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Chapitre 23 : Travail et travail

Chapitre 23 : Travail et travail

« Alors ? Qu’est-ce que cela donne au bout d’une semaine ? »

« Oh … Vous êtes là … Solomon. Nous avons fait quelques progrès. Je pense que l’on peut vous donner un aperçu de ce que cela donne. »

Qu’il fasse donc, qu’il fasse donc. Il allait devenir pour ça. Pour ce qu’il allait jouer comme musique, pour ce que Meloetta allait chanter. Hémaltone se met en place, commençant à laisser diffuser sa musique alors qu’il se met à réfléchir à toute cette histoire. Ah … Depuis le début, tout était si compliqué, bien plus compliqué qu’on ne le croyait et …

Non rien. La musique s’écoule, se laisse diffuser puis subitement, Hémaltone l’arrête au beau milieu. Le producteur comme le reste des personnes présentes le regard avec étonnement, cherchant à savoir ce qu’il fait. L’adolescent fait un petit mouvement de la main, murmurant :

« Ce n’est pas bon du tout, pas bon du tout même.. »

« De quoi donc ? Ta musique semblait sublime à première vue non ? »

« Non non, non … maintenant, c’est moi qui a un problème. »

« Lequel ? De quoi donc est-ce que tu parles ? »


Le producteur se répète, étonné et un peu agacé par les propos d’Hémaltone mais celui-ci l’ignorer complètement, observant son violon. Puis subitement, il commence à retirer deux cordes au violon, décidant de les serrer d’une autre façon.

« Peut-être que le son produit sera plus en harmonie avec le reste. »

Le son produit ? Qu’est-ce qu’il raconte là ? Le producteur s’apprête à parler mais Hémaltone recommence à jouer du violon, d’autres sons tout aussi mélodieux résonnant maintenant dans la pièce. Il se tourne vers ses pokémons, ces derniers se mettant à le suivre maintenant. Voilà, comme ça ! Et un et deux et trois ! Et un et deux et trois !

« Oh, c’est encore plus … harmonieux qu’avant. »

« C’était donc ça ? Comment est-ce qu’il a su comment modifier ses cordes ? »

« Je ne sais pas mais ça a tout d’un jeune prodige. Quand même, où est-ce que vous avez déniché cette perle rare ? »

« Oh … Si vous saviez … »

« Cette perle rare n’est pas facile à avoir. Il a dû beaucoup sacrifier pour l’obtenir. » murmure Faldéla en s’adressant à Solomon. Celui-ci émet un petit rictus de colère sans pour autant continuer à lui répondre. Il vaut mieux éviter cela.

« Quand même, cette musique est remarquable. On dirait l’effort de toute une vie ! Et cela sans que ça soit lié à une chanson ! Il pourrait composer des musiques de films ou autres évènement mondiaux, j’en suis sûr et certain ! »

Il ne savait même pas qui était cette personne qui avait accompagné le producteur mais maintenant il en avait une vague idée. Surement l’une de ces personnes qui jugeaient s’il était apte ou non à devenir un futur musicien ?

Surement ça, il ne voyait pas ce que ça pourrait être d’autre. Enfin bon, ce n’était pas bien grave de toute façon. Enfin, à ses yeux, ce n’était pas bien grave ! Peut-être qu’aux yeux des autres … non. Il ne devait pas montrer qu’il était perturbé et exténué de tout ce qui s’était passé depuis la signature du contrat.

« Voilà, ce n’est qu’un petit aperçu de ce que je compte faire. »

« C’est tout simplement sublime. Mais combien de chansons avait vous fait ? »

« A l’heure actuelle, il ne s’agit que de ma première. Je préfère encore prendre mon temps plutôt que de faire n’importe quoi. »

« Ca se comprend, ça se comprend. Solomon, allons-nous en, il ne faut pas déranger ce jeune virtuose. Il doit être au calme pour pouvoir continuer de composer. »

Le producteur et l’homme qui s’adresse à lui s’éloignent tous les deux sans plus chercher à converser. Hémaltone les regarde partir sans un mot. Quand il est finalement seul avec ses pokémons, Meloetta et Faldéla, il pose une main sur son crâne.

« Pfiou, nous devrions nous octroyer un peu de repos, je crois bien. »

« Surtout toi, tu es en sueur d’après ce que je vois. »

« Ah bon ? Tant que ça, Faldéla ? » murmure l’adolescent aux cheveux verts, passant une main dans ces derniers. C’est vrai … ses cheveux sont trempés. Pourtant, il ne considère pas avoir fait tellement d’efforts. C’est plutôt le contraire. Il a l’impression de n’avoir rien fait. Pourquoi ça ? C’est plutôt stupide de sa part à ses yeux.

« Meloetta ? Tu veux bien aller chercher un torchon et de l’eau ? »

La petite pokémon fixe Faldéla pendant quelques secondes puis hoche la tête, s’éloignant puis disparaissant de la vue de tous. Hémaltone rappelle ses deux pokémons alors que Faldéla lui murmure quelques mots. Quand Meloetta revient, elle se retient d’envoyer la gamelle remplie d’eau ainsi que le torchon sur Faldéla et Hémaltone.

« Oh, merci, Meloetta. Tu peux lui éponger le front. Il est en train de dormir. »

« Meloetta … Melo, Meloetta, Melo. »

Elle répond qu’elle est d’accord. L’adolescent est déjà en train de dormir ? Elle n’est partie que cinq à dix minutes … et il est maintenant la tête déposée sur les genoux de Faldéla. La jeune femme passe une main dans ses cheveux verts, Meloetta commençant à mouiller le front de l’adolescent. C’est vrai, il a l’air un peu brûlant. Et maintenant qu’elle y réfléchit, elle ne l’a encore jamais vu malade. Est-ce qu’il était en train de le devenir ?

Chapitre 22 : Travailler en harmonie

Chapitre 22 : Travailler en harmonie

« Avant de nous présenter au public, je tiens à signaler que l’on va devoir travailler. »

« C’est le cas, Hémaltone. Il y a une différence entre jouer pour des gens dans la rue et jouer pour le monde entier. Je suis contente que tu l’aies remarqué. »

« Oui, je me doutes, Faldéla. Enfin bref, vous êtes prêts ? »

Il s’adresse maintenant à ses deux pokémons et Meloetta, tous se mettant en place alors qu’il prend une profonde respiration. Normalement, il a encore beaucoup à faire, énormément à faire même. Mais bon, ce n’est pas toujours aussi simple que ça.

« Je tiens à m’excuser mais je risque d’être assez dur et difficile quand je vais m’adresser à vous. J’espère que vous me comprendrez. » répète l’adolescent aux cheveux verts, les trois pokémons hochant la tête positivement. Tant qu’ils comprennent tous ensemble, c’est tant mieux. Mais bon … ce n’est pas aussi simple que ça, il y a encore beaucoup d’efforts à faire.

« Ne soit pas trop dur justement. Surtout, ne soit pas injuste, Hémaltone. »

« Je ne comptais pas l’être non plus, Faldéla. Je veux juste qu’ils fassent de leur mieux car je sais qu’ils en sont capables, voilà tout. N’est-ce pas ? On commence et un … et deux … »

Et voilà qu’il se met à jouer du violon avec attention. Mais pas seulement, il suit aussi le rythme de ses pokémons et de la voix de Meloetta. Mais après une vingtaine de secondes, il s’arrête, regardant Meloetta en disant :

« Est-ce que tu peux aller un peu plus dans les aiguë vers la septième seconde ? »

« Melo ? Meloetta ? Melo melo ? Melo ! »

« Oui, oui, comme ça, s’il te plaît. Je te le dirai s’il le faut avec un geste de la main. »

« Meloetta ! Melo melo ! »

Faldéla les observe travailler ensemble, ne disant pas un traître mot. Elle n’en a pas besoin, Hémaltone semble se débrouiller très bien. Il reprend depuis le début, rejouant de son violon puis à la septième seconde, fait un hochement de tête vers le haut. Alors la voix de Meloetta change de registre, allant plus aigüe, comme il le veut.

« Bon c’est bien, c’est bien … Maintenant, il faudrait que Starni suive le mouvement de Xynolo au niveau du rythme. Je vais jouer mais en même temps, je vais taper du pied. Essayez de voir à ce niveau, d’accord ? Meloetta, pour le moment, comme on ne va pas trop loin dans la chanson, tu n’as pas à t’inquiéter »

« N’oublie pas de le leur laissé un peu de repos aussi, Hémaltone. » dit Faldéla.

« Oui, oui, d’ici une ou deux heures, je pense. Ça devrait être bon normalement. »

« Hum … Plutôt une heure que deux, Hémaltone. »

Comme elle le désire, même s’il dirige … c’est elle qui commande au final. Elle sait comment les mener mais il doit quand même faire de son mieux. Enfin, à ses yeux, c’est elle qui s’y connait bien mieux que lui … hmm … non. Il ne doit pas se perdre dans sa réflexion. Il ferait bien mieux de se concentrer sur ses propres objectifs.

« Et un … et deux … et un deux et un deux deux deux … »

Il tape du pied tout en jouant du violon, accélérant parfois pour que Starni suive le rythme de sa musique. A chaque pas, le pokémon devait faire aussi la même chose et produire un son. Par contre, son Crikzik n’a pas besoin de faire la même chose.

« Bien, bien, bien … Encore bien … C’est tout bon. »

Bon, ce n’est pas totalement vrai mais qu’importe, ce n’est pas un problème. Comment est-ce qu’il peut arranger tout ça ? Bah ! Toute façon, ça ne se fait pas en une seule journée ! Il peut quand même féliciter ses pokémons pour leur travail non ? Ils ont fait des efforts, c’est chose logique que de récompenser ces derniers !

« Bon, après cette pause, mangeons un morceau. Faldéla peut nous faire un bilan ? »

« Un bilan ? De ce que vous avez fait depuis le départ ? »

« Oui, oui … Enfin, de ce qu’il y a à changer, de ce qu’il y a à ne pas changer. »

La femme aux cheveux bleus passe une main dans ces derniers, songeuse avant de se mettre à réfléchir à toute allure. Bon bon bon … Un premier bilan ? Elle n’en a pas sur le moment mais c’est plus difficile qu’il n’y parait.

« Pour l’heure, rien de bien spécial. Je pense que ça sera plus sur la finalisation du tout. »

« La finalisation du tout ? Comment ça exactement ? »

« Oh … ce n’est pas bien grave, pas grave du tout. Pas pour le moment. »

Il ne comprend pas vraiment tout mais donc, il ne doit pas s’inquiéter. Il s’agit de … Ah enfin bon … Comment faire exactement ? Bon, pour l’heure, il n’a pas à se préoccupe à ce sujet. Il ferait mieux de se concentrer plus que le reste.

« Hémaltone ? Qu’est-ce que tu fais donc ? »

« Oh ? Je n’ai pas très faim. Je vais réfléchir au meilleur rythme à donner et … »

« Meloetta ! Meloetta ! MELO MELO ! »

Elle crie cela pour qu’il se force à lever les yeux. Elle ne veut pas qu’il travaille trop ! Faire du zèle n’est pas bon pour le corps ! Elle le force à se lever, utiliser ses pouvoirs psychiques pour cela avant de venir s’’asseoir dans ses bras. Elle ne lui laisse pas vraiment le choix de toute façon. Il est obligé de la garder contre lui et d’aller se reposer comme les autres. S’épuiser à la tâche pour le premier jour de travail ? Non, non et non !

Chapitre 21 : Ensemble

Sixième son : Chaleur

Chapitre 21 : Ensemble

« Oh, te voilà donc, Hémaltone, je me disais bien que ta réponse ne saurait tarder. Tu veux donc bien me la dire ? »

Il se trouve dans le même restaurant que la dernière fois. Mais bon, il sait que c’est ainsi qu’il pouvait trouver la présence de Solomon. Il ne supporte pas le vieil homme, ce sourire aux lèvres comme s’il savait ce qui l’attendait. Comme s’il connaissait déjà la réponse à la question qu’il avait. C’est enrageant. Il se promet une chose mais ça, ça ne va pas tarder à se mettre en place. Il se tourne vers Solomon, disant :

« J’accepte à une condition principale. »

« Cette fois-ci, tu dois comprendre que je ne peux pas seulement te croire sur parole. »

« Si je veux de l’argent, je devrai signer un contrat, je m’en doute bien. Je ne suis pas bête à ce point quand même. Mais non, ce n’est pas de ça dont je veux parler. C’est au sujet de l’agent qui doit s’occuper de mes rendez-vous et autres. »

« Oh bien entendu, tu en auras un. Je préparerai le mei… »

« Non, j’ai déjà décidé de qui sera mon argent. Je suis libre de mes choix à ce sujet c’est cette personne qui veillera à tout ce qui me concerne. » rétorque l’adolescent, coupant la parole à l’homme qui hausse un sourcil désapprobateur.

« Hmm ? Je dois quand même vérifier ses connaissances dans le domaine de la musique. Je ne peux pas accepter n’importe qui. »

« Oh, ne vous en faites pas, je pense avoir trouvé la personne parfaite pour cela. D’ailleurs, je pense que nous devrions nous y rendre. »

« Tu m’intrigues grandement à ce sujet. »

L’adolescent ne répond pas, payant son repas avant de quitter le restaurant. Il invite le producteur et ses deux gardes du corps à le suivre alors qu’il tient Meloetta dans ses bras. Elle lit dans ses pensées, elle le sent victorieux.
Et pour cause, Hémaltone finit par se rendre devant un magasin que chacun reconnait très bien … un magasin d’instruments de musique. Il pénètre à l’intérieur, Faldéla s’apprêtant à le saluer avant de s’arrêter, fixant le producteur.

« Faldéla, j’ai quelque chose à te dire … Bonjour tout d’abord. »

« Hum, bonjour, Hémaltone. Est-ce que je peux savoir qu’est-ce qu’il fait ici ? Surtout, pourquoi est-ce que tu l’as emmené ici ? Après ce que je t’ai dit, tu dois te douter qu’il est la dernière personne que j’aimerai voir ici. »

« Oh, ne t’en fait pas, ne t’en fait pas du tout, Faldéla. En fait, j’ai juste voulu des conditions au cas où je devrais travailler pour lui. »

« Des conditions ? De quoi est-ce que tu parles donc ? »

Elle tourne son visage vers Solomon. Elle remarque l’agacement chez lui. Quelque chose le dérange mais quoi ? Et pourquoi est-ce qu’Hémaltone sourit ? Elle tente de comprendre ce qui se passe mais elle n’en est pas encore sûre.

« Il semblerait que j’ai besoin d’un agent si je deviens chanteur et musicien. Enfin, je me comprends, je veux dire par là que si je deviens célèbre, il me faudra quelqu’un pour m’aider avec les contrats, les concerts, toutes ces choses … »

« Hmm hmm … Juste que là, j’arrive à te suivre, Hémaltone et ensuite ? »

« Oh, je me disais tout simplement… que je te voudrai bien comme agent pour ma personne. Je te connais, tu me connais et aussi, tu as travaillé dans ce monde de la musique pendant des années. Solomon ne voulait pas quelqu’un qui n’avait pas d’expérience. Est-ce que tu veux bien accepter ma proposition s’il te plaît ? »

« … … … Ta proposition, n’est-ce pas ? Hmm … »

Elle semble songeuse, plus que songeuse même. Elle a un besoin permanent d’y réfléchir. Mais cela est quand même plus … oh non. En fait, son choix est plus que fait. Elle a remarqué l’énervement sur le regard de Solomon, héhéhé.

« Pourquoi est-ce que tu me proposes cela, Hémaltone ? »

« Tout simplement car ça ne nous permettra de passer plus de temps ensemble, voilà tout. Ce n’est pas une bonne idée, Faldéla ? Tu n’apprécies pas ce que je te dis ? »

« Si si, bien entendu ! Je pense même accepter ta proposition. Je serai ravie de devenir ton agent, Hémaltone. Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir. Je pense donc que ça ne dérange guère Solomon puisqu’il t’a donné son accord, n’est-ce pas ? »

« … … … Nullement. Mais soit. »

Elle le sent agacé, elle l’a entendu au son de sa voix. Il est agacé et énervé par ce qui s’est passé. Hahaha ! Une petite victoire personnelle ? Elle regarde Hémaltone et comprend que c’était aussi en partie son but. Solomon reprend la parole :

« Soit, je me retire pour préparer le contrat. Je reviendrais avec ce dernier et nous commencerons alors à préparer les futures tournées. »

« Bien entendu, bien entendu. Faites donc. »

Les deux personnes et Meloetta regardent partir le producteur et ses deux gardes du coprs avant d’avoir un petit sourire aux lèvres. Sans rien dire, Faldéla reprend l’adolescent dans ses bras, les passant autour de son torse alors qu’elle est dans son dos. Elle doit le remercier, n’est-ce pas ? Elle est heureuse du choix qu’il a fait … elle ne pouvait pas rêver mieux.
Elle sait qu’il a fait ça pour qu’ils puissent encore se voir. Elle sait aussi qu’il a fait ça pour agacer Solomon juste pour elle, juste pour qu’elle puisse se sentir mieux. Elle le sait parfaitement … ah … elle souffle :

« Merci pour tout, Hémaltone. Ne t’en fait pas, je resterai là à te surveiller. »

« J’y compte bien, mademoiselle Faldéla. Je suis encore trop … inexpérimenté dans le monde de la musique, je sais que je peux compter sur vous pour m’aider. »

Meloetta continue de froncer les sourcils, un peu embêtée. Elle ne s’est pas exprimée depuis la rencontre avec Solomon. Elle est là, ne disant rien du tout, attendant que cela passe.

Chapitre 20 : Avoir le courage

Chapitre 20 : Avoir le courage

« Ce n’est vraiment pas grave, Faldéla. Ne t’en fait pas. Je vais te montrer comment on fait. »

« Comment on fait ? Que veux-tu dire par là ? » »

A son tour de sourire avant de sortir deux pokéballs, faisant apparaître ses pokémons. Il demande à Faldéla de bien se pousser et de s’installer sur le fauteuil. Elle s’exécute, ne pouvant que faire ça alors qu’il déplace la table pour laisser de la place dans la pièce. Il prend son violon, Meloetta poussant un petit cri ravi.

« Meloetta ! Melo melo ! Meloetta ! Meloetta ! »

Les premiers sons, les premières paroles, les accompagnements. Voilà qu’après quelques secondes, la musique et le chant parcourent la pièce ensemble, Faldéla ne pouvant s’empêcher de soupirer d’apaisement. C’est vrai … qu’il était doué. Elle le reconnaissait ouvertement. Elle fit un petit mouvement du doigt, penchant la tête de gauche à droite, les yeux fermés, suivant le rythme des paroles de Meloetta.

« Vous êtes parfaits … je suis sûre que vous serez parfaits, tous ensemble. »

« Meloetta ! Meloetta ! Melo Melo ! »

Elle continue de chantonner puis s’arrête subitement, fonçant vers Faldéla. Elle la force à se lever pour qu’elle l’accompagne. Hein ? Mais non ! Elle sait bien qu’elle … enfin … mais non, elle ne peut pas, elle ne peut pas le faire. Elle n’y …

« Meloetta, melo, melo ! Meloetta ! Meloetta ! »

« Je veux bien essayer … je veux bien … un petit effort alors. »

Elle recommence à chantonner, elle ne pousse que des petits « La … lala … la … » comme Meloetta, sans aucune parole directe. Elle ne fait rien d’autre. Mais elle y arrive, elle en est certaine. Elle arrive à suivre l’adolescent et les pokémons. C’est bizarre, elle se sent bien, elle se sent terriblement bien même.

« Ah … c’est vrai … que ça … me plait réellement. »

Elle prend une profonde respiration, accompagnant maintenant Hémaltone et ses pokémons. Elle n’est pas la seule, elle en est certaine. Elle peut le faire, elle peut y arriver sans aucune difficulté. Elle sait qu’elle en est capable maintenant. Elle sait qu’elle peut accomplir cela … elle sait qu’elle peut l’accomplir sans aucun problème.

« Tu vois … Faldéla ? Je savais que tu y arriverais. Il suffisait juste d’un peu de courage et voilà le résultat. Je suis content, vraiment très content, je dois l’avouer. »

« Je devrais peut-être te remercier plutôt. » murmure la femme aux cheveux bleus, tendant une main vers Hémaltone. Celui-ci ne comprit pas le mouvement, tenant son violon et son archet de l’autre avant de poser sa main dans celle de Faldéla. Celle-ci le tira contre elle, l’adolescent laissant tomber son instrument de musique, vite récupéré en hauteur par Meloetta. Lorsqu’elle relève ses yeux bleus, elle voit l’adolescent dans les bras de Faldéla, celle-ci le presse contre sa poitrine menue.

« Fal … Faldéla, qu’est-ce qui vous prend ? »

Il bredouille et bafouille, recommençant à la vouvoyer à cause de son dernier geste alors qu’il ne sait plus du tout où se mettre. Il ne peut que patienter, Meloetta restant là à les regarder pendant de nombreuses secondes. Puis finalement, elle le libère de son étreinte.

« Rien de bien spécial, rien du tout même, je te le promets. »

« Vous êtes vraiment sûre à ce sujet ? C’est plutôt étonnant et j’aurai presque dit le contraire si ça ne tenait qu’à moi. »

« Non, non, je te le promets. Mais merci beaucoup. Je suis sûre que tu arriveras à devenir célèbre et riche en laissant Solomon devenir ton producteur. »

« Même si je n’aime pas … cet homme … je sais que c’est le seul choix qu’il me reste si je veux pouvoir avoir une bonne vie avec … Meloetta et mes pokémons. »

« Il est influent, très influent, c’est vrai. C’est pourquoi je suis d’accord avec toi à ce sujet, Hémaltone. Fais juste attention à toi, d’accord ? Je te promets de venir à tes concerts et d’acheter tout ce qui sortira de toi. »

« Merci beaucoup, Faldéla. Merci beaucoup. Il va falloir alors que je l’annonce à cet homme. Il risque d’être content en fin de compte. »

« Oh, plus que content, il va réussir à avoir son objectif. »

« Surement … Surement … Je suis encore désolé, je tiens à m’excuser. »

« Tu n’as pas à l’être. Vas donc maintenant. »

Elle lui ouvre la porte, continuant de le sourire alors que l’adolescent est rouge de gêne. Pourtant, il semble songeur … et Meloetta aussi. Il a rappelé les deux autres pokémons mais celle aux cheveux verts… est bizarre.

« Meloetta ? Nous y allons. Tu viens donc ma grande ? »

« Meloetta ? Melo melo ? » dit-elle, sortant de sa rêverie alors qu’elle est étonnée des paroles de l’adolescent aux cheveux verts. Il est rouge aux joues et elle fait une moue indéniable et impossible à retirer de son visage. Elle n’est réellement pas contente de tout ça.

« Oui, oui, nous devons partir et laisser Faldéla toute seule. Mais qu’elle ne s’inquiète pas, je pense que nous irons la retrouver bien assez tôt. »

« Hein ? De quoi est-ce que tu parles, Hémaltone ? Qu’est-ce que tu manigances donc dans ton coin ? » demande Faldéla mais il ne répond pas, gardant son sourire à moitié énigmatique avant de quitter l’appartement de Faldéla. Meloetta commence à lire dans les pensées d’Hémaltone, semblant étonnée.
C’est … une bonne idée mais c’est quand même risqué. Et en même temps, elle ne sait pas trop si cela doit lui plaire à elle ou non. Elle n’a pas son mot à dire à ce sujet, pas du tout même. Elle va juste le suivre, c’est juste dangereux… et elle le protégera.

Chapitre 19 : Perdre le goût

Chapitre 19 : Perdre le goût

« Par où est-ce que je dois aller ? Enfin plutôt commencer. Ah … Faldéla n’est pas mon véritable nom mais … cela importe peu. J’étais … l’une … enfin … une chanteuse dont le producteur était nul autre que Solomon. »

« Ca explique pourquoi est-ce que tu sembles si mal … quand tu le vois. »

« C’est exact mais ce n’est encore que le début. La vérité est bien pire, Hémaltone. Mais bon, commençons par le commencement. Depuis mon plus jeune âge, j’avais une voix merveilleuse. Je ne cherche pas à me vanter et … »

« Bien entendu, ce n’est pas ton caractère, Faldéla. Tu n’es pas du genre à te vanter, je ne vois pas pourquoi tu mentirais que maintenant, enfin … maintenant … »

« Je peux continuer à parler, Hémaltone ? Que je puisse m’expliquer envers toi ? » dit la femme aux cheveux bleus avec un léger sourire aux lèvres.

« Oui, pardon, je suis vraiment désolé. »

« Ce n’est pas bien grave, va … Je te pardonne. »

Elle a un petit rire amusé en voyant la gêne d’Hémaltone puis se remet bien, allant boire son café. Où en était-elle alors ? Ah oui … Autant qu’il ne vienne plus la couper maintenant car cela risquait d’être long, vraiment très long même mais bon …

« Dès dix ans, ma voix a intéressé Solomon et j’ai décidé de l’accompagner, malgré les interdictions de mes parents. Tu imagines ? A mon âge, je pouvais faire de la chanson, c’était vraiment comme un rêve. »

« Je vois, je vois … Enfin, un peu comme moi maintenant … mais ensuite ? »

« Ensuite ? Disons que ça allait toujours très bien, j’avais une voix qui atteignait le cœur des hommes et des femmes qui m’écoutaient. Mais bon … Quotidiennement, mes parents refusaient que je continue cela. »

« Mais pourquoi ça ? Je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Ils devraient être heureux non ? Que tu sois célèbre et riche … enfin, heureux pour toi. »

« Car je n’étais encore qu’une enfant, que mes rêves n’étaient pas forcément la réalité. Puis tu sais, étant si jeune, c’était compliqué. Je n’avais aucune éducation. »

« Oui mais … Enfin, je comprends. Ce n’était peut-être pas la bonne vie pour une jeune fille comme toi à l’époque mais après ? »

« Après ? J’ai continué pendant des années … Je devais avoir quoi environ ? Quinze ans ? Je ne suis pas sûre, c’est compliqué. Mais qu’importe, ça n’a pas changé ce que je voulais te dire à ce sujet. Malgré les années, mes parents continuaient encore et toujours de presser Solomon pour qu’il stoppe mes progrès dans la chanson. Mais même ainsi, il était difficile … vraiment très difficile … surtout que j’étais de plus en plus célèbre et connue. »

« Et ensuite ? Et ensuite, qu’est-ce qui s’est passé ? »

« Mes parents sont morts dans un accident de voiture. Un banal accident de voiture alors qu’ils rentraient chez eux une nouvelle fois, désemparés de voir que je ne voulais pas abandonner mon rêve à ce sujet. »

« Mais mais mais … et après ? Et après ? »

« Après ? Malgré la douleur, Solomon a voulu que je continue de chanter et de danser, par respect pour le souvenir de mes parents. »

« Ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais … enfin, je veux dire, ça ne semble pas être logique. Tes parents ne voulaient pas que tu chantes donc continuer à chanter, c’est plutôt leur manquer de respect, non ? Qu’est-ce que tu en dis ? »

Elle ne fit qu’un simplement hochement de tête positif en sa direction avant de sourire. C’est exactement ça. Il met le doigt où cela fait mal même s’il ne s’en rend compte qu’à moitié, elle en est sûre et certaine. Elle chuchote :

« C’est ça. Si je voulais respecter leur décision, je devais quitter la chanson. C’est ce que j’ai fait. Tu comprends, Hémaltone ? Non, tu ne peux pas, je suis désolée. Tu n’as jamais eu de parents en fin de compte. Mais bref … Imagine que tu perds les êtres qui sont les plus proches de toi … qu’ils meurent tragiquement alors que tu n’as jamais voulu les écouter. »

« Je … je m’imagine, Faldéla. Enfin, je tente de m’imaginer. »

« Merci bien. Bref, comment te dire … A partir de là, j’ai perdu goût à la chanson et à la musique. J’ai vécu une vie normale et j’ai préféré tout oublier et … »

« Ce n’est pas vrai ! Tu mens parfaitement, Faldéla. Tu aimes toujours la musique. La preuve est que tu as un magasin d’instruments de musique. »

« Tu marques un point, Hémaltone, tu marques un point, c’est vrai ce que tu dis. »

Elle rigole légèrement, terminant son café alors qu’Hémaltone a à peine touché au sien. C’est terminé dans le fond ? Ou presque ? Non … Il ne sait pas vraiment. Et maintenant ? Qu’est-ce qu’il doit penser ? Il doit faire quoi ?

« Faldéla, est-ce que tu pourrais tenter de chanter, s’il te plaît ? »

« Je ne pense pas en être capable, je suis désolée, Hémaltone. Je comprends ce que tu veux faire mais non … ce n’est plus possible. »

« Essaye juste … au moins une fois. »

Elle pousse un petit soupir et ferme les yeux. Une main posée sur le cœur, elle ouvrit la bouche, un chant commençant à en sortir … puis elle s’arrête subitement au bout de quelques secondes, confuse et gênée. Elle bafouille avec lenteur :

« Je suis vraiment désolée mais c’est juste … impossible pour moi, vraiment. »

« Ça ne fait rien, tu as donné ton maximum. » dit l’adolescent. Il avait commencé à la tutoyer après leurs derniers échanges de paroles.

Même s’il est un peu déçu, difficile d’en vouloir à la jeune femme. Il a demandé quelque chose de vraiment … compliqué. Il le sait bien. Il devrait chercher le moyen de lui redonner du courage, la force de recommencer à chanter.

Chapitre 18 : Triste

Chapitre 18 : Triste

« Ah … Qu’est-ce que l’on doit faire Meloetta ? »

Il pose sérieusement la question ? Elle le regarde, interloquée par les propos de l’adolescent. Oui, oui, il est plus que sérieux. C’est … c’est vraiment affolant en un sens. Mais bon, ce n’est pas ça le problème, pas ça du tout même. Elle doit réagir comment ?

« Meloetta ? Melo melo meloetta ! »

« Que je fasse comme je veux ? Si c’était vraiment aussi simple que ça, je serai d’accord mais bon … tu sais aussi bien que moi que ce n’est pas comme ça. »

C’était bien pour ça qu’elle ne veut pas lui répondre ! Elle ne sait pas quoi lui répondre ! C’était une question tout simplement … aberrante. Pour elle, la réponse est pourtant toute simple mais bon, Hémaltone, c’est aussi peut-être sa chance. Elle sent qu’il est troublé et perturbé par les propos de Solomon, c’est normal. Il a sa chance …

« Je sais ce que je dois faire, Meloetta. »

« Meloetta ? Melo Meloetta melo meloetta melo ? »

« Je vais aller voir Faldéla. Je n’ai pas osé la revoir depuis tout ce temps. »

Elle fait une petite moue mais elle disparaît rapidement car elle sait que c’est une bonne idée. Elle hoche la tête, l’adolescent venant la prendre dans ses bras telle une poupée de chiffon. Il doit se diriger vers le magasin d’instruments de musique. Il sait où se rendre … Il sait ce qu’il doit faire, oui. Il ne doit pas avoir peur.

« Sauf peut-être de sa réaction et … »

« Tiens donc, bonjour, Hémaltone. Tu viens enfin me rendre visite ? »

« Désolé, Faldéla … je … Oh ! »

Il s’arrête dans ses propos, remarquant parfaitement le gros problème. Faldéla semble vraiment exténuée et fatiguée. Elle a le visage de quelqu’un … défait ? Il ne sait pas quoi dire, il cherche ses mots puis murmure :

« Faldéla, est-ce que … tu vas bien ? Enfin, je … J’ai décidé de rester en ville et de m’y installer mais, je, comment dire, j’aimerai te parler de quelque chose. »

« Ah bon ? Rien que ça ? C’est aussi simple que ça ? D’accord, d’accord … j’ai besoin de repos moi aussi, de mon propre côté. »

Elle décide de fermer la boutique, invitant Hémaltone à la suivre, chose qu’il fait sans prendre la parole. Elle ne va pas bien mais il sait que l’on pose ce genre de questions comme si de rien n’était, enfin, pour prendre des nouvelles plutôt. C’est bête, vraiment très bête même mais … c’est ainsi, il en est sûr. Il en est plus que convaincu même. Il reste néanmoins soupçonneux et suspicieux. Il doit quand même lui demander ce qui se passait.

« Faldéla, est-ce que je peux … »

« Tu voulais me dire quelque chose, n’est-ce pas ? »

« Oui, oui, c’est le cas. Enfin, je crois … Je ne suis plus sûr … Si ! Je sais qu’il s’agit en fait de … comment dire exactement … En fait, j’ai rencontré Solomon. »

Elle tique subitement et il sait que c’est ça. Il en est convaincu maintenant. Il s’agit bien de Solomon ! Il ne sait pas en quoi … mais Solomon est derrière tout ça. Il commence à bredouiller et bafouiller mais aucun mot ne sort de sa bouche. Il cherche les paroles qu’il doit prononcer mais il n’y arrive pas.

« Hmm … et alors, Hémaltone ? Qu’est-ce que cela a donné ? »

« Hein ? Euh … Il m’a proposé de travailler pour lui. Mais pas tout seul hein ? Il y a aussi Meloetta et mes pokémons. Ainsi, ça serait tout notre groupe qui serait accepté. »

« Oh, je vois, je vois. »

Ca devient agaçant cette absence de réactions de la part de Faldéla. Non, ce n’est pas la jeune femme aux cheveux bleus qui est agaçante, loin de là même ! Ce n’est pas du tout ça ! Mais plutôt autre chose … le fait qu’elle soit triste.

« Mademoiselle Faldéla, pourquoi est-ce que vous êtes aussi fatiguée ? Et surtout, qu’est-ce que vous pensez de tout ça ? »

« Ce que j’en pense ? Ce n’est pas forcément très important, Hémaltone, ce n’est pas forcément très important. Ne t’inquiète donc pas, ce … »

« Vous vous répétez donc je préfère encore que vous me parliez pour me dire ce qui se passe, ça sera bien mieux que de ne rien me dire et de me rendre encore plus inquiet. S’il vous plaît, je n’aime pas vous voir dans cet état. Vous avez besoin de repos et vous le savez. »

« Je le sais bien, Hémaltone, je le sais bien et … Ah … Bon … Attends, je vais faire un peu de café, installes-toi avec Meloetta sur le canapé. Nous avons à parler tous les deux … enfin tous les trois, plutôt, c’est mieux quand dit ainsi. »

« D’a… D’accord. Enfin, je vais m’asseoir. »

Il ne sait pas, il ne sait pas comment réagir. Il regarde Meloetta, celle-ci hochant la tête sans prendre la parole. Elle n’a pas besoin de lire les pensées de la jeune femme pour comprendre le trouble qui l’anime. Quelques minutes plus tard, les tasses sont déposées devant et lui, Meloetta restant bien sagement sur les genoux d’Hémaltone.

« Alors, par quoi est-ce que je peux commencer ? Ah … Je le sais … Tout simplement par le fait que je connais Solomon depuis plusieurs années. Oui … Depuis bien plus longtemps qu’on ne le croit. Mais je ne pense pas que mon visage te dise quelque chose. »

« Euh … à part que vous êtes mademoiselle Faldéla … »

Elle a un petit sourire attendri aux propos d’Hémaltone. Oui, à part être Faldéla, il ne sait rien d’elle. C’est bien pour ça qu’elle est alors prête à tout lui raconter. C’est même ce qu’elle va faire dès maintenant. Elle est anxieuse et nerveuse depuis qu’Hémaltone a parlé de Solomon mais ce n’est pas de sa faute, pas du tout même.

Chapitre 17 : Pour le groupe

Chapitre 17 : Pour le groupe

« Meloetta, tu as regardé tout ce que l’on a eu ? »

C’est vrai. A force de faire des économies, ils commencent à avoir un joli pactole. Bien entendu, cet argent a aussi servi … à des livres. Car hors de question qu’il se repose maintenant qu’elle est de retour ! Elle compte faire de lui un vrai adulte bien responsable et reconnu dans le monde entier ! Enfin, surtout un adulte musicien.

« Meloetta ! Melo Melo ! Meloetta, Melo melo ! »

Elle répond cela en rigolant et en souriant sur un ton amusé. Elle est parfaitement d’accord avec lui, sur tous les points ! Mais bon, il doit continuer à apprendre à compter, les chiffres, tout ça. Elle a même une petite moue boudeuse, Hémaltone disant.

« Pardon, pardon … Ne me fait plus la tête. Je sais bien que … pendant le mois où tu n’étais pas là, je n’ai pas vraiment beaucoup appris … et … Roh désolé ! »

Elle continue de faire la moue, détournant la tête alors qu’il se confond en excuse. Voilà qu’il s’excuse à une pokémon ! Mais cela est fait avec sincérité et dévotion. Quelques secondes plus tard, elle l’observe. Il a la mine un peu abattue et elle perd toute « fausse colère » qu’elle avait en elle. Elle place ses mains sur ses joues et lui fait un petit sourire.

« Melo, Melo. » lui souffle-t-elle, disant qu’elle ne lui en veut pas vraiment. Il aurait juste dû apprendre par lui-même, sans qu’elle soit là. Voilà tout, c’est aussi simple.

« Pardon, promis, on va retravailler ensemble, tous les deux. Mais bon, tu ne veux pas que ‘on aille d’abord manger un morceau ? Ca fait déjà un bon mois qu’on est à nouveau ensemble, ça se fête non ? Tu crois qu’un petit restaurant te plairait ? »

« Melo ? Meloetta ? Meloetta ! MELO MELO ! »

« Bien entendu, ça sera avec les autres aussi. Qu’est-ce que tu crois ? » dit-il en rigolant alors qu’elle avait rougi légèrement à la proposition de l’adolescent. Elle ne sait pas, elle préfère juste se renseigner au cas où. Question de sécurité.

« Meloetta ! Melo meloetta ! Melo Melo ! »

Elle demande quand est-ce qu’ils partent ? Maintenant non ? Elle reste sur son épaule gauche avant de se diriger vers un restaurant. Oui, pas de fast-food bas de gamme. Il pense vraiment à donner le meilleur pour ses pokémons mais aussi dans ses moyens.

« Est-ce cela vous convient à vous trois ? »

« Ram Ram ram ! » « Melo ? Meloetta ? Melo melo ! » « Crikzik Crikzik Crikzik zik. »

Autant dire que cela leur plait grandement il en est heureux. Il commande de la nature pour pokémon, essayant de choisir ce qui pourrait convenir à chacun qui ont tous des types différents de pokémon. Ce n’est pas rien, loin de là même. Quant à lui, ça sera un repas simple, pas trop cher non plus. Mais de quoi se remplir bien la panse.

Il mange tranquillement, essayant d’avoir de bonnes manières malgré l’appétit qui le tiraille. Il faut dire que le restaurant, ce n’est pas une habitude chez lui, loin de là même. Mais bon, est-ce que c’est ce qu’il désire ? Manger au restaurant ?

« Non, je crois que je préfère cuisiner par moi-même. Mais c’est quand même bon. »

« Meloetta. Melo … Meloetta … »

Elle reconnait parfaitement que c’est délicieux de son côté. Elle ne peut que reconnaître cela puisqu’elle est en train de manger actuellement ! C’est vrai que ça change mais … en même temps … comment dire exactement … ce n’est pas pareil.

« Meloetta … Meloetta, melo melo. »

Elle marmonne cela, un peu indécise et confuse. Ce n’est pas ce qu’elle recherche. Elle préfère avoir à manger par Hémaltone. Enfin, la nourriture d’Hémaltone, voilà tout. C’est aussi simple que ça … aussi simple et pas autrement.

« Dès que nous avons terminé de manger, Meloetta, nous irons prendre une petite chambre, qu’est-ce que tu en penses ? Avec vous deux, bien entendu. »

Il s’adresse aux autres pokémons. Il ne peut pas les oublier, loin de là. Il termine son repas, laissant les pokémons finir les leurs. Mais il se retient de grogner lorsqu’il aperçoit … lui … Le producteur. Solomon. Qu’est-ce qu’il fait là ? Qu’est-ce qu’il fait là ?

« Quelle est la raison de votre présence ici ? »

« Pourquoi m’agresser de la sorte alors que je viens tout simplement saluer une connaissance et rien d’autre ? Est-ce un mal ? »

« Je ne me considère pas comme une connaissance de votre personne. »

« Oh ? C’est vraiment vilain de ta part. Surtout que je venais … »

« Je refuse. » rétorque aussitôt l’adolescent aux cheveux verts sans même lui laisser le temps de pouvoir parler. Le producteur semble néanmoins amusé, attendant qu’Hémaltone lui permettre de prendre la parole. Quelques secondes plus tard, il murmure :

« Je venais tout simplement te proposer un contrat … mais pas uniquement pour Meloetta ou toi … mais pour vous deux … voire même vous quatre. »

« Quel est le piège ? »

« Il n’y en a aucun, je te laisse y réfléchir. Nous nous reverrons d’ici quelques jours, j’en suis sûr et certain. Si tu as décidé de rester en ville, c’est que tu ne veux plus d’une vie de bohème, n’est-ce pas ? Ou alors, il se pourrait bien que je me trompe mais cela m’étonnerait. »

Il pousse un petit rire amusé avant de les laisser manger … mais Hémaltone n’a plus faim. Il semble dépité et dégoûté. Ses pokémons sont dans le même état que lui. Cet homme le rend malade sans même qu’il n’arrive à l’expliquer.

« Payons le repas et allons-nous en. Enfin, je paye. »

Il rappelle ses pokémons après que ces derniers le laissent faire. Meloetta semble désabusée, Hémaltone sortant l’argent pour le repas ainsi qu’un petit pourboire. La petite pokémon dans ses bras, il quitte le restaurant, l’air maussade.

Chapitre 16 : S’installer

Chapitre 16 : S’installer

« Je n’y arrive plus, Meloetta. Est-ce que tu comprends ? »

« Meloetta ! Melo melo ! »

Elle comprend parfaitement ce qu’il veut dire par là et elle est parfaitement d’accord avec lui. C’est logique et normal … il a fini tout simplement par s’attacher à cette ville. Il n’est plus nomade. Il a envie de rester au même endroit, d’y vivre et de ne plus bouger.

« C’est peut-être un peu stupide dans le fond, non ? »

« Melo Melo ! Meloetta, meloetta ! » murmure la petite créature avec une certaine tendresse indéniable avant de lui caresser la joue. Elle lui dit que ça n’a rien de stupide mais bon … Il a du mal à y croire, loin de là même.

« Comment est-ce que je suis sensé faire dans de tels cas hein ? Tu vois ? Tu comprends ce que je veux dire par là ? »

« Melo … meloetta melo melo ! » répond t-elle encore une fois. Il ne voit pas ? Quel idiot et quel gros bêta ! Mais bon, ce n’est pas un problème. Elle l’aime toujours autant. Elle va l’aider à se trouver un endroit où loger tranquillement et pouvoir mener une vie paisible. Rien que le fait qu’il veuille avoir un toit permanent, c’est une belle avancée. Puis, à force de jouer dans la ville, il va finir par se faire un nom et ça, c’est très important. Il trouvera même du travail et pourra alors vivre pleinement sans devoir jouer dans la rue.

« Meloetta ? Tu veux venir jouer avec moi ? »

« MELO ! MELO ! » hurle la pokémon avec joie avant de se mettre à tournoyer autour de lui. Déjà, plusieurs personnes se pressent autour d’eux alors qu’il sort son violon.

« Oh ? C’est le jeune adolescent avec Meloetta ! Il est encore dans notre ville ? Je pensais qu’il s’agissait d’un vagabond. »

« Non. Je ne suis pas un vagabond. Je voyage juste dans la ville, actuellement. » répond doucement Hémaltone, passant une main dans ses cheveux verts avant de sortir ses deux autres pokémons. Voilà, le quatuor est maintenant prêt à commencer à jouer et à faire une représentation de ses talents musicaux.

« Meloetta ! Melo, melo, Meloetta ! Meloetta ! »

Et voilà qu’elle chante, danse, rayonne comme à son habitude. Ceux qui sont fans d’elle le remarquent : elle est bien plus chaleureuse, elle est bien plus ouverte, elle est bien plus radieuse, bien plus …

« MELO ! »

Elle pousse un petit cri et se jette au cou d’Hémaltone, venant l’embrasser longuement sur la joue devant le regard stupéfait de tous et de toutes. Pourtant, l’adolescent reste imperturbable, continuant de jouer du violon. Elle arrête le baiser et recommence à chanter.

Une trentaine de minutes plus tard, il est là, observant l’argent dans sa gamelle. On ne parle plus de petites pièces, on parle de grosses pièces, des pièces qui valent beaucoup … mais aussi de billets. Ils sont encore rares mais ça ne change rien.
« Ils sont présents, n’est-ce pas ? Meloetta ? »

La petite créature aux cheveux verts fait un grand sourire en hochant la tête. Bien sûr que oui qu’ils sont là. Il est doué pour la musique, c’est normal qu’il soit récompensé de la sorte. Et elle sait que son but n’est pas l’argent mais seulement de diffuser sa musique pour que chacun et chacune puisse l’entendre.

« Que faisons-nous maintenant ? On part manger, c’est ça ? »

« Meloetta ! Melo melo meloetta melo meloetta melo ! »

Elle est ravie de cette idée, venant se poser sur son épaule avec tendresse tout en regardant devant elle. Elle fredonne et chantonne tandis qu’il se rend dans un magasin, faisant quelques courses. Il ne sait pas encore s’il doit retourner voir Faldéla. Il n’a pas envie de se présenter à elle sans être correct … enfin non pas comme ça.

« Alors, il nous faut ça, ça et ça … Hmm … Peut-être ça aussi ? Qu’est-ce que tu penses d’un bon bain ? Avec les autres ? Enfin, d’un retour là-bas ? »

« Meloetta ! Melo ! Meloetta ! »

Elle est plus que motivée à cela ! Elle le laisse préparer le tout et quelques minutes plus tard, voilà qu’ils se retrouvent tous avec une bassine à la main et des ustensiles pour se laver. Dans l’eau chaude, Hémaltone vient dire :

« Tu sais, Meloetta, quand j’aurai mon propre appartement, ça ne sera pas la même chose. Les bains sont privés, sauf dans de tels endroits. »

« Meloetta ? Melo melo ? »


Elle cherche à comprendre où il veut en venir mais ce n’est pas aussi simple que ça. Elle attend plus que ses explications mais Hémaltone déclare qu’ils ont encore le temps avant d’y réfléchir. Pour se laver, autant profiter de cet endroit non ? Il commence à lui mouiller les cheveux pour les shampouiner alors que les deux autres se prélassent dans l’eau.

« Attention à tes yeux. »

« Meloetta, Melo, Meloetta ! »


Il semble que pour lui, tout se répète inlassablement. Ce n’est pas une mauvaise chose, loin de là. C’est plutôt le contraire … Il apprécie ça. Il apprécie … de faire la même chose. D’avoir une routine, une vie normale … Quelque chose de quotidien. En fait, de ne pas vivre au jour le jour. D’avoir une certaine monotonie. Oui, il en est certain. Il va se donner les moyens pour pouvoir vivre correctement et non dans une tente.

Chapitre 15 : Une petite voix

Chapitre 15 : Une petite voix

« Voilà, qu’est-ce que vous en pensez ? »

« Meloetta ! Melo ! Meloetta ! Melo melo meloetta ! »

Elle répond franchement qu’elle est en admiration devant la tente. Ca fait déjà plus d’une semaine qu’ils sont à nouveau ensemble et ce n’est pas rien, loin de là même. Maintenant qu’ils sont ensemble, ils peuvent vivre tranquillement. C’est pour ça d’ailleurs qu’il a acheté cette tente comme il se l’était promis. Il pénètre à l’intérieur, disant :

« Par contre, on a juste les couvertures habituelles hein ? Je ne peux pas encore tout acheter mais je pensais que c’était important une tente pour nous nous. Que chacun soit recouvert de la tête aux pieds s’il commence à pleuvoir. »

« Meloetta ! Melo melo meloetta melo. » répond la pokémon une nouvelle fois, signe qu’elle comprend parfaitement où il veut en venir. Ca lui semble logique et normal, voilà tout. Elle va tout de suite s’installer, rigolant en regardant Hemaltone.

« Oui, oui, j’ai parfaitement compris, j’arrive tout de suite. »

« Melo ! Meloetta ! Melo melo ! »

Elle n’attend que ça depuis le début ! Ils peuvent dormir ensemble sous la tente ! L’adolescent pousse un petit soupir amusé puis va se coucher avec elle et les autres pokémons. Oui, il a décidé de les sortir pour qu’ils puissent aussi en profiter. Il observe le plafond de toile, poussant un soupir en tendant la main vers celui-ci. Quelques secondes plus tard, il souffle d’une voix lente, adressée à Meloetta :

« C’est quand même bizarre cette … vie qui m’est offerte. Peut-être que pendant des années, si je ne t’avais pas connue, je serais resté le même. Une loque humaine ou presque. C’est étrange, n’est-ce pas, Meloetta ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Melo … meloetta ! Meloetta melo melo ! »

Elle lui dit qu’il n’a pas à se considérer comme tel sinon, elle s’énerve et s’emporte ! Elle l’embrasse sur la joue puis grimpe pour venir s’installer sur son torse. Bien couchée sur celui-ci, elle a sa tête posée sur son cœur alors qu’il prend une profonde respiration. Ah … vraiment ? C’est comme ça qu’elle réagit ? Hahaha.

« Bonne nuit, Meloletta. Fais de beaux rêves, n’est-ce pas ? »

« Meloetta, Melo, Meloetta, Melo, Melo. »

Elle lui dit de même alors qu’il ferme ses yeux. Il doit chercher le sommeil et dormir. C’est aussi simple que ça. Pourquoi changer quelque chose de la sorte ? Il prend une profonde respiration, encore une fois. Il est un peu anxieux. Il ne sait pas pourquoi. Car il a peut-être pour la première fois un toit à lui sur la tête ? Même si c’est une tente ? Il a l’impression qu’il peut faire quelque chose de sa vie ? Envisager un avenir radieux pour lui ? Et ses pokémons ? C’est peut-être ça. Il pose une main sur le dos de Meloetta, sombrant dans le sommeil.

« C’est juste un garçon humain mais … »

Hein quoi ? Il rouvre les yeux, l’impression d’avoir entendu une voix féminine. Enfin, une voix assez … adolescente ? Celle d’une jeune femme ? Il a un peu de mal, il doit l’avouer, il ne sait pas encore, il ne sait pas exactement. D’où est-ce que la voix provient ? Sans tourner sa tête, ses yeux partent sur la gauche puis la droite.

« J’ai surement rêvé. »

« Je l’aime beaucoup, ce garçon humain … »

Non ! Cette fois-ci, il est sûr d’avoir bien entendu ! Il n’a pas rêvé ! Il en est convaincu ! Où est-ce qu’elle vient la voix ? Ah ! Mais ce n’est pas entendre ! C’est plus dans sa tête. Voilà, dans sa tête, c’est exactement ça. Mais alors, comment faire ? Il baisse les yeux. Ce n’est pas Meloetta elle est en train de dormir contre lui.

« D’ailleurs, elle est toute choupi actuellement, la petite demoiselle. »

Il passe une main dans la chevelure verte de Meloetta, ne s’attendant pas à une telle chose de sa part. Surtout une utilisation d’une expression comme choupi. Ce n’est pas le genre de terme habituel que l’on utilise. Elle respire légèrement, son petit corps se soulevant alors qu’il la fixe. Puis subitement, dans sa tête :

« Je ne veux pas l’abandonner … »

Meloetta ! Il en est certain ! C’est bien Meloetta ! Il en est sûr et certain même ! Mais comment est-ce possible ? Comment est-ce qu’elle a fait ? Il cligne des yeux, observant la petite créature. Il est certain aussi qu’elle dort.

« C’est étrange, vraiment très étrange. Ce sont ses pouvoirs psychiques ? »

« Il est l’œuvre de la musique, de la symphonie et du chant … »

Ah bon ? Il est tout ça ? C’est vraiment Meloetta qui parle ainsi ? Etrange, vraiment très étrange mais il vaut mieux ne pas parler. Il la garde contre lui, replongeant dans son sommeil. Sauf que visiblement, Meloetta n’a pas fini de dire ses petites phrases :

« Il est le seul … qui peut s’occuper de moi … »

Ah bon ? C’est vrai ça ? Il sent qu’il ne va pas réussir à dormir ce soir. Ah … La petite demoiselle dans ses bras a vraiment le mérite d’être spéciale. Est-ce qu’elle sait ? Est-ce qu’elle s’en doute ? Il n’en est pas forcément convaincu mais qu’importe. Il caresse les cheveux verts de la petite créature, disant :

« Ne t’inquiète donc pas, cette fois-ci, on ne se sépare pas. »

« M … Mu … Mu … Melo ? Melo melo ? » dit subitement la petite créature, se réveillant peu à peu de son sommeil. Elle regarde Hémaltone avec étonnement mais celui-ci ne fait qu’un petit sourire tendre et délicat envers elle. Pas de quoi s’inquiéter.

Chapitre 14 : De quoi vivre

Chapitre 14 : De quoi vivre

« Meloetta ? Melo, Melo ? »

« Non, rien de bien grave, rien du tout même. »

Malgré les apparences et le fait qu’ils se soient retrouvés, il reste souvent muet, au grand désarroi de la petite pokémon aux cheveux verts. Elle ne comprend pas pourquoi il réagit de la sorte, elle ne comprend pas … pas du tout même. Mais elle tente de lire alors dans ses pensées, n’y arrivant pas à son grand désarroi.

« Meloetta ! Melo ! Meloetta ! Melo ! »

Elle commence maintenant à s’énerver, voulant savoir ce qui cloche avec Hémaltone. Celui-ci s’arrête au beau milieu de la ruelle, se dirigeant après vers le parc. Quand ils sont là-bas, il dépose Meloetta sur ses genoux, celle-ci apparaissant devant lui avant qu’il ne soupire. Il murmure avec lenteur, la fixant dans les yeux :

« Est-ce que tu me détestes, Meloetta ? »

« MELO MELO ?! »

Elle commence à crier, quelques têtes se tournant vers eux. Il lui murmure de disparaître mais elle ne le fait pas. Il vient la camoufler contre son corps, la serrant contre lui pendant plusieurs secondes, jusqu’à ce qu’elle se calme. Quand ce fut le cas, il reprit la parole :

« Je disais cela pour une bonne raison, Meloetta. C’est au sujet de ce que j’ai laissé faire il y a un mois, avec le producteur. Enfin cet homme. J’aurai dû te laisser m’accompagner … mais je n’avais rien à t’offrir … et c’est encore le cas aujourd’hui. »

« Meloetta. Melo melo. Meloetta. » répond la pokémon alors qu’il hausse un sourcil. Elle n’est pas en train de le traiter d’imbécile qui ne comprend rien aux filles ? Il a bien l’impression que c’est le cas et il ne sait pas trop quoi penser de tout ça.

« Je veux juste savoir, rien de plus, rien de moins. »

« MELO ! » s’écrit-elle avant de l’embrasser longuement sur la joue. Elle reste ainsi plusieurs secondes, et bizarrement, il a l’impression de comprendre parfaitement ce qu’elle pense et dit. Elle lui pardonne complètement, cela sans même qu’il ne cherche à le demander. Rien que le fait qu’il soit là … lui suffit. C’est bien ça ?

« Si tu le dis … enfin bon, c’est juste ça que je voulais te dire. Tu veux quand même vivre avec moi malgré le fait que je n’ai pas de toit ? »

« Melo, meloetta, meloetta. » répond doucement la petite créature en retournant dans ses bras. Si ça, ce n’est pas une réponse provenant du cœur, il ne sait pas ce que ça veut dire.

« Merci beaucoup, Meloetta. On va donc se mettre au travail si tu le veux bien ? » dit-il alors qu’elle émet un petit rire. Quand il le veut ! C’est bien entendu prévu. Ah … Elle est heureuse, c’est vraiment tout ce qui lui importe, rien de plus ! Ils repartent du parc pour trouver un endroit où jouer. Au sol ? Peut-être pas. En plein centre-ville sur un banc ? Pourquoi pas !

Quelques minutes plus tard, ils sont tous les quatre près d’un banc au centre-ville, non loin d’une belle fontaine alors que déjà, plusieurs personnes se sont réunies pour les écouter. Tous reconnaissent Meloetta, cherchant à savoir les dernières nouvelles à son sujet. Mais personne ne questionne, tout le monde écoute.

« Ca ne serait pas Meloetta quand même ? »

« Il paraitrait qu’elle a quitté le monde de la musique aussi vite qu’elle y est rentré. »

« C’est étrange mais bon … peut-être qu’elle n’aimait pas la célébrité ? Ca arrive à certains de faire comme ça, je crois. C’est un peu dommage. »

« Ca va encore, elle n’a pas l’air vraiment triste si tu veux tout savoir. Enfin, elle donne pas cette impression à mes yeux, je dois avouer. Tant mieux pour elle. »

« Tant mieux, tant mieux, oui, oui. »s

Quelques personnes parlent néanmoins entre elles, discutant pendant la chanson et la musique d’Hémaltone et ses compagnons. L’argent tombe avec rapidité, prenant des proportions bien plus importantes qu’auparavant.

« Merci pour tout, merci, merci encore une fois. »

Il s’incline respectueusement, remerciant les personnes qui ont écouté sa musique. Il remercie aussi celles qui ont donné de l’argent bien entendu. Lorsqu’il voit la cagnotte de l’unique chanson, difficile de ne pas être admiratif. Vraiment ? Gagner autant en une fois ?

« Je n’arrive pas à y croire, Meloetta. Tu veux manger quelque chose de bon ce soir ? »

Il pose la question alors qu’elle rigole. Bien sûr que oui ! Elle veut manger avec lui et les autres pokémons d’Hé… Oh … Elle pense à ça. Elle pense aux autres. Elle devrait plutôt penser aux pokémons d’Hémaltone, pas aux AUTRES pokémons. Cela impliquerait sinon bien plus de choses qu’on ne le croit.

« Meloetta, Melo, melo. » se dit-elle à elle-même, rougissant légèrement.

« Hmm ? Qu’est-ce qu’il y a, Meloetta ? »

« Melo ! Meloetta ! » répond t-elle, disparaissant subitement avant de se poser sur son épaule. Il hausse un sourcil d’incompréhension puis soupire. Puisqu’elle pense ainsi hein, sans lui dire ce qui se passe, il n’est pas alors forcément capable de tout comprendre. Ils partent dans un magasin, allant se nourrir et s’abreuver. Pour une bonne journée, c’est une très bonne journée. Il a déjà en tête l’idée d’économiser.
Oui, économiser mais non pas pour un instrument de musique cette fois. Bien plus pour le confort de ses pokémons … et peut-être pour lui-même dans le fond. Mais pas beaucoup hein ? Juste peut-être une tente. D’ici une semaine d’économies, ça devrait être bon !