Tous les articles par ShiroiRyu

Chapitre 25 : Ses derniers instants

Chapitre 25 : Ses derniers instants

« Dyamia … Je suis vraiment désolé … Mon corps me répond à peine. Je ne pensais pas que ça serait aussi dramatique … Vraiment dramatique … Vraiment … »

« Ne t’en fait pas, Ric, mon amour. Le plus important, c’est que je suis dans tes bras. C’est tout ce qui compte à mes yeux. »

J’aime quand elle me parle de la sorte mais … Je sens à peine mes jambes. En fait, je tiens à peine debout. J’ai encore du mal à la garder contre moi mais j’ai cette force qui m’habite et je sais que je peux… tout faire pour l’avoir à mes côtés. Hahaha … Ma douce et belle demoiselle … Ma très douce et belle demoiselle.

« Tu sais que tu es une jolie fille, Dyamia ? Une très jolie fille ? »

« Je sens que c’est plus sincère quand c’est de ta part, Ric … Donc j’accepte pleinement ce compliment. Hihihi … »

Elle rigole avec tendresse avant de rester contre moi. Je m’effondre finalement contre un mur alors que la voix déclare qu’il ne reste plus qu’une minute avant la destruction de la base. Je garde la jeune fille contre moi, lui soufflant des mots doux.

« Tu penses pouvoir survivre si je te protège de tout mon corps ? »

« Et tu penses que tu peux survivre si je me débrouille pour que tu sois protégé ? »

« Arrête tes bêtises, tu n’es pas en état, Dyamia … Pas du tout même. »

« Oh … Et toi, tu as l’air en meilleure santé que moi, Ric. »

Elle réplique avec douceur avant de se mouvoir dans mes bras, collant ses lèvres contre les miennes. Même si ce n’est qu’une jeune fille, cette chaleur qui m’envahie est si réconfort, si … spéciale … que je me sens déjà ailleurs. Elle approche son visage de mon oreille, soufflant d’une voix délicate :

« Il est hors de question que l’homme que j’aime … disparaisse à cause de la Triafa … quitte à ce que mon corps ne supporte pas ce que je compte faire. »

« Hein ? Dyamia ? Qu’est-ce que ça veut dire ? »

Je ne comprends pas … mais cela me fait peur … Vraiment peur même ! Ca veut dire quoi ça ? Qu’est-ce que ça veut dire ? POURQUOI ? Pourquoi ? Non ! Ce n’est pas normal ! Pas du tout même ! PAS DU TOUT !

« Ne fait pas ça, Dyamia ! Je ne sais pas ce que tu comptes faire mais ne le fais pas ! »

« Allons … C’est normal non ? Les puissants protègent les faibles. Et bien que mon corps soit dans un triste état à la base, je ne vais pas l’empêcher de faire ce qu’il désire : t’aimer et te chérir … Aller, Ric. Tu vas t’en sortir, d’accord ? » me murmure-t-elle alors que déjà, je vois son corps qui s’illumine … et qui se modifie … Une forte lumière qui m’aveugle.

« Séphyria ! On doit partir maintenant ! On n’a pas le choix ! »

« Pas sans Ric ! Il en est hors de question ! » hurle la femme aux cheveux bleus avec ses ailes de coton dans le dos. Il en est hors de question !

« Il a sûrement trouvé une autre sortie ! On n’a pas le choix ! Tu préfères qu’il nous voie mortes car on n’a pas eu confiance en lui ?! »

Calsidya marque un point alors que Tritani empêche Séphyria de continuer son chemin. Céra semble les guider hors du bâtiment qui est sur le point de s’effondrer. Néanmoins, elles ont encore le temps, largement le temps.
Elles arrivent à sortir du bâtiment, s’éloignant alors que celui-ci est déjà en train de s’effondrer mais aussi de provoquer plusieurs explosions. Il y a peu de chances que des personnes aient survécu à l’intérieur … que cela soit des innocents pokémons humanisés ou alors des membres de la Triafa … Oui … Il n’y a aucune chance même.

« Ric …Je ne vois pas Ric ! Je ne vois pas Ric autour des décombres ! »

Séphyria n’a pas perdu de temps, s’envolant dans les cieux alors que Tritani vient la rejoindre. Les deux femmes regardent autour d’elles mais aussi parmi les décombres. Rien … Rien du tout même ! IL N’Y A AUCUNE TRACE DE RIC !

« Je … Je l’avais dit de continuer ! J’avais dit de continuer ! Mais on n’a pas voulu m’écouter ? Pourquoi ?! POURQUOI ?! »

« Il est peut-être toujours en vie. Il faut que l’on explore les environs. »

Tritani tente de la rassurer mais quand sa propre voix déraille, ce n’est pas une bonne chose, loin de là même. Elle n’est même pas convaincue elle-même de la chose … Ah … Ric … Où est-ce que Ric se trouve ? Où est-ce qu’il est ? ELLE VEUT SVOIR ELLE AUSSI ! Elle commence à sangloter avant que Céra ne crie à partir du sol :

« QUELQUE CHOSE BOUGE DANS LES RUINES ! »

Quelque chose ? Les deux dragonnes descendent en piqué vers les ruines du centre pokémon. C’est vrai … Une forme était en train de soulever les débris ! Une forme … qui tenait Ric dans ses bras ? Le jeune homme était gravement blessé mais la forme féminine l’était tout autant. Portant seulement une nuisette bien trop serrée au niveau de sa poitrine et trop courte au niveau de ses jambes, une adolescente aux cheveux blancs tenait Ric contre ses seins. Ses yeux bleus étaient posés sur lui, souriant avant qu’elle ne dise :

« Visiblement … Il semblerait que ça ne soit pas pour maintenant … que je dois disparaître. Ta présence m’a suffi … plus que tout le reste, Ric. »

Elle dépose le jeune homme sur les gravats, regardant les quatre femmes avant de fermer les yeux, s’écroulant sur Ric. Séphyria est la première à arriver, soulevant les deux personnes du mieux qu’elle le peut avant de crier :

« On les emmène autre part ! ET VITE ! Ils ont besoin de soins ! »

« Il est vivant … Il est vraiment vivant … Ah … Ah … Ah … Tant mieux … »

Tritani passe une main devant ses yeux, soupirant avec soulagement alors qu’elle porte maintenant l’adolescente aux cheveux blancs. Il vaut mieux rentrer dans l’appartement, contacter Casior et ensuite retourner en Fronse. Ça sera bien la première chose à faire.

Chapitre 24 : Toujours un traître

Chapitre 24 : Toujours un traître

« Ah … Ah … Ah … Quel enfoiré ! Je ne sais pas qui a fait ça mais … »

Je n’ai pas vraiment l’envie d’y réfléchir. Je regarde la jeune fille aux cheveux noirs dans mes bras et lui sourit tendrement. Elle aussi m’étudie avec douceur, m’embrassant la gorge avant de me souffler d’une voix mélodieuse :

« Ne t’en fait donc pas … Je pense vraiment qu’il ne veut pas me laisser vivre. Il sait parfaitement que je ne suis pas en état de combattre sinon, il n’aurait jamais osé faire une telle chose. Hahaha … Je suis désolée, Ric. »

« Désolée de quoi ? C’est à moi de m’excuser … après toutes ces années. Plus de vingt ans se sont écoulés et voilà ce que je fais ? Je suis vraiment un idiot ! »

« Ce n’est pas de ta faute si nous avons été séparés. Ne t’en fait pas … Et si nous sortons d’ici, ne t’inquiètes pas que les vingt ans seront très vite rattrapés … Oh que oui … Si tu veux bien de moi, Ric … Mais ça, c’est moins sûr. »

« Tu sais … Enfin … Avec Séphyria … Et puis, il y a aussi les autres et … Enfin, je ferai mieux de t’expliquer plus tard ! Il faut qu’on sorte d’ici d’abord ! »

« Hihihi … Bien entendu, mon petit Ric. Bien entendu ! Je suis tout à fait d’accord avec toi. Tiens … Voilà encore un baiser pour toi. »

Elle m’embrasse brièvement sur la bouche alors que je suis au paradis. Enfin … Je risque de l’être définitivement si ça continue. Mais il … Enfin je … Qu’est-ce que ça veut dire ?! Je pousse un hurlement de douleur.

Pourquoi ? Car j’ai des trous dans les bras ! Je viens de me prendre des balles dans les bras ! Je retiens Dyamia contre moi, gémissant avant de m’écrouler à genoux. Ah … Ah … Ah … Je vois des hommes … et des femmes … armés de pistolets … de nombreux pistolets …

« C’est Ric ! C’est l’homme que la Triafa veut mort ! Et il a enlevé la gamine ! »

« On peut les tuer tous les deux ! VITE ! »

Je ne peux rien faire. Je vois déjà Dyamia … Enfin … Ses yeux changent subitement de couleur alors qu’elle fait apparaître des flammes. Qu’est-ce que … NON ! Il en est hors de question ! Elle n’est déjà pas en état !

« Ne fait pas ça, Dyamia ! Tu ne dois pas te battre maintenant ! Tu es trop exténuée ! »

« Allons … Tu crois vraiment que je vais laisser quelqu’un te blesser encore mon mignon ? Par contre … Si je veux te soigner, je risque de te laisser de vilaines cicatrices … Et je ne veux pas. Alors … Il faut bien que je te défende. »

« Je me charge de ça. » dis-je en la tenant contre moi à une main, l’autre cherchant le pistolet … sauf que je le laisse tomber à cause de la douleur. Bon sang ! Pas maintenant ! Pas à ce moment ! Qu’est-ce que ça veut dire ?! Je suis censé faire quoi ?!

Je sais ce que je suis censé faire … Je le sais parfaitement. Je recouvre complètement le corps de Dyamia avec le sien. Je veux la protéger alors je ferai de mon mieux pour ça ! Je ferai tout pour ça ! Je ferai tout !

Je ferme les yeux et j’entends les tirs … Ce n’est qu’une question d’un instant … Un seul et unique instant et tout sera alors terminé … Tout … Je ne devrai même pas avoir le temps de réfléchir et de … Hein ? Je ne sens rien du tout.

« Oh … Tu en as mis du temps, visiblement. »

La voix de Dyamia est comme amusée alors que d’autres paroles se font entendre, mais de la part des hommes de la Triafa. Qu’est-ce que ça veut dire ?

« Qu’est-ce que vous faites ici, Emairon ? AH ! »

Emairon ? Je me relève alors que je regarde avec étonnement qu’Emairon vient tout simplement de briser la nuque de plusieurs personnes. Qu’est-ce que … ça veut dire ? Je n’aime pas ça … Je ne lui ferai pas confiance pour autant ! Alors qu’il arrête maintenant car je ne tomberai pas dans un piège aussi grossier ! Qu’il comprenne bien ça ! Je ne suis pas né de la dernière pluie ! Mais Dyamia lui sourit…

« Eloigne-toi de lui … Dyamia. C’est peut-être ton frère mais je ne lui fais pas confiance. »

« Je suis sûre qu’il a ses raisons … Je ne peux même pas te le dire. »

Ses raisons ? Je m’en fiche de ses raisons ! COMPLETEMENT MÊME ! Je ne le laisserai pas faire ! Je ne peux pas utiliser mon arme mais … AH !

J’en étais sûr ! Il vient de se téléporter derrière moi, me coupant net … un morceau de peau ?! Et pas un petit ! J’ai une vilaine plaie sur le bras gauche alors que je pousse un cri, me redressant vivement. JE VAIS LE TUER !

« J’ai eu ce que je désirais. Je m’en vais maintenant. »

Qu’est-ce que … Il m’arrache le bras et ensuite, il se téléporte ?! Surtout qu’il faisait léviter ma peau dans les airs ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça m’énerve ! CA M’ENERVE CARREMENT CA ! Je ne supporte pas plus ce genre d’idioties !

« Je t’ai dit qu’il avait des raisons … L’échec n’est pas tellement permis, Ric. »

Comment est-ce que Dyamia peut croire ça ? Comment est-ce qu’elle peut laisser faire ça ? Je tente de la garder contre moi mais je tiens à peine sur mes jambes. Et avec mes blessures, je commence à être fiévreux, bien trop fiévreux même. Je revois ses beaux yeux rubis … Ils ne sont plus bleus comme auparavant. Tant mieux … Réellement, tant mieux …

« Pourquoi est-ce que tes yeux changent ? »

« Il n’y a pas que mes yeux, Ric … Mais tu verras ça plus tard. Sortons d’ici, d’accord ? Qu’est-ce que tu en dis ? »

« Je suis tout à fait d’accord. »

Mais pour l’heure … Je dois trouver une issue ! Sauf que je ne sais pas du tout par où passer ! Emairon m’a téléporté auparavant mais pas maintenant ! Je ne sais pas sur quel pied je dois danser avec lui. MAIS JE M’EN FOUS SURTOUT !

« Dyamia … Est-ce que tu connais cet endroit ? Guides-moi. »

« Malheureusement, je ne pouvais pas vraiment sortir du … dôme … Je suis désolée. »

Si elle s’excuse, c’est que c’est grave. Combien de minutes est-ce qu’il reste ? Quatre ? Trois ? Je ne peux pas perdre plus de temps ! Tout s’est déroulé tellement rapidement avec Emairon ! Je dois me dépêcher ! Surtout que les explosions sont de plus en plus nombreuses ! Bien plus que la normale !

Chapitre 23 : Folles explosions

Chapitre 23 : Folles explosions

« Et alors ? Vous avez peur maintenant ? Hahaha ! »

« Calsidya … Ne fait pas trop la vaniteuse car tu es supérieure à eux. »

Séphyria se met aussitôt une main devant la bouche. Ce n’est pas vraiment le moment de faire des compliments. La Triafa pensait surement que les pokémons dragons étaient bien plus forts que les autres mais au final, c’est loin d’être le cas. Même en tant qu’humanoïdes, ils ont les faiblesses propres à leurs races. Les deux Tranchodons se regardent, assemblant leurs mains avant de murmurer l’un à l’autre :

« Il vaut mieux que nous utilisons nos forces ensembles… n’est-ce pas ? »

« C’est la meilleure chose à faire pour nous deux … Oui … Je confirme cela. »

Les deux personnes ouvrent leurs bouches ensembles, des flammes violettes en sortant pour foncer vers les quatre femmes. Aussitôt, Calsidya ordonne à Céra de faire un mur de lianes, chose qu’elle s’exécute rapidement. Ensuite, la Momartik humanisé va geler les lianes, la combinaisons des deux arrivant à repousser les flammes bien que cela ne soit pas possible une seconde fois, d’après les dires de Calsidya.

« Ils arrivent même … à nous tenir tête avec nos pouvoirs de dragon … »

Ils sont impressionnés et se regardent à nouveau. Ils ne peuvent pas s’envoler, loin de là. Ils ne peuvent pas s’enfuir … Ils doivent continuer à se battre … mais à quatre contre deux, toutes les chances sont contre eux.

« Nous n’avons pas le choix alors … Utilisons toute la rage qui nous anime … quitte à nous détruire tous les deux … pour emporter nos adversaires. »

Ils sont prêts à quoi ? Séphyria et Tritani ordonnent aux deux autres femmes de se mettre en retrait. Si ce sont des attaques de dragon … Ils doivent riposter avec leurs propres attaques ! Même si cela est plus que dangereux !

Trop dangereux … La situation l’est … Elle est même très complexe et inquiétante à l’heure actuelle mais ce n’est pas le moment de s’attarder dessus. Les deux femmes se regardent pour se concentrer, le sol commençant à se fissurer avant que n’explose la colère des dragons. Une violente colère qui renvoi en arrière Calsidya et Céra.

Les deux femmes, sonnées et blessées, ne peuvent que voir le gouffre qui est apparu devant elles alors qu’il n’y a plus aucune trace de Séphyria, Tritani et de leurs deux adversaires. Un trou est présent … devant la porte du centre scientifique. Mais d’une telle ampleur … Et la porte tient à peine alors que les murs sont recouverts de lézards.

« Hey ! Séphyria ! Ce n’est pas drôle ! Où est-ce que tu es ?! »

Calsidya crie le nom de l’Altaria sans pour autant obtenir de réponse. Levant la tête en l’air, elle pousse un soupir soulagé en la voyant. Sauf … Qu’elle était salement blessée, vraiment très salement ! Et Tritani était aussi en sang ! Mais il en était de même pour leurs deux adversaires … qui eux, ne peuvent pas voler.

« Ah … Ah … Ah … Notre colère … Même notre colère a été repoussée. On ne peut rien faire … Plus rien du tout. »

« Partons … Enfuyons-nous ! Nous n’avons pas d’autres choix ! Je ne veux pas te voir mourir à cause de ça ! » dit la Tranchodon en regardant l’homme à ses côtés.

« Mais la Triafa ? Si elle nous trouve, elle risque de … »

« Tu es plus important qu’elle. » murmure alors la femme aux yeux rubis.

« Je … Non … Nous ne pouvons pas. Fuir alors que nous sommes des dragons … Cela salira notre honneur pour toujours. Je suis désolé. »

« J’aurai quand même essayé … Jusqu’au bout. »

Les deux personnes continuent de se regarder pendant de longues secondes alors que Tritani et Séphyria atterrissent devant elles. Séphyria croise les bras blessés au niveau de sa poitrine, jugeant du regard ce qui se passe avant de dire d’une voix lente :

« Nous sommes autant blessées que vous. Nous ne pourrons pas continuer le combat. Vous pouvez nous laisser la vie sauve et partir de votre côté. Vous nous avez empêchées de rentrer dans le centre scientifique. »

« Hein ? Mais qu’est-ce que … Nous n’avons jamais … » commence à dire le Tranchodon avant que sa compagne ne lui donne un coup dans les hanches.

« Imbécile, elle nous donne une raison. Et je te rappelle que c’était l’une des membres les plus éminentes de la Triafa auparavant … en plus d’être une dragonne. »

« Oh … Ah … Euh … Soit ! On vous laisse la vie sauve ! Disparaissez de notre vue et ne revenez jamais ! Pendant ce temps, nous nous éloignons pour panser nos blessures ! »

C’était ainsi et pas autrement. Tout le monde s’éloigne de l’entrée, du moins en apparence pour les quatre femmes. Quelques minutes plus tard, elles sont de retour, observant la porte qui est dans un piteux état.

« Allons récupérer Ric … en espérant qu’il ne lui ait rien arrivé de mal. » dit Séphyria, plus inquiète qu’elle ne le laisse paraître.

« Ne t’en fait donc pas. Tu sais bien qu’il a la vie dure … et puis, il a ses pokémons pour l’accompagner. Qu’est-ce que tu voudrais qui lui arrive de mal ? »

Dès l’instant où Calsydia termine sa phrase, une explosion se fait entendre et surtout voir, un pan entier d’un mur à la droite de la porte s’écroulant en morceaux. Mais cela n’est que la première explosion, une voix se faisant entendre de l’intérieur :

« Alerte, alerte, alerte. Auto-destruction de la base dans cinq minutes. Auto-destruction de la base dans cinq minutes. Veuillez évacuer les lieux le plus rapidement possible. Veuillez évacuer les lieux le plus rapidement possible. Alerte. Alerte. »

« Oh bon sang … Là, par contre, c’est moins rassurant. ON SE DEPÊCHE ! »

Bien qu’elle soit une pokémon du froid, Calsidya avec son comportement fougueux, est la première à rentrer dans le bâtiment qui est sur le point de s’effondrer. Elles doivent se dépêcher de retrouver Ric et le plus vite possible ! Le temps presse !

Chapitre 22 : Difficultés pour se battre

Chapitre 22 : Difficultés pour se battre

« Ah … Ah … Ah … Je suis vraiment … désolée. »

La Fragilady est blessée mais pas autant que Tritani. La Trioxhydre a décidé de se battre pour deux mais aussi de prendre les coups pour deux. Elle sait parfaitement que Céra ne peut pas se battre réellement contre eux mais ça ne fait rien.

« Rien que le fait que tu veuilles te battre pour Ric fait que tu n’as pas à être désolée. Ne t’inquiète pas, je peux continuer à me battre et … Qu’est-ce que tu fais ? »

« Même si je ne peux pas me battre, je peux au moins t’aider … de ce côté. »

Des feuilles volent autour de Tritani, se posant sur ses plaies. Quelques secondes plus tard, les plaies ont disparu, ne laissant plus paraître sa fatigue ou presque … Au moins, les blessures ne sont plus là, ce qui n’est pas le cas de la fatigue … mais la Trioxhydre est encore bien capable de se battre ! Elle n’est pas sur le point de tomber ! Malgré qu’elle affronte quand même deux Tranchodons !

« Céra, comment ça se passe du côté de Séphyria et Calsidya ? »

« Hein ? Euh … Je ne sais pas si c’est vraiment le bon moment pour parler de ça mais … »

La Fragilady tourne son visage vers les deux autres femmes. Celles-ci livrent une âpre bataille de leur côté mais … Elles n’ont pas autant de problèmes. Il faut dire que Calsidya est une entité de glace, pas n’importe quoi.
Et que les Drattaks sont en train de peiner grandement pour leur tenir tête. Oui … C’est exactement ça. Les deux femmes sont en train de gagner par rapport aux Drattaks ! Il faut le dire à Tritani et … AH !

Ses lianes vont réceptionner la femme aux cheveux violets, celle-ci s’écroulant en arrière sous la puissance des coups reçus par ses adversaires. Bon sang ! C’est à elle alors de tenir tête ! C’est à elle de la protéger ! Elle ne peut faire que ça !


Elle se positionne devant Tritani, faisant apparaître des murs de lianes alors qu’elle entend des éclats de rire de la part de ses adversaires. Les deux Drattras sont amusés ? Ben pas elle ! Pas du tout même ! Il n’y a rien de drôle à ce qui se passe !

« Tu crois vraiment que tes lianes peuvent vous protéger de nos flammes ? »

« Une petite démonstration s’impose. »

Une petite démonstraquoi ? AH ! Ses lianes sont déjà en train d’être calcinées ! ZUT ! Non ! Elle recommence à en faire apparaître alors qu’elle regarde Tritani, toujours allongée au sol, haletante et exténuée. Oui … Elle ne peut pas faire disparaître la fatigue … Pas du tout même ! Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’elle affronte des dragons ? POURQUOI ?! Elle n’est pas forte contre eux ! Pas du tout même !

« Je vous montrerai … Je vous montrerai que je peux me battre ! »

« Bien entendu … fillette … Bien entendu … Tu n’est qu’une petite traîtresse incapable. »

« Mais je ne trahirai pas Ric qui attends tout de moi ! »

Elle n’aime pas ça car elle a l’impression d’être ridicule mais … Elle va le faire ! Elle commence à danser sur place, les lianes continuant de protéger Tritani et elle alors qu’elles flambent les unes après les autres. Des éclats de rire se font entendre avant que l’un des Tranchodons ne saute au-dessus des murs.

Soudainement, d’autres lianes sortent aux pieds de Céra, venant entourer le Tranchodon humanoïde et masculin alors que celui-ci se retrouve immobilisé et debout devant elle. Il est comme amusé par sa prestation, très amusé même. Il dit d’une voix douce :

« Tu penses vraiment que c’est ça qui va me retenir ? Ou alors … Tu n’y crois même pas. »

« J’y crois bien plus que toi … La preuve. »

Sans crier gare, le corps du Tranchodon est soulevé dans les airs avant d’être renvoyé en arrière, traversant le mur de lianes pour aller percuter sa dulcinée. Celle-ci pousse un cri de rage avant de le soulever, hurlant :

« Tu peux me dire ce qui se passe ? »

« Je ne m’attendais pas à ce qu’elle ait autant de force ! Ce n’est pas normal ça ! »

« Je me suis juste mise à danser … Voilà tout. Je vous attends. »

Elle fait un petit geste de la main pour les inviter à se battre, ce qui énerve encore plus les deux dragons qui poussent des hurlements … avant de s’arrêter subitement ? Ils font un saut en arrière, évitant des pieux de glace qui sortent du sol. Qu’est-ce que ça veut dire ?!

« Désolée, on a pris un peu notre temps … mais nous sommes là. Bravo Céra pour ta défense … Tritani ne pouvait pas combattre deux dragons en même temps malheureusement. »

Oui … Elle sait parfaitement que Calsidya veut la compliment mais elle ne s’en sent pas aussi fière que ça. Il faut dire que Tritani est blessée …mais Séphyria vient aider la femme aux cheveux violets, lui imposant quelques runes avant de dire :

« Ca devrait aller mieux maintenant. Tu ne seras pas affectée par les brûlures ou autres. »

« Merci bien … Séphyria. Et aussi pour ta protection, Céra. »

« Je … Je n’ai pas fait tant que ça, tu sais bien … Et puis, c’est normal après ce que tu as fait pour moi … Alors bon … Euh … Pas besoin de me le dire, il n’y a pas de problèmes ! »

Tritani rigole légèrement avant de se mettre en position. Les deux Tranchodons tournent leurs visages vers les deux Drattaks … ou du moins, ce qu’il en reste. Les corps des deux personnes sont tout simplement empalées sur des pieux de glace, Calsidya, faisant apparaître une boule de neige dans sa main gauche, l’envoyant dans celle de droite et inversement, un sourire démoniaque aux lèvres. Elle souffle :

« Je vais vous rappeler que je suis quand même une spectre au départ … Les farces et les attaques maléfiques, c’est un peu mon domaine de prédilection. »

« Vous … Vous les avez tués ?! »

« Oh … Ne faites donc pas cet air surpris. Vous voulez nous tuer, on veut vous tuer. C’est la vie. » réplique Calsidya, sa boule de neige se transformant en petit pic de glace. Avec agilité, elle le projette sur la Tranchodon féminin, entaillant légèrement sa joue. Et s’ils passaient aux choses sérieuses maintenant ? Deux contre quatre … Ils n’ont pas de chance, hahaha.

Chapitre 21 : Chaudes retrouvailles

Chapitre 21 : Chaudes retrouvailles

« Je ne peux pas vous laisser seules avec eux. »

« Bien entendu … Nous sommes quatre, ils sont quatre. L’affaire est réglée, Ric. »

Séphyria me répond cela assez sèchement alors que je ne sais pas si je dois rentrer ou non. Je ne suis pas très enclin à ça … J’aimerai quand même être plus sûr de leur sécurité. Mais malheureusement, ce n’est pas le bon moment.

« Je vous fais confiance. Vous avez intérêt à revenir toutes en vie, c’est compris ? »

« Et tu crois qu’on va te laisser faire ? » dit l’un des deux Drattaks, se jetant déjà sur moi. Néanmoins, des pétales vinrent l’aveugler alors que Céra me sourit avant que je ne rentre à l’intérieur du centre scientifique. Je ne sais pas … J’ai peur un peu … A l’intérieur, je sors déjà mes deux pokéballs, faisant réapparaître mes pokémons alors que je me méfie. Je ne sais pas … Tout cela me semble bizarre que ça ne soit gardé que par quatre pokémons humanisés.

« Bon … Aidez-moi à me guider. Je ne sais pas combien de gardes sont présents ici … mais … Bref … Enfin … Vous avez compris ? »

Les deux oiseaux Déflaisan et Corboss poussent des petits cris avant de m’entourer. Pendant ce temps, je commence à vagabonder dans les couloirs. Sans être vide … Je ne vois aucun garde. On dirait presque que j’ai comme de la chance de ne jamais prendre un chemin où ils sont présents. C’est étrange, très étrange même.

« Quelqu’un est en train de nous observer … Et je sais parfaitement qui c’est ! »

Je me retourne subitement pour me retrouver en face d’Emairon. C’est bien lui ! J’en étais sûr ! Je sors mon arme, le pointant vers lui alors que mes deux pokémons tentent de se montrer menaçants sans réellement y arriver. Je murmure :

« Tiens donc … Emairon … Je ne te dirai pas que ça me fait plaisir de te revoir. Tu connais mes sentiments à ton égard, n’est-ce pas ? »

« … … … Dyamia n’attend que toi depuis toutes ces années. Même si elle nous a cachés la vérité pendant tout ce temps … Mais tu lui manques tellement. »

« Merci bien, c’est pour ça que je suis ici et que je compte la libérer. Par contre, toi, je ne te compte pas te laisser vivre. J’espère que tu comprendras. »

« Je n’ai pas … une minute à perdre. Les gardes vont arriver d’un instant à l’autre. Rappelons tes pokémons et ensuite, allons-y. »

« Hein quoi ? Aller où ? Tu n’as pas l’air de comprendre la signification du mot « non » ! »

Pourtant, mes pokéballs flottent dans les airs, le rayon rouge ciblant mes deux pokémons qui, bizarrement, se laissent faire sans aucun souci. Alors que je m’apprête à tirer sur Emairon, je sens tout mon corps qui disparaît. Je suis en train d’être téléporté ? Mais … Je … NON ! Il va encore me piéger ! Je refuse de …

Lorsque je rouvre les yeux, c’est pour avoir affaire à une jeune fille aux cheveux noirs. Je n’ai pas le temps de réagir qu’elle me saute dessus sans pour autant y mettre toutes ses forces. Et ses lèvres se collent aux miennes. Elle est si petite, mais pourtant, c’est elle qui dirige la situation alors que je ferme les yeux.
Je sais à qui appartiennent ces lèvres, pourquoi les repousserai-je ? Hmm … C’est bon … Vraiment bon … Je pose mes mains sur les fines hanches de la jeune fille, les caressant faiblement avant de rouvrir mes yeux. Des yeux rubis me fixent tendrement.

« Coucou toi … On dirait bien que le colis que j’attendais a été reçu. »

« Que … Emairon a fait ça ? Où est-ce qu’il se trouve et … »

« Tu penses à autre chose alors que tu as une jolie jeune femme qui est en face de toi ? » me coupe-t-elle avant de m’embrasser brièvement. Il n’y a pas la même intensité qu’autrefois. Qu’est-ce que … ça veut dire ? Je la regarde et je remarque ses bras amaigris.

« Ca veut dire quoi ça ? Dyamia ? Je suis arrivé à temps. Viens par là. »

Je commence déjà à la soulever et je remarque … vraiment que même ses jambes sont fines, très fines. Elle semble vraiment ne pas avoir mangé depuis des jours. Je n’aime pas ça ! PAS CA DU TOUT MÊME ! Je reprends :

« Tu m’expliques s’il te plaît ? Je ne veux pas me mettre en colère inutilement. »

« Mon grand Ursaring se mettrait en colère pour moi ? Si je lui dis que je n’ai pas voulu manger car ils tentaient de m’empoisonner au fur et à mesure ? Je préfère encore … mourir de faim qu’empoisonnée, voilà tout. »

« Mon grand Ursaring ? Quand je vois Séphyria ou Tritani, je ne crois pas être si … Enfin ! Ce n’est pas le sujet ! Accroche-toi, on sort d’ici ! Tu n’as aucune affaire à prendre, j’imagine, c’est bien ça ? De toute façon, je ne crois pas que cet endroit va te manquer. »

« Pas le moins du monde, Ric ! »

Elle éclate d’un rire tendre et je me sens vraiment très chaud au cœur. Je ne sais pas par où je peux sortir réellement … Pas du tout même … Mais bon … La savoir auprès de moi, ça me rend vraiment tout chose. Je m’approche de la porte du dôme mais impossible de l’ouvrir. Elle est comme scellée … Elle me sourit et fait apparaître une flamme du bout d’un doigt. Avec lenteur, elle le pose au niveau de la serrure, celle-ci commençant à fondre en même temps qu’un cliquetis se faisant entendre.

« Et voilà … La mariée et le marié quittent l’église ! »

Ohla ! Elle part un peu vite, non ? Je ne suis pas encore marié à elle. Enfin … Il faut aussi qu’elle s’explique avec les autres si ça doit arriver. Enfin ! Pourquoi est-ce que je peux prends au sérieux ses paroles ? Car elle m’embrasse doucement sur le torse et me recouvre de petits baisers ? Je sens qu’elle est faible, très faible même. Mais bon … Je n’ai pas le temps de parler plus longtemps à ce sujet.

Avec elle agrippée à mon cou, je quitte cet endroit … Mais maintenant, par où est-ce que je dois aller ? Et même si j’ai Dyamia, je ne sais pas où est la sortie … Mais aussi ce qui se passe avec les quatre demoiselles qui combattent.
J’espère que tout va bien pour elles … Je ne devrai pas être inquiet mais je ne peux pas me préoccuper seulement de Dyamia même si le plus important à l’heure actuelle, c’est elle et personne d’autre. Je suis content de l’avoir retrouvée … Je crois avoir bientôt fini ma folie.

Chapitre 20 : Attendu

Chapitre 20 : Attendu

« Bon … Nous lancerons l’attaque dans la soirée … Est-ce bien compris pour tous ? »

Je pose la question alors que j’ai en face de moi les quatre femmes. Malgré ce que j’avais dit, il vaut mieux me préparer … et lancer l’attaque. Cela fait trop longtemps et comme je n’ai plus de messages de la part de Dyamia, j’ai peur pour elle.

« Nous resterons tous les cinq réunis au cas où ? Car si tu y vas seul ou alors accompagné seulement de l’une d’entre nous, c’est trop dangereux. »

« Je le sais parfaitement que c’est trop dangereux … mais n’oubliez pas aussi que j’ai encore deux pokémons avec moi. Je sais bien qu’ils ne sortent pas très souvent mais ils prennent l’air quelques fois. Juste qu’avec Céra, on va éviter de trop l’effrayer. »

« Me… Merci … Ces pokémons oiseaux me font un peu peur … Oui … Je le reconnais. » bredouille la Fragilady en tremblant légèrement.

Mais bon … Ce n’est pas le moment d’avoir peur ! Les heures s’écoulent et finalement, le soleil va se coucher. Sortant avec les quatre femmes, je grimpe sur Tritani pour changer. Elle a ses ailes dans son dos et s’envole. Je sors aussi mes pokémons oiseaux pour Calsidya puisqu’il est hors de question que Céra grimpe sur l’un d’entre eux dont elle ira sur Séphyria. Ah … Vraiment …

Cette peur est un peu stupide mais bon, je ne réfléchis pas à ça. Nous nous dirigeons vers la base de la Triafa … Du moins, pas une base … Juste l’une de ces stupides usines ou laboratoires ! C’est là-dedans que Dyamia se trouve !


Car oui … D’après les données que j’ai, c’est un centre scientifique … Rien que ça … Et donc, ça ne risque pas de me plaire, pas du tout même. RAH ! Rien que le fait d’y penser me met en colère en fait ! J’en ai déjà assez ! Plus qu’assez même !

« Nous sommes en approche, Ric … Euh … Si tu veux bien t’accrocher à moi … »

« Je pose mes mains au-dessus de ta poitrine. Ne t’offusque pas hein ? S’il te plaît … »

« Ca ne me dérange pas car un jour … Il faudra bien que tu la touches sans aucun vêtement dessus, Ric. Mais ce n’est pas le bon moment. »

« Euh … Je n’ai jamais pensé à ça ! »

Je suis un peu confus et je sens qu’elle l’est encore plus que moi mais bon … Enfin … Je … Je ne sais pas trop quoi dire à ce sujet. En fait, je ne peux rien dire. Je reste muet alors que nous descendons en piqué vers ce qui semble être un imposant complexe scientifique … au beau milieu de nulle part. En Thialende, je ne pense pas que les gens s’intéressent réellement à ce qui se trouve dans les environs de toute façon.

« Il n’y a aucun garde … C’est étrange. »

« Je le vois parfaitement, Tritani. Ça ne me dit rien qui vaille. Essayons d’atterrir dans les environs plutôt. Ça sera bien mieux, je pense. »

Je lui demande d’être calme et discrète tandis que nous atterrissons avec Séphyria et mes pokémons. Ah… Pfiou … Vraiment … En un sens, je me pose la question de savoir ce que l’on va faire. Ce n’est pas bon … Pas bon du tout même.

Je n’aime pas la situation actuelle, loin de là même. Je n’aime pas ce qui se passe … Mais il faut quand même que nous avancions. Je murmure à mes oiseaux de rester un peu en retrait … puis décide de les rappeler dans leurs pokéballs. Je ne veux pas que cela tourne au drame. Je regarde Séphyria et lui murmure d’être discrète.
Avec les quatre femmes … AH ! Céra ! Céra peut utiliser ses pouvoirs liés aux plantes pour nous rendre invisibles ou presque dans le décor forestier autour du centre. Au fur et à mesure, nous sommes de plus en plus prêts jusqu’à trouver finalement la porte d’accès. Enfin … Je ne sais pas s’il y en a plusieurs et je ne veux pas vraiment le savoir de toute façon. Je veux juste rentrer à l’intérieur.
« Qu’est-ce que nous faisons, Ric ? »

« Attends cinq minutes … On va rester ainsi quelques temps et observer la situation. »

C’est la meilleure chose à faire. C’est étonnant … Trop étonnant et je me méfie tout simplement … Mais bon, rien d’anormal hein ? C’est juste une question de sécurité. Je veux éviter les problèmes … voilà tout.

« Ils nous attendent, j’en suis sûr et certain. Séphyria … Tu peux me mettre tes runes ? Je vais sortir et me présenter. Céra, vérifies le sol au cas où pour faire une barrière de lianes si tu vois que je suis en danger. »

C’est beaucoup trop dangereux et elles tentent de m’arrêter mais je n’ai pas le temps de penser à ça ! Pas du tout même ! Ah … BON ! Je pousse un profond soupir, sortant des bois avant de m’approcher de la porte.
Une porte en métal … Et à côté, il y a un code à taper sur un écran mais ce n’est pas bon … Je ne peux pas l’ouvrir et je ne sais pas hacker. Est-ce que l’on peut rentrer en forçant l’entrée ? Sauf que là, ça serait montré que nous sommes présents.

Avec lenteur, la porte commence à s’ouvrir et je fais plusieurs sauts en arrière. J’ai déjà mon arme à la main et je remarque aussi la caméra qui est située en hauteur. Bien entendu, il fallait que je m’en doute ! Comment feraient-ils sinon pour surveiller ?

« Tu n’es pas accompagné, Ric ? Etonnant … Mais peut-être qu’elles se trouvent dans les alentours ? Toutes ces traîtresses liées à la Triafa. »

Une voix masculine qui s’adresse à moi. Bon … A force, je sais que toute la Triafa connait mon prénom mais je reste quand même surpris. Il n’est pas seul alors que je vois apparaître maintenant quatre personnes. Deux hommes et deux femmes. Chaque couple se ressemble au niveau des vêtements et de la coloration. Deux familles… de dragon ? Il y a deux Tranchodons et deux Drattaks. Rien que ça … Ça promet.

« Elles se trouvent bien autour de lui. »

Séphyria sort la première, rapidement accompagnée par les trois autres femmes. Elles se présentent autour de moi, chacune ayant déjà sorti ses attributs de pokémon. Que cela soit des ailes, des cornes de glace ou alors des pétales … Pfiou …

« Tiens donc … Il y a vraiment que des traîtresses par ici hein ? Mais qu’importe … Face à quatre dragons, vous ne pourrez rien faire. »

Rien du tout ? J’ai déjà réussi … Enfin, Tritani sait parfaitement à quoi s’attendre. Il y a aussi Séphyria et Calsidya qui sont fortes contre eux. Je m’inquiète juste pour Céra mais la jeune femme aux cheveux verts ne tremble pas, me disant en souriant :

« Ric … Vous … Enfin, tu devrais rentrer à l’intérieur du centre et trouver Dyamia. Nous nous en occupons … »

« Fais attention à toi, tu es une plante … AH ! Et à vous aussi les filles ! »

Je préfère dire cela pour éviter de les rendre jalouses mais je sais parfaitement que ça ne sera pas le cas. Elles vont très bien maintenant … Et … Je vais pouvoir retrouver Dyamia.

Chapitre 19 : Grève de la faim

Chapitre 19 : Grève de la faim

« Qu’est-ce qui se passe, Emairon ? J’ai cru entendre que tu n’étais pas sorti de la journée. »

« Je n’en peux plus … Je n’en peux plus du tout ! C’est impossible pour moi ! Complètement impossible ! Je n’arrive plus à tenir ! »

« Encore dévoré par les remords ? Hmm … Je vais appeler un médecin alors. Il te donnera quelques calmants. » murmure Loïc alors qu’Emairon l’attrape par les épaules.

« Tu ne comprends pas ! Ca fait plusieurs mois maintenant ! Plusieurs mois ! »

« Que veux-tu que je te dise ? Tu as agis en ton âme et conscience. Je n’ai pas à te dire que c’est bon ou mauvais. Ce n’est pourtant pas plus compliqué que ça. »

« Tu ne comprends pas … Non … Tu ne veux pas comprendre … Pas du tout même. Tu en as rien à faire, je le sais bien. Tu ne t’intéresses pas réellement à tout ça. »

« Et tu ne le remarques que maintenant ? » répond Loïc, Emairon retirant ses mains de ses épaules avant de détourner la tête.

« Et j’ai aussi appris au sujet de … Dyamia. Ce que vous êtes en train de faire. »

« Tu es au courant qu’il s’agit aussi de ta personne ? A cause de ce que tu as laissé faire ? Bien que j’ai parlé en ta faveur car tu n’étais pas au courant. Qui aurait pu deviner que Dyamia était autant au courant des nouvelles technologies. »

« Je ne le savais pas … Elle n’a qu’une apparence infantile … mais il ne faut pas oublier qui elle est réellement. On l’oublie souvent. »

« Elle est peut-être plus au courant que tout le reste … mais elle reste ta sœur. Bref, arrête de te compliquer l’existence au sujet de Lania. Tu sais parfaitement ce qui est arrivé. »

« Combien de temps encore ? Combien de temps est-ce que je vais devoir encore attendre ? Combien ? Donne-moi une durée ! Donne-moi une date ! »

« Je ne sais pas … Je ne suis pas devin. Tout risque de se terminer bientôt … Si Ric meure alors qu’il est proche de Dyamia. »

« Proche de Dyamia … C’est vrai qu’elle l’attend avec impatience. Elle l’a attendu pendant toutes ces années … On ne peut pas lui reprocher ça. » souffle Emairon/

« Qu’importe … La Triafa ne le laissera pas faire. Je vais aller voir comment se porte Dyamia. Et toi, arrêtes de te dévorer l’esprit avec de telles absurdités. »

« Je ne peux pas … JE NE PEUX PAS ! »

Voilà qu’il se tient la tête entre les mains, gémissant de douleur et sanglotant. Loïc le regarde pendant quelques instants avant de quitter l’appartement dans lequel le Gallame humanisé habite et souffre mentalement. La perte de Lania est toujours présente en lui.

Surtout qu’il y avait autre chose … de très préoccupant même. Dyamia … Il avait appris des choses loin d’être plaisantes. Quelques minutes plus tard, il se présente devant le dôme, pénétrant à l’intérieur alors que Dyamia est couchée sur le lit.

« Dyamia ? Est-ce que tu peux m’expliquer ce que tu es en train de fabriquer ? »

« Seulement … Rien du tout. Cela ne te concerne pas, Loïc. Tu peux repartir si c’est uniquement pour ça. Et n’oublies pas Rérox … Il est temps pour lui de retourner auprès de toi … Ça serait bien mieux … »

« Ca n’explique pas pourquoi tu ne manges plus. »

« Tu sais parfaitement pourquoi je ne manges pas. Avec ce qu’ils préparent pour moi dans leur nourriture. De toute façon, je peux encore tenir quelques jours de plus. Je suis juste un peu fatiguée … C’est tout. »

Elle ferme les yeux, ne le regardant plus, ses mains posées sur sa poitrine inexistante de jeune fille. Elle prend une profonde respiration, Loïc regardant le Mastouffe au pied du lit. Celui-ci pousse un petit glapissement plaintif.

« Et tu préfères donc inquiéter Rérox ? Enfin … Tu fais comme tu veux. »

« Je fais comme je désire … Oui … Si ce n’est que ça, tu peux repartir … et embarques-le avec toi … même s’il ne le veut pas. Je ne le veux plus à mes côtés. »

Qu’elle lui dise au moins « au revoir », ça ne serait pas du luxe. La fille aux cheveux noirs rouvre ses yeux, se tournant alors vers le Mastouffe qui soulève son imposante stature. Elle place ses mains autour de son cou, le caressant pendant quelques secondes avant de souffler d’une voix douce et tendre :

« Tu le protèges hein ? Ca fait si longtemps … qu’il fait ça pour nous. Tu es un gentil Mastouffe hein ? Toutes ces années en tant que Ponchien t’ont servi à quelque chose. »

« Grrrr ! Ouffe ouffe ! » répond le chien, semblant plus apaisé maintenant.

« Qu’est-ce que tu es en train de lui souffler dans l’oreille ? »

« Des choses qui ne te concernent pas, Loïc. Voilà… C’est bon, tu peux le récupérer. »

Loïc tend une pokéball, l’imposant chien touchant la sphère avant d’être enveloppé d’une lumière rouge puis de disparaître à l’intérieur. Dyamia retourne sur le lit, restant couchée dessus en regardant le plafond. Loïc l’observe quelques secondes avant de dire :

« Ric est surement en chemin avec tes idioties. »

« Quelques jours de plus et je sais que je ne tiendrai plus … C’est tout. Mais je suis prête à patienter le plus longtemps possible pour lui. »

« Il risque de mourir par tes imbécilités. Mais libre à vous de vous débrouiller seuls. »

« Ne t’en fait donc pas, je pense que j’y arriverai. »

« Je ne me préoccupe de rien du tout. »

Bien entendu, bien entendu. Elle fit un petit geste évasif de la main pour lui dire de s’en aller, Loïc ne prêtant plus attention à la jeune fille aux cheveux noirs. La délaissant complètement, il quitte le dôme avant de passer une main sur son front. Cette histoire le perturbe plus que tout … mais … C’est ainsi depuis toutes ces années. Pourquoi cela devrait changer maintenant hein ? Il le savait depuis le début.

Chapitre 18 : Se préparer au combat

Chapitre 18 : Se préparer au combat

« Dyamia est proche … Très proche même. »


D’après les données récupérées par elle lorsqu’elle m’a envoyé un message sur mon portable, le bâtiment n’est pas si loin que ça … Enfin, quand même plusieurs heures de marche ou alors de vol … Mais bref … Je peux aller la sauver. Le souci, c’est que je n’ai pas de temps à perdre mais que je ne peux pas y aller sans préparation.

« Ric ? Est-ce que tu veux que je te parte en exploration ? »

« Non, Séphyria, ça serait trop dangereux. Surtout si tu y vas par la voie des airs. Mais maintenant, Dyamia ne m’envoie plus aucun message. J’ai l’impression que c’est fichu … Enfin, que ça ne va pas très bien pour elle. »

Je n’aime pas cette impression justement. Je suis inquiet pour Dyamia et puis, je ne sais pas ce qui se passe avec Séphyria et les autres mais elles sont un peu collantes et pressantes … Comme si elles voulaient se rendre plus utiles à quelque chose mais quoi exactement ?

C’est un peu étrange et effrayant … mais pas déplaisant en même temps. Je ne pense pas que je devrai refuser une telle chose. Puis bon … La bonne volonté est toujours récompensée. J’embrasse Séphyria sur le front avant de reprendre :

« Mais ce n’est pas pour ça que nous ne pouvons pas nous renseigner sur les alentours hein ? Au moins, qu’on sache vers quoi on se dirige. »

« Je suis une spectre, je pourrai peut-être m’y rendre discrètement non ? »

« Qu’est-ce qui vous prend toutes ? J’ai dit que personne n’y allait en solitaire ! Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre non ? »

Ça devient un peu exaspérant mais je remarque maintenant que Tritani, Calsidya et Séphyria semblent un peu dépitées et attristées. Je n’ai rien dit de mal pourtant non ?

« C’est juste que … Pardon, Ric. » s’excuse Tritani.
Mais s’excuser par rapport à quoi ? Je ne comprends pas ! JE NE COMPRENDS PAS LEURS PROBLEMES ! Ca m’énerve encore plus que tout le reste ! Je ne supporte pas de les voir aussi malheureuses ! Surtout quand je ne sais pas la raison !

« Si vous ne me dites pas ce qui se passe, ne m’approchez plus toutes les trois. »

Je sais que c’est une menace ridicule mais ça marche toujours avec les trois femmes. D’ailleurs, Tritani semble effarée alors que Calsidya détourne la tête. Seule Séphyria se frotte le bras mais me regarde en soufflant :

« Nous ne savons pas cuisiner … Nous ne savons pas faire le ménage … Nous ne savons pas nettoyer le sol … »

« Euh … Je vous ai jamais dit de faire ça à la base hein ? Le truc de la femme au foyer, ça va un temps mais c’est démodé maintenant. C’est juste ça le problème ? »

« Tu fais tout pour nous … Voilà. Et comme Céra commence à cuisiner … On se sent juste un peu inutiles. Tu fais tout d’habitude à la maison. Regarde … Céra a même été faire les courses sans toi … Elle se débrouille très bien. »

C’est juste ça ? Une jalousie sans qu’elle soit maladive ? Pfiou … Qu’est-ce que je suis censé faire dans ce cas ? Surtout qu’elles me regardent avec des yeux de Caninos battu. Bon sang ! C’est effarant ! J’ai quatre femmes rien que pour moi ! Je devrai être heureux, je suis heureux surtout ! Et aucune n’est réellement … anxieuse par rapport aux autres ! Enfin, je pourrai coucher avec toutes ces femmes sans problème mais je ne le fais pas. D’ailleurs, moi et Séphyria, ça fait aussi assez longtemps que … NON !
Aller hop ! Un baiser sur les lèvres pour Séphyria, un baiser sur les lèvres pour Calsidya et un baiser sur les lèvres pour Tritani. Trois femmes, trois façons différentes d’embrasser. Séphyria est assez tendre et délicate, Calsidya n’hésite pas à mettre sa langue et Tritani, c’est rapide et discret … mais en même temps assez touchant.

« Voilà … Et arrêtez donc vos bêtises, les femmes. D’accord ? La prochaine fois, si vous le voulez, je vous apprendrais … les tâches ménagères mais je trouve ça ridicule en un sens. Et arrêtez de me coller, c’est gênant. »

« Hey ! Vous profitez que je ne suis pas là pour avoir Ric toutes à vous ! »

Et voilà la dernière qui arrive. Je pousse un soupir alors que Céra pose les sachets au sol avant de courir vers moi. Non non ! NON ! NON ! Les quatres femmes me collent beaucoup trop ! Là, elles sont collantes ! Je n’arrive même pas à respirer !

« Je sais que je devrai être au paradis mais n’exagérez pas les filles ! Je ne peux même pas ouvrir la bouche là ! Aller ! Faites un effort ! »

« Non, non ! Moi, je ne te lâcherai pas ! Elles en ont profité, je fais de même ! »

Mais ce n’est pas une question d’en profiter ou non ! Je pousse un cri, tendant la main vers le ciel avant de me retrouver allongé sur le sol. Les quatre femmes-pokémons sont au-dessus de moi, un peu inquiètes mais en même temps plus qu’heureuses. Vraiment … C’est ainsi ? Et pas autrement ? C’est bien ça ?

« Ce n’est pas pour ça que je coucherai avec vous. »

« Arrête de faire le rabat-joie. Je pense que Tritani et moi, nous avons déjà assez attendu. Nous attendrons encore un peu s’il le faut, rien de plus. »

Calsidya peut parler, je sais qu’elle attend ça avec impatience mais non … Je … Est-ce que je suis fidèle ? Est-ce que je peux être fidèle envers une femme-pokémon ? Je me repose encore cette question alors que je sens que si je retrouve Dyamia, je n’hésiterai pas à faire le pas … Le grand pas … Celui qui risque de tout changer. Car si j’accepte pour Dyamia, il faut alors que je me prépare pour les autres filles. Pfiou … Pourquoi est-ce que je ne suis pas l’un de ces émirats avec cinquante femmes ? Encore que moi, je suis sûr de toutes les aimer.

Oui … Je ferme les yeux et je sens que l’on me soulève. Je suis un peu fatigué avec toutes ces pensées absurdes. C’est de ma faute, je n’aurai pas dû réfléchir beaucoup trop. Comment est-ce que je suis censé réfléchir posément à une solution pour Dyamia ?
J’entends la voix de Séphyria qui me murmure de bien me reposer sauf que voilà … Je sens déjà sa présence qui s’installe à mes côtés … et puis celle de Calsidya et Tritani. Il ne manque plus que … Ah ! Céra qui s’installe sur moi. Vraiment ? Dormir à cinq ? Heureusement que le lit est plutôt bas et solide.


Mais quand même … Quatre femmes … Bientôt cinq … Il faut que je pense à m’exiler dans un pays où la polygamie est acceptée. C’est une idée absurde mais à force, il va falloir que j’y réfléchisse des plus sérieusement.

Chapitre 17 : Se vouloir spéciale

Chapitre 17 : Se vouloir spéciale

« Ric … Ric … Tu aimes ? »

« C’est pas mauvais du tout. C’est même bon … Mais tu as mis quoi comme saveur dedans ? Je ne reconnais pas vraiment la sauce. »

Je suis en train de manger une délicieuse salade mais la vinaigrette est différente de la mienne. Je ne sais pas comment cela se fait mais bon … Et je remarque aussi que les trois autres femmes regardent Céra d’un air un peu mauvais … mais pas méchant. Plutôt comme une rivale. Ohla ! J’espère qu’elles ne se font pas des idées !

« C’est un peu de nectar de ma fleur. Ça donne un autre goût mais je te promets qu’il n’y a aucun effet euphorisant ! Pas si je le désire ! »

« Ah … Euh … Bien entendu. »

Je me gratte la joue, un peu gêné. Disons qu’utiliser … ce genre de choses provenant d’une femme pokémon, c’est quand même plutôt gênant. Enfin … Je ne sais pas trop quoi dire. Je termine mon repas et signale que je vais plutôt m’en aller. Je vais réfléchir à autre chose. Enfin … Je sais ce que je vais faire.

« Ric ? Est-ce que je pourrai te parler seul à seule ? »

« Euh … Bien entendu, c’est important ? Enfin, si tu veux ça. »

Elle ne me répond pas tellement mais elle veut quand même me questionner. Après les demoiselles, c’est visiblement à mon tour. Je ne sais pas trop ce qu’elle compte faire mais bon, j’ai accepté, je ne vais pas refuser maintenant.
Je remarque quand même que Séphyria et les autres sont quand même … moins jalouses. Est-ce qu’elles n’ont pas peur de Céra ? Enfin, moins qu’auparavant ? Du moins, elles ne la considèrent plus comme une menace ? Pour ma part, je reste un peu méfiant quand même.

Mais me voilà dans la salle de bain alors qu’elle a penché la tête au-dessus de la baignoire. Bon, heureusement, elle ne s’est pas déshabillée car je n’aurai pas accepté le moins du monde à ce sujet ! Pas du tout même !

« Alors ? De quoi est-ce que tu veux parler, Céra ? Tu sais, je suis un peu occupé aussi … »

Il faut que je me prépare à envisager une attaque là-bas … Enfin, là-bas … A aller récupérer Dyamia définitivement. Mais pour l’heure, je ne peux pas perdre tellement de temps. Je dois quand même me dépêcher et … Oh ! Elle a activé le pommeau de douche, me le tendant. Je commence à lui mouiller ses cheveux verts.

« Est-ce que tu es aussi gentil avec toutes les femmes-pokémons ? C’est une vraie question … Enfin … Après quelques jours, j’ai pu voir que tu faisais tout pour elles … même si pour moi, tu es un peu plus réticent mais je comprends ça. »

« Hein ? Euh mais non … Je suis proche avec vous quatre. »

Je commence à lui shampouiner les cheveux après les avoir trempés, lui demandant de bien fermer les yeux au cas où. Elle s’exécute, murmurant :

« Est-ce que tu voudras bien t’occuper de moi de la même façon que les autres ? »

« A cause du coup de poignard dans le dos … que tu m’as fait … Cela va être difficile pour le moment mais sinon, pourquoi pas ? Un jour, peut-être. »

« J’espère que ce jour sera proche. Je ferai tout pour que ça soit … »

« Ne parle plus et ferme la bouche, on va rincer tes cheveux. »

Encore une fois, elle m’obéit bien qu’elle pousse un petit rire avant. Comme je l’ai dit, je lui rince les cheveux, ils sont quand même beaux. Même si je ne suis plus contrôlé, je reconnais amplement que c’est ça. Puis, je vais prendre une serviette alors qu’elle murmure :

« Ric … Est-ce que je pourrai te remercier ? J’ai envie que tu goûtes à mon nectar … Si ça ne te dérange pas … Enfin … Si tu le veux bien. »

« C’est celui utilisé pour la vinaigrette, c’est ça ? Je ne sais pas trop … Enfin … Nature, ça doit être d’un autre goût, je pense, non ? »

« C’est le cas, c’est d’un autre goût ! Tu voudras ? Mais il faudra quand même que tu fermes les yeux, d’accord ? »

Je ne sais pas … J’aimerai bien dire que c’est un piège mais là, la salle de bain n’est pas fermée à clé. Donc bon … Je ne risque rien … Je crois. Je n’en suis pas si sûr que ça … Mais bon … Je ferai mieux de me taire en fin de compte, c’est mieux.

« D’accord, je veux bien … Ca sera une façon à toi de te pardonner. Mais bon, il ne faut pas que tu utilises ça trop souvent, hein ? »

« Alors, fermes les yeux, je te le donnerai du bout des doigts puisque je ne vais pas prendre un verre. Ça ne se fait pas et c’est … Enfin ! Tu verras ! »

Bon … Je vais faire ce qu’elle désire. Pendant que je lui sèche les cheveux, les yeux fermés, je me demande comment elle va produire son nectar. Normalement, c’est de sa fleur non ? Enfin, la fleur sur son crâne. Puis elle me demande d’ouvrir la bouche et je m’exécute. Je sais qu’elle ne prépare pas un mauvais coup. Son corps ne se déplace pas tellement, elle s’approche juste un peu de moi. Je sens quelque chose qui s’enfonce dans ma bouche et je commence à le lécher. C’est gênant, terriblement gênant même.

Mais ce n’est pas mauvais. Puis finalement, le morceau de chair que j’avais dans la bouche se retire alors que je me demande si je peux rouvrir les yeux. Je lui pose la question et elle me dit d’attendre un peu. Puis finalement, elle me laisse la possibilité. J’ouvre mes yeux, disant :

« C’était plutôt bon … Enfin … Ca a une saveur un peu sucrée … J’aime bien. Mais bon, ne commence pas à cuisiner qu’avec ça hein ? »

« Hihihi ! J’en produirai plus seulement si ma fleur est très bien nourrie, voilà tout ! Mais pour qu’elle soit belle, il me faut beaucoup d’affection. Je suis sûre que j’en aurai ici. »

« Humpf ! Ne te fais quand même pas trop d’idées hein ? »

Je me demande d’où vient son nectar. D’ailleurs, j’ai eu l’impression que ce n’était pas un doigt que j’avais en bouche … Oui … C’est bête mais les doigts ont des ongles et on sent quand même la différence quand on suce un doigt … Là … C’était autre chose. Et puis, la robe de Céra est un peu froissée, comme si elle l’avait remontée rapidement. Ce n’est quand même pas … Non !

« Tu es rouge, Ric. Tu as chaud ? Tu veux que je te laisse prendre une douche ? »

« Je crois que ça serait mieux … oui … Merci pour tout. »

« Merci pour tout ce que tu as fait pour moi, oui ! »

Elle vient m’embrasser sur la joue, rigolant légèrement alors que je me demande … Est-ce que j’aurai préféré oublier une partie où j’étais manipulé par elle ? Son nectar ne provient peut-être pas de sa fleur. Mais non … Je ne dois pas penser à ça ! Je dois réfléchir à ce que je dois faire pour retrouver Dyamia !

Chapitre 16 : Tant de questions

Chapitre 16 : Tant de questions

« Bon sang … Qu’est-ce que je suis censé faire avec ça ? »

Je me pose la question alors que je regarde le SMS de Dyamia. Je peux m’y rendre ! Ca serait si simple mais c’est peut-être aussi un piège, enfin, je crois. Enfin, je ne sais pas réellement comment faire.

« Est-ce que je peux vous … euh t’aider, Ric ? »

Voilà que Céra s’approche de moi, un peu soucieuse de me voir dans cet état. Elle sent bon … mais j’hoche aussitôt la tête. Je n’ai pas de temps à perdre à penser à ça ! Je dois d’abord régler un problème avant l’autre !

« Céra … Tu as pris un bain, n’est-ce pas ? Est-ce qu’elles ont été gentilles avec toi ? »

« Elles n’ont pas été antipathiques … mais elles n’ont pas été méchantes pour autant. »

« D’accord … D’accord … Il faut que l’on règle quelques problèmes d’abord … Comme le fait que je ne veux plus que tu utilises ton parfum, d’accord ? »

« D’accord, d’accord. Je ne l’utiliserai plus. » me dit-elle en rigolant faiblement. Ce n’est pas drôle du tout ! Je fronce les sourcils, reprenant :

« Ce n’est pas une blague. Si tu n’es pas capable de faire ça, je préfère encore que tu t’en ailles. Je ne veux pas de manipulation de la sorte. »

« Non, non … Je te jure que je ne le ferai plus … Je te le promets ! C’est juste que … J’ai de la chance d’être tombé sur toi, c’est tout. »

« De la chance, de la chance … Je ne vois pas vraiment où de toute façon. »

« Merci pour tout, encore une fois ! Malgré ce que j’ai fait, tu m’as laissé une seconde chance ! Et je ferai tout pour que tu ne le regrettes pas ! »

Bien entendu, bien entendu … Je soupire. Si seulement c’était aussi simple. Mais quand même, une quatrième femme dans mon « harem » ? Je vais finir par croire les paroles de Calsidya, en dépit de ce qu’elle a dit.

Mais ça ne me plaît pas du tout … Pas du tout même. Je vois Céra qui se jette dans mes bras, voulant que je la garde contre moi. Ah non, non ! Je ne tomberai pas dans un piège aussi grossier ! Je la repousse faiblement, mais elle murmure :

« Ca ne te dérange pas … si je parles avec les autres femmes-pokémons ? »

« Hein ? Bien sûr que non … Pourquoi est-ce que ça devrait me déranger ? »

« Pour rien ! Pour rien ! Je peux les questionner au sujet de tout ? Vraiment tout ? »

« Bien … entendu … Enfin, je crois. Je ne sais pas trop là ! »

Je suis plus que perplexe mais elle quitte mes bras pour s’en aller en chantonnant. Elle est bizarre cette Fragilady. Sur quoi est-ce que je suis tombé comme fille ? Vraiment, des fois, j’ai de ces cas … enfin bon, elle est sincère maintenant.

« Dites, dites … J’aimerai savoir : Qu’est-ce que Ric aime ? »

C’est la première question que pose la Fragilady aux trois autres femmes-pokémons, semblant pleine d’entrain alors que Calsidya réfléchit à la question, posant ses mains sous ses seins avant de les soulever légèrement. Elle répond :

« Les grosses poitrines. Un peu comme tous les hommes. »

« Oh … Je … Je ne risque pas de lui plaire comme ça … J’ai déjà grandie de ce côté. »

« Ne raconte pas n’importe quoi pour te mettre en valeur, Calsidya. Peut-être que c’est que cette partie chez toi qui fait de l’effet à Ric, ce qui serait dommage car ça voudrait dire qu’il ne serait pas intéressé par ta personne. »

« Tsss ! De bien belles paroles, Séphyria. Je te rappelle que toi et Tritani, vous n’êtes pas vilaines à ce niveau aussi. »

« Nous sommes plus grandes que toi, chose normale alors. Céra, pourquoi cette question ? » demande alors l’Altaria humanisée avec lenteur.

« Pour faire plaisir à Ric … Il le faut bien non ? Il faut que je le rende heureux … pour la chance qu’il me laisse. Je trouve ça normal … Enfin … Moi je trouve ça normal. »

Ça l’est, ça l’est, pense Séphyria. Mais bon … Ce n’est pas vraiment … Il n’y a pas vraiment de bons conseils à donner. Du moins, elle n’en a pas en tête. Mais Tritani murmure :

« Ric aime les personnes sincères. Si tu ne lui mens pas … Alors, il t’aimera … Mais il ne faut plus lui mentir ou le trahir … Je sais à quel point cela lui a fait mal la dernière fois … avec la trahison d’Emairon. C’est pourquoi il aime la sincérité. »

« La sincérité ? Donc … Je ne dois plus lui mentir ? Je le ferai alors ! Je ne lui mentirai plus ! Et qu’est-ce qu’il aime ? Est-ce qu’il aime manger quoi ? »

« Je ne lui ai jamais posée la question … C’est lui qui cuisine pour … Qu’est-ce que … »

« Je vais me mettre à cuisiner tout de suite ! Avec mes connaissances sur les plantes, je suis sûre que je peux faire de bons repas avec les légumes et les fruits ! »

HE… HEY ! Elle est montée sur ressorts ou quoi ? Mais surtout …AH ! Elle a compris ! Elle se donne une claque, faisant apparaître ses ailes de coton après avoir répondu à Céra ! Elle comprend parfaitement ce que la Fragilady veut faire ! Alors que celle-ci est déjà partie de la pièce, Séphyria se tourne vers les deux autres femmes-pokémons :

« Si elle arrive à cuisiner, je ne vous dis pas les problèmes que cela risque de causer. Si elle se montre plus utile que nous, elle risque d’avoir une place plus importante dans le cœur de … »

« Tu ne serais pas un peu jalouse, par hasard ? Moi … Je trouve ça amusant. Il a juste suffit que Ric vienne … enfin, l’accepte pour qu’elle s’ouvre aussitôt. »

« C’est vrai … que cela est sympathique … Mais je la considère comme une rivale maintenant. Je devrai aussi apprendre à cuisiner. Elle a dit qu’elle savait faire les légumes et les fruits. Cela veut donc dire qu’elle ne sait pas cuisiner la viande. »

Hein ? HEY ! Pas elle non plus ! Pas Tritani ! Pfff ! Si toutes les femmes commencent à faire un mouvement, ça ne va pas être plaisant du tout. Elle aussi … Elle va devoir se montrer importante aux yeux de Ric. Elle sait qu’elle l’est déjà mais … Ce n’est pas assez, loin de là même. Il va falloir redoubler d’efforts !