Chapitre 7 : En quête d’informations

Chapitre 7 : En quête d’informations

« TERY ! Tu as osé ?! »

« Il le fallait bien car tu ne l’aurais pas fait de ton côté. Désolé mais c’est ainsi. »

« Je vais vraiment te tuer et t’exterminer et … »

« Si tu fais ça, aucun de nous ne viendra t’aider. » coupa sèchement Elen en allant prendre le bras de son homme, celui-ci soupirant légèrement en écoutant Manelena.

« Tsss, faites comme vous voulez mais ne vous attendez pas à des remerciements de ma part, c’est compris ? J’ai bien mieux à faire ! »

« Nous nous en doutions pas le moins du monde toute façon. »

Une réplique assez cinglante de la part d’Elen et voilà que cela allait raviver quelques tensions. Néanmoins, vu qu’ils étaient tous chez la mère de Tery, celui-ci ayant voulu présenter le couple, il valait mieux s’abstenir de faire trop de bordel.

« Ici, vous obéissez à mes règles, compris ? Alors, je vais vous demander de vous calmer sinon, je serai obligée de le faire par mes propres méthodes. » déclara la mère de Tery après les propos d’Elen et Manelena. « Si j’ai compris, Tery, Manelena, vous restez ici tous les deux et je vous surveille. Pendant ce temps, vous autres, vous irez trouver des informations sur le roi de Shunter et aussi sur l’avis général, c’est bien cela ? »

« A peu de choses près sauf que Tery n’est pas obligé de rester avec Manelena. » marmonna Elen en regardant le jeune homme avec appréhension.

« Il le faut bien, Elen. Je serai inutile … et surtout en Shunter, je serai recherché. Je vois mal les rebelles nous donner des nouvelles si moi ou Manelena nous nous présentons à eux. »

« Je le sais bien mais … avec Manelena, je n’aime pas te laisser seul. »

« Si tu considères que je ne suis pas intéressé par cet imbécile, tu te fourres le doigt dans l’œil. » émit Manelena en grognant en même temps, déjà plus qu’agacée par les propos d’Elen. Les autres ne dirent rien, peu étonnés à force de ce petit spectacle habituel entre le trio. Pourtant, tous la regardèrent subitement, comme si quelque chose clochait dans ses propos. Elle s’écria « Qu’est-ce que j’ai dit ?! »

« Hum, passons outre cela, si vous le voulez bien. Il semblerait que parfois, certaines paroles sortent sans que l’on s’en rende compte. »

« Qu’est-ce que vous voulez dire ?! Et pourquoi est-ce que tu l’on me regarde comme ça ? Tery, pourquoi est-ce que tu rougis aussi bêtement ? »

« Hahaha. A cet âge, on assume encore aussi difficilement ? » dit Sérest tout en ne pouvant s’empêcher de sourire face aux propos de Manelena, celle-ci étant toujours plongée dans l’incompréhension, sans avoir compris ce qui se passait. Après quelques secondes de réflexion, se répétant les mots dans sa tête, elle s’empourpra légèrement.

« Même pas en rêve ! Je pars me promener un peu ! »

La porte claqua sèchement, la mère de Tery fronçant les sourcils avant de sourire, chuchotant doucement bien que tous pouvaient l’entendre parler :

« Malgré le fait qu’elle soit une adulte, il semblerait qu’elle reste encore une adolescente. »

« Comment ça maman ? » demanda Tery avec étonnement.

« Oh, tu es encore un peu trop naïf de ton côté, je ne me vois pas perdre mon temps à t’expliquer cela, Tery. Loin de là. »

« Pourquoi j’ai l’impression que j’ai été insulté ? »

« Car c’est le cas, Tery. Car c’est le cas. » soupira sa mère une nouvelle fois avant de mettre une main sur son front pour se masser le dernier. Des fois, elle avait l’impression que son fils n’était pas totalement éveillé, ce qui pouvait être … problématique.

« J’avoue que je comprends rien à rien sur le coup. »

« Je m’en doute, Tery. Je m’en doute. Bon, laissez-le-moi, je pense que je vais l’enfermer dans sa chambre pour éviter qu’il ne se perde. »

Il y eut quelques rires alors qu’il vint rougir. MAMAN ! Elle exagérait ! Pas devant tout le monde ! Il grommela jusqu’à ce qu’Elen vienne l’embrasser, lui disant qu’elle se sentait plus confiante s’il restait non-loin de sa mère. Lui-même marmonna qu’il n’était pas motivé à ça mais s’exécuta quand même de son côté.

Il rentra dans sa chambre, venant se coucher sur le lit avant de fermer les yeux. Il prit une profonde respiration, attendant qu’ils partent tous, chose qui n’arriva pas de suite. Il entendit des bruits de pas venir jusqu’à lui, la voix d’Elen lui chuchotant :

« Nous revenons vite, d’accord ? Prends soin de toi … hum … je … mon amour. »

Il piqua un fard aux paroles d’Elen, rouvrant les yeux juste au moment où elle se penchait pour l’embrasser brièvement. Elle remarqua le regard de Tery, continuant le baiser pendant quelques secondes avant de reprendre :

« Je vais y aller. Je pense que cela prendra quand même quelques jours. Il faut aller questionner les environs. Je me déplacerai quand même avec le prince et les autres. Le couple n’aura qu’à aller se renseigner de leur côté. »

« Même s’ils sont avec nous … enfin de notre côté, il vaut mieux rester méfiant, oui. »

Il hocha la tête, chose assez ridicule dans la position dans laquelle il se trouvait. Il fronça un peu les sourcils, Elen l’embrassant sur la joue avant de quitter la chambre. Il referma les yeux, sans un mot, entendant la porte qui s’ouvrait puis se refermait. Voilà, il n’allait pas revoir Elen pendant quelques jours. Auparavant, il aurait réussi à s’y faire mais là … vraiment pas. Mais vraiment pas du tout même. Elle lui manquait déjà énormément.

« Tery ? Tery ? Est-ce que tu dors ? » demanda la voix de sa mère avant de rentrer dans la chambre. Il garda ses yeux clos, ne répondant pas. « Je vois, il est vrai que tu dois être exténué. Autant te laisser te reposer. »
Oui, surement ça. Il était … « fatigué », oui. Il plongea dans un léger sommeil, cherchant à trouver ce dernier sans y arriver. Puis finalement, il s’endormit, sans même se poser plus de questions. Lorsqu’il put rouvrir ses yeux, il faisait nuit.
Quel idiot. Dormir en pleine journée, voilà le résultat. Sa mère l’avait laissé dormir sans même lui poser plus de questions à ce sujet. Il se redressa dans son lit, gémissant un peu avant de regarder devant lui. Humpf … Vraiment …

« J’aime pas ça du tout. Et j’ai un peu faim. »

Il se leva, quittant sa chambre avant de descendre les escaliers. Il observa la cuisine, il n’y avait personne, bien entendu Pourquoi il y aurait eu quelqu’un ? D’ailleurs, est-ce que Manelena était rentrée ou non ? Il n’avait aucune nouvelle d’elle, ça ne le rassurait pas.

« Hmm ? Y a quelqu’un ? »

Il s’était rapproché de la fenêtre de la cuisine. Il pouvait voir que la lune brillait dans le ciel. Vu qu’il était proche des montagnes, aucun souci de fumée et de nuage qui cachaient la belle vue étoilée qu’il avait. Vraiment …

« Tiens ? Ca ne serait pas … »

Manelena ? Installée sur un banc ? Elle ne dormait pas ? Il était quelle heure ? Il ne s’était pas posé la question, pas du tout. Il quitta la maisonnette, se dirigeant vers le banc, disant :

« Est-ce que la place est libre, mademoiselle Manelena ? »

« Arrête tes bêtises et viens t’asseoir au lieu. Tu es ici chez toi, je n’ai pas à te refuser ça. »

« Je m’en doute. » murmura le jeune homme, venant s’asseoir à côté d’elle. « Tu n’arrives pas à dormir non plus ? Je ne sais même pas quelle heure il est. »

« Aussi ? Tu plaisantes ? Tu es tombé comme une souche. Quand je suis rentré, ils étaient tous partis, sauf toi. J’ai mangé avec ta mère qui m’a fait passer un interrogatoire. »

« Tu comprends pourquoi je tenais si bien ta séance de torture à l’époque ? »

Il avait sourie en sa direction, Manelena le regardant pendant quelques instants avant de tourner légèrement le visage, un léger sourire peint sur ses lèvres avant de dire :

« Je le vois parfaitement. Avec une telle mère, ça parait presque normal. »

Il évita de la prévenir qu’elle avait un joli sourire, il ne voulait pas la mettre en colère. C’est surtout que c’était si rare de la voir ainsi, il ne voulait pas l’embêter avec ça. Il poussa un petit soupir avant de s’étirer longuement, reprenant la parole après quelques instants :

« Mais c’est ma mère et je l’aime comme elle est. Tu aurais dû la voir y a quelques années, juste avant que je fasse ma fugue, elle était énorme ! »

« Tery, même si je n’accorde pas vraiment d’importance au physique vu le mien, il n’est pas vraiment conseillé d’insulter le physique de sa mère devant une autre femme. »

« En vue du tien ? Tu es très bien physiquement, Manelena. »

« Ah … tu étais obligé de dire ça, n’est-ce pas ? »

« Si je le pense, je préfère ne pas cacher la vérité, Manelena. Mais ça, tu dois te douter que je pense ainsi de toi depuis des mois. Ce n’est pas nouveau et c’est même une raison de la jalousie d’Elen envers toi. Même si elle se fait des idées. »

Il ne lui parlait pas de son petit comportement de la journée, ni même de la scène où elle avait quitté la maison avec rage. Elen était tout pour lui … ou presque. Il y avait un petit coin secret, qu’il gardait scellé de tous les côtés pour que nul ne le découvre.

« Elle se fait des idées, elle se fait des idées, on ne fait jamais rien pour éviter qu’elle ne s’en fasse aussi hein ? Je tiens à le signaler. »

« Je me doutes mais tu sais aussi bien que moi qu’elle est parfois … très têtue. »

« Et pas qu’un peu. Il n’y a pas que ça, loin de là. Ah … Je vous jure, les femmes de nos jours. Vraiment, elle est une belle source d’ennuis, tu le sais ? »

« Euh, nous sommes tous les deux plutôt doués dans ce domaine. Enfin, surtout moi, Manelena, donc je vais éviter de juger Elen là-dessus. »

« C’est vrai, c’est vrai. Tery Vanian, l’homme qui s’est mis à dos les cinq royaumes et les créatures légendaires juste pour sauver la « princesse » de Shunter d’une mort horrible. »

Il allait dire que les créatures légendaires n’avaient aucun rapport avec elle mais bon, il se retint. Elle semblait un peu lasse ou fatiguée avec toute cette histoire. Il redirigea son regard vers le ciel étoilé, chuchotant après quelques secondes :

« Vraiment, c’est l’une des choses qui me manquaient le plus par ici. »

« Discuter avec la princesse de Shunter sur un banc ? Il t’en faut peu. »

« Y a de ça … mais aussi la vue que l’on peut avoir la nuit. » répondit Tery tout en rigolant, amusé par les propos de Manelena. Il avait l’impression qu’elle était un peu différente quand ils étaient seuls … mais surtout en pleine nuit, quand tout le monde dormait.
Comme si les défenses « naturelles » de la jeune femme aux cheveux argentés, habituées à être toujours en alerte, s’affaissaient la nuit tombée. Cela lui permettant alors de souffler un peu de son rôle de princesse, de maréchale, de femme qui était supérieure sur tous les points … enfin, cela dépendait du point de vue justement à ce sujet. Il poussa un petit soupir, une nouvelle fois, se demandant de quoi il pouvait discuter avec elle.

« Ces idiots. Ils sont prêts à tout pour venir nous aider, Tery. »

« Oui mais que veux-tu que je te dise, Manelena ? Ils t’apprécient, même si ce n’est pas réciproque de ta part en vue de la façon dont tu leur parles. »

« Tu sais parfaitement que ce n’est pas comme ça ! C’est juste … »

« Pas besoin d’en dire plus. Comme tu l’as déclaré, on sait bien ce qu’il en est. »

Il allait stopper une discussion embarrassante avec elle. Il cernait le caractère de la demoiselle depuis si longtemps maintenant qu’il pouvait la comprendre sans parler. Il resta immobile, sur le banc, se triturant les doigts avant de dire :

« On devrait peut-être rentrer, il commence à faire froid, non ? »

« Si ce n’est que ça, tu n’as qu’à te rapprocher. Que je sache, je ne mords pas. Mais tu gardes tes mains sur toi et il ne t’arrivera rien de mal. »

« Je ne pensais rien te faire. De toute façon, j’ai Elen et je ne suis pas assez fou ou téméraire pour tenter quoi que ce soit envers toi. »

« Tiens donc. » ironisa-t-elle alors qu’il se rapprochait, finissant par s’asseoir à côté d’elle. « Toi ? Pas assez fou et téméraire ? Est-ce que tu rigoles, Tery ? On parle quand même de la personne qui a décidé de tout sacrifier pour éviter que je ne meure. Donc bon, niveau folie et témérité, je crois que tu as un quota assez important. »

« C’était sur le moment et bon … je ne regrette pas mon choix. »

« AH ! Il ne manquerait plus que ça soit le cas, Tery. Cela aurait voulu dire que tu me hais et que tu préférais m’avoir morte plutôt qu’à tes côtés, c’est bien ça ? »

« Oui mais comme ce n’est pas le cas et que c’est tout le contraire, Manelena … »

« Tout le contraire ? Humpf. Oui. Peut-être. »

Elle ne cherchait pas à prétendre le contraire. Il était sûrement trop tard pour ça. Après quelques instants, elle finit par se lever, s’étirant longuement alors que Tery détournait la tête, un peu gêné en évitant de la regarder.

Car oui, il était quand même avec Elen et il avait du self-control. Il poussa un petit soupir avant de se relever à son tour, se demandant ce qu’ils allaient faire. Elle fit un geste de la tête, lui signalant par là qu’elle voulait marcher. Vu l’heure, il n’était pas sûr que ça soit la meilleure chose à faire mais elle lui dit :

« Faisons une promenade. Comme ça, ça me fatigue. »

« Euh … oui, bon … d’accord hein ? J’ai rien contre, je dois t’avouer. Si tu penses que c’est le mieux, alors ça doit l’être. Allons-y sans plus perdre de temps. Mais quand même, il est assez tard, tu n’as pas un peu froid, Manelena, tu es sûre ? »

« Tu ne crois quand même pas que je vais aller dans tes bras non plus hein ? Tu te fais des illusions, Tery. Je ne suis pas comme ça et je ne le serai jamais, compris ? »

« Pourquoi est-ce que l’on pense tout de suite à mal dès que je propose une chose comme ça ? J’aimerai bien le savoir. »

« Car tu es un homme, je suis une femme. Tu es un homme avec une compagne, je suis une femme sans aucune attache avec le sexe opposé. Si tu n’arrives vraiment pas à comprendre ça, je ne peux plus rien du tout pour toi. Je n’ai pas de temps à perdre. »

« Je le comprends, je le comprends. Ne t’énerve donc pas, Manelena. Bon, je veux bien que l’on se promène et que l’on fasse ce que tu veux. »

Qu’il fasse attention surtout à ce qu’il disait. Ce genre de propos n’était vraiment pas à prendre à la légère. Pourtant, il continua de lui sourire, comme si de rien n’était alors qu’elle poussait un profond soupir désespéré. C’était ça le problème avec lui ! C’était ça !

« Brrr … Vraiment, je trouve qu’il ne fait pas super chaud hein ? »

« Arrête de te plaindre un peu, Tery ! Tu es légèrement fatiguant sur les bords, là ! »

« Roh … ce n’est pas le but de notre marche ? » dit Tery tout en rigolant légèrement de cette blague plus que douteuse. Manelena s’arrêta, se positionnant en face de lui jusqu’à rapprocher son visage près du sien. Il perdit son sourire, déglutissant avant qu’elle ne dise :

« Ne joue donc pas trop au petit malin avec moi Tery. Tu sais que tu perds. »

« Ah ça ? Je préfère jouer que gagner hein ? »

Elle colla son front contre le sien. Oups, il avait peut-être exagéré avec la jeune femme aux cheveux argentés surtout … quand elle était aussi proche de lui. Surtout quand elle était bien plus grande que lui. Ohlala … que vous avez de belles lèvres, Manelena.

« Sauf que dans la vie, si tu perds, tu meures. Ne l’oublie jamais, Tery. »

« Non, ce n’est pas la vie, ça, c’est la guerre. Si tu perds dans la vie, tu peux avoir des personnes proches qui t’aident à te relever si tu tombes. C’est pour ça que je serai là pour toi dans ces moments précis. A toi de ne pas l’oublier. »

Son front le repoussa légèrement de quelques centimètres, leurs lèvres étant proches, jusqu’à ce qu’elle souffle sur un ton légèrement agacé par les propos de Tery :

« Tsss … Imbécile. N’essaie donc pas de me faire la morale, ça ne marche pas comme ça. »

« Je ne te fais pas la morale, je tente juste de te rassurer »

Elle lui donna un petit coup de tête, le faisant gémir de douleur. Ce n’était pas comme ça qu’il allait trouver le sommeil à cette allure, aie, aie, aie. Il se frotta le crâne, allant rejoindre Manelena qui avait décidé de s’éloigner pour la petite balade à deux en pleine nuit.
Les minutes s’écoulèrent, Tery saluant deux gardes de la milice qui lui demandaient ce qu’il faisait cette heure tardive avec Manelena. Il expliqua que c’était juste une promenade pour trouver le sommeil, les hommes les laissant tranquille ensuite.

« Tu vois ? Ce n’est pas mieux, Tery ? »

« Façon de parler … façon de parler … pfiou … »

« Quoi donc ? Qu’est-ce qu’il y a encore ? »

« Disons que faire de la marche sur une pente de la sorte, ce n’est pas vraiment ce que j’estime être bon alors que nous sommes en pleine nuit hein ? »

« Toujours à te plaindre, Tery. Toujours à te plaindre, profites un peu de tout ça au lieu ! » s’exclama-t-elle alors qu’il avait un petit sourire forcé.

Ce n’était pas si facile à expliquer hein mais l’entendre dire ça alors qu’elle se plaignait le plus souvent, c’était assez ironique en soi.

Mais bon, il n’était pas là pour s’énerver. Et surtout pour l’énerver. Il termina de la suivre, arrivant jusqu’au sommet du petit mont où elle avait voulu l’emmener pour s’asseoir une dizaine de minutes. Finalement, après ça, elle avait décidé qu’il était temps de rentrer. Tant mieux ! Dire qu’il s’était à peine levé pour aller retourner se coucher, ce n’était pas vraiment la meilleure chose à accomplir mais bon.

Finalement de retour à la maison, il regarda Manelena brièvement avant de l’embrasser sur les joues, lui souhaitant la bonne nuit. Elle fit de même de son côté, partant vers la chambre d’ami que la mère de Tery lui avait proposée.

Lorsqu’il se recoucha, il cligna des yeux plusieurs fois, comprenant finalement ce qui venait de se produire. Il passa sa main sur sa joue, cherchant encore à trouver une explication rationnelle à tout cela. Mais bon, finalement, il ne se compliqua pas plus l’existence.

« C’est juste une très bonne nuit, rien de plus, rien de moins, voilà tout. »

C’était aussi simple que ça et des fois, il ne fallait pas se poser plus de questions sur le sujet. Il referma les yeux, cherchant un sommeil réparateur qui ne tarda pas à se faire omniprésent en lui. Il avait … vraiment besoin de se reposer.

« Coucou, Manelena. Tu as bien dormi, »

« Hum ? Comme un loir, rien de plus, rien de moins hein ? Cela m’a fait du bien. »

« Je me doute, je me doute… Enfin bon, une fois mais pas deux. »

Elle haussa les épaules alors que lui-même ne disait plus rien, profitant de prendre son petit-déjeuner en sa compagnie. Sa mère n’avait rien dit sur leur discussion alors qu’il se murmurait à lui-même que cela sera moins difficile que prévu de passer quelques jours avec elle. Cela pourrait même être plutôt bien au final. Très bien … oui.


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