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Chapitre 25 : Ange gardien

Chapitre 25 : Ange gardien

« Voilà donc les dix dragons humanisés. Je pense que vous êtes là pour Ric, n’est-ce pas ? Mais je ne peux pas vous autoriser à faire cela. »

Avec lenteur, je la vois se mettre debout, pointant sa main vers son propre cou. Ses ongles s’allongent jusqu’à toucher son cou. Elle garde pourtant le sourire avant de dire :

« Malheureusement … Si je vois que vous lui faites du mal, je serais obligée de me faire souffrir. Ça serait stupide, n’est-ce pas ? Si vous faites une telle chose, ma mort risque d’avoir de graves répercussions sur vous. De toute façon, vous n’êtes que de simples dragons. Vous êtes nés il y a si peu de temps, vous ne connaissez rien des pensées humaines. »

« JE M’EN CONTREFOUS DE CE QUE CETTE GAMINE VEUT DIRE ! JE VAIS LE BUTER ! » hurle le Trioxhydre mâle qui s’apprête déjà à foncer sur moi. Néanmoins, le Dracolosse mâle ouvre la bouche, poussant un cri puissant qui immobilise son compère.

« Tu ne feras rien du tout. Cette Pyronille est surement la pokémon la plus importante de la Triafa. S’il lui arrive un malheur, les répercussions seraient horribles pour nous. Qu’est-ce que tu nous veux ? Tu sais parfaitement que nous n’allons pas le laisser s’échapper. »

« Je ne crois pas non … Je sais parfaitement que vous ne le laisserez pas Ric s’enfuir. Loin de là même … Sinon, je ne vous aurai pas déjà arrêté. Mais quand même, pour des dragons, je vous trouve bien peu nobles. Dix contre un ? C’est bien ça que je crois voir ? Je pensais que vous étiez un peu plus courageux que ça. »

Les propos de Dyamia semblent faire mouche. Les dragons réagissent violemment sauf les Dracoloses qui semblent les plus sages et ainsi que Tritani. Hmm … Mais pourquoi est-ce qu’elle dit une telle chose ? Je ne comprends pas vraiment.

« Cela ne nous explique pas où tu veux en venir, Pyronille. » déclare le Dracolose.

« Où je veux en venir ? Je veux que vous m’accompagniez jusqu’à Loïc, c’est aussi simple que ça. Mais bon … Comme il vous faut tuer Ric, tout le monde ne pourra pas me suivre, n’est-ce pas ? Pourquoi pas deux d’entre vous resteraient ici ? »

« Nous ne marchandons pas de la sorte. » reprend l’homme aux cheveux orangés.

« Marchander ? Oh … En plus d’être non-nobles, les dragons sont donc si peu courageux ? Je pensais que vous étiez plus puissants que la moyenne. Deux d’entre vous n’arriveraient pas à battre une simple Momartik accompagnée d’une Altaria ? »

Mais à quoi est-ce qu’elle joue ? Je ne comprends pas ! Et surtout, je ne veux pas qu’elle s’échappe ! PAS DU TOUT ! Pas cette fois ! Il en est hors de question !

« Je reste ici ! Je vais m’occuper de son cas à ce salopard ! » hurle le Trioxhydre masculin alors que je le regarde. Pourquoi est-ce qu’il m’en veut autant ? On dirait que ça tourne à l’affaire personnelle. Tritani me regarde sans cligner des yeux.

« Je fais pareil … Nous devrions être assez forts tous les deux. Vous pouvez l’emporter. »

« Ne commettez pas d’idioties. N’hésitez pas à utiliser tous vos pouvoirs pour cela. »

Ils ont donc décidé de s’en aller … mais avec Dyamia ?! HORS DE QUESTION ! Avant que la jeune fille fasse un mouvement, je viens l’enlacer, criant :

« Elle ne part pas ! Il en est hors de question ! Pas alors que je viens de la retrouver ! »

« Allons allons … Ric … Cela ne fait que deux fois que tu es proche de m’avoir sauvée, n’est-ce pas ? Si tu en fus capable deux fois, tu en serais surement capable trois fois non ? »

« Je … Je ne sais pas … Je ne crois pas … Je ne crois pas du tout. »

« Bon ! Viens par là … » dit la jeune fille alors qu’elle me force à me mettre accroupi. Qu’est-ce que … AH ! Elle vient de recommencer ! Elle m’embrasse à nouveau langoureusement. Pendant plusieurs secondes, je reste de marbre avant qu’elle ne retire ses lèvres. « Tu me promets de venir me chercher ? Et la prochaine fois, je partirai avec toi. Là, je ne peux pas prendre le risque que tu sois blessé, c’est tout, Ric. Tu es bien trop important. »

Bien trop important et elle ? Elle ne l’est pas ? Quelle idiotie ! Elle l’est ! Elle l’est tellement ! Totalement ! Je ne peux pas la laisser partir maintenant ! JE NE VEUX SURTOUT PAS ! Je l’agrippe par le bras, la tirant vers moi.

« C’est beaucoup trop dangereux ! Je ne peux pas te laisser seule ! »

« Mais je ne suis pas seule … J’ai mon ange gardien auprès de moi. Ne t’en fait pas … Je n’ai plus rien à craindre, Ric. De toute façon, tu me trouveras bien assez tôt. »

Ange gardien ? Qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? Je … Je ne sais pas … Je ne comprends pas du tout même. Je … Vraiment … J’ai du mal à saisir ce qui se passe. Mais la voilà qui part sans même me regarder. Elle ne veut pas que je vienne la sauver ? Il ne reste plus que Tritani et l’autre Trioxhydre. Les deux pokémons sont là.

« C’est donc vous deux … nos adversaire ? Séphyria ? Est-ce que tu veux t’occuper du mâle ? J’aimerai pouvoir me battre avec celle qui a eu la chance de pouvoir danser avec Ric. Et oui, il y a des choses que je ne pardonne pas facilement ! »

Ah bon ? Elle en veut à la Trioxhydre car elle a dansé avec moi ? C’est étrange, très étrange mais Séphyria hoche la tête positivement, répondant à son tour :

« Pas de problèmes. Il semble être le plus dangereux des deux. Comme je suis aussi une dragonne, je ne devrai pas avoir de mal à le battre. Ric, par contre, il vaut mieux que tu te mettes à l’abri. Il semblerait qu’il ait une certaine rage contre toi. »

« J’ai pu le remarquer, oui … Mais je ne compte pas rester là sans rien faire par contre. Je suis prêt à me battre, moi aussi ! »

« Et tu penses vraiment que tes balles vont réussir à blesser des dragons ? Ric ! Sois un peu sérieux ! Tu es encore chamboulé par tout ce que l’on a appris ! Mais ce n’est pas le moment de t’emporter avec tout ça ! »

Tsss ! Je hais lorsqu’elle a raison ! Car oui, elle a entièrement raison. Je serai parfaitement inutile si je ne fais rien ! Et donc, ça ne me plait pas ! La Trioxhydre continue de me regarder mais contrairement à auparavant, je suis plus serein.

« Tritani, hein ? » dis-je avec lenteur.

Elle semble surprise que je prononce son nom, sursautant un peu avant de détourner la tête. Pourquoi est-ce qu’elle me regarde ainsi ? Est-ce que j’ai dit quelque chose de mal ? Enfin, qu’importe, elle est une ennemie et en tant qu’ennemie, je dois …

« J’étais dans la chambre voisine … Ric. » murmure-t-elle.

Hein quoi ? Dans la chambre voisine ? Qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? Je n’ai pas le temps de réfléchir plus longtemps à cela, des flammes violettes fonçant vers moi, percutant d’autres flammes mais cette fois-ci issues de Séphyria. L’autre Trioxhydre a déjà commencé à attaquer ?! Saleté !

Chapitre 24 : Un humain parmi les pokémons

Chapitre 24 : Un humain parmi les pokémons

« Ric … Je vais d’abord te poser une question. Qu’est-ce que tu sais … de ton enfance ? »

« Avant mes cinq ans ? Rien du tout. C’est le vide total et complet, malheureusement. »

« Tu n’as vraiment aucune idée à ce sujet ? » me demande Dyamia, nullement souriante alors que je la regarde avec étonnement. Non … Vraiment rien du tout.

« J’aurai dû ? Enfin … Quelque chose aurait dû faire tilt dans ma tête ? Pourquoi cela ? »

« Pas forcément, pas forcément Ric … Pas vraiment … Ce n’était qu’une question innocente, comme tout le reste. Je voulais juste savoir à ce sujet … Bref … Tu sais que ta mère est morte à la naissance, n’est-ce pas ? »

« Je le sais … parfaitement … Je sais aussi qu’elle travaillait pour la Triafa. » murmure-je alors qu’elle hoche la tête positivement. Tout cela me … gêne un peu.

« Bon … Je ne vais pas perdre plus de temps. Ric … Pendant ces cinq années après ta naissance, tu as vécu avec nous. Tu peux considérer que tu étais un membre de la Triafa si tu préfères mais ce n’est pas totalement vrai. Puisque nous sommes nés en tant que « bébés » hybrides, nous avons donc eu aussi une enfance … avec les couches et tout cela. »

Hum ? Hein ? Cela veut dire que Lania était une Gardevoir réellement au départ ? Calsidya aussi ? Enfin … Oui, ça ne serait pas réellement étonnant en soi. Mais est-ce que cela leur change radicalement ? Ca doit l’être … Un tel changement ne doit pas laisser tout le monde de marbre. Enfin, je bref … Il vaut mieux que j’écoute Dyamia.

« Tu imagines, Ric ? Tu devais avoir deux ans, nous en avions trois. Tu étais un bébé comme les autres mais tu étais accompagné par quatre bébés pokémons humanisés ! D’ailleurs, je me rappelle parfaitement que tu aimais toucher les petites ailes de coton de Séphyria. Tu aimais aussi enfouir ta tête à l’intérieur. »

« Je ne me rappelle rien de tout … cela … mais si tu le dis, c’est que c’est sûrement vrai. »

« Non, non. Il faut réellement que tu t’en souviennes. »

Je me tourne vers Séphyria, la regardant avec étonnement. Elle-même tente de s’en rappeler mais il n’y a pas que ça, loin de là même. En fait, elle rougit violemment quelques secondes après, bredouillant avec gêne :

« Je … Je faisais même … un peu … Enfin, je faisais même retirer un peu de coton pour l’offrir à Ric. Je m’en rappelle. Et Emairon était toujours calme et stoïque. Il aimait … beaucoup lire … réellement lire. Et Roubé chantonnait comme pour faire de la musique. En fait, tout le monde était … »

« Oh, tu veux que je te le dise directement, Séphyria ? En fait, tu étais déjà droite et fière mais dès que Ric venait te parler, tu devenais toute mollassonne et faiblarde. Comme si tu fondais sur place, rien que parce que tu étais tellement gênée. Oh moi, je ne préfère pas en parler. Je préfère que vous vous en rappeliez aussi. »

« Attends un peu … Je veux savoir, tu as bien dit que j’étais parmi vous pendant cinq ans ? Mais comment se fait-il que tu sois la seule à t’en rappeler ? »

« Oh … Cela, je ne peux pas te le dire, Ric. Ça serait bien trop dangereux mais sache que tu fus en sécurité pendant ces cinq ans. Mais qu’après la mort de ton père, il fut décidé qu’il valait mieux que tu ne restes plus ici. »

« Et pourquoi cela ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas rester ici ? Si j’étais entouré par vous quatre, je devais quand même … bien le vivre non ? »

« … … … Je ne sais pas si on peut dire cela. Mais au moins, Ric, tu étais vraiment important pour nous quatre. Tu sais, les batteries de test que nous suivions étaient horribles. Alors quand nous retournions dans la salle où tu étais, c’était un vrai soulagement. Tu nous permettais d’endurer tout cela. Tu avais toujours un sourire aux lèvres, toujours prêt à rendre service. Oui, tu étais vraiment formidable pour un jeune garçon de quatre-cinq ans. Même si les autres ne s’en rappelaient pas, le simple fait de penser a toi me rendait … plus forte pendant ces moments-là, vraiment bien plus forte. »

De quels moments est-ce qu’elle veut parler ? Je ne comprends pas. Mais le sourire qu’elle me fait est étrangement triste. Séphyria vient frotter le bras de Dyamia mais celle-ci la repousse avec tendresse, soufflant que ce n’est pas bien grave.

« Ce qui est fait est fait, n’est-ce pas ? Je ne vais pas m’en plaindre, j’ai bien vécue. »

« Tu dis cela comme si tu allais mourir mais non ! Tu vas venir avec nous, Dyamia ! »

« Ric ? Si je viens avec toi, tu penses que l’on pourra retrouver notre vie d’antan ? Avec Emairon, Roubé et Séphyria ? Ce qui est fait est fait … Ric … Tu sais, même si mon corps a été sali … et … Enfin bon, je ne vais pas te faire de dessins, Ric. Bref, mon corps est mort mais mon cœur est toujours là pour toi. »

Une déclaration d’amour de la part d’une fille de dix ans et pourtant, elle me fait terriblement mal. J’ai compris … J’ai compris ce qu’elle veut dire. Sans crier gare, je viens la serrer contre mon torse, lui chuchotant :

« Plus personne ne te fera de mal, Dyamia. Plus personne … Je ne laisserai plus personne te faire souffrir, je te le promets. »

« Oh … Ric … Une telle embrassade est un … Zut. »

J’entends son petit rire amusé alors qu’elle fait tout pour m’enlacer elle aussi. Dans quoi je suis tombé ? Qu’est-ce que j’ai perdu comme souvenir ? Qu’est-ce que j’ai perdu depuis le début ? J’ai perdu tellement de choses dans mon enfance, j’ai perdu tellement avec la mort de Lania. Je ne veux plus rien perdre, plus rien du tout.

« Si tu le promets, je ne peux que te croire mais … je dois encore souffrir un peu visiblement. Nous ne sommes pas seuls … Nous sommes même au beau milieu d’une base de la Triafa. Et surtout, au Jipen. Et puis … La Triafa a sorti l’artillerie lourde il semblerait en qui te concerne. Tu es vraiment spécial, Ric, tu le sais ? Tellement spécial. »

Et elle donc ? Elle semble si normale malgré tout ce qu’elle a subi. Cette Pyronille … J’aimerai maintenant me rappeler de tout. Pourquoi est-ce que Loïc m’a emmené avec lui après la mort de mon père ? Pourquoi est-ce que je ne m’en rappelle pas ? Peut-être que maintenant qu’elle m’en a parlé, mes souvenirs reviendront ?

« Je crois que le temps s’est assez écoulé ! IL FAUT EN FINIR ! TU NE POURRAS PAS T’ENFUIR, RIC ! » hurle une voix hors du dôme.

« Je me doutais qu’ils n’allaient pas tarder. Ils connaissaient ton but. »

Dyamia s’y attendait ? Mais tout ce que je sais, c’est que je le recouvre de mon corps alors que le plafond explose … mais aussi le dôme qui recouvrait l’endroit où vivait Dyamia. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que … ça veut dire ? Lorsque je peux rouvrir mes yeux, j’aperçois dix personnes … dont Tritani et l’autre Trioxhydre. D’ailleurs, je remarque qu’ils sont tous par deux.

« Par contre, je ne crois pas apprécier le fait que vous risquiez d’abîmer mes souvenirs de Ric. » murmure faiblement Dyamia dans mes bras en fixant les dix personnes. Des dragons, ce sont tous des dragons. Je les reconnais facilement ! Dracolose, Drattak, Carchacrok et Tranchodon. Si on compte aussi les Trioxhydres … Ils sont tous là.

Chapitre 23 : Tendres retrouvailles

Chapitre 23 : Tendres retrouvailles

« Ric ? Est-ce que tu peux te pencher un peu en avant ? Ou alors t’accroupir ? »

Une drôle de demande mais je m’exécute quand même. Je ne sais pas vraiment où veut en venir Dyamia mais je comprends rapidement lorsqu’elle me saute au cou, collant sa tête contre la mienne en poussant un petit cri ravi.

« Même après presque vingt ans, tu es exactement le même que dans mes souvenirs ! Et heureusement qu’il y avait aussi ces photos que j’ai pu avoir de toi ! »

Des photos de moi ? Par qui ? Comment ? Quand ? Je me redresse mais la jeune fille semble solidement accrochée à moi, souriante et heureuse. Elle reprend d’une voix enjouée :

« Ric … Tu ne peux pas savoir comme j’ai attendu ce moment depuis si longtemps … Vraiment … Je suis tellement heureuse de te revoir. »

« Moi aussi … J’ai aussi cette impression de te connaître … comme avec Séphyria, Roubé … ou Emairon. Tsss … Emairon. »

Rien que le fait de prononcer son nom me donne envie de commettre un crime. Mais soudain, je me prends une petite pichenette sur le nez, Dyamia fronçant les sourcils :

« Pas de violence. Emairon a fait cela pour rester auprès de moi. »

« Au point de tuer la personne qui aimait ?! C’est ça ?! Il y a des solutions moins radicales que de tuer quelqu’un tout simplement pour en protéger une autre ! »

« Hum ? Ce n’est pas ce que tu as fait aussi ? Car je ne crois pas que vous soyez venus à quatre ou cinq pour arriver jusqu’ici non ? »

Elle marque un point mais je ne pardonnerai pas. Je ne lui pardonnerai pas. Il a tué Lania ! Voilà ce qu’il a fait ! Le reste m’importe peu ! Seules les personnes autour de moi sont importantes, très importantes ! Trop importantes !

« Tu ne veux pas répondre ? Ca ne fait rien du tout, Ric ! Rien du tout ! Mais où sont les autres ? Où est Séphyria ? Roubé ? »

« Séphyria est à l’extérieur du dôme. Elle voulait que je sois seul avec toi. Enfin … Je … Pourquoi est-ce que tu ressembles à une petite fille, Dyamia ? »

« Car j’ai décidé de ne pas grandir jusqu’au jour où nous serons enfin réunis. Et de toute façon, je ne veux pas qu’ils sachent que je suis capable de déployer une énergie bien plus grande. La Triafa ne me mérite pas, toi, par contre … »

« Je te mérite, c’est ça ? Je ne suis qu’un simple humain … Rien d’autre. Mais ça n’explique pas pourquoi j’ai eu l’impression de te connaître. Enfin … Toi, tu le sais surement, n’est-ce pas ? » dis-je alors qu’elle me sourit, posant un doigt sur mes lèvres. Je pars m’asseoir sur le lit, invitant la jeune fille à faire de même mais elle reste sur mes genoux. Elle me regarde avec une telle tendresse qui pourrait même faire fondre un Ursaring.

« Je le sais parfaitement. Je peux même te le dire si tu le désires mais … »

« Mais ? Qu’est-ce qu’il y a ? Quelque chose ne va pas ? Tu peux me l’annoncer, hein ? »

« Hmmmmmmmm ! Peut-être ? Mais je veux bien te le dire si tu me donnes un baiser. »

Lui donner un baiser ? Bon … D’accord, ce n’est qu’une enfant donc je pense que je peux quand même le faire. Je pose mes lèvres sur la joue de la jeune fille, lui murmurant de bien vouloir me le dire. Quand même, à quoi est-ce que je joue ? Je suis dans la base ennemie.

« C’est quoi ça ? J’ai demandé un baiser, pas un bisou. Tu veux voir ce que c’est un baiser, Ric ? Je vais te montrer comment on embrasse avec ardeur. »

Malgré ses petites mains, elle me pousse sur le lit, me faisant coucher dessus alors qu’elle me sourit. Elle se couche sur moi et vient poser ses mains sur mes joues avant de … m’embrasser sur les lèvres ?! Mais pas seulement ! Elle … Elle y est la langue !
Et cette langue, elle est … si chaleureuse ! J’ai l’impression que mon cœur se réchauffe rien qu’en la sentant en moi ! Je … Je …Wow ! Et elle semble vraiment y mettre toute son âme ! Mais mais mais … Je me fais embrasser par une enfant d’une dizaine d’années ! Voilà la première chose que je remarque !

« Hmm … Vraiment, Ric. » me dit-elle après le baiser alors que je reste couché, estomaqué. Qu’est-ce qui vient de se passer ? Je suis sacrément secoué par tout ça.

« Que que quoi ? Qu’est-ce qui se passe exactement ? »

« Oh … Je sais bien que c’est notre premier vrai baiser d’adultes. Mais bon … Enfin … Avec mon corps, on ne dirait pas, hein ? »

« Je … Enfin … Je ne sais pas vraiment. »

Je me sens bizarre, vraiment bizarre. Comme si … tout venait de se déclencher. J’ai l’impression d’avoir déjà goûté à ses lèvres mais comment ? Quand ? Je ne comprends pas … Je tente de raisonner correctement mais rien ne m’arrive dans le crâne. Pourtant, je sais que je suis prêt … si prêt de découvrir la vérité.

« Tu as un peu mal au crâne, n’est-ce pas ? »

« Je … Oui … Un petit peu, c’est de ta faute ? Mais comment … Enfin ! J’ai embrassé une fille de dix ans ! C’est vraiment tordu ! »

« Non, une femme qui a l’apparence d’une fille de dix ans t’a embrassé. Saisis donc la nuance dans cela. Mais je pense que … maintenant, tu veux savoir la vérité, n’est-ce pas ? »

« Je veux tout savoir mais ça peut attendre. Viens donc … On s’en va de là et … »

« Non non … On ne va nulle part, Ric. Nous n’avons pas le temps de parler donc … Il vaut mieux justement que je te le dise ici, tout de suite, sans plus attendre. »

« Non, vraiment, je veux que tu sois en sécurité et … »

« Allons, allons … Ric, pour la première fois en presque vingt ans, tu ne veux quand même pas croire que je n’ai pas attendue ce moment en prenant mes précautions, n’est-ce pas ? »

« Je … Dyamia, qu’est-ce que tu veux me dire alors ? »

Je m’avoue vaincu devant la jeune fille aux cheveux noirs. Celle-ci, de ses yeux rubis, garde un sourire aux lèvres alors que je ne sais pas quoi faire. Je reste assis sur le lit, Dyamia criant en direction de l’entrée du dôme :

« Vous pouvez rentrer ! Enfin … Les personnes présentes ! »

Les personnes présentes ? Ah ! Séphyria et Calsidya ! Les deux femmes pénétrèrent dans le dôme, la Momartik semblant un peu gênée en remarquant la Pyronille. Quant à Séphyria, celle-ci vient la prendre dans ses bras tout en murmurant :

« Grande sœur, désolée … Je suis vraiment désolée d’être partie comme ça … »

« Je ne t’en veux pas, ne t’inquiète donc pas. Mais puisque tu es là, tu seras la première de la famille à avoir le droit de savoir ce qui nous relie, moi, moi et Ric … mais aussi Emairon et Roubé. Tu veux t’installer sur le lit ? Tu le peux aussi, jeune Momartik. Enfin, jeune … Façon de parler, n’est-ce pas ? »

« Je m’appelle Calsidya mais … Enfin … »

Elle semble quand même plus gênée que la normale. Je la vois rougir lorsqu’elle me regarde. Qu’est-ce que ça veut dire ? Elle un doigt sur ses lèvres, se les mordant un peu. Enfin, je vais savoir toute la vérité à ce sujet.

Chapitre 22 : Là où elle se trouve

Chapitre 22 : Là où elle se trouve

« Séphyria, je ne suis pas sûre que j’arriverai à contrôler Ric s’il s’emporte. »

« Ca ne fait rien du tout, tu n’es pas en faute. On ne peut pas lui en vouloir. Moi-même, je suis déjà prête à sauter à la gorge de mon frère. »

C’est vrai. Même si je suis énervé et que je le montre, Séphyria reste d’un calme olympien alors que je suis là, excité et avec l’envie de commettre un massacre. Un véritable carnage. Pour l’heure, personne n’est derrière nous bien que j’entends des hurlements et des cris. Toujours du combat … Rien que du combat. QUE DU COMBAT ! Que des morts ! Tout ça car cet imbécile a gâché la chance que nous avions de retrouver Dyamia ! Tout aurait pu se terminer bien avant ! S’il n’avait pas fait ça !

« Tout ça est de ta faute … Emairon. Tout ça est de ta faute ! Si tu n’avais pas commis cette imbécilité, Lania serait toujours vivante ! Dyamia serait parmi nous ! »

« Je ne regrette rien … Rien du tout … J’ai fait ce que je devais faire … Voilà tout. »

« Faire ce que tu devais faire … Faire ce que tu devais faire ! »

J’EN AI ASSEZ ! ASSEZ ! Je prends un nouveau chargeur, remplaçant celui vide de mon pistolet. Je sais que c’est inutile mais je vais encore tirer ! J’en ai assez ! J’en ai assez !

« RIC ! STOP ! On sait où se trouve Dyamia ! » crie une voix derrière moi.

Alphonse ? Et Roubé ? Ils semblent légèrement blessés mais rien de bien grave. Je ne préfère pas détourner mon regard d’Emairon au cas où ce salopard tenterait encore de faire quelque chose ! Je ne le laisserai pas en vie !

« Ric ! Ce n’est pas le moment ! Notre mission était quand même de récupérer Dyamia non ? Tu n’as pas à t’occuper d’Emairon ! Vas avec Séphyria et Calsidya ! Ne perd pas de temps ici ! Je vais te dire où elle se trouve par rapport à ici ! »

« Je ne peux pas vous laisser seuls face à lui ! Vous ne savez pas ce qu’il compterait vous faire ! Il a déjà tué une personne proche ! Il recommencera ! J’en suis certain ! »

« Roubé est avec moi … Je n’ai rien à craindre. Ric, tu veux gâcher l’unique chance que l’on a de pouvoir sauver Dyamia ? » me demande Alphonse.

« Je … TSS ! PUREE ! Tuez-le à ma place ! Séphyria ! Calsidya ! On y va ! Dyamia m’attends ! Contrairement à lui … »

« Attends un peu quand même, Ric. Tu n’as pas besoin de nos informations ? » me dit Roubé en souriant légèrement bien que la situation ne s’y prête pas du tout.
Tsss ! Oui … C’est vrai … Je le sais parfaitement. Je sais parfaitement tout ça ! Je le sais ! PUREE ! Voilà tout ! J’écoute les paroles de Roubé, hochant la tête plusieurs fois pour être sûr d’avoir tout compris. Séphyria et Calsidya régleront la situation de toute façon, au cas où je risquerai de me tromper, voilà tout. Je … vais voir Dyamia donc ?

Je ne sais pas … Maintenant … que je n’ai plus Emairon en face, je pense à Dyamia. A quoi ressemble-t-elle ? Est-ce que … je la connais ? Je vais sauver une petite fille. Des dizaines de personnes, non, des centaines sont mortes par ma faute.

Voilà ce que j’en déduis ! Voilà ce que je remarque ! C’est l’unique chose qui est inscrit et gravé dans ma mémoire ! Mais … J’accélère le mouvement, je n’ai pas de temps … Je n’ai pas plus de temps à perdre avec tout cela malheureusement. Je ne peux pas me plaindre. Je n’ai pas à me plaindre, il me faut trouver Dyamia.

« A quoi ressemble Dyamia ? Je ne veux pas me tromper, Séphyria. »

« Oh … Lorsque tu la verras, tu la reconnaîtras … et inversement. »

Comment est-ce qu’elle peut en être si convaincue ? Je ne sais pas du tout. Je veux juste voir … Dyamia et la tirer de là. Que tout cela ne soit pas en vain ! PAS DU TOUT MÊME ! J’en ai assez de perdre mon temps ici ! J’en ai marre de tout gâcher !

« Nous y voilà … Ric … C’est là que normalement se trouve Dyamia. »

Calsidya a pris la parole alors que je tremble un peu devant une imposante porte de fer. Néanmoins, elle est déjà en partie ouverte, comme si quelqu’un avait laissé … cela exprès. Est-ce un piège ? Avec les cadavres non-loin de là, je ne sais pas. Je prends une profonde respiration avant de passer outre la porte. Voilà … J’y suis enfin … C’est étrange, vraiment très étrange même. Je me sens terriblement anxieux …et serein.

Un dôme, c’est un imposant dôme de verre que je vois. Comment est-ce qu’ils peuvent faire une telle chose ? A quoi est-ce que cela leur sert, Je tente de me raisonner avant que je ne fasse quelques pas. Dans ce dôme, je peux voir à travers.

« C’est … elle ? » murmure-je avec lenteur pour ne pas être entendu. J’entends quelques petits reniflements, tournant mon visage vers Séphyria. Elle a quelques larmes aux yeux.

« C’est elle … Ric. C’est bien Dyamia. »

Dyamia … C’est donc elle. Je vois une jeune fille aux cheveux noirs, assise sur un lit. Le dôme à l’intérieur ressemble un peu à une chambre. Peut-être qu’il est temps pour moi … que je rentre à l’intérieur.

« Ca ne vous dérange pas … si j’y vais seul d’abord ? »

« Fais donc, Ric. Je l’ai déjà vue assez … souvent pendant des années. » murmure Séphyria alors que je me tourne vers Calsidya. La Momartik hausse les épaules.

« Je n’ai pas vraiment mon avis à donner là-dessus. Et puis, ce n’est qu’une enfant. Qu’est-ce qu’il y a à craindre, n’est-ce pas ? »

Oh ? Je ne sais pas vraiment … Je ne sais pas du tout même. Je ne sais pas … du tout. Je tremble légèrement alors que je me dirige vers la porte de métal qui ouvre le dôme. Je pénètre finalement à l’intérieur, refermant la porte derrière moi.

« … … … Dyamia ? »

Je prononce tout simplement son prénom alors que la jeune fille pose ses yeux vers moi. Elle rougit faiblement, se levant de son lit pour se mettre debout. Avec sa petite nuisette blanche et ses yeux rubis, elle semble comme m’étudier.

« Ric ? » murmure-t-elle avec douceur bien qu’elle a un ton étrangement … adulte.

« C’est bien mon nom. Je crois bien … Ric Auré. Tu es … la petite sœur de Séphyria, Roubé et Emairon ? C’est bien ça ? »

Elle semble surprise avant d’émettre un rire cristallin. Aussitôt, je me sens gêné comme si j’avais proféré une horrible bêtise. Elle me corrige :

« Je suis leur sœur aînée puisque je suis née quelques temps avant eux. Je suis la première création de ta mère, Ric. Je suis même … ton ainée. »

« Mon aînée ? Mais tu as l’air … d’une simple fille. Enfin … Je … »

Je ne sais pas quoi dire mais elle marche avec lenteur vers moi. Dyamia … C’est donc elle la petite Pyronille, la dernière de la famille de Séphyria. Ou plutôt … la première.

Chapitre 21 : La rage au ventre

Chapitre 21 : La rage au ventre

« Ça ne devait pas se passer comme ça normalement. »

Je n’aime pas me répéter mais ça ne devait pas se passer comme ça ! PAS DU TOUT ! Pourquoi est-ce que j’ai des morts autour de moi ?! Pourquoi ?! POURQUOI ?! Pourquoi est-ce que ceux qui nous aident meurent les uns après les autres ? Et pourquoi …

« Pourquoi est-ce que ces pokémons à moitié humanisés aident ces enflures ? »

« La majorité sont déjà … endoctrinés de la même façon que les premiers pokémons que tu as rencontrés, Ric. Tu dois t’en rappeler, je pense. »

« … … … Oui, je le sais parfaitement. »

Je le sais parfaitement ! Ca m’énerve ! Ca m’énerve de ne rien pouvoir faire pour aider ces créatures ! Qu’est-ce que je suis sensé faire hein ? Qu’est-ce que je suis sensé faire ?! J’observe les créatures au sol, pestant contre moi-même.

« Les pokémons humanisés … Je n’aime pas ça. Je n’aime pas du tout. PAS DU TOUT ! »

« Je le sais parfaitement, Ric. Je le sais parfaitement. »

« Non ! Tu n’en sais rien, Calsydia ! Tu n’en sais rien du tout ! »

Elle ne peut pas savoir à quel point ça me fait mal. J’ai l’impression de perdre une partie de moi-même. Je ne sais pas pourquoi je pense une telle chose, loin de là mais bon … C’est ainsi et pas autrement. J’ai mon arme en main, visant un pokémon ressemblant à un Reptincel humanisé. D’une balle, il meure, celle-ci s’étant logée dans sa tête.

« Dépêchons-nous. Moins de morts il y aura, mieux c’est. »

C’est tout ce que j’ai à dire pour éviter de perdre le contrôle de moi-même. Je ne sais pas … J’ai l’impression d’être différent à cause de toutes ces morts. Je ne comprends pas, je ne comprends pas du tout. Pourquoi est-ce que je me sens aussi bizarre ? C’est étrange, vraiment étrange mais bon …

« Si j’arrive à mettre la main sur Emairon ou Loïc … Ils le regretteront de leurs vies. »

« Avant que tu ne cherches à le tuer, je veux parler avec Emairon, Ric. »

« PAS LE TEMPS ! Il doit mourir, Séphyria ! Tu ne comprends pas ce qu’il a fait ?! »

« Ce qu’il a fait … Je le sais parfaitement … mais je veux savoir pourquoi. Pourquoi as-t-il fait exactement cela et pas autre chose. Il nous doit des explications. De longues explications … et j’espère pour lui qu’elles seront bonnes. »

Elle peut paraître inquiétante et menaçante, je n’arrive pas à croire à ses paroles. Je n’ai pas la tête à cela, pas du tout même. Je veux juste … en terminer définitivement avec Emairon et Loïc. Je veux retrouver Dyamia. Je ne sais pas … après … Je ne sais pas.

Je ne sais pas du tout … Je ne sais pas ce que je dois faire, je ne sais pas. JE NE SAIS PAS ! Je suis perturbé alors que je marche pour éviter les cadavres au sol ! Voilà ce que je fais actuellement ! J’évite des cadavres ! Voilà tout ! C’est seulement ça et rien d’autre ! Je ne sais même pas où nous allons !

« Séphyria, tu n’as jamais été ici ? Calsidya ? »

« Jamais … Je n’ai pas visité toutes les bases de la Triafa, Ric. » me répond avec lenteur Séphyria. Elle semble exaspérée par ma propre colère. Je devrais me calmer … Je sais que je le devrais … mais je n’y arrive pas

Je ne sais pas quoi faire. Je regarde à gauche et à droite, des couloirs, des portes, soient entrouvertes, soient fermées. Mais du sang partout, des cadavres partout. C’est la seule vision que j’ai de tout cela. Je suis sensé le prendre comment ? Je suis sensé réagir comment ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

« AH ! » crie soudainement Séphyria, s’immobilisant.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui te prend, Séphyria ? » demande-je alors qu’elle semble étonnée, regardant autour d’elle. Sans même m’adresser la parole pour me répondre, elle se dirige vers le couloir de droite, pénétrant dans une pièce fermée … du moins avant qu’elle ne fasse sauter la porte hors de ses gongs. « Je le savais ! »

« Te voilà donc … Séphyria. Je me doutais bien … que tu me trouverais. »

Cette voix … Si calme et neutre … JE SAIS QUI C’EST ! JE SAIS ! Je serre mon arme alors que je vois … Emairon ! IL EST LA ! Calme et tranquille ! Sage et neutre ! Il est là ! Il me fixe de ses yeux rubis avant de murmurer :

« Ric … Tu es aussi présent. C’est donc vrai … que vous vous êtes introduits au sein même d’une des bases les plus importantes de la Triafa. Juste pour récupérer Dyamia. »

« Juste ? C’est cela que tu dis juste ? Est-ce que tu as « juste » tué Lania pour pouvoir être aux côtés de Dyamia ? »

C’est Séphyria qui prend la parole, ses mains devenant aussitôt des serres. Elle n’hésiterait pas, n’est-ce pas ? Je ne me trompe pas. Mais je ne veux pas penser plus longtemps à ça ! JE NE VEUX PAS ! Je tire aussitôt une balle mais celle-ci est stoppée dans les airs, comme si elle venait de percuter un mur invisible.

« Ric … Je sais parfaitement que tu veux me tuer … Tes ondes … Tes émotions … Tes pensées … Tes sentiments. Même si tu n’étais pas amoureux de Lania, l’affection que tu portais à son égard est tellement forte … que lorsque je l’ai tuée, tu as perdu une partie de toi-même. Pourtant, par rapport à la durée totale de ton existence, elle n’a parcouru ta vie que très brièvement. N’est-ce pas ? Ou alors, je me trompe. »

« … … … Tu te fous de ma gueule, n’est-ce pas ? TU OSES ME POSER CE GENRE DE QUESTIONS ?! » hurle-je avant de commencer à tirer toutes les balles de mon pistolet, même quand celui-ci n’est plus chargé. Toutes les balles sont stoppées.

« Je ne me moques pas de toi, pardon. Mais ce qui devait être fait … est fait. »

Ce qui devait être fait … devait être fait. C’était ainsi et pas autrement. Pas autrement. AH ! Il pousse un hurlement de douleur alors que je le regarde un peu avec étonnement. Il pose une main sur son front, gémissant et criant ensuite.

« Tu crois que tout cela va m’apitoyer ? TU CROIS QUE JE VAIS ME PLAINDRE ?! »

« Emairon ? Est-ce que tu regrettes ce que tu as fait ? »

Ce fut Séphyria qui vient poser cette question. Moi-même, je ne l’aurai pas posée. Je ne peux pas la poser ! Ah … Ah … Ah … Deux bras se placent autour de moi, Calsidya me serrant contre elle, dans mon dos, me soufflant :

« Respire un bon coup, Ric ! Ca ne sert à rien de t’emporter. »

« Lâche-moi ! Je n’ai pas besoin de tes conseils ! C’est cet homme qui a tué Lania ! Ce monstre ! Lania l’aimait ! Lania l’aimait comme une folle ! Elle le considérait comme son prince charmant ! Son chevalier servant ! Comme l’homme de sa vie ! Ca n’existait que dans les contes le fait qu’une Gardevoir aime un Gallame ! ET LUI … LUI ! LUI A TOUT BRISE ! COMME CA EN UN INSTANT ! »

J’enrage, je tente de me débattre alors que je sanglote. Je ne peux pas lui pardonner ça ! Je ne peux pas lui pardonner ça ! Même si lui aussi commence à pleurer !

Chapitre 20 : Des alliés non-humains

Chapitre 20 : Des alliés non-humains

« Quand même … C’était vraiment ça votre surprise ? »

« Impressionnant, n’est-ce pas ? Mais Roubé sait parler aux autres … Et Séphyria a le charisme d’une dragonne. Elle est donc une leader née. »

Oui … Je veux bien croire Calsidya même si je reste quand même un peu impressionné et étonné, il faut l’avouer. Autant de pokémons humanoïdes … qui nous accompagnent. C’est quand même étonnant mais en même temps … Assez impressionnant.

« Qu’est-ce que l’on fait sinon, Ric ? On ne connait pas réellement cet endroit, tu sais. »

« On visite mais on cherche principalement l’endroit où se trouve Dyamia, c’est le plus important ! Et si on trouve … Emairon ou Loïc, j’en fais mon affaire. »

« Je sais parfaitement ce qui s’est passé. A force, je l’ai appris mais quand même … »

Mais quand même quoi ? C’est … normal ! Je veux venger sa mort ! JE VEUX LA VENGER ! Il n’y a pas d’autres moyens ! Voilà tout ! Je commence déjà à enrager avant qu’un léger souffle froid ne vienne toucher mon front.

« Calme-toi donc, Ric. Tu es tellement énervé que tu as une vilaine ride sur le front qui apparaît. Respire un bon coup, ça ne sert à rien de s’emporter. »

Rien du tout ? J’aimerai bien la voir ! Mais … Elle me sourit … chaleureusement. Ce qui est étrange pour une pokémon de glace. Séphyria ne fait aucune remarque alors que Roubé et Alphonse sont ailleurs, de leur côté.

« Mais quand même … Est-ce normal de les laisser nous accompagner ? On ne dirait pas qu’ils savent se battre, Séphyria. »

« Ils veulent nous aider, nous ne pouvons que les remercier. Ils sont prêts à se battre pour se venger de ce que la Triafa leur a fait. Ils espèrent un meilleur monde. Certains rêvent d’aller en Fronse, je leur ai promis de les emmener là-bas. Je tiens mes promesses. »

« Tenir une promesse … Enfin … Je ne sais pas … J’ai toujours l’impression d’en avoir fait une il y a très longtemps. »

« Ah ? Toi aussi ? Je ne sais pas … Mais peut-être que Dyamia en saura plus, Ric. On est proche de ma petite sœur, je le sens … Je ne sais pas comment l’expliquer. »

« Peut-être l’instinct fraternel. Une sorte de don ? Enfin, je ne veux pas paraître stupide, accélérons le rythme ! Pour l’heure, on n’a pas encore été attaqués. »

C’est vrai. Je l’ai remarqué. On a pu éliminer quelques gardes mais après, aucun souci. Qu’est-ce que cela veut dire ? Je ne sais pas mais je me méfie quand même beaucoup par rapport à tout cela. Il vaut mieux rester prudent, très prudent. Mais bon … Je ne peux pas aussi ne rien faire malheureusement. Ça ne se passe pas comme ça. Ça ne risque pas de se passer comme prévu, j’en suis sûr et certain.

« Comment ça ? Ric est en train de venir ? C’EST VRAI ?! »

La jeune fille aux cheveux noirs se lève de son lit, s’approchant de son dôme. Souriante et heureuse, elle regarde Loïc alors que celui-ci garde son air froid.

« C’est vrai … Mais il y a peu de chances qu’il arrive jusqu’ici Dyamia. Emairon est présent … et il y a aussi d’autres surprises pour lui. N’espère pas qu’il arrive jusqu’à toi, tu risques de le regretter amèrement, Dyamia. »

« TSS ! Tu y crois vraiment en plus ? Loïc ? »

Le vieil homme observe la jeune fille à travers le dôme. Celle-ci le regarde avec défiance comme pour bien lui montrer qu’elle n’a rien à craindre. Elle répète avec lenteur :

« Ric viendra me sauver. Maintenant qu’il se rappelle de mon existence, grâce à mon frère et à mes sœurs, et lorsqu’il viendra … Il saura toute la vérité. »

« La vérité ? Qu’est-ce que tu comptes lui révéler encore ? Tu ne crois pas en avoir déjà assez fait ? En avoir déjà trop dit ? »

« Dit ? Trop dit ? Est-ce que tu rigoles Loïc ? Et d’ailleurs, je te trouve une mine bien inquiète depuis quelques temps. Si tu me révélais plutôt ce qui se passe, ça me concerne, n’est-ce pas ? Depuis déjà quelques semaines, je ne subis presque plus aucune agression sexuelle. Je ne crois pas pour autant que votre stock de bons à rien soit terminé. »

« … … … Je n’ai rien à te dire, Dyamia. Tu le sais parfaitement. »

« Oh … Je sais tellement de choses, Loïc. Tellement de choses. Mais bon, si cela est nécessaire, tu me le diras, n’est-ce pas ? Tu n’oserais pas garder un secret pour moi, non ? Car tu n’en as aucun pour moi. »

« … … … Tu es vraiment une petite peste des plus irritables, est-ce que tu le sais ? »

Elle éclate de rire avant de tirer la langue en direction de Loïc. Celui-ci sait parfaitement que la jeune fille est bien plus qu’une simple … Pyronille. Oui … Bien plus … Un jour, elle formera un cocon … pour évoluer. Mais ce jour-là signera le glas de la Triafa.

« Je n’ai plus de temps à perdre maintenant. Je t’ai prévenue, tiens-toi prête. »

« HAHAHAHA ! Même toi, tu n’y crois plus, Loïc. Tu sais que c’est la fin … Combien de fois Ric est arrivé jusqu’à toi ? Combien de fois a-t-il mis des bâtons dans les roues de la Triafa ? Il n’est pas normal … Ric est bien plus qu’un simple humain. »

« … … … Tu sais quelque chose ? » demande Loïc, intéressé par les propos de la jeune fille. Celle-ci hoche négativement la tête avant de reprendre :

« Pas le moins du monde. Mais je le sens … Et puis, tu sais parfaitement aussi pourquoi je dis une telle chose. Tu es au courant pour Ric aussi. Je ne me priverai pas de lui annoncer la vérité dès l’instant où il sera en face de moi. » termine de dire Dyamia.

« … … … Imbécile. »

« N’enrage pas s’il te plaît. C’est ma façon à moi de le récompenser pour tout ce qu’il a fait. Par contre, tu ferais bien de prévenir Emairon aussi. Je crois que Ric voudra sa peau … comme la tienne s’il te trouve. »

« Je ne suis pas effrayé par tes paroles. Néanmoins, puisque tu as envie de discuter tellement, continue donc avec le dôme. »

Sans plus chercher à parler avec elle, il quitte cet endroit, délaissant complètement la jeune fille qui semble hilare et amusée par la réaction de Loïc. Elle retourne sur le lit, balançant ses pieds dans le vide, des rougeurs aux joues.

« Ric est tout proche donc … Merci bien, Loïc. Je suis sûre que Ric va arriver jusqu’à moi et quand ça sera le cas … »

Elle pousse un petit cri hystérique avant de serrer son oreiller contre elle. Ce qu’elle comptait faire n’était vraiment pas très décent. Même si elle avait été salie … Elle était toujours pure pour lui … Enfin, pure, façon de parler. Il y avait juste ce sentiment intact depuis des années.

Chapitre 19 : Intrusion

Chapitre 19 : Intrusion

« … … … Tu es sérieuse ? Vous avez vraiment réussi ? »

« Bien entendu. Tu sais … Les pouvoirs de Roubé sont impressionnants. Elle est quand même capable de manipuler à moitié les personnes autour d’elle. Bien entendu, elle ne le fait pas habituellement mais des fois, comme tu peux le voir, c’est plutôt utile. »

« Plutôt … Je dirai vraiment très utile oui. » dis-je en haussant les épaules. Nous sommes déjà le lendemain, m’étant endormi avant que Calsidya et Séphyria reviennent.

Bien entendu, il a fallu que Calsidya vienne aussi dormir dans mon lit. Vraiment … Je ne peux pas m’en empêcher ! Un jour, il faudra sérieusement que je l’empêche de faire ça ! Mais comment faire ? Attendre qu’elle dorme pour être sûr ? Et ensuite je m’endors ? Ca me semble facile à penser mais pas à faire.

« Enfin bon … En même temps, comment … Enfin, qu’est-ce qui s’est passé ? » dis-je pour éviter de penser plus longtemps à tout cela.

« Tout simplement de la manière habituelle. Il suffit de les forcer à parler et voilà tout. Enfin bref, on peut lancer l’assaut quand tu le veux, Ric. »

« Tu es sûre de cela, Séphyria ? Même avec Alphonse et Roubé, nous ne serons que cinq. Je ne crois pas que ça soit une bonne idée. Il vaut mieux demander à Casior de nous envoyer des renforts. Car là, je ne suis vraiment pas convaincu que ça soit aussi simple que ça. » dis-je avec lenteur alors que depuis longtemps, Séphyria eut un petit rire.

« Nous avons des alliés, bien plus d’alliés que tu ne le crois, Ric. Les humains …Enfin, à part toi et Alphonse, la majorité des humains sont faibles … et sans courage mais ils ne sont pas tous ainsi, loin de là. Du moins … D’autres ne sont pas ainsi. »

« Qu’est-ce que tu veux dire par là, Séphyria ? Parle ! »

« Oh … Il semblerait que tu t’emportes un peu ? Ne t’en fait pas, ça ne mettra pas beaucoup de temps dès l’instant où nous attaquerons mais à toi de voir. »

« … … … Nous lancerons cela d’ici demain. Tant que je ne suis pas sûr de la manœuvre à suivre, je préfère éviter de faire une bêtise, voilà tout. »

Et je suis encore un peu en colère là. J’ai l’impression de ne servir à rien. Est-ce qu’elle veut me punir car j’ai décidé … Enfin non. Elle n’est pas comme ça. Pfff … Mais quel idiot ! Mais quel idiot ! Je suis vraiment stupide !

Stupide et borné … Puisque durant toute l’après-midi, je ne parle que peu à Séphyria ou aux autres. Ils veulent cacher des choses ? Je fais donc pareil. C’est un comportement digne d’un gamin mais je m’en contrefiche. Je n’ai pas que ça à faire.

« L’attaquer sera lancée dans la soirée. » dis-je tout simplement alors que tout le monde acquiesce à mes propos. Voilà tout ! Je ne suis pas le chef, loin de là ! Je suis juste un homme et je ne suis pas parfait ! Que l’on n’oublie jamais ça ! J’ai encore beaucoup de boulot !

Il la revoit … Il la revoit … Ses yeux dorés … qui le fixent avec surprise … Il la revoit, il la revoit. Son visage étonné lorsqu’elle sent la lame se planter en elle. Il la revoit, ses cheveux bleus, il la revoit. Il revoit tellement de choses.

« AAAAAAAAAH ! » hurle l’homme aux cheveux verts, se redressant dans son lit.

Encore … Encore … Malgré tout ce qu’il fait, malgré tout ce qu’il a tenté, il n’y arrive pas. Il ne peut pas s’empêcher. Il ne peut pas l’oublier, loin de là. Il n’y arrive pas. C’est tout simplement impossible, c’est tout simplement trop dur.

« Je n’y arriverai pas … Je ne peux pas oublier. Je ne peux pas … »

Impossible d’ignorer la vérité. Impossible de se la voiler. Impossible de se dire que tout cela n’était pas réel. Il regarde sa main droite, celle qui est devenue une lame. Il a encore l’impression de voir le sang de la Gardevoir.

« Son sang frais … Son sang qui coule le long de mon bras … Ah … Ah … »

Il commence à haleter. Il se sent mal, il se sent très mal ! Plus que mal même … Beaucoup trop. Il ne doit pas regretter ce que je dois faire. Il ne peut pas, pas du tout même. Comment faire ? Comment réagir correctement ? COMMENT ?

« Je ne peux pas … Il faut que je fasse le vide dans mon esprit pour l’oublier complètement. Pour l’oublier définitivement … Ah … Lania. »

Lania … Lania lui manque. Elle lui manque terriblement. Il a un besoin maladif. Il est un Gallame ! Il avait été un Tarsal ! Il avait été un Kirlia ! Nul ne peut comprendre ce qu’il ressent en ce moment même ! NUL NE PEUT COMPRENDRE !

« Les émotions de cet instant … Les sentiment à ce moment … »

Nul ne peut savoir la souffrance qu’il possède en lui. Nul ne peut comprendre sa peine. Voilà tout ! Et rien du tout ! Rien de rien ! Comment faire … Comment faire …

« ALERTE ! ALERTE ! Des intrus sont entrés dans la base ! ALERTE ! ALERTE ! »

Des intrus ? Est-ce que … par hasard … Il s’agirait de Ric ? Non, ce n’est pas possible. Il n’oserait pas… Ou peut-être que si. Il se lève, passant une main dans ses cheveux verts avant de murmurer d’une voix lente :

« Je sais que … je vais devoir m’interposer. »

Mais ce qu’il ne sait pas, c’est seulement s’il est capable de faire quelque chose contre lui … ou non. Néanmoins, il a des consignes et il se doit de les respecter. Il sort de sa chambre, celle à l’intérieur même de la base. Il n’a aucun endroit où aller de toute façon …

« Seule Dyamia … est encore importante à mes yeux. »

Voilà l’unique chose qui reste gravé dans sa mémoire. Le reste n’a aucune importante.

« Un ordre ? Des intrus ? Ric ? »

Elle arrête aussitôt de regarder par la fenêtre de l’hôtel. Elle vient de recevoir un coup de fil de la part de Loïc. Le vieil homme vient de la prévenir que … Ric et ses comparses sont en train d’attaquer la Triafa ? Quelle folie !

« Je ferai mieux de me dépêcher ! Il est trop téméraire ! »

Ou alors, complètement fou, elle ne sait pas vraiment. Ce n’est pas le moment de se poser des questions, pas du tout même ! Si elle met trop de temps, cela risque de tourner au carnage ! Sans hésitation, elle repose le téléphone tout en ouvrant la fenêtre. Elle se jette dans le vide, faisant un plongeon vers le sol. Quelques mètres avant de toucher le sol, elle fait apparaître ses ailes dans son dos,

« Qu’est-ce que … je ferai là-bas ? »

Elle se pose la question à voix haute alors qu’elle ne sait pas. Elle a du mal à saisir correctement ce qu’elle ressent. Elle sait juste que ce n’est pas … normal. Loin de là même. Enfin, elle ne peut pas rester là sans rien faire.

Chapitre 18 : Une aide musicale

Chapitre 18 : Une aide musicale

« Bref … Vous connaissez vos objectifs. Ils n’ont guère réellement changé mais bon … Vous pouvez maintenant disposer et chercher sa trace. »

Tous commencent à partir, seule Tritani restant sur place, sans rien dire, la tête baissée. Elle observe le sol, ne se préoccupant pas de son frère qui lui jette un dernier regard, haineux. Lorsqu’elle est la seule encore présente, Loïc s’adresse à elle :

« Et alors ? Comment se fait-il que tu ne sois pas encore partie, Tritani ? »

« Je … Messire Loïc … Pardon pour avoir été en retard aujourd’hui. J’ai eu … une violente dispute avec mon frère. Je ne vais pas vous mentir, il voulait coucher avec moi … bien que nous soyons parents. J’ai refusée et … »

« Cela ne me concerne pas. C’est ta vie privée, tu es libre d’en faire ce que tu veux, Tritani. Si tu as du souci à te faire, tant que cela n’empêche pas ton travail d’être fait, tu peux les garder. Bref, cette phrase me semble un peu difficile à comprendre, je m’excuse. »

« Non, non, ne vous en faites pas, j’ai parfaitement compris. »

« Tant mieux alors car je ne comptais pas m’expliquer à nouveau. Néanmoins, si tu es inquiète, je pense que cela va te rassurer. Tout va très bien se passer. »

Tout va très bien se passer ? Elle ne comprend pas les paroles du vieil homme. Où est-ce qu’il veut en venir avec de telles paroles ? Est-ce qu’il sait quelque chose qu’elle ne connait pas ? Cela ne serait pas réellement étonnant en un sens.

« D’ailleurs, je tiens à te signaler que Dyamia t’attends avant que tu ne partes comme les autres. Elle a quelque chose à te dire. De nouvelles histoires, il semblerait. »

« Oh ! Merci de m’avoir prévenue. Est-ce que j’ai déjà l’autorisation d’y aller ? Ou alors, il faut que vous m’accompagniez ? Je ne sais pas, je préfère demander. »

« Tu devrais pouvoir t’y rendre sans aucun problème normalement. Néanmoins, dépêche-toi, je n’ai pas de temps à perdre et je veux que la mission soit accomplie. »

« Je … Je ne comprends pas vraiment ce que vous faites. »

« Tu n’as pas besoin de comprendre de toute façon. Tu n’es qu’une pokémon devenue humaine, comme tant d’autres. Si tu te poses des questions, tu risques de causer des problèmes dans le futur. Il vaut mieux que ça ne soit pas le cas, n’est-ce pas ? Disparais. »

« Je ne voulais pas vous offenser … Pardon. »

Mais ce qui était fait était fait. Elle s’incline respectueusement devant l’homme avant de partir de son côté. Dyamia voulait lui parler ? Peut-être au sujet de Ric ? Ca serait une bonne chose pour elle. Elle est quand même un peu pressée, elle doit le reconnaître. Néanmoins, avant de partir en mission, elle a besoin de se confier légèrement envers Dyamia, de lui en dire un peu plus … de parler avec elle. Voilà tout.

« Roubé ? Alphonse ? Vous êtes vraiment sûrs que … vous devriez faire une telle chose ? »

« Et pourquoi pas ? Je trouve l’idée de Roubé très intéressante. D’ailleurs, Séphyria, je suis sûr que tu pourrais aider Roubé ! »

« Je ne … suis pas vraiment douée pour chanter. » marmonne la femme aux cheveux bleus à côté de moi alors que je souris. C’est tout le contraire !

« Tu chantes merveilleusement bien ! Je parie que ça doit être excellent avec Roubé comme fond sonore. Vraiment … Tu devrais quand même essayer … Séphyria. »

« … … … Je … Bon … D’accord, je veux bien. »

Il semblerait que mes paroles l’ont convaincue. Tant mieux car il est vrai qu’elle chante vraiment bien. Je le sais parfaitement puisque je suis avec elle depuis maintenant quelques temps. Par contre … Cette idée de faire un léger concert en plein air … Je ne sais pas.
Nous ne connaissons personne mais voilà … Roubé est armée de son violon. Et Séphyria est à côté d’elle. Il semblerait que cela soit le lot commun de pas mal de … jipenais. Car déjà une foule commence à les entourer alors que Séphyria chante aux côtés du violon de Roubé.
Vraiment quelle belle voix. Elle a une vois somptueuse, digne d’une diva d’opéra. Je ne peux que me laisser envahir et combler par cette voix alors que je pousse un soupir de plaisir. Un vrai soupir … C’est vraiment très réussie. Qu’est-ce qu’elle est douée … et Roubé aussi.

Vraiment, c’est d’un tout autre niveau actuellement. C’est vraiment magnifique. Je me laisse bercer par le chant et la musique tout en regardant Séphyria. Je remarque aussi qu’il y a un bon nombre de personnes autour d’elles.

« Calsidya … Est-ce vraiment une bonne idée ? Si on se fait repérer, cela risque d’être vraiment problématique non ? »

« Surement … Il y a de fortes chances que ça soit le cas. Mais je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’inquiéter quand même. Ce n’est pas comme si nous étions des empotées, hein ? »

« Je n’ai jamais dit cela, loin de là. Ni toi, ni Séphyria ne l’êtes. »

« Si tu le dis réellement … Enfin bon, regardes aussi. Nous attirons des pokémons humanisés mais aussi des membres de la Triafa. Ils vont surement aller prévenir leurs compères. Mais tu vois … Même en cela … Nous pouvons être utiles. »

Je ne suis pas sûr de tout comprendre, loin de là même mais je sais au moins convaincu qu’ils ne sont pas en train de commettre des bêtises. Enfin, elles. Finalement, la musique se termine sous les applaudissement nourris de toutes les personnes présentes.
Et certaines d’entre elles s’approchent de Séphyria et Roubé. Voilà que je m’inquiète aussitôt mais Calsidya s’approche d’elles, commençant à parler en jipénais. Je préfère … les laisser faire, il vaut mieux. Je ne suis qu’un simple humain, contrairement à elles. Je ne suis pas fait pour cela … surtout si elles ont des idées en tête.

C’est étrange … Vraiment étrange … Je ne sais toujours pas ce qu’elles ont prévu réellement mais néanmoins, il faut reconnaître que cela semble être assez efficace. Peut-être que Séphyria m’en dira plus à l’hôtel ? Alors qu’Alphonse et Roubé décident de se promener ensembles, je prends les devants et déclare à Séphyria et Calsidya :

« Je vais tout de suite dans notre chambre. Je suis assez fatigué … J’ai besoin de me reposer. Je suis désolé mais continuez à parler entre vous hein ? »

« Tu ne fais quand même pas la tête parce que nous ne t’avons pas dit ce que nous préparons hein ? Même si c’est dangereux, ne t’en fait pas, ça sera très efficace. »

« Non, non, je ne vous en veux pas. Enfin, revenez quand vous le voulez. »

Je leur en veux un peu … mais je ne vais pas le dire non plus. Je retourne à l’hôtel, montant à l’étage. Je commence à faire tourner la clé alors que j’entends l’ascenseur qui arrive à mon étage. Bah … Pas le temps de me préoccuper de …

« Ric ? »

Hein ? Je me retourne vers la voix féminine mais il n’y a personne. Ohla ! Voilà que j’entends des voix. Ou alors, peut-être est-ce dans l’ascenseur ? Je commence à m’avancer avec lenteur en direction de l’ascenseur. Hmmm …

« Non, vraiment, je dois entendre des voix. »

Ah … Je ne suis pas très bien dans ma tête dernièrement. Je finis par rentrer dans ma chambre et m’y enfermer à l’intérieur. Quelle idiotie … Qu’est-ce qu’ils sont en train de faire réellement ? J’ai l’impression d’être celui qui est abandonné.

« Comment … Je … Ric … »

La Trioxhydre aux cheveux violets pose une main sur son cœur. Elle n’a pas rêvé. Elle ne rêve pas. Ric … C’était bien Ric … Et il a la chambre à côté d’elle. Comment est-ce possible ? Une telle chance … Oh non ! Un tel hasard ! Ce n’est pas de … la … chance. Avec rapidité, elle va vers sa chambre d’hôtel, pénétrant à l’intérieur avant de se coller contre le mur, s’asseyant. Ric est donc de l’autre côté. La Triafa aimerait surement être au courant mais … Ca peut bien attendre un peu.

Chapitre 17 : Menace sur menace

Chapitre 17 : Menace sur menace

« JE T’AI DEJA DIT NON ! »

« Mais laisse-moi panser tes blessures ! Je te promets d’être doux, vraiment très doux, soeurette. Laisse-toi faire, tu verras … Ca ne te fera pas de mal … »

« Tu te fous de moi, n’est-ce pas ? Ne me prend pas pour une imbécile ! Je vois parfaitement clair dans ton jeu ! Est-ce bien compris ?! »

Rien à voir avec le visage qu’elle avait montré à Ric. Là, elle semble réellement énervée par le comportement de l’autre Trioxhydre, celui-ci disant :

« Mais qu’est-ce qui te prends, Tritani ? Qu’est-ce qu’il t’a fait ce Ric ? Il t’a salie, n’est-ce pas ? Je vais le lui faire payer ! Je vais lui lacérer la peau, la couper tranche par tranche ! »

« Ne raconte pas n’importe quoi, Ric ne ferait jamais une telle chose, contrairement à toi qui n’hésiterai pas à violer ta propre sœur ! »

« Violer … Non … Je veux juste te donner un peu de plaisir mais tu refuses ! Tu as toujours refusé ! Je ne comprends pas pourquoi ?! Les autres dragons n’ont aucun problème ! »

« Car ils ne sont pas de la même famille. Et j’aimerai être désolée mais tu n’es clairement pas mon genre ! Rentre-toi ça dans le crâne, Trotenos ! »

Elle en a assez de devoir se chamailler avec lui ! C’était pourtant loin d’être compliqué à comprendre, n’est-ce pas ? NON ! Il ne comprend pas ! Il ne comprend pas ! Elle va le lui dire clairement ! Elle va le lui dire !

« Tu sais quoi, Trotenos ? Que ça soit clair ! Je ne coucherai JAMAIS avec toi ! JAMAIS ! Non pas parce que tu es mon frère mais tout simplement car tu n’as pas le comportement d’un dragon ! Aucun d’entre vous ne l’a ! Un dragon est censé être une créature humble, respectable et intelligente ! Mais qu’est-ce que vous êtes tous ? Vaniteux, prétentieux, vous considérez les autres races comme bien plus faibles ! Vous ne portez aucun intérêt aux autres races ! Vous vous en fichez complètement ! »

« Mais pourquoi devrions-nous intéresser à eux ? Ils sont faibles ! Impuissants ! Ils n’existent pas ! Ils ne valent rien du tout ! »

« JUSTEMENT ! C’est tout le contraire de ce que tu dis ! Mais tu n’as même pas pris la peine de chercher à les connaître ! A les comprendre ! »

« Je n’ai pas de temps à perdre avec ces imbécilités ! Mais je sais parfaitement ce que ça veut dire … Cet homme … Ric ! C’est lui le problème ! »

Lui le problème ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Il raconte n’importe quoi ! Où est-ce que Ric serait le problème de ce que les dragons pensent des autres ? QUEL IDIOT ! MAIS QUEL IDIOT ! Elle balaie l’argument d’un geste de la main avant de dire :

« Non ! Cet homme ! Ric ! Il est la parfaite incarnation qui prouve que les humains valent autant que nous voire même plus ! Ils ne sont pas parfaits mais comprennent leurs erreurs ! Tu pourrais avoir la vérité en face de toi que tu ne l’accepterais pas ! »

« NE TE MOQUE PAS DE MOI ! Je ne sais pas ce que Ric t’a fait ! Mais je vais le buter ! Je vais le buter ! JE LE BUTERAI ! Mais pas parce qu’on me l’a demandé ! Mais parce qu’il te pourrit le cerveau avec ses conneries ! »

« Tu le menaces ? » murmure calmement la Trioxhydre.

« Le menacer ? Je l’ai pas en face de moi mais ouais … Si je le retrouve … Ah … Je le briserai en mille morceaux ! Cet enfoiré t’a mis des conneries dans le crâne ! »

« Oh … C’était donc bien ce que je pensais avoir entendu. »

Avec nonchalance, elle se dirige vers lui, sa main se plaçant vivement sur son visage avant de le claquer contre un mur, la Trioxhydre serrant les dents.

« Ne t’avise même plus de recommencer ! Petit frère ou non, je n’aurai aucune pitié envers toi ! Est-ce bien clair ?! Je vais m’exprimer calmement envers ta personne. Tu es de loin inférieur à Ric, que tu le veuilles ou non, que tu l’admettes ou non .Tu ne vaux rien face à lui ! Rien du tout ! S’il y a bien une personne qui a plus de noblesse que les soi-disant dragons que nous sommes, c’est lui ! Dorénavant, ne cherche même pas à m’adresser la parole ! »

Elle quitte l’appartement, délaissant son frère avec le visage ensanglanté. Elle en a assez. Elle en a assez vu, elle en a assez fait. Elle en a assez de tout cela ! Elle n’a pas que cela à faire maintenant ! Plus du tout même ! Elle préfère encore partir !

Elle se rend à un hôtel qui n’est pas si loin de la salle de bal. Elle ne sait pas pourquoi … Elle apprécie quand même cet endroit. Elle a envie de voir à l’intérieur. Peut-être est-ce une prémonition ? Peut-être … oui … Mais bon … Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle a une chambre pour elle seule, voilà tout. Cela va lui faire bizarre mais ça ne sera surement pas déplaisant. Elle s’installe, fermant les yeux avant de s’endormir.

Le lendemain, elle part en matinée, n’ayant pas le temps de s’attarder. Elle doit retourner à la base de la Triafa. Après son départ, la porte de la chambre à gauche de la sienne s’ouvre, laissant paraître Ric et les deux femmes.

« Sincèrement ! Calsidya ! Tu exagères quoi ?! »

« C’est en remerciement pour t’avoir sauvé la vie, je trouve que ce n’est pas cher payé non ? »

« J’ai intérêt à faire gaffe à ce que je fais aujourd’hui. Je n’ai pas envie de t’être redevable encore une fois. Non mais, sincèrement … »

« Pourtant, ce n’était pas moi qui t’a forcé à avoir la tête dans ma poitrine au réveil. » me répond la Momartik tout en souriant.

« Il faut dire que je n’avais pas beaucoup de place ! » rétorqué-je avec un faux agacement.

« La faute à qui ? Pas à moi, n’est-ce pas ? Tu étais de dos quand je suis venu. Cela veut dire que tu t’es retourné pendant la nuit. »

RAAAAAAAAAAAAAH ! Elle ne m’aura pas avec un piège aussi grossier ! Je ne me ferai pas avoir de la sorte ! Il en est hors de question ! Mais bon sang ! Qu’est-ce qui me prend avec elle hein ?! Qu’est-ce qui me prend ? Enfin bon, tout d’abord, on va retrouver Alphonse et Roubé, il faut que je leur explique la situation.

« Tritani ? Tu étais en retard, visiblement. » murmure Loïc alors que les neuf autres dragons sont déjà présents. La femme aux cheveux violets hoche la tête avant de dire :

« Je ne dors plus dans l’appartement alloué aux dragons. Je préfère dormir à l’hôtel pour des raisons strictement personnelles. Pardon. »

« Hmm …Bon, cela ne me concerne pas mais il se peut que tu aies des comptes à rendre. La Triafa a encore subi un échec dernièrement. Lors de la réunion entre les différents cadres de l’organisation, il s’avère que le dénommé Ric était présent. Malheureusement, nous n’avons visiblement pas eu de chances puisque nous n’avons pas réussi à lui mettre la main dessus. »

Loïc se tourne vers la jeune femme aux cheveux violets, Trotenos faisant de même. Mais elle reste fière et droite, ne plissant pas une seule fois les yeux. Ce n’est pas de sa faute, bien qu’elle fut avec Ric pendant une danse. Elle avait voulu simplement … discuter avec lui.

Chapitre 16 : Pacifique

Chapitre 16 : Pacifique

« Où est-ce que tu veux que je te claque ? La gauche ou la droite ? »

« Aucune des deux s’il te … »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase qu’une baffe s’abat sur ma joue, m’arrachant un cri de douleur. Elle n’a pas retenu ses coups sur celle-là ! Ca fait sacrément mal ! ZUT DE ZUT ! Elle aurait quand même pu … AH ! Elle me serre dans ses bras, tremblant un peu.

« Quand même … Partir comme ça ! Sans même prévenir ! Tu aurais pu te faire tuer ! Heureusement que Calsidya t’a trouvé, Ric ! Est-ce que tu as réfléchi un peu ?! »

« Pas vraiment … Je le reconnais. Je reconnais. J’ai foncé tête baissée dans un … Non, ce n’était même pas un piège. Je suis fatigué, est-ce que je peux aller prendre une douche et me reposer ? Je suis vraiment exténué, pardon. »

« Tu ferais bien de te faire pardonner oui … Merci Calsidya. Vraiment … » murmure la femme aux cheveux bleus en direction de la Momartik humanoïde.

« De rien … J’ai fait ce qui me semblait être logique, non ? Tu n’aurais pas fait pareil ? »

« Bien sûr mais … Je n’ai pas vraiment ce genre de pouvoirs psychiques malheureusement. Ah … Je me sens parfois bien inutile. »

« Ric te préfère à moi, c’est normal. Et tu es une dragonne donc tu es bien plus belle que moi. Même si tu n’as pas de pouvoirs psychiques, ce n’est pas pour ça que tu es moins bien hein ? Enfin, je ne dis pas ça pour te rassurer, je te le promets. »

« Je le sais parfaitement … Je le sais parfaitement … Mais quand même, qu’est-ce qui s’est passé exactement ? Tu peux me le dire ? »

« Il vaut mieux que ça soit Ric qui t’en parle. Je n’ai fait que le sauver. » répond Calsidya en haussant les épaules puis en soupirant longuement.

« Comme tu le désires … J’espère qu’il va bientôt sortir. Je vais vérifier. »

« Oh ? Je peux venir aussi ? » demande la Momartik, l’Altaria fronçant les sourcils. « D’accord, d’accord, c’était juste une proposition comme ça. »

« Une proposition comme ça, tiens donc. Si un jour, Ric veut se montrer nu devant ta personne, il le fera. Je ne l’en empêcherai pas … Mais pour l’heure, ce n’est pas le cas. Déjà que tu as quand même beaucoup de choses. »

« Oh … Rien que le fait d’être à côté de lui m’est très précieux. Et puis, j’ai quand même l’occasion de dormir avec lui et toi. »

Oui, elle a quand même pas mal de bénéfices dans tout cela. Pas mal oui … L’Altaria rentre dans la salle de bains, fermant la porte derrière elle pour que Calsidya n’y jette pas un œil à son tour. Elle commence à parler avec Ric.

Finalement, quelques minutes plus tard, je suis hors de la salle de bain, propre comme un sou neuf mais surtout avec Séphyria. Ah … Vraiment … Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter une telle chose ? Je me couche sur le lit, fermant les yeux.

« J’ai rencontré la Trioxhydre, Séphyria. Celle … qui a tué Lania. Enfin … Celle qui a sauvé Emairon et Loïc. C’était elle avec qui j’ai dansé. »

« Hein ? Comment ça ? La Trioxhydre ? Cette femme aux cheveux violets ? » me demande Séphyria pour bien confirmer mes propos. Je ne fais qu’un geste positif de la main.

« C’est ça … Enfin, elle n’était pas maléfique … Je crois mais … Elle a un frère qui semblait être complètement fou. Enfin bon … Je ne veux … »

Je suis trop fatigué et incapable de réfléchir correctement. Je ferme les yeux et je cherche le sommeil. Séphyria me parle mais je ne lui répond pas, je crois que je suis trop …

« Mais … Il s’est endormi ? Comme ça ? Calsidya ? Tu n’as quand même pas … »

« Pas du tout, c’est vraiment qu’il était exténué. Mais si tu veux, je peux au moins te dire ce que j’ai vu en partie au cas où. Cela te sera utile … et puis, j’ai besoin de ton avis. »

« De mon avis ? A quel sujet ? Cela concerne quoi ? »

Ce que cela concernait ? Tout simplement la Trioxhydre. Elle était étrange d’après ce qu’elle a pu voir. La Momartik prend néanmoins Ric, mettant correctement la couverture sur lui alors que les deux femmes s’installent sur l’autre lit, Calsidya reprenant :

« Elle ne l’a jamais attaqué. Je ne sais pas si … Il y a des chances que cela soit pareil que pour moi. Je ne comprends pas exactement ce que cela veut dire. »

« Tu parles du fait que tu es attirée par Ric ? Enfin, tu sais pertinemment que tu l’aimes non ? Enfin … /Même si ça me fait un peu de mal de le reconnaître. »

« Je ne sais pas … Je trouve que Ric a quand même un certain charme. Enfin … Tu sais, les autres ne sont pas laids, loin de là. Ric n’est pas un prix de beauté … Mais je trouve que Ric a quand même … quelque chose qui le rend différent. »

« Je ne sais pas pourquoi j’ai eu l’impression de le connaître depuis des années quand je l’ai vu. Enfin … C’est compliqué, très compliqué. »

Séphyria soupire à son tour, Calsidya regardant Ric couché dans le lit. Elle vient vers lui, posant une main sur son front avant de sourire tendrement.

« Il dort paisiblement. Pas de mauvais rêve. Je ne crois pas que ça soit nécessaire que je dorme avec vous deux cette nuit. »

« Et pourtant, tu en meures d’envie. Enfin bon … Je vais aussi aller me coucher. Je crois que je ne suis pas faite pour les bals en fin de compte. En ce qui concerne cette Trioxhydre, on réagira en conséquence lorsque l’on la reverra. »

La Momartik ne répond pas, s’installant tout simplement dans l’autre lit alors que l’Altaria vient se coller contre Ric, fermant les yeux à son tour. Quelques minutes plus tard, elle sombre déjà dans le sommeil. Calsidya garde les yeux ouverts, observant le plafond.

« Ca ne sert à rien, je n’y arrive plus maintenant. »

Elle se lève de son lit, s’approchant de celui de Ric et Séphyria tout en regardant le policier. Enfin, peut-on encore l’appeler policier ? Elle n’en est plus si sûre que ça.

« Je crois que dans le fond, on ne peut pas lutter, n’est-ce pas, Ric ? Tu m’excuseras donc de te désobéir encore une fois ? Je m’installe. »

Et sans plus parler, voilà qu’elle prend place dans le dos de Ric, celui-ci étant tourné vers Séphyria. Est-ce qu’elle peut se permettre un peu plus qu’auparavant ? Peut-être … Elle peut toujours essayer. Avec lenteur, elle place ses mains autour de Ric, les mettant au niveau de son torse avant de se coller contre lui.

« C’est bizarre … Je suis une pokémon de glace … et pourtant, j’aime la chaleur humaine. »

Hahaha. Elle pousse un petit rire amusé par sa propre réflexion. C’est vrai que c’est bizarre, très bizarre mais ce n’est pas dérangeant. Elle pose un rapide baiser sur la nuque de Ric avant de fermer ses yeux à son tour. Cette Trioxhydre, elle est sûre d’une chose : elle a aussi trouvé ce qu’elle cherchait depuis qu’elle est devenue humaine.