? »

C’est au tour de Séphyria de prendre la parole mais elle m’embrasse avant même que je ne puisse dire quelque chose. Comme ça, ça c’est fait. Et Calsidya ? Et Tritani ? Enfin … Tritani semble soulagée, vraiment soulagée. Calsidya ne fait que me sourire tendrement.

« Enfin bon … Tu vas devoir te reposer longuement … Car là, avec toutes tes blessures … »

« Je sais bien … Je sais bien mais si on peut m’expliquer tout ce qui s’est passé, s’il vous plaît … Car après la dernière chose … Enfin, je me rappelle de l’effondrement et … Ah ! Mal au crâne … Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Ne fait pas trop d’efforts, Ric. Ne réfléchis pas trop, le médecin nous a dit cela. D’ailleurs, Alphonse et Roubé voudront te voir et te dire quelque chose quand tu iras mieux. »

« Ohla ! Je suis convalescent, ne les faites pas venir hein ? »

« Oh … Cela voudrait donc dire que tu as peur de quelque chose ? » souffle Séphyria après les paroles de Tritani concernant l’autre couple.

« Je sais parfaitement qu’ils doivent me détester … complètement … Enfin bon … Je sais parfaitement aussi que j’ai fait ce que je pensais être le mieux pour … AH ! NON ! »

« Ne cries pas comme ça ! Qu’est-ce qui te prend, Ric ?! »

« Dyamia ! Elle était dans le centre scientifique avec moi ! Je … »

« Ne t’en fait pas, elle va bien. Elle récupère elle aussi de son propre côté. »

« Pfiou … Je suis soulagé, j’avais un peu peur, je dois quand même l’avouer. Où est-ce qu’elle ? Hey … Qu’est-ce que vous faites toutes ? »

« J’ai demandé aux autres femmes de comprendre ce qui se passe ici. C’est pourquoi comme on est à peine la matinée, on va te laisser tranquille pendant toute la journée/ »

Hein ? Mais qu’est-ce qu’elle est en train de raconter comme bêtise ? Me laisser seul pendant toute la journée ? Je n’arrive pas à saisir où elle veut en venir ! Hey hey hey Ca ne me plaît pas vraiment d’être complètement seul aussi ! Pas du tout même !

« On peut au moins m’expliquer ce que ça veut dire là ? »

« Non non … Nous te laissons tranquille pour la journée ! Reposes-toi bien, Ric. »

Séphyria me sourit et j’ai l’impression que je vais tomber dans un traquenard. Je n’aime vraiment que moyennement ce qui est en train de se passer. Oui … Je ne me sens pas rassuré le moins du monde par rapport à la situation actuelle.

« C’est bon ? Elles sont parties ? »

« Bien sûr que oui mais … Hein ? »

Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai pas reconnu la voix féminine qui s’est adressée à moi de l’autre côté de la porte. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne connais pas cette voix et pourtant, elle est chez moi. Je … suis vraiment très méfiant là.

« Alors … On dirait bien que c’est mon tour. Mais après toutes ces années, c’est normal d’avoir une journée rien qu’à moi, n’est-ce pas ? »

« Euh … Et si vous vous présentiez d’abord, non ? »

« Bien entendu, bien entendu. »

Je vais donc voir qui est cette personne. Ce n’est pas Dyamia, je n’ai pas reconnu sa voix de petite fille alors … Je me pose la question. Mais voilà … Ce qui se présente à moi ne ressemble nullement à une jeune fille, loin de là. J’ai affaire à une adolescente qui doit avoir quinze à seize ans.

Elle a des cheveux noirs assez courts et des yeux bleus … Je vois aussi des petites cornes oranges dans ses cheveux … Deux petites cornes. C’est … Non … Ce n’est quand même pas qui je pense hein ? Elle porte une belle robe noire qui semble un peu trop grande pour elle.

« Alors ? Surpris mon amour ? Même si ce n’était qu’un simple baiser, cela semble m’avoir suffi à retrouver une partie de mes pouvoirs. »

« Dyamia ? C’est donc bien toi ? Je ne me trompais pas ? »

« Oh … Et tu pensais avoir affaire à qui ? Mais ne t’en fait pas, ça ne s’arrête pas là … Hein ? Qu’est-ce qu’il y a Ric ? Oh … Tu ne vas pas quand même te mettre à pleurer ? »
Sauf que c’est trop difficile à se retenir. J’ai passé des mois à la délivrer, j’ai passé des années à l’oublier et voilà qu’elle est vraiment devant moi … Dans cette robe noire … Snif … Ah zut … Je vais pleurer comme un idiot. Elle vient se mettre à quatre pattes au-dessus de moi, tendant ses lèvres pour les coller aux miennes sans me faire trop mal.