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Chapitre 20 : Vide

Chapitre 20 : Vide

« Reposez-vous et dès que vous irez mieux, on part à la recherche de Dyamia. »

Je dis cela tout en signalant aux soldats qu’ils peuvent continuer leurs explorations. Normalement, il ne devrait plus y avoir de gros problèmes je pense. Enfin … Entre ça et la réalité actuelle, je préfère mieux me taire … C’est plus conseillé.

« Bref … Comment dire ça exactement … Séphyria, tu vas bien ? Pas trop de bobos ? »

« … … … Comment tu me parles ? Je ne vois pas pourquoi tu me parles ainsi, Ric. »

« Je ne sais pas … Je demandais simplement. Mais dès que tu vas mieux, on accélère le rythme et on va récupérer Dyamia, d’accord ? Je veux la retrouver moi aussi. »

Ce qui est un peu dingue de ma part quand on y réfléchit bien puisque je ne crois pas la connaître normalement. Enfin … J’ai envie de la retrouver et je trouve que c’est le plus important actuellement, non ? Enfin … Je pense cela … mais après …

« Je crois savoir où elle est ! » dis-je subitement. C’est vrai ! Je commence à me douter de l’endroit où elle se trouve ! Lania, Emairon et Séphyria me regardent avec étonnement. Je comprends leurs surprises mais vraiment …

Je pense savoir où elle est ! Enfin … Je crois ! Mais je n’en suis pas si sûr que ça … Enfin … Je crois … Je ne sais pas trop quoi penser, je dois l’avouer. Comment est-ce que j’ai pu avoir un éclair de génie de la sorte hein ? Ca ne me parait pas normal.

« Et comment … Est-ce que tu sais ça, Ric ? » me demande finalement Séphyria.

« Pas la moindre des idées … Je dirai l’intuition masculine. Ou alors le fait que j’ai envie de la sauver et que sans me précipiter, je sais où elle se trouve. »

« De toute façon, nous n’avons guère réellement le choix, n’est-ce pas ? Alors, ne perdons donc pas de temps, qu’est-ce que tu en penses ? »

« J’en pense que du bien de mon côté. »

Et Lania et Emairon ? Les deux personnes hochent la tête positivement. Alors … Allons-y ! Assez de repos ! Et je veux rentrer le plus tôt possible pour que Séphyria se fasse soigner. Je ne veux pas qu’elle soit blessée … Je ne veux pas qu’il lui arriver quelque chose sinon … Sinon … Je crois que … Je ne m’en remettrai pas.

Je ne dois pas penser à des choses absurdes, non. Que j’arrête de penser à ça … Il vaut mieux pour moi et pour tout le monde. Pour l’heure, je me focalise seulement sur Dyamia. Et je pense que c’est le plus important à faire. Je commence à courir, prenant les devants alors que Séphyria me suis derrière moi. Le couple de pokémons psychiques ferme la marche.

… … … Dyamia. Où se trouve-t-elle ? Pourquoi ne l’avons-nous pas encore trouvé ? Mais j’entends des voix derrière une porte. Comme je me suis mis à marcher lentement, nos pas sont discrets, donc ils doivent penser que nous ne sommes pas présents.

La porte s’ouvre, j’entends des personnes dire qu’ils vont vérifier brièvement les alentours puisque les caméras sont hors de service et … BAM ! Je donne un coup de crosse sur la tempe de l’homme qui sort, portant une blouse de scientifique. Mais pas seulement, je le soulève et m’en sers comme bouclier avant de crier :

« NE FAITES PLUS UN GESTE ! Vous allez me dire ce qui se passe ici ! »

Je me montre menaçant alors que je pénètre dans ce qui semble être un complexe scientifique. Rien que ça … Qu’est-ce que … ça veut dire ? Je … Je n’apprécie pas vraiment tout ce que je vois, je tiens à le dire. Je n’apprécie pas du tout même. Ca ne me plait pas.

« C’est ici que Dyamia se trouve ? REPONDEZ MAINTENANT ! »

« Nous préférons encore mou … » commence à dire un scientifique mais je l’arrête aussitôt en projetant le scientifique évanoui qui me sert de bouclier. Ensuite ? Je tire une balle juste à côté du scientifique, reprenant la parole :

« Je vous ait … demandé de me répondre. »

« Dyamia ? Co … Comment est-ce que vous êtes au courant de ça ? Nous ne vous dirons pas où elle se trouve ! De toute façon, elle n’est plus là ! Vous êtes venus pour rien ! Elle n’est plus là ! Même si vous êtes au bon endroit, hahaha ! »

« Hahaha … Ça te fait rire hein ? DISPARAISSEZ DE MA VUE ! »

Les scientifiques poussent des hurlements alors que je me demande si j’ai fait mon petit effet. Deux dômes … Je vois deux dômes là … Deux dômes dont l’un est complètement vide, sauf avec un lit déposé au beau milieu. Et l’autre ? Ressemble à une chambre tout ce qu’il y a de plus normale … mais pas pour une jeune fille. Plus … une femme adulte.

« C’est … là que vivais Dyamia ? Mais où … Est-ce qu’elle est ? »

C’est la question que je me pose alors que je m’approche du dôme. Par où rentre donc ? Et je peux voir à l’intérieur mais il n’y a personne. Pourtant, je peux remarquer quelque chose … Quelque chose d’étonnant. J’arrive à voir … des photos de moi ?!

Mais elles semblent plutôt récentes ! Comment ça se fait ? Et comment … Je … Dyamia ? Je la connais vraiment plus que je ne le crois ? Comment … Enfin … J’ai besoin d’y voir plus clair car là, je suis perdu, plus que perdu même ! Je connais vraiment Dyamia ? Et inversement ? Comment est-ce possible ?

« Séphyria ! Lania ? Emairon ! Regardez et dites-moi si je vois bien ça ! »

« Qu’est-ce qu’il y a ? Hein mais attends un peu … Ce que … »

Séphyria a remarqué aussi ce petit détail qui est loin d’être normal. Très très loin même. Mais … Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? J’ai besoin d’une explication et une très bonne d’ailleurs ! Car là … Je ne comprends pas … Je ne comprends pas du tout. Puis soudainement, un rire sinistre se fait entendre. Un rire sinistre et mauvais.

« Désolé pour toi … Ric … Je sais que tu es dans les dômes. Du moins … Proche des dômes. Les scientifiques qui s’enfuient ne passent pas inaperçus. Tu voudrais récupérer Dyamia, n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas possible, malheureusement. La pauvre petite est avec moi … Pauvre petite qui n’a pas fini d’en baver. Mais je vais être gentil et sympathique … Je vais te laisser te faire enterrer vivant, comme tes compagnons … Ces traîtres par rapport à la Triafa. »

D’où est-ce qu’il parle ? Je ne le vois pas ! JE NE LE VOIS PAS ! Mais je sais que c’est quelque chose de privé ! Du moins, que ce n’est pas dans toute la base que l’on entend ça ! Pourquoi ? Car sinon, la voix serait plus importante, plus grande. Mais ce n’est pas le cas, ça veut tout dire alors … Il y a un trans … AH ! Séphyria soupire avant de prendre un émetteur.

« Loîc … Si tu fais du mal à Dyamia, je te promets que je vais … »

« T’occuper de moi ? Hahaha … Pauvre idiote. Tu penses que je vais la faire souffrir alors que d’autres le font à ma place ? La pauvre … L’entendre crier « Ric, Ric, Ric ». Cela te rappelle quelques souvenirs non ? Non ? Justement ? Dommage. »

Dommage ? DOMMAGE ?! Qu’est-ce que ça veut dire ?! Où est-ce qu’il est ?! Mais … AH ! Le sol commence à trembler ! NON ! Toute la base ! Saleté de Loïc ! Il veut vraiment nous enterrer vivant ! Séphyria brise l’émetteur avant que nous quittions la salle des dômes. Purée ! J’aurai voulu être plus longtemps ! DYAMIA ! Et aussi plus rapidement ! DYAMIA BORDEL ! Je vais la sauver et l’extirper de là !

Chapitre 19 : Une voix qui m’appelle

Chapitre 19 : Une voix qui m’appelle

« Donc Luxray et Maracachi. Tu penses avoir des soucis, Roubé ? »

« Pas le moins du monde. Tu veux juste me donner un peu de force, s’il te plaît ? »

Alphonse rigole légèrement avant d’embrasser la femme de sa vie, les deux tresses de celle-ci commençant à trembler, comme douées de vie. Mais était-ce réellement suffisant ? Lutter à deux contre un, bien que de chaque côté, des soldats les accompagnaient ?

« Chose plus que facile pour moi … Je vais leur faire une petite musique mortuaire pour les accompagner. Je suis sûre qu’ils apprécieront ma musique. »

« Qui ne peut pas l’apprécier de nos jours ? Il faudrait être sourd ou fou pour ne pas l’aimer, Roubé. » déclare Alphonse alors qu’elle lui sourit doucement. Trêve de compliments, ils ont un combat à gagner. Et pas n’importe lequel ! A partir de là, ils devaient trouver cette fille nommée Dyamia. Roubé savait à quoi elle ressemblait.

« Séphyria ? Tu penses y arriver de ton côté ? Pas de problèmes ? »

« Je suis accompagnée par Lania et Emairon. Ca ne devrait pas prendre trop de temps normalement, rien de bien dangereux même. »

Je lui fais confiance bien que je ne sais pas … Cet endroit me déplait. Si … ce que Séphyria m’a dit au sujet de Dyamia est vrai … Je risque d’avoir du mal à contrôler ma colère … Je risque même d’exploser de rage.

Je dois donner du support à Séphyria bien que je sens que je ne risque pas d’être très utile malheureusement. Accompagnant la jeune femme aux cheveux bleus, je reste toujours derrière elle alors que les premières attaques ont lieu. Je …

« Ric … Ric … Ric … Tu es là hein ? Tu es finalement là ? »

Je m’arrête dans ma course, tournant la tête à gauche et à droite. Qu’est-ce que … J’ai cru entendre une petite voix féminine. Celle d’une enfant. Qu’est-ce que ça veut dire ? Hein ? Non mais … HEY ! Ce n’est pas …

« RIC ! METS-TOI A L’ABRI ! MAINTENANT ! »

Séphyria me crie dessus alors que je recule aussitôt. Plusieurs soldats passent devant moi. D’où provient cette voix ? J’ai eu un petit pincement au cœur en l’entendant mais pas seulement. J’ai eu aussi un peu mal à la tête.

« D’où provient cette voix ? Séphyria ? Tu n’as rien entendu de ton côté ? »

« Qu’est-ce que je suis sensé entendre, Ric ? » me demande-t-elle. Bon, ça ne sert à rien de lui parler. Elle doit se concentrer sur son combat tandis que moi-même, je dois chercher d’où provient la voix. Je ne me préoccupe plus du combat, commençant à reculer pour tenter d’ouvrir les portes derrière les soldats. BREF ! Est-ce que la voix provient d’ici ? Comment ça se fait ? Ce n’est pas Lania qui m’a parlé ! Peut-être … Dyamia ? Mais est-ce une pokémon psychique ? Non … Ça doit être autre chose.

« Dyamia ? C’est toi ? »

Je pose la question bien que je ne m’attends à aucune réponse. Emairon et Séphyria se tournent vers moi pendant quelques secondes, des secondes qui posent quelques problèmes puisqu’ils se retrouvent blessés légèrement.

Je n’ai pas le temps, désolé ! Je commence à tenter d’ouvrir les différentes portes, demandant à des soldats de me passer de légers explosifs. Pas de quoi faire sauter un immeuble mais juste une porte. Car pendant qu’ils combattent, je veux trouver la trace de Dyamia ! Maintenant, je suis sûr d’une chose : c’est bien elle que j’ai pu entendre !

« Dyamia … Dyamia … Bon sang ! Où est-ce que tu es ? »

Je veux qu’elle me réponde ! Au moins, je serai sûr de cela ! Mais non … Rien de rien … Peut-être que je deviens fou ? Que j’entends des voix ? Oui … C’est surement ça même. Mais bon, je … AH ! Je m’abaisse subitement, des balles passant au-dessus de ma tête.
Enfin, ce n’est pas moi qui ait fait ça mais Lania qui a utilisé ses pouvoirs pour me sauver la vie. En même temps, je vois la Smogogo qui se fait tuée sans même que je ne sache son nom. J’aurai bien aimé le savoir … Mais bon … Ce n’est pas le moment de penser à ça.

Pas du tout même … Il y a tellement d’autres choses à faire. Je dois ouvrir la porte et … BON SANG ! DES EXPLOSIONS ! Me voilà à nouveau à terre, protégeant mon crâne alors que je vois le plafond qui s’effondre autour de moi. J’ai intérêt à m’écha et …

« Tsss ! Ces enflures ! Ils savent pertinemment qui il faut viser. Ils sembleraient même qu’ils aient reçu l’ordre de … »

Je ne l’écoute pas. Je n’écoute pas Séphyria qui est au-dessus de moi, ses ailes déployées alors qu’elle gémit de douleur. Elle m’a protégé … Elle m’a protégé en se mettant en danger rien que pour moi. Je … Ah … Comment dire.

« Séphyria … Je … Je … Je suis désolé de … Enfin … Je ne suis qu’un humain. »

« Si tu as le temps de t’excuser, tu as le temps de te pousser. Tu es prêt ? Je vais me redresser, toi, tu pars de moi ensuite ? Compris ? Un, deux et trois ! »

Je la vois qui se lève avec force, me permettant de me libérer et de m’échapper de ça. Elle porte … tellement de choses sur le dos ! ET ZUT ! J’en ai marre ! Je la prends par la main et la tire de toutes mes forces avec moi. Un grondement sourd et sonore se fait entendre alors que les morceaux s’écrasent au sol alors qu’elle atterrit dans mes bras.

« Pardon … Je suis vraiment … juste … un humain … »

« Tu as entendu … une voix quelque part non ? Tu l’as dit … C’est Dyamia ? »

« Je ne sais pas si c’est Dyamia mais … C’était la voix d’une petite fille … C’était dans ma tête mais je ne sais pas … Je ne sais pas vraiment ce que cela veut dire. »

« Pas vraiment non plus … Mais ce qui m’étonne, c’est que normalement, elle n’a pas de pouvoirs télépathiques. Elle est … capable de cracher des flammes. »

« Peut-être qu’elle a d’autres pouvoirs que ceux auxquels tu crois non ? »

Elle ne sait pas puisqu’elle hoche les épaules en signe de non-connaissance. Mais bon … Ce n’est pas suffisant pour moi. Peut-être qu’elle est vraiment capable de … d’utiliser de la télépathie ? Mais surtout, j’aimerai la voir. J’aimerai voir à quoi elle ressemble.
« Alors … Tu es celui qui est responsable de ça hein ? Crève. »

La voix de Lania est sèche et cruelle alors que je la vois … briser par télékinésie le cou du Simiabraz. Le dernier pokémon vient de tomber comme si de rien n’était. Les derniers hommes de la Triafa commencent à s’enfuir alors que les soldats s’avancent. La voie est tracée … Il suffit maintenant de trouver Dyamia ! On y est presque !

Chapitre 18 : Les derniers bastions pokémon

Chapitre 18 : Les derniers bastions pokémon

« Alors, Séphyria, qu’est-ce que ça a donné ? »

« Rien de rien … Il est resté imperméable à mes petites attentions hier soir. Mais d’après ce que tu m’as dit, ce n’est pas à cause de … moi mais de lui. »

C’est le cas. Elle le sait … Elle connait tellement bien Ric maintenant depuis le temps. Il n’avait jamais obtenu de l’amour auparavant. Il lui ressemblait tellement à ce qu’elle était auparavant. Le désir d’aimer et être aimé … Mais Ric ne connait pas les limites et donc, il est obligé de se les fixer. Elle le voit qui semble maussade et morose.

« Ne t’en fait pas. Après tout ça, je ferai tout pour qu’il soit assez chauffé pour toi. »

« Je ne veux pas vraiment … ça non plus hein ? Enfin, tu es avec Emairon. Je préférai encore une autre pokémon si telle était le cas. Je ne sais pas … Dyamia est la seule à qui je pense sur le moment. Mais bon … Pour ça, il faut déjà aller la sauver. Et je ne suis pas sûre que ça soit du genre de Ric. Loin de là même … si tu veux tout savoir. »

« Et pourquoi pas ? Enfin moi, j’aime complètement Emairon donc je ne pense à personne d’autre mais après … Enfin bon, cette Dyamia est si importante que ça non ? »

« Elle est tout pour moi … au même niveau que Ric. Elle l’est aussi pour Emairon et Roubé. Elle a tellement souffert pendant toutes ces années que je veux la délivrer et qu’elle soit heureuse, qu’elle soit heureuse qu’importe la manière qui soit. »

« Oh … Au moins, tu es partageuse. »

« Seulement avec elle … Voilà tout. Bon … Alphonse et Roubé sont avec d’autres soldats. Ils ont un autre endroit où se rendre d’après ce que j’ai cru comprendre. Alors … On ne va pas perdre de temps plus longtemps. »

Seulement avec elle ? Hahaha ! Ric risque d’avoir de la chance ! Du moins, du point de vue qu’elle a sur le moment. Enfin …. Tant que Ric est heureux car elle … maintenant, elle ne peut plus lui donner ce qu’elle voudrait. Elle est avec Emairon, pour le meilleur et pour le pire. Voilà tout ! Et rien d’autre !

« Ric ? Ric ? On y va. Ric ! »

Séphyria me crie dessus et je réagis enfin. Je me tourne vers elle, un petit sourire aux lèvres comme pour la rassurer. Trop … d’amour à donner, ce n’est pas bon, pas bon du tout. Il me faut un choc, un mauvais choc pour me calmer. Je ne sais pas ce que je peux faire mais tout ce que je sais, c’est qu’il est temps de se mettre en position.

« Que les premiers hommes lancent l’attaque ! »

Celui qui est en charge des opérations vient de donner le premier ordre, des soldats plaçant des explosifs sur la porte de métal. Déjà, des tirs fusent puisque des gardes protégeaient l’entrée. Entrée qui se retrouve explosée tellement facilement … Je ne préfère rien dire, je ne fais que regarder sans un mot les opérations. Séphyria est à mes côtés, Lania aussi et Emairon n’est pas loin. Je n’ai pas à m’en faire normalement, loin de là même.

Et puis bon … M’en faire, ce ne sont que des hommes normaux et … Je le suis aussi. AH ! Voilà que la triste réalité me revient ! Je ne suis qu’un simple humain, contrôlé par mes pulsions sex … AAAAH ! Je me retrouve projeté sur le côté, planant à quelques centimètres au-dessus du sol. Mais au moins, les balles sont évitées grâce à Lania.
La Gardevoir vient de me sauver la vie, rien que ça ! Retouchant le sol, je me dis que je n’ai pas que ça à penser à de telles absurdités ! Autant régler ces affaires et ensuite, nous verrons ! Je commence à tirer sur les soldats et je …

« Quel con … Je suis sensé faire quoi avec un pistolet aussi minable face à des gilets pare-balles ? »

Je balance ces mots car c’est la triste vérité. Je viens de le remarquer qu’à l’instant. Contre les pokémons, ça semblait être une bonne idée mais là … contre eux … Qu’est que c’est ridicule ! J’ai vraiment l’air stupide là ! Pfff !

Mais bon … Je dois me concentrer et nous pénétrons à l’intérieur de la base. Je m’attendais à quelque chose de plus … déplaisant mais en fin de compte, ce n’est pas tant que ça. C’est même plutôt pas mal en soi. Vraiment … Je ne rigole pas. C’est pas si mal que ça. Mais … La priorité est quand même de trouver Dyamia !

« Séphyria, est-ce que tu as une idée de l’endroit où elle peut être ? »

« Dyamia ? Aucune idée malheureusement … Sinon, je serai déjà en train de m’y rendre. Il faudrait trouver un scientifique ou deux pour le forcer … « à parler ». »

Je vois … Ca ne parait pas une mauvaise idée. C’est surement même la meilleure. Et pendant ce temps, nous avançons avec une certaine facilité. Il faut reconnaître qu’avoir une pokémon avec soi, ça aide grandement. Bien entendu, les soldats de la Rousie en ont aussi comme nos ennemis mais … Une pokémon humanisée, c’est autre chose, vraiment autre chose.

« ASSEZ ! RECULEZ TOUS ! Prévenez tout le monde ! »

« On se fait attaqués de tous les côtés ! Il faut reculer ! Il faut envoyer ces êtres ! »

Ces êtres ? De qui est-ce qu’ils sont en train de … AH ! Des pokémons humanisés ?! Encore ?! Mais est-ce qu’ils font partie de ces pierres précieuses ou alors ce sont des pokémons basiques mais humanoïdes ? Un peu comme Cassandra ? Je ne crois pas que j’ai le temps de me poser ce genre de questions.

Pas du tout même. Je … AAAAAH ! Où est-ce qu’ils sont ? Non ! Où est-ce qu’elle est ? Je regarde une porte sur ma droite, appuyant sur les boutons en espérant réussir à l’ouvrir mais malheureusement, il faut un code. D’un geste rageur, je tire dedans, produisant quelques éclats alors que je me mets déjà en position de combat. D’autres hommes arrivent mais ce n’est pas un problème. Face à nous, leurs boucliers, pokémon, gilets pare-balles et autres sont complètement inutiles. Ils ne peuvent rien faire … Rien du tout même. Puis soudainement, une épaisse fumée violette nous envahit, nous faisant tousser.
J’ai … J’ai mal au crâne. Qu’est-ce que … Du poison ? Je … AH ! Je vois une personne en … Zut … Des pokémons … humani … Un puissant vent vient balayer tout ce qui se trouve devant nous, c’est-à-dire la fumée, les soldats et les autres personnes présentes.

« Du poison causé par une Smogogo … Rien que ça visiblement. »

Séphyria parle avec une petite pointe d’ironie alors que je me relève. Ca va mieux … Le poison n’a pas eu le temps de faire son effet. Heureusement pour moi d’ailleurs … Mais maintenant, je peux voir qui se trouve en face. Des soldats … et quatre personnes habillées différemment. Mais ça … Je m’en contrefous.

Je remarque la Smogogo, celle-ci a un petit sourire aux lèvres. Tiens d’ailleurs, pour les créatures bicéphales comme un Smogogo … où se trouve donc la seconde … Gloups … Je me sens mal alors que comme pour répondre à mes questions internes, une bosse se forme au niveau du cou, prenant la forme d’une seconde tête, plus petite, comme celle d’une enfant.

« … … … J’ai envie de vomir. »

Ce sont les seules paroles qui sortent de ma bouche alors que je regarde les autres … pokémons humanisés. Je remarque Simiabraz, Brutapode et Leuphorie. Ce n’est pas rien … comme avec les autres pokémons de type glace. Mais bon … Ils sont moins nombreux qu’eux et à côté, ils ne vont pas hésiter à nous tuer contrairement à la Momartik.

Chapitre 17 : L’assaut est lancé

Chapitre 17 : L’assaut est lancé

« Ils l’ont fait ! Ils l’ont fait ! »

C’est la première chose que Lania crie alors qu’elle me voit arriver avec Séphyria. Séphyria qui me tient le bras tendrement, un sourire aux lèvres. Nous deux rougissons violemment alors que ce n’est guère la vérité. D’ailleurs, Séphyria répond aussitôt :

« Ce n’est pas le cas et même si ça l’était, ça ne changerait rien que … »

« Mais si ! Mais si ! Si c’était le cas, j’aurai aimé savoir comment ça s’est … »

« Lania, s’il te plaît. Tais-toi. » coupes-je alors que je le regarde en fronçant légèrement les sourcils. Elle semble un peu dépitée mais accepte ce que je lui demande. Tant mieux car de toute façon, elle n’avait pas vraiment la possibilité de refuser ça. Et puis quoi encore ?

« Beuh … Je voulais juste savoir si Ric était … doué ou pas. »

Mais en quoi est-ce que ça la concerne ?! Je me donne une petite claque sur le front avant de marmonner que la Gardevoir est un peu trop perverse. Et ça, c’est dans son caractère de base, non pas à cause du fait qu’elle n’avait jamais de rapport sexuel.

« Ric et moi prenons notre temps à notre rythme et à notre façon. »

« Tant mieux. Bien parler, Séphyria. » dis-je en complimentant l’Altaria aux cheveux bleus.

Elle semble accepter mes paroles, me souriant tendrement alors que je fais de même. Aujourd’hui, on va partir explorer la zone dont les pokémons humanoïdes nous ont parlé. Du moins, c’est ce que je compte faire. Et j’ai un peu peur pour Séphyria.
Mais plus de peur que de mal car je la garde à mes côtés et grâce aux nombreux habits sur le corps, elle n’a pas si froid que ça bien qu’elle grelotte. Mais bon, je lui promets que je m’occuperai tendrement d’elle et aussitôt, elle semble bien guillerette. Et moi aussi !

Bon bon bon ! Le souci, c’est que la première expédition ne donne rien ! Rien de rien ! Et ça, c’est pas bon ! Pas bon du tout même ! C’est plutôt chiant … Très chiant … Je pensais qu’on allait trouver quelques informations mais que dalle.

Enfin, qu’est-ce que je pense ? Ce n’est pas dans mes habitudes de penser ainsi. Mais bref, je suis pressé de retourner à la base et de m’occuper de ma pe … enfin non, elle n’est pas petite Séphyria. Pas du tout même. Hum … Mais j’ai envie de repasser du temps avec elle. Peut-être que j’en ai pas assez. Peut-être qu’au final, je suis comme Lania.

Ohla ! C’est peut-être assez vache quand je pense ainsi. Lania n’est pas une traînée ou une nymphomane. D’ailleurs, la nymphomanie est une maladie, contrairement à ce que l’on croit. Vouloir du sexe quotidiennement est maladif. Mais bon … Je veux juste … Séphyria et personne d’autre. Et je sais que Lania ne veut plus qu’Emairon et personne d’autre. Breeeeeeeeef ! Voilà tout ! J’espère avoir plus de chances le lendemain.
« Bon … La première expédition n’a rien donné. Demain, nous allons explorer ce périmètre, celui au nord-est. » déclare le général chargé des opérations.

« Emairon et moi avons peut-être une idée ! Pendant que nous explorions, nous avons remarqué quelques pokémons ! Peut-être que nous pourrions les interroger ? »

« Et comment est … Ah bien entendu ! Vous pouvez leur parler ! C’est une bonne idée ! On fera ça dès demain ! Aller ! Pour ce soir, REPOS ! »

Repos bien mérité ! Youpi ! Je prends le bras de Séphyria, la tirant derrière moi pour que nous retournions dans la chambre tous les deux. Nous avons un peu à … « parler ». Enfin, à parler … Dès que nous sommes dans la chambre, je l’embrasse tendrement voire même un peu plus. Je ne peux pas m’en empêcher ! Elle est si … AH ! Elle me donne une claque sur la main alors que je commençais à la déshabiller en haut.

« Ric ! Un peu de tenue, s’il te plaît ? D’accord ? »

« … … … Pardon … Je crois que … »

Je crois que … je suis un peu trop dépendant d’elle. Elle est un peu comme ma drogue. Je commence à abuser un peu trop. Je tente de m’excuser encore une fois avant de signaler que ce soir, on ne fera rien du tout. Et lorsqu’il est l’heure de se coucher, je ne fais que l’embrasser une nouvelle fois avant de m’endormir en lui tournant le dos. Elle me demande si je lui en veux … mais non … Je m’en veux. Je suis un peu trop … possessif on dirait bien. Ce n’est pas une bonne mentalité, loin de là.

Le lendemain, l’ambiance est moins joyeuse. Enfin, Séphyria me tient toujours le bras pendant l’expédition mais je tente de me montrer un peu … moins enthousiaste dira-t-on. Pendant que Lania et Emairon discutent avec les différents pokémons, nous, nous continuons les recherches. Et finalement, Lania s’approche de nous avant de dire avec entrain :

« Les Mammochons nous ont donné des informations ! Et pas des petites ! »

« Hum ? Il faut donc prévenir le général, non ? »

« Bien entendu mais … bref … Ils disent qu’il s’agit d’une base souterraine et il y a plusieurs entrées ! A partir de là, on sait où il faut se rendre non ? Et surtout, les entrées débutent dans les grottes, voilà tout ! Tu es au courant de tout ! »

Hum … Bonne nouvelle donc ? Non ? Ou alors, ce n’est pas le cas ? Je ne sais pas trop … Pas vraiment, oui. Mais bon ! Surement ! Enfin voilà quoi ! Je ne sais pas quoi dire là ! Je … suis assez complexé avec cette histoire d’excitation.

« Bon … On n’a plus qu’à faire un rapport alors. »

C’est la seule chose qui me vient à l’esprit. Devant mon désintérêt le plus complet, la Gardevoir me regarde avec un peu de tristesse. Elle essaye de me sonder mentalement mais je bloque mon esprit. Je ne suis pas motivé à cela … Pas du tout même. Séphyria se tourne vers moi, penchant la tête sur le côté. Elle va finir par croire que c’est de sa faute … mais ce n’est pas le cas. Pas du tout même. Je … Comment dire … J’ai peur de trop en faire.

Séphyria … Séphyria … J’aime Séphyria … Je t’aime Séphyria … Je t’aime tellement … Je veux te le montrer à chaque instant. Je n’arrive pas à croire que mon cœur puisse autant … aimer une personne. Mais surtout, une personne qui était mon ennemie auparavant.

« Séphyria, tu sais que Ric est en train de penser à toi actuellement ? »

Le message mental est transmis à la jeune femme aux cheveux bleus. Celle-ci semble étonnée mais reste de marbre, écoutant les paroles de Lania qui lit dans les pensées du policier. Elle lui fait l’intégralité des pensées de Ric jusqu’à ce qu’il bloque son esprit sans le remarquer.

« Ric ? Pour l’assaut contre … la base … et pour sauver Dyamia … Tu veux que l’on y aille à deux ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

Ce que j’en pense ? Je ne sais pas … vraiment … J’ai l’impression qu’elle fait ça pour me remonter le moral. Mais … Je la remercie d’un hochement de tête positif. Il … faut que l’on aille se préparer pour l’assaut. Ah … On va bientôt retrouver Dyamia. Peut-être qu’avoir une personne en plus va me calmer.

Chapitre 16 : Se réchauffer

Chapitre 16 : Se réchauffer

« Séphyria … Séphyria … Séphyria … »

J’ai la tête honteusement plongée dans sa poitrine mais là, ce que les autres en pensent, j’en ai strictement rien à faire. Rien du tout même ! Et je sais juste que … Enfin qu’Alphonse et Roubé font de même de leurs côtés. Mais je m’en fiche ! Je m’en fiche carrément !

« Ric … Tu n’oublies pas par hasard ton travail, non ? »

« On s’en fiche ! On s’en fiche complètement du travail pour aujourd’hui ! Et puis, on ne peut rien faire tant qu’on n’a pas eu d’informations plus détaillés des pokémons humanisés ! »

« Comme tu veux … Comme tu veux … Ne t’excite donc pas … Ric. »

Elle passe une main dans mes cheveux alors que je suis sur ses cuisses. Oui … Elle est assise sur mon lit et moi, j’ai la tête sur ces cuisses, rien d’autre. Rien du tout d’autre … Rien de rien. Mais ça me suffit, ça me convient amplement.

« Séphyria … Tu ne pars plus, n’est-ce pas hein ? Et le froid … enfin … »

« Le froid me fait souffrir mais ne pas t’avoir à mes côtés est encore pire. »

… … … Voilà qu’elle se remet à parler de cette façon. Sans crier gare, je me redresse et me jette sur elle pour la coucher sur mon lit. Je suis au-dessus d’elle, Séphyria tendant doucement ses bras vers moi … comme dans le MMS.

« Qu’attends-tu, Ric ? Tu veux de l’aide de ma part ? »

« Non … Non … Je te regardais juste … »

Je cherche une excuse mais en même temps, mes paroles sonnent véridiques. Je la regarde … Non … Je dirai plutôt que je la contemple. Je contemple sa beauté, son corps … Et puis sans prévenir, ses ailes de coton jaillissent de son dos, venant se poser sur mon dos pour m’attirer à elle avec une grande tendresse.

« Viens donc par là … Tu sais … Je suis restée plusieurs heures sous le froid. »

« OH ! Je sais c’est quoi comme solution ! Je sais ce qu’il faut faire exactement ! »

Rien qu’à cette idée, je suis galvanisé ! Plus que ça même ! Je suis plus que galvanisé ! Je sais ce que je dois faire ! Je sais ce que je dois faire ! J’ouvre la couverture pour insérer la jeune femme dessous, me collant contre elle.

« Hum … Ca me parait être un bon départ. Très bon même … »

« Par contre … Avec … Enfin … Nos vêtements, on risque d’avoir un peu trop … »

« Hum … Je … Enfin … J’ai pris mes affaires, Ric. Je peux aller me chan … » commence-t-elle à dire mais j’hoche la tête négativement. Non et non !

« Je ne veux pas … Séphyria … Je ne veux pas du tout. »

« Mais nos vêtements risques d’être trempés, Ric. Tu le dis toi-même et … »

« Alors … On peut les … On peut les … » balbutie-je avec difficultés. J’ai du mal à terminer ma phrase, rougissant violemment et tremblant de tout mon corps. « On peut … les … reti … retirer. Enfin ! Si tu veux hein ? »

Retirer ? C’est bien ce que j’ai dit mais j’ai l’impression qu’elle ne comprend pas. Elle semble se dire que c’est ce qu’elle proposait puis finalement, elle rougit à son tour, comprenant parfaitement où je veux en venir. Elle semble hésitante puis, elle murmure :

« D’accord … mais … tu le fais de ton côté et moi du mien ? »

Je ne veux pas ! Je ne veux pas du tout ! J’ai envie de la voir ! J’ai envie de la voir de mes propres yeux ! Sans hésitation, je retire mon haut, paraissant torse nu devant elle. Sans perdre de temps, voilà que je retire mon pantalon pour rester simplement en caleçon devant elle. Je suis excité et j’ai du mal à me contrôler, beaucoup de mal.

« Hey ! Hey ! Ric ! Calme-toi ! Je … »

Je ne lui parle pas … Je ne fais que la regarder … puis elle me repousse avec ses ailes de coton. Finalement, sans que je ne puisse voir quelque chose, je peux juste remarquer ses vêtements qui tombent les uns après les autres … même le dernier … sauf que je ne vois rien. Les parties les plus importantes de son anatomie sont recouvertes par les ailes !

« Hey ! Ce n’est pas du jeu ! Tu triches un peu ! »

« Moi ? Je suis complètement nue ! Mais pas toi ! »

Elle vient de marquer un point. J’ai encore mon caleçon … Je l’abaisse subitement, la jeune femme n’ayant pas le temps de fermer les yeux. Oui voilà ! Je suis nu moi aussi ! Nu et plus qu’excité ! Je me cache néanmoins le sexe avec mes mains alors qu’elle bredouille :

« Tu … Encore … Enfin … Je … Ca a … l’air … honorable … je crois … »

« Il ne faut pas dire ça comme ça ! RAAAAAAAAH ! J’ai honte ! Et puis zut ! Attention ! »

Attention à quoi ? Et bien à moi ! Car je me jette sur elle une nouvelle fois avec la ferme intention de lui faire … HEIN ?! J’ai à peine le temps de pouvoir remarquer les deux pointes roses au bout de ses seins que je me retrouve couché sur elle. Elle a ouvert ses ailes ? Et elle les referme aussitôt sur moi ? Je … Je suis dans son cocon de coton ! Et qu’est-ce … AH ! Mais je suis aussi contre sa chair nue !

« Ne compte pas sur moi … pour te libérer, Ric. »

« … … … Je vois … Tu ne veux justement pas que je voie … n’est-ce pas ? »

« Je crois que nous sommes déjà assez collés l’un contre l’autre … »

Elle me répond tendrement mais je prends ça pour un oui. Et puis … Je suis plutôt bien là … J’ai une couverture sur le dos … et à côté, j’ai de la chaleur sur le torse … le ventre et …

« Ric … Ce n’est pas ta jambe que je sens … n’est-ce pas ? »

Je retiens de pouffer de rire alors qu’elle me fait un sourire à son tour. C’était un petit truc pour nous décoincer n’est-ce pas ? Alors autant y répondre positivement. Je colle mes lèvres contre les siennes, l’embrassant longuement alors que je sens que mon sexe se frotte contre son ventre et parfois un peu plus bas. Même si ce n’est pas intentionnel, mon corps me donne des coups de hanche en avant, Séphyria gémissant légèrement.

« Ric ! Nous … Enfin … Je … Pas ici … Tu comprends ? »

« Je préférai encore dans notre chambre mais … voilà … Enfin … Mon corps … Tu vois de quoi je veux parler ? Je ne le contrôle pas totalement. »

« Et moi donc … Si tu savais … Si tu savais … Ric. Pendant des années … Je me suis retenue … J’ai toujours tout fait pour repousser les hommes car ils me dégoûtaient tandis que mon corps le réclamait. Alors imagine ce que j’endure actuellement ? Mon corps me réclame l’homme que j’aime, je veux le lui donner mais je ne peux pas en même temps … Si … »

« Séphyria, est-ce que ton … corps … veut bien que l’on s’aime à moitié ? »

Je ne sais pas comment l’exprimer concrètement mais je place une place sur son dos nu, le caressant longuement tout en sentant ses ailes sur le passage. Et mon autre main ? Elle descend vers son entrejambe, touchant sa toison pubienne. Je suis … bien placé non ? Je commence à bien l’installer ici, faisant quelques mouvements inexpérimentés mais qui semblent faire son effet. Elle s’accroche à moi en plaçant une main autour de mon cou et l’autre ? AH ! Elle … Elle est en train de me la tenir ! Et elle applique aussi un mouvement, je … AAAAAAAH !

« RIC ! Tu n’aurais quand même pas osé … »

« Je … Je … Pardon, Séphyria ! Pardon, pardon, pardon ! Je … J’étais trop excité et c’est la première fois que … Enfin … Et puis, ça faisait longtemps … Je vais m’occuper de toi ! »

Je suis plus que gêné et confus. Jouir … J’ai joui sur Séphyria … Même si je ne le vois pas, le fait qu’elle retire sa main pour … regarder ce qui se trouve autour de ses doigts. Idiot ! Idiot ! Idiot ! Je l’embrasse une nouvelle fois mais sans m’arrêter. En même temps, ma main s’accélère autour de son pubis alors que je l’entends gémir de plaisir. Elle ne peut pas parler et c’est tant mieux car là, ma langue est avec la sienne pour se lier entre elles. Je … Je … Je suis si heureux d’être avec elle, tellement heureux … Je ne veux pas qu’elle m’abandonne, je ne veux pas qu’elle me quitte. Je ne veux pas … Elle est tout pour moi. Finalement, l’un de mes doigts rentre en elle, le corps de Séphyria s’arquant de plaisir … alors que je sens quelque chose qui glisse le long de mes doigts. Je retire mes lèvres, Séphyria commençant à haleter, le visage rougi par l’émotion et l’excitation. Je colle mon visage contre elle sans rien dire d’autre. Au moins … Nous sommes deux … Nous sommes heureux.

Chapitre 15 : Un périmètre dessiné

Chapitre 15 : Un périmètre dessiné

« Alors … Est-ce que vous avez parlé au sujet de la base de la Triafa ? »

« Si c’est toi, Ric, je peux tout dire, tout ce que tu veux savoir mais malheureusement, nous avons déjà parlé et malheureusement, nous n’avons aucune information à vous donner. »

Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai pas envie de plaisanter, pas du tout même. Mais la Momartik est sérieuse. Heureusement pour les pokémons, le froid ne les dérange pas car les cellules ne sont pas hospitalières, loin de là même. Je m’assoie sur une chaise, en face d’elle. La femme aux cheveux blancs me regarde avec un sourire mutin.

« Tu veux me tenir compagnie ? C’est bien gentil de ta part. Je ne m’attendais pas à autant d’attention … mais en même temps … Depuis quand tu es avec Séphyria ? »

« Quelques mois. Pourquoi est-ce que tu veux savoir ça ? Tu sais que je n’ai pas que ça à faire ? J’en ai pas envie d’en parler. Et tu peux me dire ce qui se passe avec toi ? »

« Tu es à mon goût, voilà tout ! Qu’est-ce qu’il y a de choquant dans ça ? Tu devrais savoir que les pokémons apprécient plus ou moins leurs dresseurs. Que nous soyons humanisés ne change rien à nos sentiments. Les pokémons sont partageurs, très partageurs. Et même si je devais rentrer dans une pokéball, ça ne me gênerait pas si c’est toi mon dresseur. »

« … … … Je n’ai jamais essayé de faire rentrer une pokémon humanisée dans une pokéball. Et je ne crois pas être adepte des harems féminins. J’aime Séphyria. »

« Comme un homme aime une femme et elle ? Tu crois qu’elle t’aime de la même façon ? Les pokémons sont incapables de comprendre réellement ce sentiment d’amour. »

« … … … Pourquoi est-ce que nous parlons de ça ? Je n’ai même pas envie d’en discuter avec toi, voilà tout. »

« Car tu sais que je n’ai pas totalement tort. Tu as pu le voir avec Lania, non ? »

Je ne lui réponds pas, je n’ai pas envie de lui répondre. Ce qu’elle propose est absurde ! Je n’aime pas Séphyria comme une pokémon, ça je le sais ! Et Séphyria m’aime comme une femme ! Nous nous sommes mêmes disputés récemment par rapport aux … « œufs ».

« Pourquoi est-ce que tu ne parles plus ? Est-ce que tu ne me trouves pas assez bien pour toi ? » me demande une nouvelle fois la Momartik avant de laisser paraître un léger décolleté dans son kimono. Je détourne le regard alors qu’elle reprend : « Je sais que je suis plutôt bien … Du moins, je suis assez exotique, non ? Et puis … Avec mes pouvoirs spectraux, je pourrai te faire des choses vraiment sublimes. »

« … … … Je ne marche pas dans cette combine. Séphyria et toi comme toutes les autres, vous êtes des femmes maintenant, non plus des pokémons. »

« Oh … Tu peux utiliser le terme que tu désires. Si tu préfères, je peux devenir ton amante alors que Séphyria reste ta femme principale. Qu’est-ce que tu en penses ? Tu préfères que je parle de cette façon ? Cela calme ton cœur ? »

« … … Je crois que j’ai assez conversé avec toi, Calsidya. Tu viendras en Fronse, comme les autres pokémons humanisés. »

« Oh ! Tu m’invites donc chez toi ? Soit … J’accepte volontiers. »

… … … Elle me fatigue mais pas de la même façon que Lania. Car je sens qu’elle … C’est vraiment une accroche envers ma personne, non pas une incompréhension sexuelle comme avec la Gardevoir. Et c’est ça qui m’embête plus que le reste.

Plus que tout … Comment est-ce qu’une Momartik peut tomber amoureuse de moi comme ça ? Le fameux coup de foudre auquel je pensais … s’est réalisé ? La Momartik pense vraiment à moi de cette façon ? Voilà … Ca me perturbe, ça me perturbe plus que tout. Ces bêtises me perturbent plus que tout le reste.

« Je vais te laisser tranquille, Calsidya. Prends soin de toi, d’accord ? »

« Oh … Euh … Si tel était le cas, tu me ferais sortir de la prison et m’inviterais dans ta chambre, Ric. » me répond la Momartik, paraissant confuse aux premiers abords avant de me sourire tendrement. Quel idiot … Je fais du charme.

Je fais du charme à une pokémon autre que Séphyria. J’ai honte de moi … Enfin bon … Je me lève et sors de la pièce où la Momartik est emprisonnée. Je sens que je ne serai pas débarrassé d’elle aussi rapidement que prévu. Loin de là même … Très loin de là. Ah … Vraiment … Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Je ne sais pas vraiment … pas du tout même. Mais dès que je retrouve le froid au-dehors du bâtiment, voilà que je replonge dans mes pensées les plus absurdes et les plus sombres. Déjà là … J’ai de nouveau envie de retrouver Séphyria… J’ai envie de la retrouver et de la prendre dans mes bras. Je veux effacer tout ce … que j’ai … dans ma tête.

Mais cela … Il ne faut pas rêver … Elle est bien au chaud et elle a totalement raison. Je retourne prendre des nouvelles de ce que l’on a appris. Normalement, même s’ils ne savent pas où se trouvent l’endroit exact, les pokémons humanisés nous ont donné un certain périmètre où pourrait se trouver la base.

« A partir de là … Il suffit juste d’aller étudier ce périmètre puis de trouver la base. Peut-être même que la base est souterraine. Personne n’a cherché de ce côté-là. »

Quelle idiotie … Mais quelle idiotie … Pourquoi est-ce que je réfléchis à ça ? Ah oui … Je le sais parfaitement. Je réfléchis à cela pour éviter de penser à Séphyria. Car oui, je ne peux pas me la retirer de la tête malheureusement. Je ne peux pas penser à autre chose … enfin si.

« Ric ? »

Hum ? Qui me parle ? Je n’ai pas vraiment en vie de … … … … … Que … Quoi ? Un camion vient d’arriver et la voix provient de celui-ci. Deux personnes accompagnant les soldats viennent d’en descendre. Deux personnes emmitouflées dans d’épais vêtements.

« Et alors ? Aucune réaction de ta part ? » reprend la même voix.

Une réaction ? Et je … Enfin … Je suis sensé … Enfin je … La personne retire sa capuche, dévoilant sa chevelure bleue alors que j’ai encore du mal à y croire. L’autre personne fait de même mais je m’en contrefiche que ça soit Roubé.
« Je … Tu … Mais … Pourquoi, tu … »

« Disons que Lania m’a parlé de tes petits … Oh et puis zut, pourquoi est-ce que je devrais donner une autre explication que celle-ci : tu me manquais, Ric. »

Je … Je manquais à Séphyria. Et elle donc ! ET ELLE ! Je coure aussitôt vers elle avant de la soulever de toutes mes forces. Elle est venue jusqu’ici ! Malgré le froid ! Malgré la neige ! Elle est venue ! Elle est venue à moi ! Je ne devrai pas être heureux non ?!


JE LE SUIS BON SANG ! Je le suis ! AAAAAAAAAAH ! Je m’écroule dans la neige, Séphyria sur moi. Elle passe une main gantée sur mes cheveux, retirant la neige qui s’y trouve tout en me souriant. Bon sang ! Séphyria est là ! Elle est là ! Près de moi ! Qu’est-ce qu’elle m’avait manquée !

Chapitre 14 : Non pas dans ses objectifs

Chapitre 14 : Non pas dans ses objectifs

« Momartik, Ludicolo, Kaimorse, Mammochon et Polagriffe. »

Je dis cela avec nonchalance en voyant les différentes créatures humanoïdes en face de moi. L’une d’entre elles, la Momartik, prend la parole avec douceur :

« Je m’appelle Calsidya. Le Ludicolo s’appelle Cotone. Ipyli est le nom du Polagriffe. Oros et Sarkon sont respectivement le Kaimorse et le Mammochon. Voilà tout. »

Oh ? Elle a fait les présentations ? C’est un peu étonnant en soi mais bon … Ces créatures ne semblent pas être souillées … donc avec leurs pleins pouvoirs. Ça ne devrait pas être difficile, n’est-ce pas ? C’est ce que je pense alors que déjà, les cinq personnes disparaissent en face de nous. Ou non … Cela risque d’être plus difficile que prévu.
Aussitôt, des cris se font entendre alors que je vois plusieurs soldats qui tombent au sol, des pieux plantés dans leurs corps. Que … Quoi ? ET MERDE ! MERDE ! ET MERDE ! Ca ne va pas être simple à gagner ! Fais chier ! J’en ai déjà assez ! On ne va pas les tuer ! ON NE VA PAS LES TUER ! C’EST TOUT !

« LANIA ! Si tu les trouves, tu ne les tues pas ! NE LES TUEZ PAS ! BLESSEZ-LES ! »

On ne va pas les torturer ! Je ne sais pas comment ça se passe en Rousie mais en Fronse, ça ne sera pas le cas ! Mais on va avoir besoin d’aide ! Du moins, on va avoir besoin qu’ils ouvrent leurs gueules ! Je suis en position, regardant devant moi, mon arme à la main.

« Oh … Toi, par contre, tu es vraiment mignon … et disponible. »

Une voix s’adresse à moi alors que je me retourne pour me retrouver face à la Momartik. Du moins, la femme Momartik ! Celle-ci a le sourire aux lèvres, un mauvais sourire, un peu pervers et malsain. Mais … charmeur … très charmeur.

« Tu as quand même l’odeur d’une personne vierge, n’est-ce pas ? Ca se sent … En fait, tu es même l’unique personne qui l’est ici … Mais il y a une autre odeur qui t’accompagne, une odeur peu appréciable puisqu’il s’agit d’une femme. Hum … Et puis … Tu es Ric ! N’est-ce pas ? Alors … Si je peux m’unifier avec toi, qu’est-ce que cela doit être hein ? »

M’unifier avec elle ? Et puis quoi encore ? Je pointe mon arme vers elle et tire au niveau de la jambe mais la balle la traverse sans même la blesse. Elle a un petit rire, s’approchant de moi pour arriver jusqu’à ma hauteur. Elle a son visage si près de moi … tellement près … Je sens déjà un certain froid m’envahir.

« RIC ! BAISSE LA TÊTE MAINTENANT ! »

Je m’exécute, voyant une lame psychique qui passe au-dessus de moi. Mais une barrière de glace bloque la lame, la brisant en même temps que la barrière. Je … Lania ? Je ne crois pas que je serais mort … Cette Momartik … n’est pas encore « possédée » sexuellement … comme les autres pokémons. Bon … Elle est de loin la plus belle bien qu’Ipyli, la Polagriffe le soit tout autant. Mais ce n’est pas ça le problème ! PAS CA DU TOUT ! RAAAAAAAAAH ! Bordel ! Ca m’embête vraiment là ! VRAIMENT !

« Ric ? Tu vas bien ? »

« Ca va … Ca va … Ca pourrait être pire. »

Elle me répond qu’elle vient me défendre. Pendant ce temps, je peux regarder la situation. Ce n’est pas fameux … Pas du tout même. Il y a déjà une dizaine de morts parmi les soldats mais à côté, Alphonse est avec Emairon. Au moins, les deux hommes s’entraident. Et puis, il n’y a qu’une Momartik donc les autres peuvent se prendre des dégâts.
Le combat dure une bonne trentaine de minutes, je le sais … bien que je ne sois guère souvent concentré. Et la Momartik est quand même plus forte qu’on ne l’aurait cru. Mais à côté, Lania a ses pleins pouvoirs, des pouvoirs plus qu’importants et immenses. Finalement, la femme aux cheveux blancs se retrouve allongée dans la neige, haletant, les bras tendus comme pour faire un ange avant de dire d’une voix lente :

« C’est bon … J’abandonne. J’en ai assez de tout ça. Tuez nous. »

« … … … Ric nous a demandé que ça ne soit pas le cas. »

Les cinq pokémons humanisés sont à terre. Je regarde la Momartik avant de tendre ma main. Elle semble surprise de mon geste mais malgré que je fronce les sourcils, elle prend ma main jusqu’à se relever. Je ne pars jamais sans elles … Je sors mes menottes, les mettant aux mains de la Momartik, celle-ci disant avec amusement :

« Tu sais que cela est inutile. Mais à part si c’est un jeu sexuel ? »

« Tais-toi … Je ne veux pas que tu parles, compris ? »

« Oh, d’accord, d’accord. Mais je me disais que ma beauté froide ne te laissait pas de glace. »

« Ric … Je crois que je vais quand même la tuer maintenant. Elle fait tout pour me mettre en colère ! RIC N’EST PAS A TOI ET NE LE SERA JAMAIS ! IL AIME SEPHYRIA ! »

« Oh ? Drôle de façon de l’aimer … C’est l’Altaria non ? Elle ne supporte pas le froid ? Hahaha … La pauvre. Enfin bon … Tu sais, les pokémons ne sont pas jaloux. »

« Séphyria n’est pas comme ça ! TAIS-TOI ! »

« … … … Ah … … … Vraiment. »

La Momartik se calme aussitôt, laissant place à un soupir de dépit après quelques secondes. Elle semble légèrement attristée alors que les cinq pokémons sont capturés. C’est la première fois … qu’un affrontement ne tourne pas au massacre de pokémons.

« Bon ben … Vraiment zut alors … »

Je murmure à Lania d’aller lire les pensées de la Momartik alors que nous retournons à la base. Elle s’exécute, semblant un peu étonnée avant de me répondre par la pensée :

« Elle se disait qu’elle avait finalement trouvé quelqu’un d’intéressant. Comme ils n’ont pas eu le temps d’avoir des rapports sexuels forcés avec autrui, ils ont chacun leurs propres pensées et donc … Enfin, Ric, elle était sérieuse. »

« C’est bien ma veine. Je n’ai encore rien fait avec Séphyria … mais je ne vais pas la trahir avec une Momartik non plus. Ah … Elle me manque. »

« Je sais bien, Ric. Je sais bien … même si tu bloques tes pensées, c’est peint sur ton visage. »

« … … … Elle est un chef d’œuvre. »

La Gardevoir ne me répond pas alors que nous retournons à la base. Pendant ce temps, je me mets à réfléchir à la situation. Normalement, d’après ce que je pense savoir, on a quand même découvert pas mal de pokémons liés aux pierres précieuses non ? Il ne doit plus en rester beaucoup … mais est-ce pour autant une bonne chose ? Je ne sais pas … Car Loïc a surement imaginé quelque chose d’autre entre temps. Je me sens las … vraiment las. Alors que nous sommes sur le point d’emprisonner les cinq pokémons, la Momartik s’approche de moi, déposant un léger baiser sur ma joue gauche avant de murmurer :

« Si tu changes d’avis … Appelle-moi. »

Il faut que je fasse attention. Autant les hommes pokémon, il n’y a aucun risque. Autant les deux femmes pokémons, on ne sait jamais. Je vais devoir … surveiller la prison. Je n’ai confiance en personne … et en même temps, je suis las.

Chapitre 13 : Sous le blizzard

Chapitre 13 : Sous le blizzard

« Rien de rien … Et ça fait déjà dix jours. »

Alphonse ne fait que répéter la triste vérité. Je ne lui en veux pas car vraiment, c’est chiant, très chiant même. On n’a rien de rien ! RIEN DU TOUT ! Et je ne peux pas … Je ne peux pas tenir comme ça ! Ça m’embête, ça m’embête plus que tout même. Le pire ?

« On est presque en train de se perdre à chaque fois. »

C’est Emairon qui fait cette remarque très juste et fondée. Rien d’autre à dire malheureusement, malheureusement … oui. Nous sommes en train de faire chou blanc, rien que ça. Autant dire que ça m’énerve … mais il n’y a pas que ça.

« Emairon ? Emairon ? Tu veux bien venir s’il te plaît ? »

Grrr … Je ne suis pas du genre à me mettre en colère inutilement mais là, quand je les vois heureux et souriants, ça m’énerve. C’est bête mais je suis jaloux … Je suis jaloux d’eux. Et je sais qu’Alphonse n’est pas mieux que moi.

« Faites donc … Je vais aller passer un coup de fil de mon côté. »

De toute façon, ce n’est pas comme si j’avais vraiment beaucoup de hein choix ? On ne m’en laisse pas vraiment non plus. Tsss ! Je quitte la base, faisant quelques mètres avant de prendre mon téléphone portable. J’appuie sur celui-ci, regardant les SMS avant de soupirer … Ca m’énerve, ça m’énerve tellement ! Je suis nul en message d’amour ! Alors que du côté de Séphyria, tout n’est que poésie et tendresse.

« Chaque seconde sans toi représente les épines glacées de Rousie qui viennent parcourir les pores de ma peau. Ne pas t’avoir à mes côtés est la pire des épreuves qu’Arceus m’a faite endurer. Je veux t’avoir auprès de moi, te serrer dans mes bras pour ne plus jamais te libérer de mon étreinte. »

… … …. ET JE SUIS SENSE FAIRE QUOI MOI ?! HEIN ?! JE SUIS SENSE FAIRE QUOI FACE A CA ?! Je commence à pleurer comme un parfait débile alors que j’ai le numéro de Séphyria qui s’affiche. Je n’ai qu’à l’appeler … Ça serait une bonne chose.

« Et lui dire quoi ? La même chose que d’habitude ? C’est ça ? »

La même chose inutile ! Les mêmes mots stupides qu’elle entend à chaque fois ? C’est ça ? C’EST CA ?! Je serre rageusement mon portable avant de me calmer. Ça ne sert à rien de m’énerver … Rien du tout même. Je regarde le MMS qu’elle m’a envoyé … Un joli MMS. Si cela avait été Lania, je suis sûr que ça aurait été une photo coquine comme pour m’inciter à finir cette foutue mission.
Mais là … Encore … Tout n’était qu’élégance. Elle portait sa chemise de nuit liée à son bas de pyjama, tous les deux d’une couleur bleue ciel. Mais pas seulement … Pas du tout … Elle avait ouvert deux boutons pour dévoiler un décolleté sans trop en montrer. Au-dessous de sa poitrine, recouvrant son ventre et ses hanches, le coton de ses ailes était présent. D’ailleurs, le bas de sa chemise était ouvert pour laisser paraître son nombril.
Mais … Le plus … Le plus … Le plus … Ce qui me fait le plus mal, c’est sa position. Elle est assise au milieu du lit. Non pas une position langoureuse ou autre. Loin de là. Non … Elle est juste assise dans cette tenue … et elle tend les bras. Elle tend doucement les bras comme pour me réclamer. Me demander une tendresse que je ne possède pas pour le moment. J’appuie sur le bouton pour communiquer avec elle et j’entends finalement sa voix :

« Ric ? Ric ? C’est bien toi ? Ric ? Comment vas … »

« Je t’aime, Séphyria. »

Ce sont les seuls mots qui sortent de ma bouche avant que je ne coupe la communication. Je suis con, je suis le pire des cons. Vraiment, je suis le roi des imbéciles, le chef des idiots, le président des trous du cul. Je n’ose pas parler avec elle. Je me ferai plus souffrir qu’autre chose. Je la veux contre moi … Je le sais … Mon corps la réclame. Nous n’avons jamais rien fait, elle et moi. Nous n’avons pas encore franchi cette limite mais … je ne peux pas. Je ne peux pas ! JE NE PEUX PAS rester là sans rien faire !

« Hey ! Ric ! C’est l’heure de se préparer ! »

L’un des soldats vient de me héler alors que je me dirige vers la base. J’entends le portable qui vibre mais je coupe la communication. Quel idiot … Mais quel idiot … Mais quel idiot … Quel idiot … Lorsque je reviens, je vois Emairon qui se dirige vers moi, tendant son portable à son tour. Mais je refuse de le prendre, je lui transmets juste un message mental :

« Je ne veux pas … lui parler … Dis-lui qu’elle me manque … C’est tout. »

Emairon semble respecter ma décision et s’éloigne. Il est l’heure de partir en mission. Lorsqu’il revient, il tente de me dire ce que Séphyria m’a répondu mais je suis ailleurs … dans un autre monde, celui de mes pensées.


Mes pensées les plus absurdes. En fait, Alphonse tente de me faire la conversation, Lania aussi par les pensées mais je suis imperméable. Je suis complètement ailleurs. Cette fois-ci, je crois que mes nerfs ont craqué. Quelque chose s’est brisé en moi. Je ne suis même plus vraiment conscient de mes actes.

« Quand même … Je n’ai jamais vu Ric comme ça. »

« Même moi qui le connait depuis des années, j’avoue que … »

Lania et Alphonse parlent entre eux. Je vois leurs lèvres qui bougent mais je ne sais pas ce qu’ils se disent. Emairon est muet mais il les écoute. Ils parlent surement de moi, ça se sait, c’est tellement facile à savoir … C’est tellement …

J’en ai marre … J’en ai tellement marre … Je veux juste qu’on trouve cette foutue base, qu’on délivre Dyamia, cette enfant, et zou … Je ne sais pas pourquoi Séphyria parlait que j’étais son homme et celui de Dyamia mais si elle a un corps d’une enfant, non, ça ne risque pas de me plaire. Et de toute façon, je ne tombe pas amoureux comme ça.

« Je ne suis pas de ce genre … Je ne crois pas au coup de foudre. »

Je ne suis pas … stupide. J’ai arrêté de l’être mais peut-être que je risque d’aimer Dyamia ? Comme une petite sœur ? Ou alors comme une femme ? Non … Je suis perturbé, trop perturbé par tout ça. Je ne remarque même pas le pieu de glace qui fonce vers moi, venant se loger dans mon ventre. Du moins, c’est ce à quoi je m’attendais avant d’être téléporté.


Cinq personnes … Cinq personnes sont présentes en face de nous. Cinq personnes qui semblent être liées au froid. Je ne les remarque pas complètement à cause du blizzard mais une telle attaque ne passe pas inaperçue.

« Ce sont des pokémons humanisés ? On en a jamais eu autant auparavant et … On n’a qu’Emairon et Lania avec nous. »

Alphonse parle comme si ce n’était pas la première fois qu’il en affrontait. Je ne sais pas comment ça se passe réellement mais tout ce que je sais, c’est que je ne suis pas d’humeur. A côté de Lania, je sors mon arme, la chargeant avant de la pointer en direction des cinq personnes. Sans aucune réticence, je tire, la balle semblant dévier à cause de la tempête.

« Non, non, non … Ca ne marche pas comme ça. »

Une voix douce et féminine qui s’adresse à nous … Mais je n’y tiens pas compte. Déjà, les trente soldats qui nous accompagnent, moi, Alphonse et le couple de pokémons humanisés se mettent en position. On va devoir livrer bataille … mais je n’en ai pas envie.

Chapitre 12 : Réconfort

Chapitre 12 : Réconfort

« Bon … Ric … Fais attention à toi, d’accord ? »

Elle me tient par les épaules, me regardant longuement avec une certaine inquiétude. Je lui souris pour tenter de la rassurer mais moi-même, je le suis un peu moins. Depuis que je vis avec une pokémon, j’étais plus en sécurité mais là … Ce n’est pas pareil malheureusement. Pourtant, je me donne une certaine contenance, me frappant le torse avant de dire :

« Je vais m’en tirer et sauver Dyamia, ne t’inquiète pas pour ça. Tu peux me dire à quoi elle ressemble s’il te plaît ? Si c’est l’une de tes sœurs, elle doit avoir votre âge non ? Elle doit être aussi mignonne que toi et Roubé. »

« … … … Elle s’est forcée à ne jamais grandir. Un blocage psychologique, Ric. Elle doit ressembler à une jeune fille d’environ dix ans. C’est pourquoi la voir … subir … »

La voir subir … quoi ? Je ne connais pas vraiment ce qui se passait avec elle donc je la regarde avec incrédulité, attendant de voir ce qu’elle va dire. Pourtant, elle détourne la tête, cherchant ses mots, des mots très difficiles visiblement.

« Tu sais ce que l’on fait aux pokémons humanisés … Bref … Sous cette forme, c’est encore plus horrible. Surtout en vue … de son « utilité ». Comment est-ce qu’ils l’utilisent … Voilà tout … J’ai juste cela à te dire, voilà tout. »

« Je … D’accord … Je suis désolé … Je ne voulais pas te perturber avec ça, pardon. »

« Me perturber ? Mais non, non, ce n’est pas ça du tout, Ric ! Loin de là ! Je … Tiens … Je vais te dire à quoi elle ressemble, je vais te donner le plus d’informations. Et maintenant … Je … Je crois qu’elle te connait aussi. Elle a souvent parlé d’un Ric. Je n’avais jamais … fait la liaison entre ses paroles … et toi … mais si ta mère … nous a donné la vie … »

« Alors, il se peut que tout soit relié … mais à quel point ? »

« Je ne sais pas du tout … Je ne sais vraiment pas, j’en suis désolé. »

Désolée … Elle est désolée pour moi ? Je n’aime pas comment … elle me parle. Mais je comprends parfaitement ce qu’elle veut dire. Enfin oui … Mais comment dire cela … BON ! Aller ! Qu’elle m’en parle plutôt !

« Alors … A quoi est-ce qu’elle ressemble ? A quoi ressemble Dyamia ? »

« Elle a des cheveux noirs ou blancs … et des yeux rouges ou bleus … Mais elle ressemble à une jeune fille de dix ans. Ric … Si tu la retrouves, tu … »

« Je ferais tout pour la sauver, oui. C’est le cas, tu ne devrais même pas me poser la question hein ? » répondis-je en lui souriant tendrement.

Elle fait le même sourire que moi avant de venir m’embrasser. C’est vrai … Elle m’avait promis cela puisqu’elle ne voulait pas me rejoindre … Ah … Passer quelques jours en Rousie sans elle ? Sous le froid et la neige ? Alors qu’elle va se prélasser dans les couvertures.

« Je suis un peu jaloux. Tu vas rester au chaud. » dis-je en rigolant légèrement.

« Oh … Ne t’en fait pas … Quand tu reviendras, je te transmettrai toute la chaleur emmagasinée. Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Chair contre chair ? » murmure-je. Elle me fait un grand sourire avant de m’embrasser à nouveau. Même si je sais pertinemment que je ne ferai pas ça … Du moins, si on n’a pas … la même motivation qu’auparavant ! MAIS BON ! Il est l’heure de partir !

« Tu veux un dernier baiser avant de me quitter pour quelques jours ? »

Et pourquoi pas ? J’hoche la tête, la jeune femme collant ses lèvres contre les miennes. Après quelques secondes, elle me murmure qu’elle est désolée de ne pas pouvoir venir me rejoindre mais comme signalé, ce n’est pas de sa faute. Si elle ne supporte pas le froid, je ne vais pas la forcer à venir me rejoindre. Je suis juste un peu déçu mais ça, c’est plus que normal. Je la colle bien contre moi, pour m’imprégner de son odeur et de sa douceur … puis finalement, je la libère. J’ai un sac avec mes affaires et divers autres objets.

Je quitte la chambre de l’hôtel, attendant qu’Alphonse, Lania et Emairon viennent me rejoindre. Je regarde l’étage où j’étais auparavant, ayant un petit sourire aux lèvres en remarquant Séphyria qui m’observe par la fenêtre, me saluant.

« Oh ? Toi aussi, t’as du mal à t’en séparer ? »

« Pire que tout, Alphonse … Pire que tout. Je sens que ça va être difficile. »

« La méthode la plus simple pour qu’on les retrouve, ça sera d’accomplir cette mission plus que rapidement. Qu’est-ce que tu en dis ? »

« J’en dis que je trouve que c’est une bonne idée. »

Il est d’accord avec moi alors que Lania et Emairon arrivent finalement. Malgré l’inquiétude de la Gardevoir, elle est toujours accrochée à son Gallame et inversement. Oui … Ca se voit qu’il l’aime … qu’il l’aime tant.

« Vous êtes prêts, les deux tourtereaux ? »

Ils ne me répondent pas et ne font que me sourire. J’hèle un taxi avant que nous rentrions tous les quatre. Direction une base de l’armée rousienne. Là-bas, pas de temps à perdre, nous nous trouvons dans un camion comme convenu.
Et la température change grandement. Oui … J’ai froid ! Plus que froid même ! Mais bon … Je tente de résister … Brrr ! Où est-ce que … AH ! Des tentes ? On voit des tentes après plusieurs heures de route. On va vraiment dormir dans des tentes ? Ah non … Ce n’est pas ce que je pensais ! Contrairement à ce que je crois, ce sont juste des fournitures qui se trouvent dedans. Derrière cela, il y a une autre base … Assez rapidement faite mais bon … Je pense que c’est parce …

« Ric ? Tu descends ? Ne t’endors pas hein ? »

Alphonse me secoue, me tirant un peu de ma rêverie. Oui, il vaut mieux que je ne dorme pas ; C’est mieux pour moi. Nous prenons position et nos chambres. Heureusement, le couple n’est pas séparé. Même dans l’armée, nous avons quand même un peu de grade « spécial ». Ce qui nous permet d’éviter les commodités habituelles.

Mais ça ne change rien … au fait que je suis jaloux de Lania et Emairon. HUMPF ! Surtout en vue de ce qu’ils vont faire pour se réchauffer ! BRRRR ! Je ne devrais pas penser à ça à cause de Lania ! Je ne suis plus concerné par elle. Alors que je prends une place dans ma chambre, je m’installe sur le lit, fermant les yeux pour chercher le repos. Un repos qui ne va pas tarder à arriver, je le sens … bien.

« C’est donc ça … Mais … Tu es sûr que … »

« Tu ne dois rien dire, rien du tout. Lania, promets-le moi. Tu ne dois pas en parler. »

« C’est risqué, trop risqué ! Et c’est stupide un peu ! Mais … En même temps … Tu … »

« Oui, je ne fais pas ça pour moi, comme tu as pu le remarquer. »

« Tant mieux alors … J’avais vraiment peur que ça soit beaucoup plus grave que ça, Emairon. J’avais peur … que tu ne m’aimes plus. »

Il la rassure, venant l’embrasser en passant une main dans ses cheveux bleus. La Gardevoir grimpe sur l’être qu’elle aime, commençant à le déshabiller peu à peu alors que le Gallame ne reste pas inactif pour autant. Lui-même passe ses mains sur le corps de l’être à moitié humanisé, déposant des baisers sur sa peau nue Maintenant qu’il lui a dit la vérité, il se sent plus serein et calme. Qu’importe ce que Loïc lui avait dit … Il ne veut pas trahir Lania.

Chapitre 11 : Séparations

Chapitre 11 : Séparations

« Tu me pardonnes mon amour ? »

« Pour la huitième fois de la journée, Ric, oui, je te pardonne. » me répond Séphyria sur un ton mi-amusé, mi-exaspéré. Il faut dire que je me sens mal depuis hier et que je ne veux vraiment pas qu’elle m’en veuille pour ça. Vraiment ! Ca ne me plait pas du tout ! Pas du tout même ! Comme elle me voie anxieux, elle m’embrasse longuement, me soufflant :

« Je te promets que oui, Ric. Et puis, hier, tu me l’as prouvé non ? Enfin, s’il n’y … »

« Il y aura d’autres moments propices à ça mais … Enfin … Je ne suis pas doué. »

Elle me regarde avec surprise, rigolant légèrement avant de passer ses bras autour de mon cou. Maintenant, elle a les yeux les plus doux que je lui connais, me murmurant tendrement :

« Alors, nous serons deux à nous débrouiller comme des novices, d’accord ? N’est-ce pas ? »

« … … … Tu seras mon professeur et inversement. »

Je ne sais pas vraiment quoi répondre mais en même temps, nous retrouvons tout le monde en bas de l’hôtel. Après avoir pris un déjeuner, nous nous rendons dans un imposant bâtiment, l’un des ministères de la Rousie. Nous avons un rendez-vous avec l’un des généraux et autant dire que je suis aussi anxieux que pour ma première fois avec Séphyria. Néanmoins, l’homme que nous rencontrons a un peu d’embonpoint mais surtout le sourire aux lèvres.

« Alors … C’est donc vous les personnes envoyées par le président de la Fronse ? J’espère que mes paroles ne sont pas trop dures à comprendre. »

« Non, non … Vous parlez parfaitement notre langue. » dis-je en reconnaissant que c’est la vérité, sans pour autant en rajouter. Je l’ai compris parfaitement … ce qui m’étonne d’ailleurs. En Calambie, j’avais mis un peu de temps à comprendre … mais bon, j’avais Lania de toute façon pour lire dans leurs pensées et me permettre de comprendre leurs propos. Oui … Elle était quand même utile pour …

« HEY ! RIC ! Quand même, je suis plus utile qu’un simple outil de traduction ! »

« Hahaha ! Ca t’apprendra à lire mes pensées, Lania ! » dis-je en rigolant, Lania faisant une petite moue boudeuse. Elle ne devait surement pas s’attendre à ça.

« Roh arrête de faire ta tête de mule … Continuez donc, général. »

« Je vous explique donc la situation par rapport aux informations que nous avons, d’accord ? Cela concerne la Triafa, comme convenu. »

« C’est exact … Veuillez donc parler, il n’y a aucun problème. »

Je ne veux pas lui couper la parole mais je veux quand même … Tiens … Il faudrait que je demande à quoi ressemble Dyamia, ça serait bien plus simple. Pourtant, au fond de moi, j’ai l’impression que je peux déjà lui donner un certain physique et une certaine forme.

« Alors … Tout d’abord, il faut savoir que la base principale de la Triafa, comme bien entendu, ne se trouve pas en pleine ville, cela serait trop simple. Non, ils ont décidé de s’installer en plein désert purisien. Vous voyez où c’est ? »

« Au sud-est de la Rousie, oui … » commente Séphyria, écoutant attentivement les paroles du général. Même elle ou Emairon n’étaient pas forcément au courant de tout par rapport à la Triafa. Oui … Ils avaient bougé Dyamia pour qu’ils ne puissent pas la retrouver.

« Pas si loin que ça de la Manganie et de la Shone, l’un des gros pays de l’Izie. Mais bref … Aussi, le désert, il porte bien son nom bien que ça ne soit pas celui auquel vous pensez. Là-bas, la température est constamment négative et je ne vous parle pas des tempêtes de neige hein ? Il n’y a pas que ça, loin de là ! »

« … … … Très charmant. » murmura Roubé, tremblant déjà rien qu’en s’imaginant le froid et la neige glaciale qui se trouvaient dehors. Elle n’est encore pas très motivée … Et bon, je me dis que Séphyria doit être dans le même cas actuellement.

« Bref ! Tout ça pour vous dire que ça ne sera pas du gâteau et qu’on n’a aucun indice précis sur l’endroit où se trouve la base. De même, ils sont plus malins qu’ils en ont l’air. Comme nos soldats sont équipés pour qu’on puisse les repérer, ils ne s’amusent pas à seulement les tuer mais aussi à nous embrouiller en plaçant les émetteurs sur différents pokémons qui s’éloignent. Autant dire que … Vous comprendrez. »

« Je vois … Je vois … Donc nous pouvons partir quand pour rejoindre vos troupes qui sont à la recherche de cette base ? »

« Hein ? Oh … Ca … C’est un peu quand vous voulez quoi. Vous me le dites et dans la journée même, vous êtes dans les camions. »

« Ric ? Est-ce que je peux discuter avec toi … auparavant ? »

Hein ? Bien entendu. Mais le ton de Séphyria ne me plait que moyennement. Enfin … Je n’aime pas vraiment le ton utilisé pour tout dire. Je m’éloigne avec elle alors qu’elle a un air vraiment désolé peint sur le visage. Je demande doucement pour la rassurer :

« Et alors ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu as l’air assez pâle et livide … Ca ne va pas ? »

« Je … Ric … Enfin, je ne pense pas t’accompagner dans le désert purisien. »

« Hein ? Que … Mais pour … Ah non … Je … »

Je suis assez embrouillé mais pas mes pensées. Je comprends parfaitement où elle veut en venir et surtout pourquoi. Je lui caresse la joue avant de reprendre :

« Je comprends parfaitement ma douce. C’est normal … »

« Tu ne m’en veux pas ? Tu es sûr de ça, Ric ? »

« J’ai l’impression qu’on a inversé les rôles, là. Hahaha … Donc non, je ne t’en veux pas. Je suis sûr qu’ils pourront continuer à t’héberger mais fais attention à toi. »

« Attention à moi ? Mais c’est toi le simple humain, Ric ! Tu as peut-être la vie dure, tu es très résistant mais tu n’es pas immortel ! Fais attention à toi ! »

« J’aurai le droit à mon petit bisou pour me porter chance ? »

Elle me sourit tout en hochant la tête. C’est un peu stupide comme demande mais ça fait toujours son effet. J’ai l’impression d’être le héros d’un film à l’eau de rose. Mais bon … Un chouette film à l’eau-de-rose hein ? Puisque j’ai une véritable beauté à mes côtés. Le baiser arrive tout de suite, qu’importe que l’on soit dans le bureau du général ou non. Je vois qu’Alphonse a aussi le droit à un baiser avant de venir s’approcher de moi.

« On dirait bien qu’on va être seuls pour l’expédition, Ric. »

« Ta femme ne semble pas apprécier le froid non plus ? Enfin, il y en a un qui a de la chance. »

Nous nous tournons tous les deux vers Emairon, celui-ci haussant les épaules comme pour bien montrer que ce n’est pas de sa faute. Ouais ouais ! Il avait de la chance que Lania ne soit pas frileuse mais plutôt souvent très chaude. Tsss !

« Et je continuerai de le réchauffer, Ric, si ça s’avère nécessaire. »

Lania a pris la parole, Emairon rougissant un peu alors que le général semble être le seul à ne pas comprendre. Mais bon, pas de sa faute. Pour l’heure, on a autre chose à faire ! On doit se préparer ! Et puis bon … Se préparer sans Séphyria et Roubé.