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Chapitre 15 : Mort à petit feu

Chapitre 15 : Mort à petit feu

« Je peux savoir ce que tu fais, Dyamia ? »

Emairon se présente à elle, récupérant le portable des mains de la jeune fille. Celle-ci, loin d’être offusquée, le laisse faire, ayant un sourire aux lèvres.

« Je ne fais qu’envoyer des messages, pourquoi cela ? Est-ce que tu es intéressé, Emairon ? »

« A qui est-ce que tu envoyais des messages ? Et puis, depuis quand est-ce que tu sais faire ça ? Et en même temps … C’est le portable de Loïc non ? »

« Bien entendu mais où est le problème avec ça ? »

« A qui est-ce que tu envoyais des messages, Dyamia ? C’est important. » répète l’homme aux cheveux verts alors qu’elle fait un étrange sourire, murmurant :

« C’est un secret. J’en envoyais à mon amoureux. Tu ne sauras jamais qui c’est ! »

« R… Ric ? Mais tu es folle ou quoi ?! Et comment est-ce que tu sais son numéro ? » dit-il alors qu’elle éclatait de rire, penchant la tête sur le côté, répondant :

« Allons bon … Petit frère … Tu penses vraiment que je ne suis pas capable de jouer de mon physique pour obtenir ce que je veux ? Lorsque Ric est venu la dernière fois … lorsqu’il a tenté de me sauver, je l’ai embrassé. Tu ne peux pas savoir comme j’ai attendu ce moment depuis des années … Mon corps en tremble encore ! Mais pendant que je l’embrassais, je me suis amusée avec son portable … Facile de récupérer un numéro puisque la majorité des personnes le notent dans leurs répertoires. »

« … … … Est-ce que tu comprends au moins ce que tu es en train de faire ? »

« Parfaitement … Je suis en train de prévenir Ric de l’endroit où je me trouve. J’en ai assez de cette vie et tu le sais parfaitement, n’est-ce pas ? »

« … … … Je le sais bien mais Ric ne pourra pas … »

Avant même qu’il ne puisse terminer sa phrase, une main vient prendre le portable et le briser en mille morceaux. Le Tranchodon mâle observe les deux personnes avant de s’en aller, celle femelle regardant la Pyronille avant de dire :

« Nous ne pouvons réellement pas vous faire confiance. Le chef de la Triafa sera mis au courant de vos actions à tous les deux. Car tu n’as rien fait pour l’arrêter. »

Le Gallame et la Pyronille restent de marbre. Comment ont-ils osé pénétrer à l’intérieur ? De toute façon, qu’importe ce qu’ils font, ce qui est accompli … est accompli justement. Les deux pokémons humanisés et dragons s’en vont sans faire plus d’éclat, la Pyronille éclatant de rire avant de déclarer d’une voix amusée :

« Dommage … Je ne pourrais pas battre le record de l’Arbok sur son portable. Et puis, il va m’en vouloir pour ce que j’en ai fait … Dommage, dommage. »

Quelques minutes plus tard, dans les bureaux de Belzak, les Tranchodons sont déjà à l’intérieur, la femme prenant la parole :

« Ainsi, nous avons repéré Dyamia en train d’envoyer des messages par portable à Ric Auré. Nous vous demandons de réagir … »

« Ne me dites pas ce que je dois faire, loin de là même. Et il n’y a pas de quoi s’inquiéter plus que ça à ce sujet. Elle est déjà en cours d’élimination … »

Le chef ne semble pas inquiet, les regardant sans un sourire. Vu la façon dont ils lui ont parlé, il vaut mieux qu’il mette les points sur les i.

« Vous n’avez qu’à attendre Ric puisque celui-ci va venir très rapidement délivrer Dyamia … De toute façon, peu à peu, elle devrait sentir son corps s’affaiblir. Sans même qu’elle ne soit au courant … hahaha … »

Même si les doses étaient minimales pour le moment, son corps allait souffrir. Empoisonné au fur et à mesure, cela n’était qu’une question de semaines … au maximum un bon mois avant qu’elle ne décède d’un empoisonnement. Qu’est-ce que cela … était divertissant.

« Nous avons besoin du sang de Ric … donc cela est une bonne chose qu’elle ait « invité » Ric à venir. Elle doit s’en douter. Préparez-vous pour les jours qui viennent. »

Et maintenant, qu’ils partent. Il fit un petit geste de la main pour les inviter à quitter la place, chose qu’ils exécutèrent tous les deux. Ailleurs, Dyamia est à nouveau couchée sur le lit, Loïc venant pénétrer dans le dôme.

« Alors ? Dyamia ? Qu’est-ce que j’ai cru apprendre ? Tu utilisais mon portable pour envoyer des messages à Ric, n’est-ce pas ? Il a bon dos, l’Arbok. »

« Non, ses tatouages sur son corps sont plutôt jolis. » réplique-t-elle en rigolant, se redressant pour se tenir en face du vieil homme.

« Ne fait donc pas l’innocente. Tu sais parfaitement de quoi je veux parler, n’est-ce pas ? »

« Oh ? Je devais te prévenir que j’aimais envoyer des messages à Ric ? Tu ne peux pas savoir comme il me manque … »

« Je le sais parfaitement … Mais je sais aussi ce qu’ils comptent faire de toi. »

« M’empoisonner ? La nourriture est différente … Mon corps peut quand même supporter cela … Mais à voir jusqu’à quand. Ah … Loïc, tu sais que lorsque je vais retrouver Ric, il se peut même qu’il soit arrêté par la justice pour ce qu’il risque de faire avec moi ? »

« … … … Cela ne me concerne pas le moins du monde. » rétorque Loïc, passant une main sur son front. « Mais si cela te rend heureuse … et que tu peux le retrouver … »

« Tu faiblis, vieil homme. Fais attention à ce que tu es en train de dire. » coupe aussitôt la fille aux cheveux noirs, Loïc s’arrêtant dans ses paroles.

« Hmm … C’est vrai. Je ferai mieux de te laisser. Il se peut néanmoins qu’Emairon ne soit pas de la partie. »

« Je sais parfaitement sa raison … et je sais aussi qu’il reste sous le choc bien qu’il ne veut pas me le montrer. Mais … Cela doit être très difficile pour lui, non ? »

« Plus que difficile. Un Gallame et une Gardevoir humanisés, cela est presque du destin. »

Loïc passe une main sur son visage, faisant un salut de la main en direction de Dyamia avant de quitter. Le sourire de la Pyronille disparut avant de murmurer :

« Il n’y pas qu’Emairon qui souffre … non ? Depuis plus de vingt ans maintenant … »

Chapitre 14 : Un message de son ange

Chapitre 14 : Un message de son ange

« Où est-ce que je suis ? »

Hmm … Visiblement, elle vient de se réveiller. Je ne lui réponds pas mais elle remarque les bandages autour de ses bras et jambes tandis que je pousse un léger soupir. Je suis assis sur une chaise alors qu’elle se trouve dans mon lit.

« Qu’est-ce que … Messire Ric ? Vous … Est-ce que … Je reconnais … Je suis chez vous ? Mais pourquoi ? Comment ? »

« Pour le lavage de corps car tu étais dans un état déplorable, tu peux remercier Calsidya et les deux autres femmes. Je n’ai rien fait cette fois. Pour les bandages, je m’en suis occupé. A force d’être blessé avec toutes ces histoires ridicules, j’ai appris à soigner. »

« Mais mais mais … Je … Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis ici ? »

« Car je l’ai décidé. Si tu es encore capable de parler, tant mieux pour toi. Si tu comptes vraiment aller en Fronse pour diriger ces enfants que j’ai envoyés de Thialende, libre à toi … Mais avant, je vais être clair : je compte bien t’utiliser pour savoir où se trouve Dyamia. »

« Dyamia ? Qui est-ce ? » me demande-t-elle alors que je prends une profonde respiration. J’aurai dû m’en douter. Elle ne sait rien. Pourquoi est-ce que les membres de la Triafa lui en auraient parlé de toute façon ? Bon … Ça ne fait rien. Rien du tout même. Je me lève et m’apprête à partir mais elle me prend par les bras. « S’il … S’il vous plaît, vous n’avez pas répondu à ma question. Pourquoi ? »

« Car je suis un imbécile de première. Même si tu as joué avec mes émotions grâce à ton parfum, je ne pouvais pas t’en vouloir plus que ça. Tu n’as jamais eu l’intention de me tuer … Je le sais parfaitement par rapport aux lianes qui m’entouraient. »

« Je … Je devais juste récupérer votre sang, c’est tout … Mais même … Même ça, j’ai échoué. Je suis vraiment ridicule, je le sais bien. Je le sais parfaitement. »

« Oui, tu es ridicule. Tu obéis à ce que l’on te demande. Mais en même temps … Ils t’ont éduqué de la sorte donc je ne veux pas t’en vouloir. Ah … Par contre, pourquoi est-ce qu’ils avaient besoin de mon sang ? Et surtout, tu peux me tutoyer. Appelles-moi Ric. »

« Je ne … peux pas vraiment, je suis vraiment désolée … Ric. »

« Tu vois, tu y arrives déjà à moitié ? Pfff … Et pourquoi est-ce que tu me regardes ainsi ? On dirait que tu vas pleurer, je n’ai pas envie de ça. Tu es une jeune femme. Séphyria, Tritani, Calsidya ! Venez vite, je sais pas comment faire si elle commence à pleurer ! »

« Snif … Snif … Je … Je … Vous êtes si gentil … avec moi … Je … Tu … Snif … Et pourtant, j’ai essayé de vous … de te tuer … Je … Snif. »

Merci de me le rappeler, ça fait toujours plaisir. Elle éclate en sanglots avant de sauter dans mes bras malgré ses bandages. Les trois femmes-pokémons arrivent que trop tard alors que j’ai les mains en l’air. Je suis censé faire quoi avec ça ?


Séphyria marmonne quelques mots et me voilà en train de baisser les bras pour caresser la fleur de la Fragilady. Elle va un peu mieux mais n’est pas belle et éclatante, loin de là même. Mais bon … Avec le temps et de l’amour …

« Elle ne connait rien réellement au monde extérieur … Ca me fait penser … Les pokémons humanisés s’adaptent plus ou moins rapidement non ? Séphyria, elle était humanisée depuis des années … Enfin, depuis sa naissance. Calsidya, si tu es comme une pierre, ça fait au moins quelques temps déjà. Tritani … Tu es assez jeune et récente non ? »

« Je suis une dragonne donc … Euh … Sans vouloir être prétentieuse, le fait que je sois une dragonne m’aide beaucoup et donc, j’apprends bien plus vite. Mais dans le cas de Céra, je pense qu’elle a encore du mal à tout comprendre. »

« Pfff … Vraiment … Bon … Les filles, j’irai lui laver les cheveux plus tard, je ferai de même avec vous mais ça me permettra de passer un peu de temps avec elle. Ca ne vous dérange pas si elle reste un peu avec nous ? »

« Tu es obligé de compléter ton harem, Ric ? Ou alors, tu vas prétendre que tu vas monter une équipe de pokémons humanisés ? En y réfléchissant bien, tu as quand même une équipe équilibré. Une Fragilady, une Momartik, une Altaria, une Trioxhydre et une Pyronille qui t’attends. Vraiment … Plutôt équilibrée. »

« Calsidya … Tu es vraiment stupide comme femme, tu le sais. » soupire-je bien que je souris un peu. C’est plus une idée comme ça … assez stupide aussi.

« Oui mais c’est grâce à ça que le monde tourne ! »

Le monde tourne ? Qu’est-ce qu’elle raconte comme inepties ? Je retire Céra de mes bras alors qu’elle parait un peu apeurée maintenant. Je la laisse aux bons soins des trois femmes, Calsidya commençant à lui chuchoter quelque chose dans l’oreille. Elle bredouille :

« Je … Je ne sais pas la taille de Ric à ce sujet. Enfin … J’ai pu constater et … »

« CALSIDYA ! ARRETE CA ! »

J’hurle mais je sais que ça rentrera dans une oreille pour sortir par l’autre. Non mais … Qu’est-ce qu’elle va encore raconter comme inepties ? Pfff … Bon, je prends mon portable tout en m’éloignant. Je vais passer un coup de fil à Casior pour savoir ce que ça donne.

Mais contrairement à ce que je comptais faire, je reçois un nouvel SMS. C’est étrange, l’écriture … est spéciale mais j’ai l’impression de la connaître. On croirait presque un code secret … sauf qu’à la base, ça ne me dit rien de spécial. Mais en même temps, maintenant … quand je le regarde, j’ai l’impression de …

« Dyamia ? »

Je murmure ce nom alors que je suis déjà hors de la chambre. Mais comment ? Pourquoi ? C’est un message secret ! Comme celui du passé ! Enfin … Quand j’avais à peine quatre à cinq ans ! Dyamia et les autres avaient quelques mois de plus mais étaient aussi plus développés que moi donc plus intelligents … Mais elle m’avait appris ça ! Comment … Est-ce que j’ai retrouvé peu à peu la mémoire au point de me rappeler ça ?

« Dyamia … C’est donc elle. »

Et elle ne donne pas n’importe quoi comme informations. Je veux lui répondre mais je ne peux pas ! Je ne peux pas envoyer de SMS, je ne comprends pas pourquoi ! Comment est-ce possible ? Car il est caché !

Chapitre 13 : Une chance pour vivre

Chapitre 13 : Une chance pour vivre

« Ric … Tu devrais dormir, non ? »

« Je dormirai grâce à vous mais plus tard … Je surveille les enfants en attendant que l’avion du président Casior arrive. Normalement, même si je sais que … C’est parfaitement inutile … Que ça n’ira rien enrayer, je veux quand même le faire. »

« Ne dis pas ça … Rien que permettre à ces enfants une chance en Fronse, c’est beaucoup pour eux. Tu ne peux pas sauver tout le monde. »

Séphyria est la seule qui discute avec moi. Je sais … Je sais parfaitement ce qu’elle me dit. Enfin, je comprends où elle veut en venir. Je le sais bien … Ah … Je suis peut-être fatigué mais je regarde tous ces enfants dans mon appartement.

« Bon … Je vais vite cuisiner pour eux. Vous avez été faite les courses ? »

Calsidya me répond par la positive alors que je pousse un soupir de soulagement. Je vais à la cuisine et malgré la fatigue, je prépare de quoi nourrir plus d’une vingtaine de personnes. Bien entendu, la table n’est pas assez grande pour tout le monde alors j’utilise aussi celle du salon et la petite table basse. Pour un appartement en Thialende, c’est vraiment le grand luxe.

Une seconde nuit passe et je n’ai pas trouvé le sommeil. Je regarde ces enfants qui dorment paisiblement … Ils se sentent en sécurité et malgré la fatigue, je me sens bien. Je me sens très bien même … Je suis heureux et soulagé. Séphyria et les deux autres femmes dorment à mes côtés, assises contre un mur puisque je suis ainsi.
Je dois les protéger … Je protègerai ces enfants-pokémons … comme je l’ai fait avec elles … Je n’ai pas pu aider Lania … Mais je peux au moins sauver ces enfants. J’en ai la possibilité, je ne dois pas perdre cette chance.

Le lendemain matin, je reçois un coup de fil de la part de Casior. Il m’annonce que l’avion arrivera dans l’après-midi. Je suis soulagé, plus que soulagé d’apprendre ça et l’annonce aux enfants. Heureusement, comme ce sont à la base des pokémons, je n’ai pas vraiment de problèmes linguistiques avec eux. Séphyria, Calsidya et Tritani m’aident de toute façon.

« Les enfants … Préparez-vous … On va vous donner une nouvelle chance. »

« Ca ressemble à quoi la Fronse ? »

« Est-ce c’est bien ? Ce n’est pas comme ici ? »

Je tente de rassurer un maximum d’enfants et je sais que j’y arrive. Accompagné par mes trois femmes, j’ouvre la marche en quittant l’appartement, suivi par les enfants. Bon … Je dois accélérer le rythme … L’aéroport, je sais où il est.

Au beau milieu de l’après-midi, me voilà dans l’aéroport alors qu’un policier me demande ce que je fais ici. Je lui explique la situation et il demande alors de téléphoner à l’ambassadeur de Thialende en Fronse pour être sûr que c’était vrai. Quelques minutes plus tard, il revient, s’excusant en signalant que cela a été confirmé.

Et l’avion arrive … Un imposant avion … Mais bon … Je vois quelques soldats fronsais qui sortent de l’avion, se dirigeant vers moi, les jeunes femmes et les enfants. Je leur présente ces derniers, les pokémons humanisés reculant un peu.

« Ne soyez pas effrayés, ils vont vous emmener en Fronse. »

« Par contre, elle est avec vous ? Ou elle est aussi à emmener ? »

Hmm ? L’un des soldats m’adresse la parole alors que je vois une personne qui tente de rentrer dans l’avion discrètement Recouverte par une capuche déchirée, je n’ai pourtant aucun mal à la reconnaître … et les trois femmes-pokémons qui m’accompagnent aussi.

« TOI ! Attends un peu pour … » hurle Séphyria, comme enragée. Elle n’a pas pardonné à Céra ce qu’elle m’a fait mais je l’immobilise aussitôt.

« Stop ! Je ne vais pas utiliser la violence pour ça. Ça ne sert à rien. »

Et puis … Je vois la Fragilady qui tremble de tout son corps, immobilisée après s’être faite repérée par les soldats. Elle ne bouge plus alors que Tritani s’avance vers elle, retirant sa cape pour montrer le visage amaigri de la Fragilady. Il n’y a pas que ça … Elle est dans un état encore plus déplorable qu’avant. Tout son corps est sale, très sale même. Et sa fleur est presque en train de faner. J’ai l’impression que si c’est … le cas … Elle risque de mourir ? Je m’approche d’elle, me mettant en face avant de demander :

« Je peux savoir ce que tu comptais faire … Céra ? Dans cet avion ? Lui changer sa trajectoire pour qu’il s’écrase avec les enfants à bord ? »

« Ric ! Ne t’approche pas ! Elle risque encore de te manipuler avec son parfum ! » me crie Séphyria mais je reste stoïque, fixant la femme qui baisse la tête, sanglotant.

« Je … Je … Je veux juste aller en Fronse … Je … Je … Je ne veux pas rester ici. Je ne veux pas que des hommes … me … me … touchent de la sorte. Je ne veux pas vivre comme ça. Je veux vivre comme une … comme une femme normale ! On m’a donné cette forme ! Je … Je … Je veux vivre normalement ! »

« Je crois que j’ai obtenu ma réponse … Tu veux aller en Fronse en catimini ? Et tu pensais vraiment que ça se passerait ainsi. »

« Je ne veux pas être dans la Triafa ! JE NE VEUX PAS ! Ils m’utilisaient comme un objet ! J’ai juste fait ce que je devais faire … pour avoir … snif … un peu de paix. »

« … … … Quitte à pourrir la vie des autres, n’est-ce pas ? » rétorque-je avec lenteur alors qu’elle n’ose même plus relever la tête.

« Je n’avais pas le choix ! Pas du tout même ! Je … S’il te plaît … Laisse-moi aller en Fronse avec ces enfants … Je … Je m’occuperai d’eux ! »

« Non. » dis-je avec lenteur. Je sens qu’elle a l’impression qu’un couperet vient de s’abattre sur elle. Elle s’écroule au sol, ses dernières forces la quittant.*

« Vous pouvez emmener les enfants avec vous. »

« Et pour cette jeune femme ? » demande l’un des soldats en me regardant avec lenteur.

« Laissez-la ici. Ce n’est pas dans les consignes donnés par le président Casior. Remerciez-le de ma part pour tout ce qu’il a fait. »

Le soldat hoche la tête positivement avant que je ne regarde le corps de la Fragilady au sol. Je viens la soulever, Séphyria s’approchant de moi en disant :

« Qu’est-ce que tu comptes faire d’elle, Ric ?! »

« Quelque chose … Regardons les enfants partir et rentrons. »

J’en ai assez … Je suis trop stupide … Trop gentil … Trop simplet, voilà tout ce que je suis. Je suis vraiment aberrant comme personne.

Chapitre 12 : Libération

Chapitre 12 : Libération

« Ric … Est-ce que tu es vraiment sûr de toi ? »

« Qu’ils comprennent qu’on ne me fait plus une telle chose … dans le dos. Je pense donc que oui … C’est une chose à faire. »

Je sais parfaitement ce que je compte accomplir … Je veux les éliminer … Ces personnes de la Triafa ! Qu’elles comprennent qu’on ne me trompe pas comme ça ! J’ordonne aux trois femmes de commencer l’assaut sur ce qui semble être une usine quelconque … mais qui est dans le fond l’un des endroits où sont créés les jeunes filles et garçons pokémon.

« Libérez un maximum de pokémons s’il y en a aussi. Expliquez-leur la situation … Qu’ils comprennent ce que l’on compte faire. Pendant ce temps, je passe un coup de fil. »

« Un coup de fil ? Maintenant ? Tu es sûr que c’est le moment ? » me demande Séphyria alors que j’hoche la tête positivement.

« Je suis sûr que oui … Le président m’épaulera, j’en suis sûr et certain. »

Le président ? Bien entendu … Car je compte avoir besoin de son aide le plus rapidement possible. Comment transporter tous ces enfants ? Je sais bien que l’idée est absurde voire même complètement folle mais je ne peux pas les laisser ici sinon, ça n’arrangerait rien.

« Attention à … » commence-je à dire alors qu’elles sont déjà parties à l’intérieur. Je sens que ça va être un joli carnage, je ne sais pas trop pourquoi … Peut-être est-ce à cause de mon intuition ? Il y a de fortes chances que ça soit le cas, oui …

Bon … Visiblement, elles semblent se débrouiller très bien. Mon portable en main, je commence à regarder les vitres qui explosent et toutes ces choses. Qu’elles fassent un carnage, ces membres de la Triafa ne méritent que ça.

« Casior ? Est-ce que je peux vous demander quelque chose ? »

« Bien entendu … Si tu me dis où tu es … »

« Est-ce que vous pourriez préparer quelques avions pour la Thialende ? Je peux vous donner les coordonnés plus précises. »

« Bien entendu … Mais qu’est-ce que tu fais là-bas ? »

« Ca serait un peu long à vous ex … »

Une explosion se fait entendre derrière moi, me faisant sursauter alors que Casior me demande aussitôt ce qui se passe exactement. Je lui réponds calmement :

« Pas grand-chose, les filles sont en train de faire un carnage dans une base de la Triafa. Nous allons délivrer des jeunes enfants pokémons qui étaient utilisés pour le proxénétisme pédophile. Est-ce que je peux compter sur vous ou non ? C’est important, très important, comme vous pouvez le comprendre non ? »

« Bien entendu … Rappelle-moi d’ici une heure, lorsque la situation sera plus calme, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« D’accord, d’accord … De toute façon, avec le bruit, difficile de converser normalement. »

« J’attends de tes nouvelles le plus rapidement possible. »

« Ça sera fait, Casior. Dites pardon de ma part à Alphonse, il doit m’en vouloir. »

Je raccroche alors que j’attends de voir les premières têtes qui sortent. Quelques rares hommes de la Triafa sortent de différentes manières du bâtiment alors que mes demoiselles font un vrai carnage. Elles ne s’en privent pas du tout même.

« Vraiment … La délicatesse chez les femmes, c’est bien différent … »

Il faut que je me rappelle de ne jamais les mettre réellement en colère car sinon, je risque d’en baver sérieusement. Ah … Vraiment … Qu’est-ce que c’est aberrant. Ah … Bon … Je ferai bien de vérifier que tout va bien.

« A … A l’aide ! Monsieur Ric ! »

J’entends une petite voix féminine et j’ai l’impression d’entendre la Fragilady. Mais ce n’est pas le cas, je vois juste une petite fille aux cheveux verts avec un bulbe dans le dos. Elle n’a que des guenilles comme vêtements. Il s’agit d’une fille-Bulbizarre.

« Oui ? Attends un peu … Où sont les autres ? »

« Vous … Vous êtes monsieur Ric ? Les dames qui nous ont … nous ont délivrés nous ont dit de venir vous voir le plus vite possible. Snif … les autres arrivent. »

« Tant mieux … Lorsqu’ils seront tous là, nous irons nous mettre à l’abri, d’accord ? Tu sais compter ? Tu as quel âge, jeune fille ? Combien vous étiez ? »

« Nous … Nous étions une vingtaine … Et il y avait aussi des pokémons et … »

Elle s’arrête de parler, encore sous le choc alors que déjà, d’autres enfants qui doivent avoisiner les six à dix ans sortent de l’usine. Je lève la main pour leur indiquer de venir vers moi, choses qu’ils font.

« Vous êtes à l’abri maintenant. Où sont les demoiselles qui vous ont sauvés ? »

« Elles … Elles continuent de délivrer les pokémons aussi. Mais elles tuent tous les vilains humains. » bredouille une fille-Carapuce, je la reconnais à la coquille qu’elle porte sur le dos.

Hmmm … J’espère qu’elles n’en font pas trop. Du moins, j’aurai espéré mais une nouvelle explosion résonne, une partie du toit décollant dans les airs avant d’atterrir à plusieurs mètres au loin. Je vois les trois femmes de mon existence qui en sortent, des pokéballs et des enfants dans les mains. Ce qui n’était que la première explosion continue de résonner, l’usine disparaissant dans les flammes et autres.

« Séphyria, Calsidya … Et Tritani … Mes félicitations. »

« De rien … Normalement, nous avons tout sortis. Par contre, du côté des humains de la Triafa … On va dire qu’il n’en reste pas grand-chose. »

« Ca ne fait rien, ils n’avaient pas qu’à créer de telles choses. »

Je pousse un soupir alors que je regarde les enfants. Je peux rappeler Casior maintenant pour qu’il envoie un avion voir deux dans les plus brefs délais. Ces enfants méritent une meilleure vie en Fronse. Rien que ça ?

« Bon je … Qu’est-ce que … »

J’aperçois à une trentaine de mètres l’un des membres de la Triafa. Il tient une arme en main malgré son état ?! Et il est en train de … MERDE ! Je sors mon pistolet, commençant à décharger mon arme vers sa direction. Je le vois qui s’écroule au loin, définitivement mort avant que je reprenne ma respiration. Il … avait essayé de tuer les enfants … Mais ils sont maintenant en sécurité.

Chapitre 11 : La vérité déjà acceptée

Chapitre 11 : La vérité déjà acceptée

« Voilà ce que vous désiriez … Le sang de Ric Auré. »

« Bien bien bien … » murmure un scientifique alors que le Fragilady reste immobile.

« Est-ce que je … peux obtenir ma récompense ? »

« Ta récompense ? Tu veux dire … Ne pas servir de vide-couilles pour hommes ? Peut-être que l’on peut envisager que tu sois un peu plus utile que la moyenne mais ça s’arrête là. »

« D’a… D’accord. »

Elle ne bouge plus, stationnant sur place alors que le scientifique lui déclare de se rendre dans une salle de repos en attendant les résultats du test ADN. Assise, elle commence à trembler de tout son corps avant de se mettre à penser à tout ça. Elle passe une main dans sa fleur. Il a suffi juste d’une seule journée pour qu’elle retrouve son éclat.

« Mais après … J’aurai la belle vie … »

Elle fut créée uniquement pour ça. Pour servir la Triafa. On ne lui a pas laissé d’autres choix. Mais c’était pas si mal … auparavant. Enfin … Malgré le fait que Ric soit possédé … Mais même avant, il avait été sympathique avec …

« ESPECE D’IMBECILE ! »

Un cri strident la retire de ses pensées. Le scientifique est revenu, la baffant violemment jusqu’à la faire tomber par terre. Qu’est-ce … Qu’est-ce qui se passe ?! Pourquoi ? Est-ce qu’ils … non ? Déjà ? Elle pensait que …

« Pourquoi est-ce que l’on a retrouvé des traces d’ADN de Fragilady dans le sang de Ric ?! Espèce d’idiote ! Il est inutilisable ou presque maintenant ! On t’avait demandé un échantillon parfait mais même ça, tu n’en es pas capable ! GARDES ! Emmenez-la ! »

Elle pourrait … riposter … Enfin, se défendre … Mais ça ne servirait à rien. Elle préfère encore vivre … plutôt que de mourir comme une chienne. Elle se laisse capturée et emmener loin de là sans même chercher à se battre.

Quelques heures plus tard, leur décision est prise. Jetée tout simplement comme une moins que rien hors de la Triafa, elle n’aura alors qu’à vendre son corps comme les autres pokémons … Mais ici, en Thialende, autant dire qu’elle n’a aucune chance. Le mensonge utilisé contre Ric est maintenant réalité.

« Snif … Snif … Snif … Je voulais juste vivre … »

Vivre normalement. On la fait devenir une femme-pokémon, on lui donne des ordres mais on ne se préoccupe même pas de ce qu’elle pensait réellement. Un seul pas de travers et voilà le résultat. Elle est maintenant hors de la Triafa. Elle n’a plus rien du tout … Plus rien snif…

« Au moins … Là-bas … Avec Ric, elles étaient heureuses. »

Elle n’a plus que ses yeux pour pleurer. Assise dans une ruelle, il vaut mieux peut-être pour elle qu’elle disparaisse de cette ville ou alors se recouvre de lierres. Elle n’a plus de raisons d’exister maintenant, plus du tout.

« Qu’est-ce que nous faisons alors avec cet ADN ? »

« Nous pouvons quand même l’utiliser … bien que cela ne sera pas pour ce que l’on désire. Le chef risque de ne pas apprécier … Cette imbécile … »

« C’était trop demander à une simple pokémon. Il aurait mieux fallu qu’elle le capturer, vivant ou mort … Tant que l’on aurait eu son ADN. »

« Il faut en discuter avec le chef à ce sujet. On ne peut pas faire grand-chose de toute façon sans tout ça … Alors bon … Autant ne pas tourner plus longtemps en rond. »

« Cette idiote … Mais qu’est-ce que ça m’énerve les incapables ! QU’EST-CE QUE CA M’ENERVE ! J’en ai assez des idiots ! »

« T’excites pas, ça ne mènera à rien. Mais maintenant, pour réussir à capturer Ric, ça va être beaucoup moins simple. Il sera méfiant. »

« La Triafa n’a qu’à envoyer les pokémons dragons … Ca leur fera les pieds. »

Le second scientifique hausse les épaules pour bien montrer que cela ne le concernait pas le moins du monde. Les deux retournent à leurs occupations, prêts à travailler sur de nouvelles expériences sur les pokémons humanisés.

Je suis assis sur le canapé, la tête penchée vers le sol. Je n’ose pas regarder les trois femmes. Maintenant que je vais parfaitement bien, je me rappelle exactement de ce qui s’est passé. Pourquoi est-ce que je suis tombé dans un piège aussi grossier ? Comment est-ce que j’ai fait pour arriver à ça ? COMMENT ? COMMENT ?

« Ric ! Si tu veux te faire pardonner, tu n’auras qu’à nous faire la même chose à Tritani, moi et Séphyria ! Je pense que c’est la meilleure solution possible. »

« Je ne ferai rien de sexuel ! C’est compris ?! Je crois que j’en ai déjà assez bavé comme ça ! Voilà tout ! Je ne veux pas en parler plus longtemps ! »

« Mais non ! Je pensais à une séance de lavage de cheveux par tes soins ! On va dans la salle de bain et quand on prendra un bain, tu accompagnes chacune d’entre nous ! Voilà tout ! »

« … … … Et c’est quoi le piège dedans, Calsidya ? »

« Pas de piège, juste une punition logique pour tes erreurs. Vous en pensez quoi les filles ? » demande Calsidya alors que je relève mon visage pour voir les trois femmes. Tritani hoche la tête positivement, rougissant déjà à cette idée alors que Séphyria pousse un soupir, déclarant que cela lui semble être juste et logique.

« Vous êtes vraiment machiavéliques, mesdemoiselles. Vous me pardonnez ? »

Elles me regardent avec une réticence assez fausse … Il n’y a pas ça … Elles ne m’en veulent pas. Elles me pardonnent déjà … mais … Voilà … Calsidya me fait un grand sourire avant de se jeter subitement sur moi, me plaquant sur le canapé.

« Seulement si on reste comme ça pendant une bonne quinzaine de minutes ! »

« Je … Je pense que c’est une bonne idée aussi. »

Ah non ! Pas Tritani ! Avec bien plus de délicatesse, la Trioxhydre vient se loger contre mon épaule gauche. Séphyria soupire, disant d’une voix lente :

« Calsidya, tu vas sur l’épaule droite. C’est à moi de m’installer au milieu. »

Mais mais mais ! NON ! Pas Séphyria ! Elle ne va pas s’y mettre elle aussi quand même ? Pourtant, ça semble être le cas puisqu’elle ne se prive pas pour s’installer sur mes jambes, m’embrassant doucement sur les lèvres alors que je déglutis. Je ferai tout pour ne plus les décevoir dorénavant.

Chapitre 10 : Pulsions incontrôlables

Chapitre 10 : Pulsions incontrôlables

« Qu’est-ce que … Céra ? Qu’est-ce que tu fais là ? »

« Messire Ric … Je … Je vous ai vu dans la salle de bain cette après-midi … J’ai vu que vous me désiriez … et donc, je pensais à vous récompenser de votre gentillesse. »

« Non, non … Pas besoin, Céra. Pas du tout même. »

Dommage que mon corps en pense tout le contraire. Avec cette « tente » érigée dans mon bas de pyjama rien qu’en regardant son corps sous cette nuisette, je ne suis pas très crédible. Quel imbécile ! Pourquoi est-ce que j’ai … Que … HEY ! Elle est en train de relever sa nuisette, laissant paraître ses lèvres vaginales, murmurant :

« Je … Cette fleur a besoin d’être butinée … par votre dard. »

Je toussote légèrement, plus choqué qu’autre chose. Je ne m’attendais pas à une telle remarque de la part de la Fragilady. Enfin, une telle phrase. Je ne sais pas du tout où me mettre mais moi qui étais anxieux, maintenant, je souris.

« Euh … Bon … Si tu venais plutôt par là. »

Je la regarde avec un peu d’appréhension alors qu’elle continue de lever sa nuisette jusqu’à ce qu’elle se retrouve au-dessus de ses épaules. Elle était bel et bien complètement nue dessous. La nuisette tombe au sol alors qu’elle s’approche de moi. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe. J’ai du mal à réfléchir correctement mais je ne sais pas … Je ne peux pas rester de marbre. Elle est maintenant à ma portée, m’invitant à rester couché alors qu’elle grimpe sur moi au niveau de mon ventre. Je sens ses fesses contre mon sexe et elle ne se prive pas pour faire un drôle de massage avec elles.

« Dites … C’est pour moi ce qui est dedans, messire Ric ? »

« Je crois que oui … Enfin … Je crois … »

Je ne sais pas réellement où j’en suis. Je suis assez perdu par la situation. Néanmoins, elle pose une main sur mon visage, rapprochant ses lèvres des miennes sans pour autant m’embrasser. C’est bizarre … Je me sens tellement bien lorsqu’elle est à mes côtés. C’est vraiment étrange … tellement étrange même.

« Je vais vous faire du bien, messire Ric … Beaucoup de bien même. »

« Je n’en doute pas un seul instant mais moi aussi. »

Je glisse sans attendre plus longtemps une main sur son entrejambe, Céra poussant un petit gémissement de bonheur, posant elle-même une main sur mon sexe tendu dans le bas de pyjama. Rien que ça … Je … Pfiou …

« Je vais bien m’occuper de vous … messire Ric. »

« Mais ce n’est pas que ça … Il faut aussi donner. C’est ce que je vais faire. »

Mon corps me répond qu’à moitié alors que je m’exécute. Je vais la satisfaire … Je vais satisfaire cette jeune demoiselle. Je le sais parfaitement. Alors qu’elle s’apprête à retirer mon sexe de mon pyjama, je l’en empêche, la couchant sur le canapé alors qu’elle parait surprise.

« Laisses-moi faire donc, Céra. Tout sera fait en douceur, je te le promets. »

Je dois m’occuper d’elle. Je vais la satisfaire … Elle le mérite tant. Enfin pas plus que ça … Enfin, les autres aussi ! Mais avec elle, j’ai la sensation que c’est … différent. Elle est si belle et si chétive … Elle me donne envie de l’apprécier plus que tout.

« Vous … Vous êtes sûr de ça ? »

Sûr et certain même. Je ne lui réponds pas mais je n’en pense pas moins. Difficile de comment dire … Enfin … Je ne sais pas … J’ai du mal à continuer. Mais voilà que l’odeur revient, de plus en plus forte. Quelle bonne odeur … Il émane d’elle un parfum singulier.

« STOP ! CA S’ARRÊTE LA ! »

Hein ? Quoi ? Ca s’arrête quoi ? Je me stoppe dans mes mouvements alors que la lumière se fait voir dans la pièce. Cette voix …Séphyria ? Et il y a aussi Calsidya et Tritani ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’importe la tenue, les trois femmes-pokémons ont une rune au niveau de leurs poitrines. Qu’est-ce que …

« Tu as voulu nous endormir ma grande, n’est-ce pas ? Et utiliser ton parfum pour Ric … Tu auras pu réussir mais ce n’est pas la première fois que l’on me fait ce coup … »

« Qu’est-ce qui se passe ici ? » bredouille-je, sans rien comprendre à la situation.

« Les Fragiladys, comme bon nombre de pokémon plantes, sont capables de secréter un parfum pour attirer leurs proies. Il semblerait que nous ayons affaire à une demoiselle un peu trop suspicieuse … Tu travailles pour la Triafa, n’est-ce pas ? »

« Ne racontez pas n’importe quoi ! Céra ne ferait jamais une … AIE ! »

Qu’est-ce qui se passe ? Je tente de raisonner correctement mais voilà que des lianes sortent de Céra, me ligotant. Aussitôt, les trois autres femmes sont en position d’attaque, prêtes à réagir et à s’en prendre à elle.

« On m’a demandé quelque chose … Du moins, on m’a confié une mission. Je ferai tout pour l’accomplir … alors je vous conseille de ne pas faire de mouvements trop brusques. Aller me chercher mes affaires … »

« Pourquoi est-ce que tu fais ça, Céra ? Je … Je … Enfin … Tu étais heureuse, non ? »

Ses lianes tremblent un peu alors qu’elle me serre avec plus de force. Elle hoche la tête négativement, du sang s’écoulant à cause des rares épines présentes sur ses lianes. Tritani est revenue avec les affaires de Céra, les déposant devant elle. Je la vois qui se rhabille devant mes yeux alors que je tente de reprendre mes esprits. Je … Ca a l’air d’aller mieux. J’ai l’impression que c’est plus clair dans ma tête.

« Merci bien et maintenant … Faisons ce pour quoi je suis là. »

Sans même crier gare, une liane devient un fouet, m’entaillant subitement la joue. Elle a sorti une petite fiole mais elle semble aussi surprise et je remarque qu’elle s’est entaillée la joue par erreur. Son sang tombe dans la fiole en même temps que le mien. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne comprends pas du tout.

« ZUT ! Bon ! Le voilà pour vous ! »

Elle ne prévient pas et me projette sur les trois femmes qui me réceptionnent bien qu’elles tombent en arrière. Un claquement de portes et voilà déjà que la Fragilady est partie. Les seules paroles qui se font entendre sont celles de Calsidya qui tente de réchauffer l’atmosphère malgré le fait qu’elle soit une Momartik :

« C’est moi ou tu es heureuse de me voir, Ric ? »

« Je …  Je … »

Je ne sais pas quoi répondre. Comment est-ce que j’ai … pu me laisser embobiner de la sorte ? Comment est-ce que j’ai pu tomber dans un piège aussi gros ? COMMENT ? J’ai honte … J’ai tellement honte … J’ai eu un moment de faiblesse en voyant cette Fragilady. Et puis … Quand je l’ai vue dans la salle de bain, quand je lui lavais les cheveux … Même si j’étais contrôlé … Même si j’étais manipulé … Je croyais que c’était vrai.

Chapitre 9 : Une liaison trop proche

Chapitre 9 : Une liaison trop proche

« Mon nom ? Je m’appelle Céra, messire Ric Auré. »

« Tu lui as dit ton nom, Ric ? Mais tu es stupide ou quoi ? C’est bien trop dangereux ! »

« Je ne vois pas en quoi c’est dangereux … Vous vous faites des idées, c’en est même aberrant en un sens. Je vais plutôt aller voir comment elle va. »

J’en ai déjà assez. Pourquoi est-ce qu’elle se comporte comme une femme jalouse, Séphyria ? Je ne comprends pas du tout. Néanmoins, je me dirige vers la salle de bain, toquant plusieurs fois avant de demander si je peux rentrer. Comme la dernière fois, Céra me répond :

« Bien entendu … C’est votre salle de bain. »

Bien entendu mais je préfère quand même demander. Je rentre à l’intérieur de la salle de bain, fermant la porte à clé alors que Céra est maintenant dénudée devant mes eux. Des poils pubiens de couleur vert, une poitrine de taille moyenne mais elle … a une certaine beauté, il faut que je le reconnaisse. Mais bon … Il n’y a pas que ça …

« Tu es vraiment sale, Céra, vraiment … Bon … On va déjà te faire rentrer dans la baignoire. Prends donc ma main. »

Elle s’exécute tandis que je l’emmène dans la baignoire. Je lui demande de s’asseoir alors que je ressens vraiment une vive excitation en la regardant. Elle … me plait. Cette femme-pokémon me plait terriblement même. Même si elle n’a pas une poitrine aussi belle que celles des autres femmes-pokémons que je connais, elle est magnifique.

« Euh … Messire Ric ? » me dit-elle tout en me souriant. C’est un sourire tendre … mais machiavélique … Il y a aussi une teinte de perversité. Elle a remarqué mon regard porté sur sa poitrine. « Qu’est-ce qu’il faut faire ensuite ? »

« Ah oui … Oui … Bien entendu. On va juste … Hum … Peut-être pas d’abord un bain mais une douche … Le bain, ça sera ensuite, quand tu seras plus propre. »

Car sinon, se baigner dans la crasse, non merci. Je commence à activer le pommeau de douche alors que des coups répétés se font entendre à la porte, Séphyria criant :

« OUVRE ! RIC ! Je t’ordonne d’ouvrir ! »

« Je n’ai pas que ça à faire ! Je lave Céra ! Laissez-moi tranquille quelques minutes, bon sang ! C’est trop vous demander ou quoi ?! »

« Mais tu ne comprends pas ou non ?! Tu n’es pas dans ton état normal ! »

« JE VAIS PARFAITEMENT BIEN ! Bon … Céra, commençons à te laver. »

Je préfère ne pas me préoccuper de Séphyria. C’est plutôt elle qui n’est pas dans son état normal. Dire ça à la pauvre petite Céra. Elle en a déjà assez bavé, pas besoin d’en rajouter. Je retire mon haut, me mettant torse nu alors que je la vois rougir faiblement.

« Vous … Vous êtes … plutôt … beau. »

« Pas forcément. Disons qu’à force de courir partout, je suis en « forme ». Aller … Tu te mets debout ? Je vais commencer à te laver. »

Elle s’exécute alors que la douche se fait sentir sur sa peau. Elle est docile … Elle se laisse faire et je regarde les gouttes d’eau qui tombent le long de son corps. Bon sang ! Je dois me contrôler car j’ai … Pfiou … Je me tortille un peu sur place mais sans même que je ne sache pourquoi je fais cela, j’ai ma bouche sur le téton droit de la Fragilady. Celle-ci pousse un petit gémissement de plaisir, rougissant alors que je retire mes lèvres, bredouillant quelques excuses. Je suis impardonnable ! Mais … Cela semble l’exciter aussi.

« Messire Ric … Je croyais que … »

« Pardon, pardon. Un mauvais mouvement de ma part. Regarde donc la baignoire … La terre est partie. Maintenant, on va pouvoir te laver correctement. »

Je change de sujet de conversation avant que cela ne tourne au sujet de mon erreur. Mais ce téton … J’avais eu l’impression qu’un liquide s’en écoulait. Est-ce que … Non ? Quand même pas ! Mais est-ce que … De la sève ? Qu’est-ce que je pense ? Mais j’ai encore un peu … le goût de nectar. Je ne sais pas … Je me sens pas si bien que ça. Du moins, non, je me sens très bien et mon pantalon me serre. Si ça ne tenait qu’à moi, j’irai parfaitement le retirer mais non … Je ne dois pas inquiéter la Fragilady. Maintenant, l’eau s’écoule dans la baignoire, lui allant juste au-dessus de la poitrine.

« Ramène donc tes cheveux, on va mieux les nettoyer. Et on fera attention à la fleur aussi. »

« Hein ? Euh … Oui … Bien sûr … Merci. »

Elle semble choquée ou étonnée de ma proposition. Elle me tourne le dos alors que je commence à shampouiner ses cheveux. Je fais attention à ne pas abîmer la fleur gigantesque sur sa tête mais bon … Je m’y applique avec douceur.

« C’est vraiment bon … » murmure-t-elle avec lenteur.

« Tant mieux car c’est le but voulu, jolie demoiselle. »

« Pourquoi est-ce que vous êtes aussi gentil avec moi, messire Ric ? »

« Car je suis comme ça et pas autrement. Attention. » dis-je en mettant une main devant ses yeux, l’autre main serrant le pommeau de douche avant que je n’arrose ses cheveux pour nettoyer le shampooing. Elle émet un petit rire qui a quelque chose de candide.

Quelques minutes plus tard, je me charge de l’essuyer, ayant des pulsions sexuelles encore inconcevables quelques heures auparavant. J’ai envie de la prendre dans la salle de bain, sur le lavabo, j’ai tellement envie de la remplir de tout mon être mais … Non … Je lui fais un petit sourire avant de dire :

« Prend ce peignoir et on va nettoyer tes affaires pour qu’elles soient prêtes dès demain. »

Elle me remercie chaleureusement d’une accolade nue alors que je souris. Lorsque je sors de la salle de bain, Séphyria me regarde avec fureur, comme Calsidya. Seule Tritani semble plus attristée que colérique. Je dis à Céra de me suivre alors que je l’emmène dans ma chambre. Là-bas, j’ouvre le placard pour lui laisser choisir quelques affaires.

Le reste de la journée se passe salement. Bien que j’adore l’odeur de Céra, les trois femmes ne lui adressent pas la parole. Il n’y a que moi qui lance une conversation avec elle. Pour la nuit, comme ça, pas d’engueulade, je déclare que je vais dormir au salon tandis que Céra dormira avec Séphyria.

La nuit tombée, je me sens déjà un peu mieux. Les minutes s’écoulent les unes après les autres alors que je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je ressens comme un léger manque … Je ne comprends pas pourquoi … Je ne comprends pas exactement. Ah …

« Messire Ric ? »

Une voix brise le silence alors que je me redresse dans le canapé … Qu’est-ce que … Céra ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Elle porte une nuisette bleue translucide … sauf qu’il n’y a rien dessous. Ce n’est pas la tenue qu’elle … avait normalement ! Je prends une profonde respiration, voilà que ce parfum qui émane d’elle redevient si bon …

Chapitre 8 : Comme un objet

Chapitre 8 : Comme un objet

« Alors … Qu’est-ce qui s’est passé exactement ? »

« Je … Je crois que vous êtes au courant de comment fonctionne … ce pays non ? Enfin … Je sais juste quelques parties … Je suis née il y a peu … Mais j’étais une Chrolobule. J’avais une forme juvénile malgré que j’étais une adulte. Vous me croyez ? »

« Je vous crois … Je vous crois car je connais une femme-pokémon dans le même pétrin. »

« C’est vrai ? Vous me croyez ? Mais enfin … Je … On a abusé de moi alors que j’étais sous cette forme et puis, je … »

Elle a du mal à continuer. Je ne peux pas m’en empêcher d’éprouver de l’empathie à son égard. La pauvre jeune demoiselle … Je viens la prendre dans mes bras comme pour la réconforter, me surprenant moi-même dans ce geste.

« Alors … Un moment, ils ont voulu que je touche une pierre car ils avaient envie d’une nouvelle expérience sexuelle mais … Ca ne leur a pas plu. Maintenant, je suis complètement inutile. Sous cette forme, personne en Thialende ne voudra de moi. Snif … Snif … »

« Je suis sûr que quelque part, c’est pourtant le cas. »

Je ne sais pas vraiment quoi dire. J’ai juste envie de la prendre dans mes bras et de la serrer contre mon cœur. Je veux la rassurer, c’est tout … C’est tellement cela … et rien d’autre. Je ne sais pas … Je crois que je vais faire une bêtise. Je reprends :

« Si tu veux bien me suivre, je vais te ramener jusqu’à mon appartement. »

« Ah ! Non …Vous allez vouloir faire des … »

« Non, je ne ferai rien, je ne suis pas comme ça. Mais au moins, que tu puisses prendre une douche, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Une douche ? Qu’est-ce donc ? » me demande t-elle alors que je suis surpris. Elle ne le sait même pas ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

« C’est un endroit où tu peux aller te laver, tu ne connais pas ? Un peu comme il pleut sauf que c’est de l’eau chaude. Je te donnerai aussi du savon. »

« Ça m’a l’air bon … La pluie est froide, très froide … Est-ce que je peux vraiment vous accompagner ? » demanda-t-elle faiblement.

« Il n’y a aucun problème à cela. Je m’expliquerai aux yeux des autres femmes-pokémons. »

« Est-ce qu’elles sont méchantes ? Très méchantes ? Elles ne me voudront aucun mal ? »

« Il y en a une vraiment très timide et pourtant, c’est une Trioxhydre. Chaque personne est différente. Ne t’en fait pas, je te protégerai d’elles si nécessaire. » dis-je en lui souriant. Je me dois de la rassurer plutôt que de l’inquiéter.

« Je … Je vous fais confiance, messire … »

« Euh … Juste Ric Auré, ça suffira, ne vous en faites pas. Allons-y d’accord ? »

Elle me fait un étrange sourire mais je ne comprends pas ce qui se passe exactement. Je ne sais pas … Je n’ai pas peur de ce sourire, il est plutôt … tendre ? Ou alors, je me trompe ? Mais elle me sourit, qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

« Tu peux prendre ma main si tu le veux. Et ne te préoccupe pas du regard des autres. Ce que les autres pensent n’est pas important. Tu es peut-être sale maintenant mais tu seras resplendissante dans quelques heures, tu verras. On va aussi laver tes habits. »

« Ça a l’air merveilleux. Vraiment merveilleux. »

« Et encore, tu n’as pas tout vu … Enfin bon … On va aussi te donner de quoi manger. Je ne peux pas te laisser seule dans cet état. »

« Est-ce que je suis spéciale ? » me demande-t-elle alors que je m’arrête dans mes mouvements. Je me tourne vers elle, lui souriant :

« J’aime aider toutes les femmes et hommes-pokémons que je rencontre. Même si comme il faut s’en douter, beaucoup de femmes-pokémons sont présentes … bien plus que des hommes-pokémons. C’est même plutôt rare … »

« Est-ce que je suis spéciale ? » répète-t-elle alors que je renifle son odeur. Vraiment, ce parfum est magnifique à sentir. Je l’adore.

« Tu l’es … Allons-y, nous devons rentrer. »

Je ne sais pas ce qui m’est arrivé mais je lui ai dit ça. Mais elle semble heureuse et me sourit. Avec elle, je quitte les rues pour retourner jusqu’à mon appartement. Je pénètre à l’intérieur, invitant la Fragilady à m’accompagner.

« Tu es de retour, Ric ?! Tant mieux, tu m’as tant … »

Calsidya s’arrête dans ses propos, perdant son sourire alors qu’elle me voit arriver avec la Fragilady. Sans même regarder la Momartik, je me tourne vers la demoiselle aux cheveux verts avant de désigner une porte :

« La baignoire se trouve là-bas. Tu devrais t’y rendre dès maintenant. »

« Merci beaucoup, messire Ric. J’y vais de suite. »

« Qu’est-ce que c’est que ça, Ric ? » demanda Calsidya, rougissante de jalousie.

« Ce n’est pas ça, c’est une Fragilady que j’ai trouvée dans la rue. Tu as vu son état non ? Alors, évite les scènes de jalou … »

« Ric ? Est-ce que tu peux m’expliquer ce qui se passe ici ? »

Voilà maintenant que Séphyria fait son apparition, ayant remarqué la Fragilady. Pfff … Pourquoi est-ce que je dois toujours m’occuper de tout ça ? Seule Tritani reste muette ou presque, ne faisant que me regarder avec appréhension.

« Rien de spécial. J’ai juste secouru une Fragilady. Ce n’est pas la première personne que je sauve, ça ne sera pas la dernière, voilà tout. Vous êtes vraiment paranoïaques, les filles. »

« Et quel est son nom, Ric ? »

Hein quoi ? Qu’est-ce que … Séphyria me pose une question absurde ! Son nom ! Son nom … C’est … Je ne sais même pas tiens. Je me dirige vers la salle de bain, toquant avant de demander d’une voix calme :

« Dites, ma petite demoiselle Fragilady, quel est votre nom ? »

C’est absurde. Je n’ai même pas pensé à cela ! Ce n’est pas dans mes habitudes de parler de la sorte ! Enfin de penser aussi bêtement !

Chapitre 7 : Un doux parfum

Chapitre 7 : Un doux parfum

« Quand même … Ces SMS … J’en reçois plus pendant plusieurs jours mais ensuite, j’en reçois et ces informations … »

Je tiens mon portable en main, le présentant aux trois femmes ainsi que les messages écrits. Il n’y a pas que ça, loin de là même. Je ne sais pas … J’ai l’impression que cette écriture ou du moins, le ton utilisé m’est familier.

« Malheureusement, je ne sais pas comment réussir à suivre la trace de ce portable, enfin de ces SMS mais si tel est le cas, nous pourrions alors peut-être trouver une solution ? »

« Savoir qui est derrière tout ça ? Mais si c’est un piège, Ric ? » demande alors Séphyria tandis que j’hausse les épaules, lui répondant :

« Je ne sais pas … Si c’était vraiment un piège, du monde nous attendrait dans les différentes localisations non ? Grâce à ces données, nous avons pu les envoyer à la Fronse. D’ailleurs, Casior m’a signalé qu’il prépare déjà plusieurs troupes, jointes avec d’autres pays pour lancer un assaut simultané sur toutes ces localisations. »

« Mais qu’est-ce qu’ils feront alors ? Ces enfants n’auront quand même aucun endroit ou vivre non ? Est-ce que tu crois vraiment qu’ils auront leurs places ici ? Ca ne changera rien à leurs destins … loin de là même. »

« Je trouverai bien une solution pour eux. J’en suis sûr. »

J’en suis convaincu. Il y a une solution pour tous les sauver. J’en suis sûr et certain ! Je peux trouver la solution ! Ah … Bon … Qu’est-ce que …

« Je vais aller faire quelques pas pour me promener. Non, pas besoin de m’accompagner. Je vais m’aérer l’esprit, c’est tout, rien de plus. »

« D’accord … Comme tu veux mais fais attention, s’il te plaît. »

Je sais bien qu’elle est inquiète, très inquiète même mais pas besoin de s’en faire pour autant. Je ne risque pas d’avoir … Enfin bon … Comment dire … Il n’y a rien de tellement effrayant en soi. Je ne sais pas comment la rassurer. J’embrasse Séphyria sur les lèvres alors que je vois déjà Calsidya qui tend les siennes. Tritani est juste immobile, rougissante faiblement comme une enfant. Elle a juste ses lèvres humides, signe qu’elle attend aussi quelque chose.

« Vraiment … Vous avez de la chance que Séphyria accepte ça. »

Je leur dis cela avant d’embrasser les deux femmes plus rapidement qu’avec Séphyria. Tant que ce ne sont que des baisers et rien de plus, je pense que ça peut aller. Même si Calsidya … quand même … Elle utilise des tactiques assez viles et basses.

« Bon ! Je m’en vais, attention à vous les filles. »

Pourtant, elles me répliquent la même chose que Séphyria quelques secondes auparavant. Vraiment … Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Je quitte l’appartement alors que je me demande combien de temps tout cela va prendre. Cette situation est pesante. Cela fait maintenant presque une semaine ou alors un peu plus que je suis ici.

Je veux retrouver Dyamia … J’ai besoin d’elle … Maintenant que je l’ai retrouvée, j’en ai besoin. J’ai vraiment besoin de Dyamia. Je ne sais pas pourquoi mais mon corps la désire. Je dois être vraiment cinglé … Comment est-ce que je peux … désirer Dyamia alors qu’elle a une apparence de jeune fille ?

« Est-ce parce que mon corps attend ça depuis des années ? »

C’est bizarre car pendant toutes ces années, je ne me rappelais plus de son corps. Alors pourquoi maintenant ? Je ne comprends pas … Alors que je me promène dans la rue, je m’arrête, remarquant une petite ruelle … avec quelques sanglots qui en proviennent.

Qu’est-ce que … Je me tourne vers l’origine des sanglots, m’en approchant tout en restant méfiant. Une femme aux cheveux verts ? Elle doit avoir une vingtaine d’années, voire un peu plus. Mais … Qu’est-ce que ça veut dire ? Elle a aussi une fleur assez terne dans les cheveux … et des petits yeux rouges … Elle est sale, comme ses habits.

« Mademoiselle ? Vous êtes une Fragilady ? »

Je demande cela alors que les pleurs s’arrêtent. Elle lève son visage vers moi, montrant ses yeux rubis. Elle est vraiment … crade. A croire qu’elle a été roulée dans la terre pendant des heures. Et ses pauvres habits. Ça me fait tout autant mal que de voir un enfant dans cet état.

« Q … Qui … Qui êtes-vous ? » bredouille-t-elle, reculant un peu.

« Ohla ! N’ayez pas peur … Je ne vous veux aucun mal. C’est juste que … C’est étonnant de voir une jeune femme seule dans les rues de ce pays. Enfin … »

« Snif … Snif … Je suis bien une Fragilady … Vous … voulez payer mes services ? Même si je suis une adulte ? »

« Hein ? Mais non non ! Pourquoi est-ce que … Enfin non ! »

Je suis sous le choc. Enfin non, je devrais m’en douter. Je ne sais pas comment trop réagir alors que je m’approche d’elle. Elle se laisse faire tandis que je m’accroupir. Je ne sais pas … Je la trouve si chétive. Les Fragiladys sont des pokémons dont on doit prendre soin. Sa pauvre fleur sur le sommet de son crâne semble comme fanée.

« Je ne ferai jamais ça … Je ne … »

« Vous mentez. Vous êtes comme les autres hommes qui viennent en Thialende pour coucher avec des enfants. Je le sais parfaitement. Snif… »

« Je vous le promets, mademoiselle. Je ne suis pas comme ça. Si vous saviez, je suis accompagné par trois femmes pokémons. Une belle Altaria, une charmante Momartik et une timide Trioxhydre. Et pourtant, je ne leur fais rien de mal. Allons nettoyer ce joli visage. »

« Hein ? Qu’est-ce que … »

Elle semble surprise alors que je sors une bouteille d’eau de ma poche. Je m’en sers quand j’ai soif, dans ce pays, c’est assez fréquent. Je prends aussi un mouchoir que je garde habituellement. Je mets un peu d’eau sur le mouchoir avant de commencer à le passer sur le visage sali par la terre de la Fragilady.
Quelques secondes plus tard, voilà que je peux apercevoir son magnifique visage. C’est vrai … Elle aussi est une sacrée beauté. Elle doit être issue des dernières générations de pokémons humanisés puisque son visage est de couleur presque pareil à celui d’un humain sauf un peu plus blanc comme celui d’une Fragilady.

« Voilà … Tu es quand même bien mieux comme ça. Et si tu me racontais tout depuis le début ? Tu ne crois pas que ça serait mieux ? »

Elle hoche faiblement la tête alors que je ressens une drôle d’odeur qui émane d’elle. Une odeur plaisante, vraiment très plaisante même. Un peu comme une odeur enivrante. Hmm … Très bonne odeur même.

Chapitre 6 : Ne pas oublier sa place

Chapitre 6 : Ne pas oublier sa place

« C’est donc ainsi ? C’est pour cela qu’il me laisse faire ? »

« C’est étrange mais non pas absurde … Ric n’est pas obligé de savoir que tu es vivante. »

« Mais il veut prendre ses précautions. Sauf que même ainsi, si je devais mourir, Ric ne se priverait pas pour venir ici … Je te rappelle qu’il veut te tuer. »

« Nul besoin de me le rappeler … Je le sais parfaitement. Et il veut aussi tuer Emairon. Mais bref, tu es maintenant au courant. Même si je ne … Qu’est-ce que tu fais avec mon portable ? » demande Loïc, intrigué par la jeune fille.

« Tu n’étais pas là pendant une bonne semaine, qu’est-ce que tu crois que je fais ? Je continue de jouer à Arbok. Ton ancienne version est obsolète. »

« … … … N’oublie pas d’inscrire ton record si tu en bats un. »

« Je ne suis pas très douée avec ces jeux mais au moins, ça me diverti. Il le faut bien. Quant à Rérox, il reste encore avec moi ? Tu n’es pas venu le chercher la dernière fois. »

« Je préfère qu’il reste avec toi. Il semble plus t’apprécier qu’autre chose, surtout que tu as l’odeur de Ric avec toi. »

« Mais elle n’est pas encore assez imprégnée … Je veux plus que son odeur. » murmure doucement la jeune fille aux cheveux noirs.

« Comme tu le désires mais dès que tu as terminé avec mon portable, rends-le-moi. Il faut que j’aille discuter avec Emairon. »

« Oh ? Au sujet de quoi ? Est-ce que je peux le savoir ? »

« Tu n’as qu’à y réfléchir. Bon … Je reviendrai récupérer mon portable après. Rérox … »

Le Mastouffe reste de marbre, posant juste ses yeux sur le vieil homme. Il semble acquiescer puis referme les yeux alors que la jeune fille continue de pianoter sur le portable, vraiment amusée par la situation. Loïc quitte le dôme, la laissant seule avec le chien.

« Vraiment … Qu’est-ce que les vieilles personnes sont embêtantes, tu ne trouves pas, Rérox ? Dire qu’à l’époque, tu n’étais encore qu’un petit Ponchien. Tu t’en rappelles ? »

Bien entendu qu’il s’en rappelle ! Il s’amusait même avec les cinq enfants ! Mais bon, c’est un temps révolu et ils ne peuvent pas revenir en arrière sur cela, loin de là même. Le Mastouffe pousse un petit glapissement.

« Ne t’en fait pas, ça sera bientôt terminé … et bientôt, nous serons tous réunis comme auparavant. Qu’est-ce que tu en dis ? »

« Mastouffe ! Ouffe Ouffe ! Mastouffe touffe ! » répond le pokémon canidé avec envie. Il est très motivé aussi à l’idée de retrouver Ric, n’ayant pas pu la dernière fois.

« Avant de partir … Loïc. Pensez-vous vraiment que c’est une bonne idée ? »

Hors du dôme, deux personnes semblaient attendre Loïc, réticents à ce qui venait de se passer. Le vieil homme se tourne vers une femme et un homme qui se ressemblent presque. Deux Tranchodons humanisés. Avec lenteur, il murmure :

« De quoi est-ce que vous parlez exactement ? »

« De la jeune Dyamia. Lui parler ouvertement en ce qui concerne les projets … »

« Elle était déjà au courant de cette histoire, ça n’a rien d’étonnant. De même, cela ne vous concerne pas le moins du monde. »

« Nous ne voulions que vous mettre au courant, rien de plus. Cela ne nous semble pas correct et sécurisé de parler de cela avec cette jeune fille. »

« Vous n’êtes que des pokémons humanisés, ne l’oubliez jamais. »

Il dit cela avec neutralité bien qu’une pointe de méchanceté se fait entendre. Les deux dragons haussent un sourcil, un peu étonnés des paroles de Loïc. D’habitude, celui-ci n’est guère aussi … vindicatif dans ses propos.

« Hmm … Je me suis un peu … Enfin bref … Ne recommencez plus cela … Quant à Dyamia, j’en fais mon affaire. Vous, de votre côté, vous avez sûrement votre mission à accomplir, n’est-ce pas ? Il a dû vous prévenir. »

« Nous devons trouver le dénommé Ric, celui qui a réussi à manipuler Tritani au point de réussir à la faire tuer son propre frère. »

« C’est donc ça qu’il a dit … Je vois, je vois … Bref … »

« Qu’est-ce que vous voulez dire par là, messire Loîc ? » demanda la Tranchodon féminine, Loïc poussant un léger soupir, répondant aussitôt :

« Rien de bien important. Rien du tout même. »

« Si vous le dites … Nous allons donc vous laisser tranquille. »

« Faites donc … Faites donc … » dit l’homme en faisant un petit geste de la main.

Il laisse seules les deux Tranchodons avant de s’éloigner de son côté Il en avait déjà assez fait … normalement. Maintenant, il devait se diriger vers l’endroit où se trouvait Emairon et lui parler de cela. Il fait quelques pas, se disant qu’il doit d’abord récupérer son portable … avant de murmurer pour lui-même que ce n’est pas nécessaire.

« Emairon … Est-ce qu’il a encore ses problèmes de cauchemar ? Je vais lui poser la question pour voir. Il me tiendra alors au courant … Humpf. »

C’est compliqué … Tout se complique de jour en jour. Beaucoup trop pour qu’il ne puisse s’occuper de tout ce qui se passe. Il fait plusieurs minutes de marcher, toquant à la porte de la chambre d’Emairon, la voix du Gallame se faisant entendre faiblement.

« Rentrez … Enfin … Loïc … Je sais que c’est vous. »

Il pénètre à l’intérieur, constatant l’absence de lumière ou presque. Tout est sombre, plus que sombre même. Le Gallame est ainsi depuis des semaines … Depuis la mort de Lania. Enfin, cela a empiré de plus en plus.

« Emairon ? Nous devons parler tous les deux … Maintenant. »

« Faites donc … Loïc … Faites donc. »

Les deux hommes ont des choses à se dire. Loïc se dirige vers l’endroit dont il entend la voix, trouvant Emairon recroquevillé sur lui-même, adossé à un mur. Bon … Ils vont avoir une petite discussion tous les deux. C’est la moindre des choses qu’il puisse faire.