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Chapitre 14 : Vers les cieux

Chapitre 14 : Vers les cieux

« Tsss … Vraiment tenace, n’est-ce pas ? Eliminez-le maintenant ! »

Les pokémons dragons humanisés cherchent à s’en prendre à moi mais voilà que toutes les femmes qui m’accompagnent viennent m’épauler. Sauf que je n’ai pas de temps à perdre avec ça … Pas du tout … PAS DU TOUT !


De mes tentacules, je prends les deux Carchacrok humanisés par la nuque … avant de les briser tous les deux. Aussi simplement que ça. Je me fais peur … Je me fais peur … Je suis un monstre, un vrai monstre. Je ne peux pas m’exprimer, je ne peux pas parler mais je suis un monstre … Une monstruosité … Et rien d’autre.

« Il … Il … Ric ? » bredouille Séphyria, choquée par mon geste alors que je projette les cadavres des deux dragons humanisés sur leurs confrères.

« Il a l’air de se contrôler encore. Ne t’en fait pas pour lui. Mais … Ne tuons pas Belzak. On va juste le torturer jusqu’à ce qu’il parle. Le reste peut disparaître. Emairon ? Tu peux surveiller Loïc ? S’il est encore en vie ? »

NON ET NON ! Je ne laisserai pas Belzak en vie ! Pas après tout ce que j’ai appris ! Pas après tout ce que j’ai connu par sa faute ! Tout ça est de sa faute ! Tout ça est de sa faute ! Je fais un mouvement, m’écroulant au sol. Mes pieds … Je ne sens plus mes pieds. Mais ça ne m’empêchera pas ! Je peux ramper ! Je peux utiliser mes tentacules !

JE VAIS LE TUER ! JE VAIS LE TUER ! Je pousse un autre râle de colère, projetant mes tentacules tout autour de moi, balayant tout ce qui se trouve. Tout le monde s’abaisse, me laissant maintenant le champ libre pour Belzak. Celui-ci a reculé alors que je tends mon bras de Maganon vers lui.

« Tu crois vraiment maintenant que tu vas … »

Il s’arrête de parler alors que je sens une forte chaleur qui émane de mon bras. Quelque chose va sortir de mon canon ! Quelque chose qui va tout balayer sur son passage ! Une boule de feu sort de mon bras, prêt à réduire en cendres tout ce qui s’y trouve.

Ou presque … Car elle est arrêtée comme si de rien n’était, Adotmanxys s’étant positionné devant Belzak, le regard froid et terne qui émane d’elle n’étant guère plaisant. Elle … Elle est … Elle a aussi mes gênes. Tous les pokémon humanisés ont mes gênes. Je suis un pokémon, non … Je suis plusieurs pokémons, je suis un monstre. Je suis un monstre !

« RAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Même si c’est Adomantxys ! Je vais la tuer ! Comme les autres ! Comme toute la Triafa ! Comme tous ceux qui se trouvent autour de moi ! Mes tentacules recommencent à balayer tout ce qui se trouve sur leur chemin alors que je fais tout pour qu’ils s’en prennent à Belzak. Celui-ci est derrière Adomantxys. Je vais le tuer … LE TUER ! LE TUER !

« BEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEL ! » hurle-je. Si elle ne veut pas se pousser, je vais alors la tuer elle aussi ! Je vais la briser et …

Où est-ce que je suis ? Qu’est-ce que … ça veut dire ? Je suis dehors ? La pleine lune ? Mais où est-ce que je suis ? Une plaine déserte ? Il n’y a personne autour de moi ! Personne ! Il n’y a personne ! Je tente de me déplacer mais je n’y arrive pas ! Je ne peux pas bouger !

« Hallucination. Tu es plongé dans celle que je t’ai lancée avant que tu ne m’attaques. »

Elle est là … Adomantxys … Son bras semble tenir une arme sortie tout droit d’un film de science-fiction. Il y a des petits tubes verts et orange qui tournoient autour de son bras. Et sa main gauche ? Des griffes de cristal vert et orange ? Maintenant qu’elle est seule, je peux enfin la voir correctement … Ses jambes sont ancrées dans deux morceaux de métal orange qui se terminent comme des pics. Elle est capable néanmoins de se tenir debout comme si de rien n’était. Mais son arme … On dirait aussi un canon. Au niveau de sa poitrine, j’aperçois un cristal violet …

« La source de ma force et de mes pouvoirs. Le briser reviendrait à me tuer. »

Elle parle encore une fois. Sa voix est étrangement douce et faible. Elle… Elle s’approche de moi ? Je dois répliquer alors ! Je le dois ! Même si c’est une hallucination, je ne dois pas me laisser faire ! Je dois riposter et combattre !

Mais je n’y arrive pas … Je suis juste paralysé alors qu’elle est maintenant à ma hauteur. Elle approche son visage du mien, sa main droite faisant tomber l’arme métallique qu’elle tenait debout. Elle passe sa main sur mon bras de Maganon puis mes tentacules.

« Tu es laid, Ric. » chuchote-t-elle tout simplement avant que je ne la vois pleurer discrètement. C’est vrai … Une seule larme qui s’écoule de son œil droit. « Mais … Je suis en toi depuis … des années et inversement. Ton sang m’a permis de prendre cette forme … mais aussi de connaître tes faits et gestes depuis ces deux dernières décennies. »

Elle est maintenant en train de caresser la seule parcelle humaine encore visible chez moi … La moitié de mon visage … Puis subitement, je retourne auprès des autres … Je suis juste devant Adomantxys. Elle n’a pas bougé. Elle a toujours le même regard froid.

« Ric s’est immobilisé … Qu’est-ce que ça veut dire ? »

J’entends la voix de Dyamia. Je n’ai pas bougé ? Depuis combien de temps ? Les dragons humanoïdes me regardent avec effroi … un peu comme tout le monde en fait. Je suis un monstre … mais je suis bien plus calme maintenant.

« Mes félicitations, Adomantxys. Maintenant, si tu veux bien les restreindre pendant que je vais préparer le tout ? Tu connais la sortie, n’est-ce pas ? »

Elle ne répond pas alors que Belzak demande aux dragons humanisés de le suivre. Voilà qu’ils quittent tous la pièce tandis qu’il ne reste plus qu’Adomantxys comme ennemie. Elle a ses yeux posés sur les miens et inversement.

« Je voudrai bien qu’on aille le rattraper mais je ne peux pas bouger ! Sinon, y a des chances qu’elle me tue sur place ! » s’écrit Dyamia alors qu’Adomantxys murmure  dans ma tête.

« Dans l’espace … Voilà où nous nous rendons. »

Dans l’espace ? Ils veulent vraiment aller dans l’espace ? Mais il faut un entraînement plus que poussé non ? Ça ne se fait pas en quelques heures ! En quelques jours ! Enfin, je n’ai pas le temps de raisonner de la sorte ! Je …

« Alerte ! Alerte ! Alerte ! Destruction de la base imminente. Veuillez évacuer par les sorties de secours. Alerte ! Alerte ! Alerte ! »

« Je dois donc partir maintenant. »

Elle a repris la parole avant de cligner des yeux. C’était de la télépathie, n’est-ce pas ? Après son clignement des yeux, elle disparaît de ma vue. On doit partir ! On doit s’enfuir maintenant ! Mais … Avec tout le monde …

« Il faut donc que je me dépêche. » murmure une femme aux cheveux bleus et aux yeux dorés.
Autour d’elle, de nombreux cadavres d’hommes et de femmes sont présents au sol. Avec grâce et agilité, elle marche élégamment pour éviter les traces de sang, continuant son chemin comme si de rien n’était.

Chapitre 13 : Le protecteur

Chapitre 13 : Le protecteur

« Te voilà enfin ! Réveillée ! Je suis Belzak ! Ton maître ! »

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! » m’écris-je bien qu’aucun autre son ne sorte de ma bouche. Je ne peux pas m’exprimer ! Je ne peux pas ! Adomantxys se relève finalement, posant ses yeux gris sur moi, puis sur Belzak … puis sur le reste des membres présents.

« Je crois que tu en as assez fait, Belzak. Il est temps de conclure ton histoire. Je ne pensais pas que tu irais jusque-là … Je me suis trompé visiblement. »

Plusieurs coups de feu et voilà que les rares membres de la Triafa présents tombent au sol. Les dragons humanoïdes tentent de bouger mais quelque chose les empêche de se mouvoir. Emairon les regarde, Belzak rigolant une nouvelle fois.

« Tiens donc … Tu t’es enfin décidé à sortir de ton rôle ? Le meilleur ami d’un traître n’en reste pas moins un hein ? »

« Si j’ai fait tout cela, c’est pour attendre le bon moment où je pourrai en terminer avec toi. Ce moment va arriver bien plus vite que prévu. »

« Oh ? C’est donc ce que tu crois ? Et tu penses vraiment être capable de m’arrêter ? Tu n’as pas réussi à t’échapper avec lui la dernière fois. Tu veux retenter l’expérience cette fois-ci avec son fils ? HAHAHAHAHA ! »

« Qu’est-ce qu’il raconte-là, Loïc ? » demande Séphyria alors que je me tais. De toute façon, si c’est juste pour pousser des cris …

« Rien de bien important. Le plus important pour le moment, c’est de l’éliminer. » dit le vieil homme, pointant son arme vers celui qui dirige la Triafa. Pendant ce temps, Emairon continue de se focaliser sur les six dragons humanoïdes, Dyamia lui disant :

« C’est donc ainsi ? Fini les cachotteries, Loïc ? Emairon ? »

« Il le fallait bien … Des fois, il y a des choses nécessaires à accomplir si on veut atteindre son but … Malheureusement, ce n’est pas forcément à la portée de tout le monde. » murmure calmement l’homme aux cheveux verts.

Qu’est-ce qu’ils racontent ? Dyamia était au courant ? Maintenant, je m’en rappelle. Elle parlait bien d’un gardien lorsque je n’ai pas pu réussir à la sauver la première fois. C’était donc ça ? Loïc se tourne vers moi puis son fils, murmurant :

« Ah … Je suis désolé, Ric. Je ne savais pas que cela te ferait un tel effet … Je ne savais même pas au sujet de ton corps. Visiblement, il nous cachait encore des choses à ton père et moi. Ton … père voulait que nous nous enfuyons lorsque tu étais en âge de courir … lorsque Dyamia et le reste des pokémons humanisés étaient capables de comprendre la situation. Surtout qu’il fut au courant des premières expériences sur toi sans savoir exactement ce que c’était. Mais il a fallu que tout se passe très mal … »

« Pa … Pa … » dis-je avec lenteur, cherchant à prononcer une phrase sans y arriver.

« Soit nous mourrions tous les trois … et alors, il n’y aurait plus aucune chance de sauver Dyamia et le reste de sa famille … soit … Il fallait un traître. Il savait pertinemment qu’il ne pourrait pas être considéré ainsi puisqu’il était déjà assez dissident à cause des expériences sur ton corps. Nous étions tous les deux-là en secret, pendant des années, travaillant pour la police en cachette. Ce fut l’acte le plus difficile de mon existence. »

Mon père ne fut pas tué en traître … Non … Il s’était sacrifié pour permettre à Loïc … de continuer à veiller sur moi, Séphyria et les autres. Cela veut tout dire … Cela voulait tout dire. Pourquoi Alphonse n’était pas mort, pourquoi Rérox ne l’était pas non plus ! Pourquoi Emairon était resté auprès de lui ! Pourquoi tout ça ! Mais … Mais … Il fallait vraiment que Lania meure ? Ah … J’ai l’impression de perdre connaissance. Ce corps difforme et affreux que je possède … Je suis juste … horrible.

« Et aujourd’hui, je vais accomplir ce que nous aurions dû faire depuis plus de vingt ans. Adieu Belzak, bonjour en enfer ! »

Des balles partent, trois d’après ce que je peux entendre. Trois balles qui fusent vers Belzak avant de s’immobiliser à quelques centimètres de lui. Un grand sourire aux lèvres, les balles reviennent subitement vers Loïc, se plantant dans son torse.

« Que … Adamantxys … » bafouille le vieil homme que j’ai considéré comme mon père avant de s’écrouler en arrière, du sang se formant au niveau des trois balles qu’il a reçues dans le torse. Il ne bouge plus.

« Bien bien bien, Adamantxys … Du très bon travail. Mes félicitations. »

« NOUS SOMMES LIBRES MAINTENANT ! »

Les dragons humanisés poussent un cri à l’unisson alors qu’ils s’extirpent de la paralysée causée par les pouvoirs psychiques d’Emairon.

« On dirait que la roue tourne, n’est-ce pas ? Le traître est mort … comme un traître. »

Mort comme un traître ? Loïc … Depuis le début … Depuis le début … Depuis le début, il ne faisait que ça ! Il a toujours tout fait pour nous protéger ! Pour protéger Dyamia ! Pendant que les autres venaient me rejoindre !

« RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH ! »

Je pousse un hurlement strident alors que je tends mon canon de Maganon vers Belzak. Aussitôt, les pokémons dragons vont l’entourer sans que rien ne sorte de mon arme.

« Tu pensais vraiment pouvoir utiliser les capacités des pokémons comme ça ? Produire des flammes, ce n’est pas à la portée du premier venu. Imbécile. »

« ARRRRRRRRRR ! RAAAAAAAAAAA ! ARGL ARGL ! »

Je ne peux pas m’exprimer correctement mais je sais que j’ai autre chose pour montrer la rage qui m’anime ! Je ne peux pas utiliser des flammes ?! J’ai autre chose en main !

Ou plutôt … J’ai des tentacules ! Je brandis mes nombreux tentacules, happant les six dragons humanisés avant de les projeter contre les murs avec une violence inouïe. Il ne reste plus que Belzak, celui-ci ayant perdu son sourire.

« Une abomination … restera toujours une abomination. Apprendre à utiliser ses tentacules en quelques minutes … Ca se voit que tu es né avec ça, que tu as vécu avec ces gênes pendant des années. Tsss … Mais tu penses pouvoir m’arrêter maintenant ? Tu ne veux pas pouvoir revenir en arrière ? Retrouver une forme humaine ? »

« RAAAAAAAAAAAAAA ! »

Je pousse un nouveau cri, me tenant sur mes deux jambes bien que j’ai du mal à rester debout maintenant. Personne n’ose bouger, que cela soit les femmes que j’ai connues, Alphonse ou alors Emairon, Roubé et Rérox. Personne … Je vais le tuer … Je vais tuer Belzak ! Je vais le tuer ! Même si je suis devenu ainsi ! Même si je suis devenu un monstre ! Un pokémon hybride ! Même si je dois perdre la tête ! Même si je dois perdre la raison !

Chapitre 12 : Tant de pokémons

Chapitre 12 : Tant de pokémons

« Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que tu as fait à Ric ?! » s’écrit Dyamia.

« Juste une petite piqûre pour rappeler ce qu’il est réellement. Il n’a rien d’un humain, pourquoi est-ce qu’il devrait en avoir la forme alors ? »

« Ma … Ma… MA… MAAAAAAAAAAA ! »

Je pousse un cri, essayant de terminer ma phrase sans y arriver. Je regarde ma main droite avant de cligner des yeux. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi est-ce que ma main se modifie ? MA MAIN ! Elle est en train de s’ouvrir ! Elle est en train de fondre ! Je n’ai plus aucun doigt ! Plus aucun doigt ! La paume de ma main disparaît dans une masse glissante et noire qui elle-même se découpe en plusieurs morceaux. Des tentacules … Des tentacules noirs !

« Oh ? Donc des tentacules de Tentacruel ? Intéressant, très intéressant même. »

« C’était donc ça … » murmure Loïc bien que je ne le vois pas, je peux juste regarder ce qui arrive à ma main. Ca veut dire quoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Mon corps … Mon corps est en train de brûler de l’intérieur ! Je m’écroule à genoux, mon visage tourné vers le sol alors que tout le monde est autour de moi, sauf Emairon, Loïc et Belzak.

« C’est juste monstrueux. » dit Emairon, horrifié bien qu’il tente de ne pas le montrer.

« Monstrueux ? Mais cette femme l’était dès le départ. Elle était monstrueuse. Je n’ai fait que lier cela maintenant. Hahaha ! Oh … Visiblement, un autre pokémon est en train d’arriver. »

« Toi … Je vais te le faire … » commence à dire Dyamia alors que je pousse un autre cri.

« Tête ! Têttttttttttte ! »

Mal à ma tête ! J’ai mal à ma tête ! J’ai mal ! Je pose ma main encore normale sur mon visage mais … ce n’est pas de la peau que je touche. Ce n’est pas de la peau ! Et mes cheveux ! Qu’est-ce que ça veut dire ?

« Ric, ton visage … Ton visage … »

La moitié de mon visage a quoi ? Les femmes me regardent avec effarement alors que Céra approche sa main. Elle bredouille avant de la reculer :

« On dirait la moitié d’un Galeking. Tu … Tu as la corne et le métal … et l’œil bleu. »

Qu’est-ce qu’elle raconte ? J’ai vraiment tout ça ? Je … Je … Je ne le sens pas. Je ne sens rien de spécial. Rien du tout même. Je ne me sens pas bien … Pas bien du tout. Gloups … Je tente de bouger, sans y arriver réellement.

J’ai vraiment du métal sur la partie gauche de mon visage ? Et cette corne ? J’ai vraiment une corne de Galeking ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Comment … Comment est-ce possible ? Pourquoi ? POURQUOI EST-CE QUE CA M’ARRIVE ?!

Je tente de toucher mon visage encore une fois mais je ne sens plus mes doigts. Mes yeux se posent sur ma main gauche et je pousse un nouveau cri. Ce n’est plus un bras ! Mais un canon ! J’ai un orifice à la place de la main ! Un orifice !

« Oh … Bien, bien … Je ne pensais pas avoir affaire à une arme faite sur mesure. Dire que tu as maintenant le canon d’un Maganon, rien que ça. »

Belzak est plus qu’amusé par la situation, moi pas ! Un canon ? J’ai un canon à la place de la main gauche ! Comment c’est possible ? POURQUOI ? POURQUOI MOI ? Je dois raisonner ! Je dois rester calme ! Je dois parler ! Je …

« Caaaaaaaaa …. Caaaaaaaaa ! »

Je ne peux pas m’exprimer. Je n’y arrive pas ! Je n’y arrive pas du tout ! Je me tourne vers Adomantxys, entendant un craquement imperceptible aux oreilles des autres. La cuve … Je vois la cuve ! Mais je n’ai pas le temps de me préoccuper de ça ! Je vois juste les yeux gris d’Adomantxys qui me fixent ! Elle me regarde !

« DONNEZ NOUS L’ANTIDOTE ! OU JE VOUS TUES ! »

C’est bien Calsydia qui vient d’hurler en s’adressant à Belzak, celui-ci rigolant en mettant une main sur son visage. Il fait un petit hochement négatif du doigt avant de dire :

« L’antidote ? Mais il vient de le prendre. Je lui ai donné sa vraie nature. Voilà ce qu’est Ric en réalité. Une aberration. Juste un spécimen mélangeant l’ADN de plusieurs pokémons ! Mais en même temps, vous pouvez tous le considérer comme votre père … sauf Dyamia, Séphyria, Roubé et Emairon. C’est bien grâce à Ric que vous êtes toutes nées ! »

Et qu’est-ce que c’est censé me faire hein ? Qu’est-ce que c’est censé me faire ? HEIN ? HEIN ? Combien de temps s’est-il écoulé ? Nous étions partis en pleine nuit ! EN PLEINE NUIT ! Ah … Pourquoi est-ce que je pense à ça ? MON DOS ! MON DOS ME FAIT SOUFFRIR ! JE LE SENS SE DECHIRER !

Je reste à genoux, repoussant tout le monde avec mes tentacules. Pourquoi ? Car je sens que ça va sortir ! CA VA SORTIR ! Mon haut tombe au sol, déchiré alors que des cratères poussent dans mon dos, avant de cracher une épaisse fumée violette.

« HAHAHAHA ! Smogogo maintenant ? Mais c’est vraiment exceptionnel ! Je ne pensais pas que tu arriverais à muter de la sorte, Ric ! PARFAIT ! VRAIMENT PARFAIT ! »

Il trouvait ça parfait ? Il se moque de moi ? IL SE MOQUAIT DE MOI ? Et puis Loïc et Emairon ! Ces deux-là me regardent avec effroi et pitié ! Je n’ai pas besoin de ça ! Je n’ai pas du tout besoin de ça ! PAS DU TOUT !

« LAAAAAAAAAAA ! »

Pourquoi je ne peux pas parler ? POURQUOI ? JE VEUX PARLER ! Je veux m’exprimer ! Je veux ! Mais je dois empêcher ces cratères dans mon dos de produire de la fumée ! La fumée d’un Smogogo peut être toxique ou brumeuse ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas !

« Et si nous en terminions maintenant ? »

Belzak se retourne, faisant face à Adomantxys dans sa cuve. Des fissures… De nombreuses fissures apparaissent, les unes après les autres. Un peu de liquide est en train de s’en écouler … Tous les regards convergent la cuve, même le mien. Même malgré ce qui se passe. Adomantxys est réveillée … Adomantxys est là !

« Sors de ta cuve, Adomantxys ! »

Comme pour répondre aux paroles de Belzak, la cuve se brise enfin, le corps de la femme-pokémon tombant à genoux, le visage baissé vers les morceaux de verre et les flaques du liquide dans lequel elle avait baigné pendant des années.

Chapitre 11 : Non-lucide

Chapitre 11 : Non-lucide

« Ce projet Adomantxys ? C’est encore une femme-pokémon ? »

« Mieux que ça … Elle sera le point culminant de la Triafa dans le domaine du voyage dans l’espace. Grâce à elle qui provient de l’espace, nous pourrons alors évoluer vers un avenir bien meilleur, hahaha ! Mais bien sûr, un avenir dirigé par moi. »

« Bien entendu … Bien entendu. » murmure-je en fixant Adomantxys. C’est étrange … Pourquoi j’ai l’impression que je l’ai déjà vue ? Pourtant, même dans mon passé, je n’ai jamais rencontré une telle femme.

« Tu sembles intéressé par Adomantxys. C’est bien normal … mais après tout, tu as réussi à capturer chaque femme-pokémon qui t’entoure, n’est-ce pas ? Toujours réussi à tout faire pour qu’elles te suivent. Sais-tu pourquoi ? »

« Car j’en connaissais déjà une partie dans mon enfance, voilà tout. Le reste, c’est à cause de mon caractère, je ne vois rien d’autre comme solution. »

« Oh ? Pourtant, c’est une réponse très facile. Quand tu y réfléchis bien, est-ce que généralement les femmes humaines ont été attirées par toi ? » me dit Belzak, commençant à marcher alors que plusieurs membres de la Triafa nous empêchent de bouger. C’est vraiment une question saugrenue de sa part mais j’y réponds :

« Pas vraiment. La seule qui était potentiellement intéressée et encore, il n’y a rien eut entre nous, est morte d’une longue maladie. Elle faisait partie de vos forces. »

« Sais-tu ce que c’est que le magnétisme et l’attraction pokémon ? C’est quand deux pokémons, malgré leurs différentes physiques et raciales sont attirées l’un vers l’autre. Généralement, on les classe dans différents groupes d’œufs. »

« … … … Et c’est quoi le rapport avec moi ? Je suis entièrement humain. » réplique-je en haussant les épaules, Belzak éclatant d’un rire tonitruant, ouvrant sa blouse de scientifique avant d’en sortir une seringue. Qu’est-ce qu’il compte faire ?

« Si tu tentes de faire quoi que ce soit à Ric, je te carbonises sur place, Belzak. » commence à dire Dyamia sur un ton menaçant.

« Oh … Tiens donc … Dyamia. Tu as bien changé physiquement. On doit mettre cela aussi sur le compte de Ric, n’est-ce pas ? Dire que cela semble correspondre bien mieux à ton âge. Mais ne t’en fait pas, vous ne serez pas les seules à voir ce qui va se dérouler devant vos yeux. Normalement, le reste des invités devrait arriver très rapidement. »

« Le reste ? Attends un peu, Séphy… »

« Nous sommes de retour, chef. » dit la voix du Carchacrok mâle avant que je ne me retourne. J’aperçois Séphyria et les autres. L’Altaria court vers moi, me prenant dans ses bras, folle d’inquiétude alors que Céra fait de même.

« Je vais bien, Séphyria, je vais très bien … Même si la situation n’est pas joyeuse. »

Je dois réfléchir à une solution pour m’en sortir mais avec six pokémons dragons. Encore que maintenant, nous avons Roubé et Séphyria. Mais elles semblent blessées, enfin, moi que Dyamia et les autres mais quand même.

« Sais-tu pourquoi je t’ai forcé à venir ici et que je t’attendais, Ric ? Car tu es celui qui va réveiller Adomantxys. J’avais besoin de toi depuis le début … Tu peux remercier Emairon pour la petite seringue plantée la dernière fois. Ton sang m’a été très utile. Il s’est développé à une vitesse prodigieuse. Après toutes ces années, tu as incorporé parfaitement l’ADN de tous ces pokémons. C’est impressionnant. »

« L’ADN de tous ces pokémons ? Qu’est-ce que tu racontes là ? »

« Pourquoi penses-tu que toutes ces femelles sont intéressées par toi ? Car tu es comme elles ! Ces phéromones qui émanent de ton corps ne peuvent attirer une humaine, simplement des femmes-pokémons et rien d’autre. Mais encore mieux, pendant que tu étais à la Triafa, pendant toutes ces années, que pensais-tu que j’ai fait avec ton corps ? »

« Comment … Comment ça ? »

« Oh, tu ne t’en rappelles peut-être pas mais c’est normal. Tu étais si jeune à cette époque et il semblerait que tu aies eu une certaine perte de mémoire. Dommage que les vidéos soient formelles. Un petit enfant d’à peine quatre ans qui se balade dans les couloirs de la Triafa … Et qui arrive à se faufiler jusqu’à l’endroit où ‘avais entreposé ce virus qui provenait de l’espace. Tu ne vois donc pas ce qui se passe ? »

Qu’est-ce qu’il raconte ? Ce virus ? Enfant de quatre ans ? D’après ce que je sais, j’ai été … retiré de la Triafa lorsque j’avais cinq ans. Et il a fait quoi sur mon corps ?

« Tu étais connu parmi les membres de la Triafa. Tu n’étais qu’un petit garçon humain qui servait d’expérience avec les quatre créations de ta mère. C’est pour cela que nul n’était inquiet de te voir te faufiler dans les salles même les plus importantes de la Triafa. Il faut dire que tu étais une expérience … comme les autres. Et au moment où tu as rencontré Adomantxys qui n’avait pas encore de forme humaine, il a fallu que tu te blesses … Mais cette blessure fut une bénédiction ! Grâce à elle, le projet a grandement avancé à l’époque ! Il fallait du sang humain pour qu’Adomantxys se développe ! La seule chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’était bel et bien que ton sang soit nécessaire continuellement … pour permettre à Adomantxys d’évoluer. Mais en même temps, tous les jours, je te faisais une petite piqûre car tu étais quand même le projet à l’origine des pokémons humanisés. Je n’avais pas les connaissances de ta mère mais j’étais au courant de ses expériences. Dire qu’elle n’a pas hésité pendant des mois et des mois à s’injecter de l’ADN de différents pokémons pour avancer dans son projet ! Mais elle a réussi … Elle a grandement affecté son propre corps et métabolisme … mais donc aussi celui de son enfant. Je lis de l’incompréhension dans vos regards et surtout le tien … Mais je vais alors être bref et bien plus explicite, Ric. Ton corps est peut-être humain mais ton ADN contient les données d’une multitude de pokémons différents. Et ton sang a alors permis à Adomantxys d’emmagasiner des données pokémons et humaines. C’est d’ailleurs pour ça … qu’elle semble réagir uniquement en ta présence. Sais-tu ce qu’est cette seringue ? »

Je ne sais pas … Je n’ai fait qu’écouter les paroles de ce vieil homme. Ma mère avait fait quoi ? Ma mère ? Je … Ah … Oh … J’ai du mal à raisonner. De l’ADN de pokémon ? Je … C’est pour ça qu’elles sont avec moi ? Non, non … Pas ça … Ma mère ? Puis Adomantxys ? Je … Ah … Je ne comprends pas, pas du tout même.

« Tu vois, Ric ? J’ai un petit cadeau pour toi. »

Un petit cadeau ? De quoi est-ce qu’il parle ? Je … Oh … Personne ne bouge, ni moi, ni les filles, ni Loïc, Rérox ou Emairon. Il n’y a que Belzak qui arrive jusqu’à moi avant de me planter la seringue dans le bras, m’injectant le liquide contenu à l’intérieur.

Qu’est-ce que … J’ai la vue qui se brouille. Qu’est-ce que ça veut dire ? Oh … J’ai la tête qui tourne. Pourtant, mon regard se fixe sur la cuve. A l’intérieur, j’aperçois Adomantxys … Ses yeux s’ouvrent, laissant paraître deux pupilles grises.

Chapitre 10 : Capturés

Chapitre 10 : Capturés

« Je me doutais bien qu’il y aurait un comité d’accueil mais quand même … »

Je ne m’attendais pas à avoir autant de soldats sur le dos. Qu’est-ce que je suis censé faire là ? Ah oui ! Tous les tuer ! Aucune pitié pour eux ! Enfin, des soldats, ce n’est pas une armée non pus mais des hommes et des femmes qui n’hésitent pas à tuer. D’ailleurs, ne pas porter d’uniforme commun rend la chose difficile lorsqu’il s’agit de les traquer.

« Hop la ! Couches-toi, Ric ! » me crie Dyamia tandis que je m’exécute. Je vois passer une déferlant de flammes, puis des cris l’accompagnent.

Les cinq personnes qui étaient devant nous ne sont plus que de l’histoire ancienne maintenant. Wow … J’oublie à chaque fois qu’elle est drôlement efficace comme demoiselle. Mais bon, pas le moment de l’admirer non plus.

« Allons-y ! Le plus vite on trouvera Emairon et Loïc, plus vite, on pourra alors s’en occuper ! C’est compris ? Fouillez toutes les pièces ! »

« Ric, tu sais ce que j’ai déjà dit au sujet de Loïc et Emairon, on ne les tues pas ! »

« Pour ce qu’ils font à Lania ? Je ne leur pardonnerais jamais ! »

« … … … Tout n’est pas aussi simple que tu voudrais le croire, Ric. » me murmure Dyamia. Quoi encore ? Il y a d’autres choses cachées ? Dont je ne suis pas au courant ? Pour ne pas changer ? Ca m’exaspère vraiment ça !

Mais pas vraiment le temps de perdre mon temps justement ! Puisque nous devons nous arrêter alors qu’en face de moi … se trouvent les deux Tranchodons. Et derrière nous ? Les deux Carchacroks ! Qu’est-ce que ça veut dire ?

« Nous sommes à quatre contre trois … De même, vous ne nous intéressez pas. Tritani, nous ne pouvons pas te laisser avancer plus loin. Livre-nous Ric et nous te laisserons partir. »

« Et les autres ? Non ? Calsidya et Dyamia ? »

« Ce ne sont pas des dragons … Bien que pour Calsidya, nous pouvons aussi faire une exception visiblement. Elle nous a laissé partir comme toi. Autant laisser aussi la troisième s’éloigner, seul Ric nous intéresse. »

« Désolée mes grands mais ça sera tout simplement impossible de l’abandonner. On y tient à notre petit Ric. Vas falloir nous affronter pour que vous puissiez l’avoir. »

« Faites attention, les filles. Je ne pense pas que mes balles vous aideront. »

« Restes juste au milieu de nous et ça sera parfait. »

« Si tu le dis, Dyamia … Si tu le dis. » murmure-je avec inquiétude. Je ne le sens pas. Il s’agit de quatre dragons mais en même temps, j’ai Calsidya avec moi donc je ne devrais pas avoir à m’en faire tellement, non ? Peut-être que je ne pense qu’à des bêtises.
Les premières attaques ont lieu mais Dyamia protège Calsidya alors que Tritani doit s’occuper de deux dragons en même temps. C’est compliqué, bien trop compliqué. Je pense que ça va mal se finir, très mal se finir.
Les minutes s’écoulent et je ne peux que constater les dégâts … Aucun membre de la Triafa ne semble oser s’approcher de ce combat alors que j’en suis en plein milieu. Les dragons ne me touchent pas mais Calsidya a du mal à protéger Dyamia et inversement. Les dragons sont capables d’utiliser plusieurs éléments … Le feu pour contrer la glace, la glace pour contrer les insectes … ou alors leurs propres pouvoirs pour pouvoir contrer les membres de leurs races. Je les vois exténuées … Je vois mes demoiselles qui sont exténuées … Vraiment exténuées alors que l’homme Carchacrok dit :

« Je me demande si les Dracolosses en ont terminé avec leurs adversaires. »

« Je ne pense pas. Ils sont quand même confrontés à Séphyria. Elle a l’expérience contrairement à nous … et cela depuis plus de vingt ans. Mais ils devraient réussir à la retenir assez longtemps pour que l’on capture Ric. »

« Je préfère me rendre maintenant. »

Toutes les têtes se tournent vers moi, mes femmes aussi surprises que les quatre dragons humanoïdes. Je fais plusieurs pas vers les deux Carchacroks, les regardant avec leurs cheveux bleus et la crête en arrière.

« Est-ce que tu veux bien répéter ce que tu as dit ? » me demande l’homme-Carchacrok.

« J’ai dit que je préférai me rendre, ça serait beaucoup mieux … Si ça ne vous dérange pas que la personne que vous recherchez décide de se rendre. »

« Oui mais … Pourquoi ? Enfin … » bredouille la femme-Carchacrok.

« Car l’issue du combat était incertain et que je n’ai pas envie qu’elles soient blessées gravement ou alors encore pire … mortes. J’y tiens. »

« Ric, ne raconte pas n’importe quoi. Je n’étais pas encore sérieuse. » bafouille Dyamia alors qu’elle s’approche de moi. Tritani et Calsidya arrive rapidement à ma hauteur.

« Je suis plus que sérieux, les filles. Est-ce que vous pouvez les laisser … »

« HORS DE QUESTION ! On reste avec toi ! » hurle Calsidya dans mes oreilles. Aie, aie, aie … Qu’elle se calme quand même.

Voilà que les trois femmes sont en train de prendre mes bras comme pour être sûres que je ne m’échappe pas. Je … suis vraiment désolé pour elles.

« Nous vous suivons, elle ne me lâcheront pas. »

« Soit … Ce n’était pas vraiment ce que nous avions prévu mais c’est quand même mieux que ce à quoi nous nous attendions. » dit la femme-Tranchodon.

Nous marchons pendant quoi ? Une dizaine de minutes. C’est quand même plus grand que ce à quoi je m’attendais. Puis finalement, alors que nous pénétrons dans une salle, j’entends un puissant aboiement avant que quelque chose ne fonce sur moi. Un Mastouffe ? Dyamia et les autres sont prêtes à réagir mais s’arrêtent lorsque celui-ci me lèche.

« Qu’est-ce que … Attends un peu ? Rérox ? C’est toi ? »

C’est mon Rérox ? Enfin, celui de mon père ? Qu’est-ce que ça veut dire ? L’imposant chien continue de m’écraser de tout son poids puis finalement me laisse respirer. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ils sont là … Il y a Loïc et Emairon ? Et je sens déjà la colère qui m’envahit. Mais en même temps, savoir Rérox vivant …

« Tiens donc, voilà donc l’invité d’honneur qui se présente en fin à moi. Je tiens donc à donner mon nom bien que je connais le tien, Ric. Je me nomme Belzak … et je suis le chef de la Triafa. Accessoirement, j’étais aussi le chef de ta défunte mère. »
Belzak ? Chef de la Triafa ? Qu’est-ce que … Ce vieil homme dirige cette organisation ? Et c’est quoi cette cuve dans laquelle se trouve une femme ? Une étrange femme aux cheveux vert-bleus et orange. Pourquoi j’ai l’impression de la connaître ? Et de la voir bouger ?

Chapitre 9 : L’ultime assaut

Chapitre 9 : L’ultime assaut

« Vous êtes prêtes ? Nous voilà dans le village abandonné. »

Que des maisonnettes faites de pierre … et de diverses tailles. J’aimerai dire qu’il n’y a pas un chat mais ce n’est pas le cas. Il y a du monde, beaucoup de monde même. De nombreux soldats bien qu’ils soient tous dispersés. Comme nous sommes sur une dune, il est plus simple pour évaluer la situation.

« Ric, regarde donc … Il y a de nombreux endroits où les soldats rentrent sans jamais ressortir … Je pense que ce sont les entrées. »

« Ca nous conforterait dans l’idée que la base est souterraine, oui, Séphyria. »

Je suis rassuré un peu de les savoir avec moi mais il faut maintenant que je fasse les séparations. Je me tourne vers mes comparses, reprenant la parole :

« Je suis désolé Séphyria mais je me sentirais plus rassuré si tu pars avec Alphonse et Roubé. Céra, tu l’accompagnes aussi ? Avec vos capacités, vous devriez pouvoir vous défendre plus que facilement normalement. »

« Donc ça veut dire que je suis avec toi et Tritani ainsi que Dyamia ? » me dit Calsidya avant de me serrer contre elle. « Y en a un qui essaye de se faire pardonnéééééé. »

« Si peu … Si peu … Je préfère avoir du froid, du feu et une dragonne avec moi quand même. Séphyria, Céra ça ne vous dérange pas, j’espère ? »

« Pas du tout. Après la nuit entre toi et moi, je n’ai pas à t’en vouloir. C’est bon pour moi. Céra ? Toi aussi, n’est-ce pas ? »

« De toute façon, Ric nous aimera les unes après les autres donc ça ne m’embête pas. Et comme ça, je peux vous soigner s’il le faut. On peut y aller alors ! »

« Et nous, nous n’avons pas notre mot à dire ? Enfin, ça ne me dérange pas d’être avec Séphyria et Céra. » dit Alphonse tout en rigolant.

« Tu n’avais donc pas besoin de parler, Alphonse. » soupire Roubé en rigolant ensuite.

Alors, si tous étaient prêts, il faut y aller. Pfiou … Pour la discrétion, je ne sais pas vraiment comment on va faire … Utiliser les plantes dans le désert, ça me semble compliqué. Il va donc falloir y aller en silence, tuer et ça sera bon.

Enfin, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. Maintenant, je ne pense pas que ça se passera ainsi mais il vaut mieux donc que je sois patient et que j’attende le bon moment. Comme si tout pouvait être aussi simple …

« Séparons-nous dès maintenant. On va vers l’ouest, vous vers l’est, d’accord ? »

Simplement un hochement de tête et nous voilà tous séparés. C’est le moment que j’attendais pour me lancer dans la bataille. C’est mieux que rien, bien mieux que rien même. Je pars en premier vers l’ouest, rapidement rejoint par Tritani, Calsydia et Dyamia.

D’un claquement de doigts, Dyamia fait flamber un soldat, celui-ci disparaissant en cendres avant même de pouvoir ouvrir la bouche. Rapide et efficace, je le reconnais. Un peu violent néanmoins mais bon, on ne fait pas dans la dentelle. Le second soldat que nous rencontrons a le malheur de finir complètement gelé avant d’être brisé en morceaux puis de fondre comme neige au soleil … Je me tourne vers les deux femmes, disant :

« Vous voulez m’impressionner ou quoi ? »

« Si peu … Si peu … Et puis, Tritani n’a pas encore montré ce dont elle était capable, n’est-ce pas ? Je suis sûre qu’elle a beaucoup de choses à nous montrer. »

La femme aux cheveux violets ne répond pas, pointant juste une main devant elle. Une ligne de flammes violettes se fait voir, moins grande que les bâtiments mais qui balaye tout sur son passage. Quelques secondes plus tard, on peut avancer sans aucun souci.

« Quelqu’un se rappelle quelle entrée les soldats ont utilisé ? »

Je ne me sens pas totalement en confiance, je dois l’avouer. Mais bon, Dyamia prend les commandes et nous emmène dans un bâtiment à moitié ravagé … Pourtant, en regardant bien le sol, on peut apercevoir une trappe. C’est aussi simple que ça ? Pas de système de sécurité ou autre ? C’est louche … Je murmure :

« C’est un piège, les filles. Si ça devient trop dangereux, vous partez. »

« Et on te laisse seul, bien entendu. Arrête tes bêtises et on y va. » réplique Dyamia.

J’ai l’impression qu’elle me prend pour un idiot mais je tiens à leur sécurité. Je me demande si Alphons et les autres se débrouillent bien ou non. Je ne devrai pas m’inquiéter pour eux, ils sont solides, très solides même.

« Ah, c’est déjà plus moderne que dehors, hahaha. »

Dyamia émet un grand sourire alors que nous marchons maintenant sur un sol de marbre noir. Drôle de couleur, je n’y suis pas habitué. Mais bon, nous sommes dans la base et je me dois de rappeler pourquoi nous sommes ici.

« Si nous trouvons Loïc ou Emairon, aucune pitié pour eux. Si on peut rayer cette base de la carte du monde, pareil. Si nous trouvons l’expérience Adomantxys, on la détruit. »

« Tu es sûr au sujet de l’expérience ? Je te rappelle que nous sommes un peu … toutes des expériences, Ric. » me dit Dyamia alors que je réfléchis pendant quelques secondes.

« Si elle est belliqueuse et cherche à nous tuer sans possibilité de la raisonner, on l’éliminera, d’accord ? Est-ce que ça te convient ? »

« Ca me convient bien plus, Ric. Je sais que ça te mets les nerfs à vif, cette histoire. »

Elle m’embrasse sur la joue alors que j’ai une boule dans la gorge. Oui y a de ça … Je le reconnais amplement. Je ne suis pas en pleine forme non plus.

Ailleurs, dans la base de la Triafa, dans une pièce où nul ne se trouvait présent, la cuve contenant Adomantxys se mit à produire quelques bulles, signe distinctif qu’une respiration avait lieu maintenant. Puis, les doigts commencent à bouger, les sourcils se fronçant sans pour autant que les yeux ne s’ouvrent.

Chapitre 8 : L’attente

Chapitre 8 : L’attente

« Nous avons appris qu’ils ont quitté l’hôtel. »

« Hum ? Tant mieux, tant mieux … Une très bonne nouvelle alors. Merci bien, vous pouvez partir maintenant. J’ai encore à faire. »

« Que devons-nous préparer pour les attendre ? »

« Oh ? Accueillez-les chaudement. Qu’il soit mort ou vif, cela ne me dérange pas … sauf peut-être qu’il vaudrait mieux qu’il soit en vie. J’ai envie de lui faire une petite surprise. »

Belzak continue parler, s’adressant au soldat qui avait décidé de le prévenir au sujet de Ric et de ses compagnons. Cela n’était qu’une question d’heures maintenant mais pourtant, il ne se sentait pas inquiet, loin de là.

« Allons-voir comment elle va … hahaha. »

Malgré son âge avancé, le vieil homme est plus que pétillant de vie, se déplaçant en marchant rapidement à travers les couloirs, étant salué respectueusement par les membres de la Triafa. Malgré ses habits de scientifique, nul n’oublie qui il est … Et cela depuis des années.

« Que fais-tu ici donc, Loïc ? »

« Juste une observation. Il n’y a aucune réaction de sa part. Portant, elle semble avoir terminé sa mutation, n’est-ce pas ? Elle est terminée ? »

« Oh … Elle ne se réveillera que lorsque cela sera nécessaire ou qu’elle en aura envie. »

« C’est étrange … L’envie de se réveiller ? Elle n’a pas de motivation ? »

« Elle est une arme … Son corps produira des choses que l’on n’a encore jamais vu de nos jours. Mais pour cela, il faut être patient, hahaha … Très patient même. J’ai attendu plus de vingt ans, je peux encore attendre quelques heures ! »

Quelques heures ? Loïc se tourne vers Belzak, intrigué. Le vieil homme lui fait un grand sourire, reprenant la parole sur un ton amusé :

« Tu ne t’en doutes pas ? La clé du réveil d’Adomantxys est tout simplement Ric. Et devines donc qui vient nous rejoindre tout de suite ? »

« Ric ? Il semble vouloir ma mort et celle d’Emairon. Ce n’est pas étonnant, tu devrais quand même te méfier de lui, Belzak. »

« Me méfier ? Oh … Non, je vais l’attendre à bras ouverts. »

Comme il le désirait, ce n’était pas faute de l’avoir prévenu à ce sujet. Ric n’était pas n’importe quel homme. Il avait fini par le comprendre. Cette capacité à attirer les femmes-pokémons autour de lui, cela était étonnant, très étonnant … Et pourtant, c’était le cas. Il était doté de quelque chose que nulle autre ne possédait mais il ne savait pas exactement ce que c’était en détails malheureusement. Et ce …

« Tu peux continuer à la regarder, les scientifiques de toute façon, n’ont plus besoin de l’observer de près. Il suffit juste d’être patient. »

« Soit … Soit … Je vais rester ici, oui. »

Pour regarder ce qui se passait. Laissé seul, Loïc observe la femme qui se trouve dans la cuve. Loin d’être dénudée, elle est en position fœtale, portant une sorte d’armure orange sur la majeure partie de son corps. Loïc murmure :

« Et c’est donc Ric qui a donné naissance à elle ? Même s’ils partagent les mêmes gênes et encore … Ah … Je ne suis pas un scientifique, moi. »

Pas du tout même … mais il comprenait quand cela sentait le roussi. C ‘était sûrement la fin qui arrivait d’ ici quelques heures. Il devait alors se préparer … Il n’aurait le droit qu’à une seule chance. S’il se ratait, ça en était fini de lui.

« Je me demande ce que Rérox en pensera … Ah … »

Le chien … Le Mastouffe qui a continué de l’accompagner malgré tout ce qui s’était passé. Et pourtant, il avait été le compagnon le plus fidèle de son meilleur ami. Mais maintenant, c’était terminé. C’était de l’histoire ancienne. Il ne fallait plus s’attacher au passé. Il quitte la pièce où dort Adomantxys, jetant un dernier regard vers elle.

« Alors … Nous y serons d’ici une vingtaine de minutes. »

« Tu nous arrêtes normalement à quelques kilomètres non ? »

« Deux à trois kilomètres pour être sûr … Mais oui, ça sera mieux que de foncer tête baissée vers eux. » déclare-je en répondant à Séphyria.

Dans la voiture, j’ai Tritani et Dyamia avec moi. Bien entendu, Calsydia ne fut pas d’accord mais je ne peux pas prendre plus de trois personnes avec moi. Donc bon, ce fut elle et Céra, ce n’était pas possible autrement. Elle va peut-être bouder pendant quelques instants mais bon, c’est mieux que rien, voilà tout. Et je préfère être concentré quand je roule.

Finalement, les minutes s’écoulent et j’arrête la voiture en plein désert, cachée derrière des dunes de sable. J’ai quand même une carte pour noter où nous sommes. Alphonse s’arrête derrière moi, tout le monde sortant de la voiture.

« Pour la peine, tu peux rêver pour que je te rafraîchisses, Ric ! »

« Oh ? C’est vraiment dommage, Calsydia. J’aurai pourtant bien aimé. » dis-je avec lenteur alors qu’elle garde sa mine boudeuse.

Puis soudainement, elle se jette à moitié sur moi, créant une aura de froid autour de nous deux, ne gelant rien mais permettant de bien mieux supporter la chaleur. Je me disais bien que ça marcherait. Elle est si facile à manipuler quand il s’agit de moi et elle.

Mais ce n’est pas le moment de rire et je regarde tout le monde. Pour l’heure, il faut que l’on reste ensemble mais ensuite, il faudra se séparer. Je réfléchirai aux deux groupes le moment venu. Je fis un geste de la main, déclarant :

« Allons-y sans perdre plus de temps. »

« Ric, reste auprès de nous, ça ne m’étonnerait pas qu’ils aient posé des gardes dans les environs. » dit Dyamia alors que j’hoche la tête. « Oh, bien entendu, Alphonse, c’est pareil pour toi mais bon … Roubé te protège, non ? »

« Hahaha ! Elle fait même bien plus que ça si tu veux tout savoir ! »

Mais je ne veux pas savoir ! Je refais un autre geste de la main pour signaler d’y aller. Le groupe de huit personnes que nous sommes nous rendons finalement vers cette ville abandonnée. Nous y sommes presque … On va enfin mettre un terme à cette folie.

« Ah … J’ai vraiment un mauvais pressentiment. »

Une femme aux cheveux bleus apparaît finalement à l’endroit où se trouvent les deux voitures abandonnées. Elle n’avait eu aucun mal à les suivre alors qu’elle porte une paire de lunettes noires devant les yeux. Elle observe le soleil, murmurant :

« J’aurai bien profité de cette Momartik, moi aussi. Ah … Enfin bon… Continuons. »

Elle retire ses lunettes, fermant les yeux pour les rouvrir quelques instants plus tard. Deux pupilles orange et dorées se font voir avant qu’elle n’avance vers le chemin pris par Ric et ses amis. Ce pressentiment ne lui plait guère.

Chapitre 7 : Préparation

Chapitre 7 : Préparation

« Quand même … Qu’est-ce que je suis censé faire maintenant ? »

Je suis là, couché dans le lit, Séphyria sur moi, les autres femmes à côté. Les heures passent mais je n’ai pas vraiment sommeil et je ne suis pas fatigué. Comme je me suis endormi, je crois que j’ai déjà mon quota de sommeil. Tant mieux en un sens.

« Hmmm … Ric ? Mais … Tu es déjà debout ? »

Voilà la plus belle qui est réveillée. Comme elle est sur moi, Séphyria réagit faiblement, ouvrant ses yeux saphir vers moi. Vraiment, ce maillot de bain est magnifique sur elle. Mais je contrôle mes pulsions car sinon, je risque de commettre des bêtises.

« Debout de toutes les façons visiblement. »

Elle rapproche son visage du mien, me souriant faiblement tout en frottant son corps contre le mien. Elle m’embrasse tendrement et je lui rends son baiser. Elle revient se coucher contre mon torse, les yeux à moitié-clos.

« Quand elles ne seront plus là … On s’aimera encore … hein ? »

« Bien entendu, bien entendu … Enfin, quand elles ne seront plus dans la chambre. Comme tu es la première debout, tu veux aller te laver ? »

C’est une proposition à peine dissimulée mais je sens qu’elle a parfaitement compris. Elle s’accroche à mon cou et je n’hésite pas à me mettre correctement pour pouvoir éviter de réveiller les autres qui semblent bien plus endormies que nous deux. Comme Séphyria a dormi avec moi à la plage, ça me semble logique et normal que nous soyons les premiers debout. Une main posée sur ses fesses pour bien la porter, je la regarde avec affection, remarquant quand même ce microkini bien … petit. Elle a vu mon regard et chuchote :

« Attends un peu d’être sous la douche non ? On n’en prend pas une en étant habillé. »

« Tu marques un point … Un point très important, il faut le reconnaître, hahaha. »

Mais me voilà encore plus émoustillé maintenant. Je me dirige à toute allure vers la salle de bain, fermant la porte à clé. Séphyria n’a pas attendu pour retirer le peu de tissu qu’elle portait sur elle. Elle m’aide à faire de même de mon côté et elle peut constater que le matin, je ne déroge pas à la règle naturelle des hommes.

« Oh. C’est donc pour moi et … »

« Viens par-là que l’on se réveille tous les deux. »

Je ne me prive pas pour la tirer et la coller contre moi … Les frottements de nos deux corps se font sentir et je nous emmène sous la douche, commençant à l’actionner alors qu’elle m’embrasse. Bon, je sais pertinemment que je ne devrai pas faire ça, surtout avec les autres à côté … Et que je suis quand même un peu intimité par rapport à la chose quand elles ne sont pas loin mais … Séphyria, je ne peux pas me passer d’elle, loin de là.

Une demi-heure plus tard, nous sortons de la douche avec nos affaires, propres comme un sous neuf mais aussi le visage rougi. En parlant de visages, quatre nous observent avec un peu d’envie et de colère.

« Alors, comme ça … Mademoiselle Séphyria veut jouer les prudes mais attaque dans le dos ? Je note, je note … »

« Hey ! Dyamia, ce n’est pas de ma faute. Je dois plutôt te remercier. C’est grâce à ton maillot de bain que vous avez pu entendre ce qui s’est passé dans la salle de bain. »

« Tsss ! Je m’en doutais que ça lui plairait ! Puis bon, fallait s’en douter après la petite scène où vous étiez couchés l’un sur l’autre, hier. »

Dyamia s’avoue vaincue mais je ne suis pas sûr que les autres pensent de même. Pourtant, elles sourient avant que Céra ne s’approche de moi.

« La prochaine fois, je prendrai aussi une douche avec toi, Ric ! Comme je suis une fleur, il faut bien m’arroser hein ? »

« … … … Cette connotation perverse ne passera pas inaperçue, Céra. »

Mais je lui tapote doucement le crâne. Elle rigole légèrement avant de retourner auprès des autres. Bon, elles sont encore en maillot de bain mais il faut être sérieux. Je reprends :

« Hier, c’était un moment de détente. Aujourd’hui, je compte bien voir avec Alphonse pour que l’on parte le plus rapidement vers l’endroit où se trouverait ce que l’on cherche. »

Je ne dis pas clairement le nom car si nous sommes sur écoute, on pourrait alors nous tomber dessus. Je n’ai pas confiance, pas du tout même. J’invite les filles à aller se faire propre dans la salle de bain, Calsidya disant :

« Et si tu nous accompagnais ? Séphyria a eu assez de ta personne non ? »

« Oui mais non, désolé, je ne tomberai pas dans ce piège grossier, mademoiselle la Momartik. Je préfère encore aller déjeuner, du moins me préparer pour ça. Je suis épuisé aussi. »

« Epuisé ? Ooooh … Vraiment, on dirait que Séphyria a tout donné. »

Celle nommée commença à rougir faiblement mais ne vint rien dire, faisant juste un geste négatif de la main pour bien montrer que cela ne l’affectait pas … Ou du moins qu’elle essayait de faire que ça ne l’affecte pas, chose particulièrement inutile.

« Nous allons nous rendre en bas. Nous vous attendrons. Viens par-là, Ric ! »

« Aie, aie, aie … Vous l’avez mise dans un état … »

Je me fais tirer sans réelle force hors de la chambre alors que j’ai à peine le temps de voir les maillots qui tombent. Pfiou … Si j’avais été là, je n’aurai pas été sûr de pouvoir me contrôler mais tant mieux, je ne suis pas là. Je suis quand même quelqu’un de responsable.

Les minutes s’écoulent et finalement, elles arrivent, toutes en tenue plus respectable que le maillot de bain. Pendant ce temps, j’ai contacté Casior qui m’a finalement envoyé ce que je voulais savoir. Alphonse et Roubé étant arrivé après mes demoiselles, je peux enfin nous mettre au courant. Il va falloir louer deux voitures pour nous rendre là où il le faut.

« Comme il faut s’en douter, ils ont décidé de s’établir dans un coin abandonné … au beau milieu des ruines d’une ancienne ville … Ancienne ville car elle fut abandonnée par les habitants après les dernières guerres. »

« Ca leur permet de se cacher correctement … Et si c’est souterrain, il suffira de fouiller les différentes maisons. Par contre, la sécurité risque d’être vraiment importante là-bas. » déclare Alphonse après moi alors que j’hoche la tête.

Si tout le monde était prêt, il fallait alors se mettre en route … pour la dernière partie … le dernier acte … Car cette fois-ci, je ne laisserai personne s’en tirer.

Chapitre 6 : Une nuit ensemble

Chapitre 6 : Une nuit ensemble

« Ric ! Ferme les yeux ! »

Je m’exécute alors que je pousse aussi un soupir. Je n’arrive pas à croire ça … Quand même … Pourquoi est-ce que j’ai accepté que l’on prenne un hôtel près de la plage ? Et pourquoi est-ce que j’ai accepté ça ? Enfin, en Samilie, tout n’est pas si pauvre, bien entendu.

« Je crois que tu peux les rouvrir, Ric. »

Je m’exécute une nouvelle fois jusqu’à faire face … à cinq merveilleuses créatures. Enfin … Bon … Je ne devrai pas trop m’attarder sur les maillots de chacune mais quand même … Calsidya, comme à son habitude, est dotée de la poitrine la plus généreuse. Céra quant à elle porte quand même un maillot de bain que l’on pourrait presque croire végétal. Elle a quand même moins de poitrine que les autres mais ses habits la rendent plus que charmante. Enfin, il y a aussi une certaine Tritani qui était un peu en retrait derrière les autres. Malgré qu’elle était magnifique dans son maillot une pièce violet, je remarquais que son dos n’était pas couvert. Dyamia, quant à elle avait bien un deux pièces sauf qu’il y avait plus de chair découverte dans son maillot rose que le reste. Je crois qu’elle fait ça pour m’émoustiller. Enfin, elle est quand même magnifique.

« Ric, tu arrêtes de nous étudier ? »

« Hein ? Oh désolé, Séphyria … » bredouille-je alors qu’elle porte sa serviette autour de son corps. La seule dont je ne peux pas voir le maillot de bain.

Je sais pas pourquoi mais ça m’attriste en un sens. Direction la plage … pour rejoindre Roubé et Alphonse qui porte un maillot de bain rouge avec des notes de musique dessinées dessus. Rien que ça ? C’est plutôt mignon en un sens. Et elle a … Je ne sais pas comment ça s’appelle exactement un tissu assez léger autour de la taille. Elle a aussi un chapeau de paille.

« Ric, profites-en, c’est pas tous les jours que tu peux te reposer de la sorte. »

« Nous sommes déjà sur le lieu mais nous n’avons pas encore les dernières indications. Alors, Ric, je veux que tu t’amuses aussi. »

Dyamia veut me prendre par le bras mais je signale que pour le moment, je vais juste rester couché pendant quelques minutes sur ma serviette. Je laisse tout le monde s’amuser alors que je me demande quoi … AH !

« Tu vas prendre un coup de soleil, Ric. Attends, je vais t’étaler de la crème. »

« Mer … Merci, Séphyria. Mais tu sais, tu peux aller t’amuser avec les autres hein ? »

« Je n’en ai pas envie. Aller, mets-toi sur le ventre que je commence le traitement. »

Je lui obéis encore une fois, fermant les yeux alors que je sens sa main dans mon dos. Je commence à en trembler rien qu’à l’idée. Même si je ne le dis pas de vive voix devant tout le monde, Séphyria gardera toujours une place particulière dans mon cœur. Une place que personne ne pourra posséder. Ah … Séphyria.

Elle m’ordonne de me mettre sur le dos et je peux finalement la voir dans son maillot de bain. Encore … que … Qu’est-ce que … AH ! Je dois juste rêver ! Mais si Dyamia était déjà très petit en taille, là, c’est encore plus … Elle a remarqué que la serviette est tombée, la remontant aussitôt sur elle, plus rouge qu’une tomate.

« Elles m’ont forcé à prendre ça ! Je te le jure, Ric ! Je … Je … »

« C’est un microkini, non ? C’est vraiment très … petit … »

« Je le sais bien ! Ne me regarde pas ! J’ai plus qu’honte ! Vraiment, la prochaine fois … »

« Il est de couleur bleu ciel non ? J’ai à peine eu le temps de le voir. » dis-je pour tenter de la calmer mais elle réplique :

« Tu l’as largement assez vu ! Je crois que je ferai mieux de retourner me changer et … »

« Non ! Reste ainsi ! Tu es … vraiment superbe. Et j’ai le droit d’être un peu jaloux non ? Que d’autres hommes puissent te regarder ainsi. »

J’ai l’impression que mes paroles font mouche. La serviette tombe pour laisser paraître Séphyria … dans cette tenue si petite. Je déglutis, un peu excité mais soudainement, des ailes blanches de coton apparaissent … et recouvrent ses arrières et son dos. Qu’est-ce que …

« Je ne suis la femme que d’un seul homme. Le regard des autres … ne m’intéresse pas, Ric. Je n’ai pas envie que les autres me voient, uniquement toi. »

Je souris avec niaiserie, plus heureux que je n’aurai jamais pu l’être tout en regardant Séphyria. Ah … Ce corps de dragonne est vraiment magnifique. Même si le microkini est vraiment ridiculement petit comme son nom l’indique, je suis sous le charme.

« Bon … Je vais continuer à mettre de la crème solaire sur ton corps. »

« Après, si tu veux, je peux faire pareil avec toi ! »

« … … … Pervers. » me dit-elle tout simplement en ayant vu mon regard parcouru par la lubricité, c’est vrai. Je l’assume complètement.
Et surtout, je vois qu’elle a baissé son regard. Gloups ! Quel idiot ! Je ferme les yeux et met mes mains devant mon visage. J’ai quand même un peu honte … mais je sens ses mains à elle qui viennent caresser mon corps. Séphyria … est vraiment … d’un autre niveau.
Je crois que je suis en train de m’assoupir. Puis je sens quelque chose sur la globalité de mon corps. Hmmm … Que c’est bon et chaud … Même si elle porte un maillot de bain, je sens que Séphyria est couchée sur moi et je sens surtout la chaleur de sa peau. Je crois que j’apprécie plus que tout … ce qui se passe.

« Tu es en train de t’assoupir, Ric ? Tu n’as même pas profité de l’eau … moi non plus d’ailleurs. Qu’importe. » murmure la voix de Séphyria qui est bien la demoiselle collée contre moi. Je crois que je vais finir par … dormir.

Lorsque je me réveille, je ne comprends pas vraiment ce qui se passe. Je suis couché sur le lit d’hôtel … mais en charmante compagnie. Très charmante puisque les cinq femmes sont endormies autour de moi ou juchées sur moi. Et dans leurs maillots de bain. Pfiou … Je n’ai pas envie d’une orgie, pas du tout … mais j’ai du mal à ne pas être excité. Je regarde Séphyria qui est celle qui a pris place pour dormir à moitié sur mon torse.
Avec lenteur, je la soulève faiblement pour ne pas la réveiller avant de déposer correctement sa tête près de la mienne. Je suis sûr que cela aurait fait quelques jalouses mais bon, personne n’est éveillé. J’embrasse faiblement Séphyria, espérant ne pas la réveiller alors que je contrôle mes pulsions sexuelles. Bon sang … Comment est-ce qu’un homme normalement constitué pourrait résister à ça ? Je me le demande … Mais je pense qu’il vaut mieux que je referme les yeux et dorme à nouveau.

Chapitre 5 : Secret éventé

Chapitre 5 : Secret éventé

« Dyamia, alors ? On est le lendemain donc je veux que tu me révèles tout. »

« Hmmm ? Par rapport à quoi ? » me demande la jeune femme aux cheveux blancs couchée dans le lit, dans la tenue qu’elle portait à sa naissance.

« Ne fait pas l’idiote. Tu sais parfaitement que … »

« Oh … Tu aurais donc fait ça à dessein ? Pour obtenir quelque chose de moi ? »

Elle fait une petite mine déçue alors que je me jette sur elle, commençant à embrasser sa poitrine et les petites pointes arrogantes de chair qui s’y trouvent. Quelques secondes plus tard, je sais qu’elle est parfaitement excitée, l’une de mes mains se glissant vers son entrejambe. Pourtant, je ne fais qu’un simple mouvement avant de dire :

« Si tu ne me dis rien, je ne continuerais pas. Qu’est-ce que tu décides ? »

« Grrrr ! Me prendre par les sentiments ? Tu sais parfaitement que moi aussi, je peux m’occuper de toi à ma manière ! »

Elle bouge l’un de ses pieds et commence à … Oooooh … Je retire aussitôt ma main et recule, ne souriant pas le moins du monde. Je murmure :

« Bon, puisque tu ne veux pas m’en dire plus, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter là. »

« Oh … Tu ne serais quand même pas en train de bouder, Ric, non ? »

Je ne lui réponds pas alors qu’elle vient m’enlacer par derrière, plaçant ses bras autour de mon cou avant de venir me mordiller l’oreille. Elle me chuchote :

« Je sais où se trouve la base de la Triafa … Pas sa localisation exacte mais les environs. J’ai donné ces informations pour qu’ils puissent faire des recherches. »

« Alors, où est-ce qu’elle se trouve ? »

« Hmmm … Ca commence par un S. Plus nous continuerons ce que tu as voulu commencer ce matin, plus tu auras de lettres. »

Elle est joueuse, tellement joueuse. Je me retourne et l’embrasse à pleine bouche, mêlant ma langue avec la sienne alors qu’elle a le regard rieur. Je parcoure son corps de mes mains alors qu’elle sent que je suis passablement excité. Cette femme … Cette femme qui se trouve dans mes bras est tout simplement désirable. Elle me met dans un tel état à chaque fois que je me demande comment est-ce possible. Alors que je commence déjà un mouvement de va-et-vient, elle m’arrête, murmurant :

« Doucement, Ric … Doucement … Je veux plus avoir l’impression que tu m’aimes … plutôt que le fait que tu veuilles te vider les bourses. »

« Oh … Je suis vraiment désolé. » bredouille-je, un peu confus.

Je suis bien moins rapide mais elle me retient par les jambes, mon sexe en elle. Elle murmure qu’elle blaguait à moitié. Je peux quand même prendre un bon rythme et l’aimer … Les minutes s’écoulent sous nos gémissements respectifs puis après deux à trois moments où nos corps fusionnent ensemble, je suis finalement écroulé sur elle.

« Tu vois, Ric ? Tu peux facilement obtenir ce que tu veux quand tu es comme ça. »

« Je n’ai … pas envie de me prostituer de la sorte. » réplique-je, engloutissant la pointe de chair qui est devant mes yeux, venant la suçoter.

« Quel gros bébé que voilà … Mais bon, ce qui est dit est dit … Cette base se trouve en Samilie. Voilà tout, mon grand ! »

« Samilie ? Mais qu’est-ce qu’ils iraient … »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase qu’elle me force à continuer ce que j’avais commencé. Elle semble apprécier que je joue de la sorte avec sa poitrine. Pendant que je suçote son téton, elle continue.

« Imagine donc un seul instant, Ric. Pourquoi est-ce que la Triafa se rendrait dans une zone aussi pauvre et abandonnée de tous ? Tout simplement car nul ne s’en douterait. »

Elle marque un point … et pas un petit … Elle a entièrement raison. Ca semble plus que logique finalement. J’hoche la tête mais mordille légèrement le bout de chair dans la bouche, lui arrachant un cri de plaisir.

« C’est pourquoi la Triafa se trouve là-bas et se permet alors de continuer son œuvre … D’ailleurs, c’est de là-bas aussi que se trouve leur projet d’aller dans l’espace. »

Dans l’espace ? Je ne suis pas sûr de comprendre exactement cela … Mais est-ce vrai ? Enfin, elle ne ment pas. Mais maintenant que j’ai commencé à jouer avec son téton, me voilà à nouveau excité. Je suis vraiment irrécupérable … Vraiment …

« Tu sais ce que tu es en train de faire hein ? Je pensais que tu étais épuisé mais visiblement, tu t’es bien moqué de moi mon petit homme … Comme quoi … »

« Encore ? Mais je vais finir par être à sec, Dyamia. »

« Pas d’excuse. Tu as lancé les hostilités, tu assumes maintenant, Ric ! »

Bon, ce n’est pas un vrai problème. En fait, le seul souci résiderait plutôt dans le fait qu’à force, on va finir par réveiller les autres femmes. Enfin ,je ne crois pas que cela dérange Dyamia ou les autres.

« Aller, hop, hop … Ric. Maintenant, c’est à moi de bien attendrir … la viande. »

La viande ? HEY ! Je ne suis pas un morceau d’Ecremeuh moi ! Mais je comprends … Après le petit traitement que je lui ai fait, elle veut me rendre la pareille. Je reste assis sur le lit pendant qu’elle s’occupe divinement bien de moi. Ah ! Je suis vraiment heureux de l’avoir retrouvée ! Vraiment plus qu’heureux même !


Finalement, quelques heures plus tard, alors que nous nous retrouvons tous réunis autour d’une table, Alphonse et Roubé avec nous, il est temps de préparer le terrain. Enfin, préparer le terrain, raconter plutôt ce que Dyamia m’a dit.

« Bref, nous allons devoir nous rendre en Samilie ! »

« Est-ce que l’on doit prendre de la crème contre les coups de soleil et des maillots de bain ou non ? » demanda Calsidya dans un grand sourire.

« Pour toi, ça risque d’être nécessaire à cause de la forte chaleur. Et nous ne sommes pas là pour nous amuser, je tiens à le signaler. Après en avoir terminé, pourquoi pas ? »

« Pfff … Tu n’es pas drôle, tu le sais ? »

Je le sais parfaitement mais la situation est sérieuse, plus que sérieuse. Je ne peux pas me permettre d’être drôle inutilement dans ce genre de cas. C’est aussi simple que ça. Mais après, c’est vrai que … Je m’imagine bien mes femmes en maillot de bain … Brrr ! Pas le moment j’ai dit ! Contrôlons mes pulsions ! Je crois que j’ai eu assez de ça cette matinée ! Dyamia est en train de me sourire, comme si elle lisait mes pensées.