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Chapitre 32 : Sans prévenir

ShiroiRyu
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Chapitre 32 : Sans prévenir

« Bon … On se calme, les filles, compris ? »


Il dit cela en regardant les deux pokémon. Cette après-midi, elles ont été infernales. Il faut dire qu’il n’avait pas eut cours et qu’il avait passé une bonne partie de son temps avec elles. Et cela avait visiblement excité les deux demoiselles.

« Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? Eleanor ? Sirénia ? »

« Oui, oui, c’est bon. Le message fut bien enregistré, pfff. Mais donc, on va dormir avec toi hein ? Tu le sais bien, n’est-ce pas ? Tu peux pas revenir en arrière maintenant ! »

« Je ne vois pas pourquoi je reviendrais en arrière sur ce que j’ai dit. Allons dormir. »

Même s’il ne se sent pas rassuré. Est-ce que parce qu’il a des pokémon maintenant ? Il ne sait pas vraiment, sauf que cela est revenu … et il n’a aucune explication. Et c’est ça qui l’effraie même s’il ne veut pas l’avouer devant les pokémon.

« Ryusuke. N’oublie pas que je suis une pokémon psychique ! Et ta petite sœur ! »

« Petite sœur ? Hahaha, oui, c’est vrai ! C’est totalement vrai. Oui, je ferais mieux de ne pas m’inquiéter, tu as raison … Désolé, Sirénia. Au lit, mesdemoiselles ! »

Il n’avait pas posé la question aux autres élèves : était-ce étrange de dormir avec ses pokémon sur son lit ? Il n’en sait trop rien. Couché dans son lit, il commence à fermer les yeux avant que Sirénia ne s’engouffre sous la couette.

« Je ne veux pas avoir froid, Ryusuke. Je peux donc me coller à toi, s’il te plaît ? »

« Même si je te refuserais ça, tu le ferais donc bon … Ne me pose pas la questions et viens donc. Ca sera mieux que rien, n’est-ce pas ? »

Mieux que tout il veut dire ! Elle se place contre lui, Ryusuke la récupérant avec son bras par-dessus elle, l’autre main caressant les petites cornes sur le crâne de la Kirlia.

« Heureusement qu’elles ne sont pas pointues, n’est-ce pas ? Tu risquerais de blesser quelqu’un avec, tu ne crois pas ? Ca serait vraiment dommage, je trouve. »

« Je ne te ferai jamais mal, Ryusuke. Promis. Et maintenant, fais de beaux rêves. »

De très beaux rêves où elle va veiller sur lui. Il ne peut cacher sa peur, elle le ressent jusqu’au plus profond de son être. Il est impossible pour elle de l’ignorer. Mais elle doit attendre qu’il s’endorme paisiblement … ou presque.

« Draaaaco ? » murmure la pokémon dragon après une quinzaine de minutes. Elle aperçoit Ryusuke qui gesticule dans le lit. Elle est prêt à le réveiller d’un coup de museau mais elle est arrêtée par Sirénia qui met une main devant elle, disant :*

« Ne le réveille pas. Je vais purger ses mauvais cauchemars une bonne fois pour toutes. »

Et comment est-ce qu’elle compte faire ? Ses yeux deviennent roses jusqu’à ce que la pokémon pose une main sur le front de son dresseur. Elle est déjà au courant à ce sujet… elle a déjà été dans ses rêves, mais surtout ses cauchemars.

« Cela ne sera pas plaisant. Si tu vois que je gigote, tu nous réveilles tous les deux, d’accord Eleanor ? Tu penses pouvoir le faire ? »

« DRAAAAAAA ! » répond la pokémon au long corps bleu et blanc comme pour confirmer les propos de la Kirlia. Celle-ci fait un sourire avant de dire :

« Je te fais confiance. Evite de briser celle-ci hein ? Bon, on y va alors ! »

Et elle n’allait pas perdre de temps. Rapidement, elle s’écroula aux côtés de Ryusuke, finissant par tomber sur lui comme si elle avait perdu sa vie. La Draco se retient de crier. Elle doit réagir s’ils commencent à gesticulier tous les deux.

« Dra … draco dra draco … »

Elle n’aime pas ça mais ce n’est pas comme si on lui permet d’exprimer son avis. Elle ne peut pas rejoindre les deux êtres dans leurs cauchemars, n’est-ce pas ? Elle patiente, sagement, se redressant sur le lit, comme une gardienne silencieuse.

« Dra … » termine t-elle de dire dans un soupir. Cela risque de prendre du temps et même si elle sera fatiguée, elle continuera jusqu’à ce qu’elle soit sûre que Ryusuke va bien. C’est la moindre des choses à faire dans ces moments-là.

Voilà, elle est arrivée à destination. Et bien entendu, ce n’est pas très plaisant. Comment cela pourrait-il l’être ? Elle a du mal à apprécier de voir une forêt en flammes, ravagée par celle-ci mais elle n’est pas là pour faire du sentimentalisme.

« Où est-ce que Ryusuke se trouve ? Normalement, il est toujours dans les environs. Je ne peux pas m’arrêter un instant, je ne sais pas qui ou quoi s’amuse avec lui … mais je vais le stopper une bonne fois pour toutes. »

Une bonne fois pour toutes, elle ira s’en débarrasser. Sauf qu’elle ne sait pas à quoi elle a affaire ! Et néanmoins, Ryusuke ne rêve vraiment pas de choses joyeuses, c’est très glauque, sinistre et surtout triste en même temps.

« Il pourrait rêver de moi et lui, en train de courir dans les vertes prairies ! »

« AAAAAAAAAH ! NON ! S’il vous plaît ! »

Un cri ? Mais pas masculin. Qu’est-ce que cela veut dire ? Pourtant, elle est bien dans les rêves de Ryusuke non ? C’est étrange, trop étrange ! Elle se téléporte vers l’origine du cri, arrivant dans ce qui semble être un petit village, non-loin de la forêt.
… … … Comment est-ce possible ? Les terrains sont ravagés. Les bâtiments sont détruits. Les hommes et les pokémon sont mutilés au sol. Une telle barbarie est inconcevable et pourtant, c’est ce qui se trouve devant ses yeux. Elle n’avait pas vu ça la dernière fois.

« S’il vous plaît, ne tirez pas ! Ne nous tuez pas ! »

« Oh mais non, nous n’allons pas tirer. C’est barbare et monstrueux. Il vaut mieux laisser la nature agir comme elle le fait toujours si bien. »

« Pas vos pokémon ! S’il vous plaît ! Pas vos pokémon ! »

Pourtant, elle aperçoit ce qui se déroule devant ses yeux. Un véritable massacre. Des innocents qui disparaissent sous les flammes … mais non ? Il y a quelque chose d’étrange avec les pokémon qui s’en prennent à eux. Pourtant, elle n’a pas que ça à faire !

« Je dois retrouver Ryusuke. RYUSUKE ! »

Ca ne sert à rien de crier mais elle le fait. Elle doit réussir à nouer le contact avec lui. C’est le seul avec qui elle peut interagir dans ses rêves. C’est pour ça qu’elle cherche à se concentrer. Réussir à retrouver sa trace et ensuite … AH ! Elle l’a trouvée !

Et voilà, elle arrive à sa hauteur. Mais ce n’est pas pour ce genre de résultats ! Ce n’était pas pour ça ! Il est en train de courir, avec ses parents ! Hein ? Non, ce ne sont pas ses parents qu’elle voie mais un homme et une femme. Enfin, il est avec eux.

« Ryusuke, il faut que tu arrêtes de courir. Ce n’est qu’un cauchemar. »

« Qui … qui êtes vous et qu’est-ce que vous me voulez ? Vous me voulez du mal, c’est ça ? Je ne me laisserais pas faire ! Je ne veux pas souffrir ! »

« Je ne suis pas là pour ça ! Je viens t’aider ! Mais il faut que tu me dises ce qui se passe ! »

Quelle étrange conversation. Elle parle à un adolescent qui fait un cauchemar mais pas seulement, ce n’est pas un adolescent en face d’elle mais un enfant qui doit avoir que quatre ou cinq ans. Pourtant, son langage est … différent. Ce qui montre par là qu’il garde son mental actuel. Et elle ne peut pas aider, elle n’a aucune influence dans tout ça.

« Est-ce qu’il faut que je dévore ce rêve pour que tu sois libéré ? »

« NON ! NE PAS DEVORER ! JE NE VEUX PAS FINIR DEVORE ! »

Ne pas dévorer ? Mais dévorer quoi ? Ah ! Ses parents avec lui ! Enfin, ce sont ses parents ? Sans être ses parents ? On dirait de parfaits inconnus mais ce n’est pas ça le souci, le souci, c’est qu’elle ne comprend pas ce que sont les pokémon qui le poursuivent.

« Ryusuke, tu as une explication ? C’est quoi ça ? »

« J’en sais rien ! Je sais pas … je sais pas moi ! Snif ! MOUIIIIIIIIN ! »

Voilà qu’il pleure en courant avec cet homme et cette femme. Le problème, c’est que le pleur est bien enfantin … comme s’il était réellement issu de ce cauchemar. Est-ce qu’elle va assister à une chose effroyable ? A la suite de toute cette histoire dont elle ne sait rien ? La femme finit par s’écrouler au sol à cause d’une racine qu’elle n’avait pas vue.

« NON ! PAS TOI ! Attends ici, Ryusuke, je vais sauver ta mère ! Continues de courir ! »

« Mais mais mais … papa ! C’est trop dangereux ! »

Pourtant, l’homme n’en a rien à faire. Il s’arrête, se retourne et chercher à aider alors qu’un Galeking se présente à eux. Elle le voit. Elle le voit parfaitement. Comment … c’est possible ? Son corps est totalement différent d’un Galeking habituel.

« PAPA ! MAMAN ! NON ! » hurle l’enfant derrière elle alors qu’elle voit ce spectacle. Ce Galeking soulève l’une de ses lourdes pattes faites de métal avant de l’abattre … sur le crâne de la femme. Enragé, l’homme cherche à s’en prendre à lui mais le Galeking bouge sa tête, enfonçant sa corne frontale ainsi que les deux autres dans le torse de l’homme.

« C’est déjà fini pour eux. Ça n’a duré qu’un simple instant … »

Un instant meurtrier néanmoins. L’enfant est tétatiné mais semble retrouver son courage, commençant à courir à toute allure pour mettre un maximum de distance avec ce pokémon si différent des Galeking habituels. Elle ? Elle le regarde. Elle l’étudie. Il ne semble plus avoir une carapace de roche sur le corps. Non, tout est en métal maintenant.

« Mais qu’est-ce qu’ils ont réussi à inventer ? AIE ! »

Elle a mal au crâne ! Elle ne sait pas pourquoi mais elle a mal au crâne ! Horriblement ! Pourquoi ? AAAAAH ! Elle a l’impression que sa tête va exploser ! Et cela sans raison !

« Qu’est-ce qui se passe ? Mais qu’est-ce qui se passe ? FAITES QUE CA S’ARRÊTE ! J’EN PEUX PLUS ! Laissez moi tranquille ! »

« Arrêtez de me suivre ! Mais arrêtez de me suivre ! S’il vous plaît ! SNIF ! »

Elle retrouve l’enfant. Il cherche à s’enfuir sans même un regard en arrière. Malgré son jeune âge, il est assez agile. Elle le reconnaît parfaitement. C’est un futur … enfin, quelqu’un de formidable ! Difficile de le cacher de toute façon. Il est remarquable et surprenant. Comment est-ce qu’il arrive à ça ? C’est normalement impossible, non ?

« Ryusuke. Il faut que tu m’aides à te réveiller, s’il te plaît ! C’est trop dangereux ! »

« Que personne s’approche de moi … snif ! S’il vous plaît ! Veut pas mourir ! »

Il a perdu son caractère habituel. Il est retourné à ce qu’il est normalement dans ce cauchemar : un simple enfant, terrorisé par la mort de ses parents. Sauf que les deux personnes là ne sont pas ses parents. Ou alors … non ? Peut-être ? Est-ce qu’il sait quelque chose à ce sujet ? Elle doit lui en parler demain.

« Mais pour ça, il faudrait que l’on arrive à s’en sortir vivants ! »

Et ça, c’était pas encore sûr d’y arriver ! Les arbres tremblent, certains tombent derrière Ryusuke. Quelque chose cherche à l’attraper mais quoi ? Quelque chose de mauvais. Quelque chose de malsain. Le Galeking à la forme différente de celle habituelle ? Ou pire ?

Tout ce qu’elle savait, c’est que la vie du jeune garçon était en danger … mais pas de mort. Pourquoi cela ? Car si tel était le cas, dans son cauchemar, il serait alors mort … et donc pas de Ryusuke. Encore que cela pouvait être différent, très différent.
Si c’était un cauchemar crée par un pokémon ectoplasmique, il s’en servait alors pour aspirer l’énergie vitale de l’adolescent et donc le tuer ans ce cauchemar pour qu’il ne se réveille plus. C’est pour cela qu’elle était là. Mais normalement, Eleanor devait être prête à réagir si nécessaire ! Le souci, c’est qu’elle ne devait pas savoir quand exactement.

« Ryusuke, il va falloir que l’on s’extirpe de ce … »

« AAAAAAAAAH ! Un Dardargnan ! UN DARDARGNAN ! »


Un insecte ? Bon, volumineux mais normalement, il n’est pas si … QUOI ?! Lui aussi est étrange, très étrange ! Pourquoi est-ce qu’il a autant de dards ? Plus que prévu ? Ce n’est pas normal ! Pas normal du tout !

« Ryusuke ! Je sais que tu fais des cauchemars mais tu exagères ! Ils ne sont pas normaux ceux là ! Ce n’est pas normal ! »

« Que … Quelqu’un me vienne en aide ! S’il vous plaît ! Veut pas mourir ! »

Rien à faire ! Elle doit sortir de là mais elle se retrouve bloquée ! Elle n’y arrive pas ! Comment est-ce possible ? Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ce n’est pas normal ! CE … Flash blanc qui l’aveugle. Elle se réveille en sueur dans le lit, Eleanor devant elle.

« Draco dra draco dra draco ! »

« Oui, comme je te l’avais demandé, merci encore, Eleanor. Je crois que Ryusuke … a besoin d’aide et sérieusement. Mais ça devrait aller mieux. »

Difficile à dire réellement mais elle avait ce sentiment d’échec. Un échec assez cuisant et désastreux. Elle s’en voulait personnellement et elle était prête à y retourner mais en même temps, son corps répondait à peine, signe qu’elle était trop affaibli.

« Je ne pourrais pas rentrer à nouveau dans sa tête … et son rêve. Mais pourquoi est-ce que je suis aussi pathétique ? Ryusuke souffre chaque soir ! »

« Draco ! Dra draco dra draco dra draco dra ! »

« Je sais, je sais ! Pas besoin de me le répéter, je le sais parfaitement … mais … »

« Dra dra draco. » termina de dire la pokémon dragon avec lenteur. Pour elle, cela avait été un échec mais qu’importe, ce n’était pas ça le problème.

Le souci résidait plutôt que ça ne servait à rien de continuer pour la soirée. C’était bien ça le souci. Il fallait ne pas se voiler la face. Demain serait un autre jour ! Mais pour le moment, il valait mieux … arrêter là. Elles auront plus de chance quand il se réveillera. Elles pourront alors discuter de tout cela avec Ryusuke et trouver une solution.

Mais pour maintenant ? La Kirlia retourna se coucher contre Ryusuke. Celui-ci dormait plus calmement. Est-ce qu’il avait traversé ce cauchemar ? Est-ce qu’elle avait réussi à se rendre un tout petit peu plus utile ? Elle n’en savait trop rien malheureusement.

« Eleanor ? Installes-toi sur l’autre flanc. Ryusuke va avoir besoin de nous deux. »

Elle n’aimait pas partager le jeune homme, pas du tout. Néanmoins, elle savait que c’était nécessaire pour l’heure actuelle. Elle regarda la Draco qui se déplaça pour aller sur le flanc gauche de Ryusuke. De son long corps, elle se collait bien à lui, émettant plus de chaleur grâce à ses propres pouvoirs. Voilà, si cela pouvait apaiser le coeur de Ryusuke et lui permettre de retrouver son calme, elle ferait tout pour ça.

« C’est pas mal du tout d’avoir un radiateur personnel. Merci Eleanor. Je ne te savais pas cette utilité. Je dois avouer que c’est très plaisant. »

La Draco ne releva pas la petite moquerie de la Kirlia, sachant que cela lui servait à se rassurer. Finalement, les deux pokemon sombrèrent à leur tour dans un long sommeil réparateur. Demain était un autre jour.

Chapitre 31 : Envisager un avenir

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Chapitre 31 : Envisager un avenir

« Ryusuke, Ryusuke ! Je suis venue te chercher ! »

« Oh ? Ce n’est pas Junon, n’est-ce pas ? Je crois que son nom est … »

« Kasiopé, je m’en vais dès maintenant, maman. Je ne reviens pas à midi, comme d’habitude. Peut-être que je vais veiller un peu plus tard que d’habitude, je suis désolé. Faites attention à vous et ne mangez pas de cochonneries ! Au revoir maman ! »

Il dépose un baiser sur la joue de sa mère, celle-ci le regardant, interloquée par ce geste dont elle n’avait guère l’habitude de la part de son fils. C’était étrange mais non forcément déplaisant. Elle ne peut pas nier que si cela peut être commun, ça ne la dérangerait pas.

« Fais attention à toi, Ryusuke. Ne te force pas et ne fait pas d’exercice physique, d’accord ? »

« Je ne m’inquiète pas, maman ! Enfin, ne t’en fait pas non plus hein ? »

Voilà qu’il retrouve Kasiopé. L’adolescente aux cheveux verts lui fait un grand sourire avant qu’il ne vienne l’embrasser à son tour sur la joue. Elle se laisse faire, faisant de même avant de se mettre en marche à ses côtés, lui demandant doucement :

« Tu n’as pas oublié de faire tes devoirs ? Je vois que Sirénia nous suis en arrière. »

« Je ne comprends pas pourquoi elle fait cela mais je ne vais pas la forcer. Sirénia, tu ne veux pas venir à nos côtés, ça serait mieux non ? »

« Je ne préfère pas, Ryusuke. Je préfère vous laisser discuter entre vous, c’est beaucoup mieux, oui. Profitez-en tous les deux. »

« Draaaaaaaa ! » s’exclama subitement une belle voix de pokémon avant qu’une pokéball ne s’ouvre dans la poche de Ryusuke, Eleanor en sortant. Elle fait un petit geste de la tête en direction de Kasiopé, celle-ci la saluant doucement tandis que Ryusuke caressait ensuite ses oreilles sur le sommet du crâne de la pokémon.

« Comment vas la plus jolie des Draco ? C’est moi ou tu sembles briller encore plus que d’habitude. Est-ce que cela veut dire que Ryusuke s’occupe très bien de toi ? »

« Bien sûr que oui ! Tous les soirs, un coup de brosse car bon, peigner des écailles, je dois avouer que ça ne me viendrait pas à l’idée, hahaha. »

« Je t’avoue que ça pourrait être drôle mais les poils qui passent entre les écailles, cela risque de chatouiller ta pokémon et je ne suis pas sûre que ça soit la meilleure chose à faire. »

« C’est pour ça que j’évite. Mais oui, comme Sirénia, je prends mon temps lorsque je m’occupe d’elle. Je trouve cela bien plus plaisant. »

« Mais Sirénia n’est-elle pas jalouse que tu fasses un tel traitement à une autre ? »

« Un petit peu … mais elle niera et fera tout pour affirmer le contraire donc bon … »

Il entend un petit grognement de la part de la Kirlia mais il ne le relève pas. Il ne veut pas chercher la provocation à l’heure actuelle, ce n’est pas son but, loin de là. Bon bon bon … Il se retourne, tendant faiblement son bras en direction de Sirénia.

« Tu veux bien venir par là, Sirénia ? Je n’aime pas te voir bouder. »

« Pfff, puisque tu le prends ainsi, je veux bien venir mais c’est juste parce que tu me le demandes hein ? Et pas parce que je le veux car sinon, j’aurais refusé complètement. »

« Oui, oui, je m’en doute, Sirénia. Je m’en doute parfaitement. Bon … Tu viens ? »

Elle ne se prive pas et va tout doucement dans ses bras. Il remarque qu’elle décide de flotter au-dessus du sol pendant qu’ils marchent tous ensemble. Ainsi, elle peut se coller à lui sans le déranger dans ses mouvements. Elle aime bien cela, c’est plus aisé pour chacun.

« Bon bon bon, Ryusuke, on se retrouve à midi, comme d’habitude ? »

« Avec les autres ? Aucun problème. Et surtout, évite de faire que ce soir, tu sois encore en train de travailler. Que je n’ai pas à te forcer à venir te chercher. »

« ROH ! Mais qu’est-ce que tu racontes donc, je ne suis pas comme ça hein ? «

Elle a un petit éclat de rire avant de le quitter. Il entend la petite Kirlia qui murmure un « bon débarras » qu’il décide de ne pas relever. Qu’elle se comporte de la sorte, il devait avouer qu’il n’acceptait que moyennement cela.

« Fais attention à tes paroles, Sirénia. On ne doit pas parler ainsi au lycée. On y va. »

Sauf que la journée calme qu’il avait prévue venait visiblement d’être chamboulée. Dès que leur professeur principal arriva, celui-ci tenait quelques feuilles dans ses mains, déclarant :

« Aujourd’hui, nous allons remplir des questionnaires sur vos projets d’avenir. Vous allez devoir donner trois de ces derniers et les raisons qui vous poussent vers ces voies. Prenez votre temps, rien ne presse, loin de là. »

« Vraaaaaaaaaaaaaiment ? C’est juste nul ! On est que des adolescents ! »

« Et justement, adolescents veut dire bientôt adultes. Vous avez une heure pour cela. Réfléchissez bien à tout cela ! »

Vraiment ? Des projets d’avenir ? Comme s’il avait envie de penser à ça. Une petite idée sombre trotta dans sa tête mais le regard de la Kirlia le fige sur place. Hmm … Elle a lu dans ses pensées et elle est visiblement peu contente de ce qu’elle vient de trouver.

« Ne t’avise plus d’avoir une idée comme ça, compris, Ryusuke ? »

« Oui oui … mais qu’est-ce que tu veux que je te dise hein ? C’est juste … ainsi… Je peux pas penser autrement malheureusement. Avec tout ce qui s’est passé, je me demande vraiment si je peux avoir un avenir ou non.  Donc bon, c’est tout. »

« Alors c’est bien de ça dont je parle. Essaye d’y réfléchir sérieusement ! »

« Je vais le faire, je vais le faire, ne me frappe pas, c’est bon. Le message est très bien passé la première fois hein ? Pas besoin d’utiliser la violence pour arriver à tes fins. »

« C’est pas une question de violence … mais de sécurité. J’ai remarqué que tu as beaucoup changé depuis cet incident. Je me demande si tu ne t’es pas pris un mauvais coup sur la tête et c’est pour ça que je me dis que je devrais peut-être surveiller ton état. »

Un mauvais coup sur la tête ? Il semblait différent ? Peut-être que oui ? Il n’y avait pas pensé réellement. Mais dans le fond, il avait remarqué que Kasiopé passait beaucoup de temps avec lui mais aussi inversement. Ils étaient souvent collés ensemble l’un avec l’autre. Et le plus surprenant ? C’est qu’il ne trouvait pas cela déplaisant, loin de là.

« Grrr ! Concentres-toi ur tes projets d’avenir au lieu ! »

Elle s’exclama avec un peu de colère tandis qu’il préférait ne pas continuer à la chercher Une simple mesure de sécurité. Même si ce n’était pas de la provocation réelle, il n’avait pas envie qu’elle croit qu’il lui cherchait des noises. Alors des projets ? Pfiou …

Qu’est-ce qu’il avait en tête ? Ah … Oui, peut-être cela dans le fond non ? C’était tout simplement ridicule mais les yeux de la Kirlia deviennent roses avant qu’elle ne retire un objet du sac de l’adolescent aux cheveux bruns. Son cahier ! Qu’est-ce qu’elle …

« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? »

« Tout simplement pour que tu aies une idée, c’est tout ! Tu ne crois pas que ça serait une bonne chose ? C’est un projet comme un autre. »

« Non, c’est tout simplement ridicule. Tu me vois faire ça ? Sincèrement ? » dit-il en montrant ses nombreux croquis … dont la plupart concernaient Sirénia.

« J’en suis sûre et certaine. Je pense que c’est une excellente chose. »

« Je ne vais pas écrire styliste pokémon ! » s’exclame l’adolescent, les murmures dans la classe se stoppant pour que quelques têtes se tournent vers lui.

Et zut … à cause d’elle … il ne peut plus le cacher. Il commence à griffonner les mots avant de regarder sa feuille. Pourquoi est-ce qu’il voudrait devenir styliste pokémon ? Ce n’est pas un métier facile, loin de là. Il n’y a que peu de débouchés et …

« Car regarde comme c’est beau. Eleanor, tu en penses quoi ? Est-ce que ça me conviendrait comme tenur ? Cette jolie robe avec des nœuds ? »

« DRAAAAAAAAA ! » s’exclame la pokémon dragon sur ton ravi mais envieux, frottant son museau contre le visage de Ryusuke. Sirénia reprend d’une voix lente :

« Elle est tout à fait d’accord avec moi mais surtout, elle aimerait aussi que tu fasses un costume pour elle, Ryusuke. Tu vois ? Tu peux y arriver si tu le désires. »

« Oui oui, je vois ,je vois … Ah … Vraiment, vous allez réussir à m’user toutes les deux. »

« Tant mieux car c’est le but ! Alors, maintenant tu écris pourquoi. »

Car c’est son plus grand rêve, bla bla bla. Il connaît la chanson, il sait ce qu’il faut écrire pour que cela paraisse bien sur le papier. Son second choix est tout aussi surprenant que le premier, évoquant l’idée de continuer à jouer de la musique. Surprenant ? Car oui, Sirénia et Eleanor le regardent avec étonnement.

« Tu sais jouer d’un instrument, Ryusuke ? Mais je ne t’ai jamais vu et … »

« Cela fait quelques années mais j’aimais beaucoup le violon et le piano. Tu n’as jamais remarqué que j’écoute beaucoup de musique classique ? C’est car j’en ait fait quand j’étais plus jeune. Mais bon, là, c’est un rêve bien dérisoire malheureusement. »

« Mais non ! Ecris cela au lieu ! Tu verras que ce n’est pas stupide ! »

Pfff ! Qu’est-ce qu’elle avait aujourd’hui, elle peut lui expliquer ? Il marmonne cela alors qu’il a déjà deux métiers sur les trois. Et le troisième ? Il n’en a aucune idée malheureusement. Pourtant, il sent qu’il pourrait trouver s’il le désirait mais … rien de tout cela n’arrive. Pourtant, il était normalement … AIE ! Pourquoi est-ce qu’il a une violente migraine ? Il pose sa tête sur la table en gémissant. Bon sang ! Ca fait mal !

« Qu’est-ce qui t’arrive, Ryusuke ? Ca ne va pas ? Tu souffres ? »

« Non, non, c’est bon … vraiment … c’est vraiment bon … Je sais mettre quoi pour le dernier choix. Ça va être difficile à expliquer mais bon. »

Difficile à expliquer ? Elle comprend ce qu’il veut dire quand elle le voit écrire « Scientifique génétique pokémon. » D’où est-ce qu’il a tiré ça ? Elle cligne des yeux, le regardant longuement comme pour attendre une explication.

« Euh … Ryusuke ? Tu peux me dire pourquoi ça ? Qu’est-ce que … »

« Je ne sais pas. Après la migraine, ça m’est venu à l’esprit sans même que je n’arrive à l’expliquer. C’est juste bête, n’est-ce pas ? »

« Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi ? Car si tu mets ça, le professeur va te demander quelques explications, non ? C’est … Enfin ce n’est pas pour moi. »

Pas pour elle, oui, mais ça ne veut pas dire qu’il doit s’arrêter là. L’adolescent aux cheveux brun marque qu’il apprécie grandement le travail de ces hommes et femmes qui découvrent chaque jour de nouvelles choses reliées aux pokémon. Il explique alors les nouvelles découvertes comme les M…

« Hein ? Qu’est-ce que je suis en train d’écrire, moi ? On peut me le dire ? »

Il est un peu encore sous le choc tandis qu’il arrête sa plume en plein sur le dernier mot. Y a juste un souci ? Car c’est juste … stupide mais il a complètement oublié ce qu’il voulait dire.

Finalement, il arrive à remplir sa feuille sauf sur le dernier point. C’est stupide, tout simplement stupide mais bon … au moins, il a réussi. Il faut espérer que le professeur ne va pas l’embêter à essayer de savoir pour le Scientifique car il ne saurait pas dire les réelles raisons qui le poussent à ça.
A midi, il décide de manger à l’extérieur du bâtiment, dans le parc avoisinant le lycée tout en restant pourtant dans son enceinte. Avec Kasiopé, il pousse un soupir car elle a eut la même chose que lui. Elle lui demande ce qu’il a écrit, Ryusuke lui disant :

« Styliste pokémon, musicien classique et scientifique génétique pokémon. »

« Euh … Wow … Je ne m’attendais pas à ces choix, je dois t’avouer. C’est vraiment toi qui a écrit ça, Ryusuke ? Ou Sirénai t’as aidé ? Pour moi, c’est moins compliqué, hahaha ! »

« Qu’est-ce que tu as mis exactement ? Que je puisse avoir le sourire au moins. »

« Tout simplement Eleveuse pokémon, je pensais aussi à artiste, comme toi, mais dans les gravures. Tu sais, les statues, toutes ces choses. Et enfin ? Hmmm … Plutôt classique mais mère au foyer. Je ne sais pas ce que mon professeur va dire quand il verra cette réponse. »

« Mère au foyer ? Même si ce n’est pas un « faux » métier, je suis sûr qu’il risque de faire une sacrée tronche. Mais pourquoi pas ? Cela pourrait te convenir. »

Il en était même sûr et certain à ce sujet. C’est pourquoi il laissait alors l’adolescente sans la déranger sur ce point. C’était ses ambitions et il la voyait bien mère de famille. Même si bon les cheveux verts et les yeux rouges, ce n’était pas le plus aisé.

« Hey ! Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça au visage ? J’ai quelque chose ? »

« Non non, pas du tout hein ? Tu n’as rien du tout, ne t’en fait pas ! Pas du tout ! Je me disais juste que … même si je te vois mère au foyer, j’aurais du mal à t’imaginer dans une autre tenue. Enfin une tenue de mère de famille. »

« Je n’arrive pas à savoir si tu m’insultes ou si c’est un compliment. »

« Dans le doute, prends donc les deux, hahaha ! »

Voilà qu’il se met à rire franchement en voyant la petite moue de Kasiopé. Au moins, avec elle, il n’a pas l’impression de déranger, loin de là. Du moins, il se sent bien. Une petite pensée traverse son esprit. Il se met à la place de la personne qui allait épouser Kasiopé, rentrant à la maison. Il imagine alors Kasiopé, avec un charme plus adulte, couverte d’un tablier par-dessus ses vêtements qui lui murmure :

« Bonjour mon amour. Est-ce que veux manger ? Est-ce que tu veux prendre un bain ? Ou est-ce que … tu … me … veux ? »

PFIOU ! Il a une bouffée de chaleur avant de tomber en arrière, dans l’herbe. Kasiopé le regarde en clignant des yeux, lui demandant si ça va bien mais une pomme tombe malheureusement sur le visage de l’adolescent, lui arrachant un cri de douleur.

« Aie ! Mais d’où elle tombe cette pomme ? On est même pas au-dessous d’un pommier ! »

Et surtout, il voit que la pomme est déjà à moitié épluchée ! Il regarde à gauche et à droite mais ils sont seuls ! Il voit aussi le visage de Sirénia qui se détourne. AH ! Il a la responsable de tout cela ! Bien entendu qu’il s’agit d’elle ! Comment est-ce qu’il pourrait penser autrement ? Il se relève avant de se préparer à courir vers elle.

« RYUSUKE ! Assis ! Tout de suite ! Tu n’es pas encore en état pour ça ! »

« Oh que tu ne perds rien pour attendre, petite Kirlia ! »

Celle-ci lui tire la langue alors qu’Eleanor bronze un peu à côté des deux humains. Tout ce petit groupe ne remarque pas l’étrange buisson qui gigote au loin. Ce n’est pas une paire de jumelles mais un objet de haute technologie qui les observe.

« Qui est cette adolescente ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? »

Tant de questions qui trottent dans la tête de la personne qui est en train de contrôler cet objet miniature. Mais le plus important était l’adolescent accompagné de cette Kirlia. Ils avaient bien retrouvés leurs traces … après toutes ces années. Enfin !

Chapitre 9 : Emprisonnées

ShiroiRyu
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Chapitre 9 : Emprisonnées

« Nelya… Rappelle moi ce que nous devons faire ce soir ? »

« La même chose que tous les soirs, Malasa. Tenter de nous échapper de cette prison. »

« Et à cause de qui on est dedans ? »

« A cause de mes pouvoirs psychiques. »

« Exactement ! »

Malasa se tirait presque les cheveux alors que Nelya restait imperturbable. Kéli de son côté était assise contre un mur de la froide prison dans laquelle elles étaient enfermées. Depuis un mois, leurs tenues et leurs visages s’étaient enlaidis… ou du moins salis. Elles n’avaient pas put se laver pendant tout ce temps et l’odeur étant devenue insoutenable, Malasa était la plus expressive dès qu’il le fallait.

« Combien de temps vont-ils nous garder là dedans ?! Je commence à être fatiguée ! »

« Nous aussi, Malasa. Nous aussi. Néanmoins, je ne peux prendre le risque de nous téléporter. Je ne connais pas ce lieu et donc nous aurions de gros problèmes. »

« Je le sais bien ! Tu me le répètes tout le temps ! »

« Car tu fais de même. Ces soldats n’étaient pas très forts mais leur chef était… spécial. Cette femme en armure… Est-ce que c’était l’une d’entre vous ? »

« Je ne sais point, Nelya. Je n’ai pas réussi à voir son visage mais cela ne m’étonnerait pas qu’elle soit issue ou très proche de Giradès. »

« Nous ne sommes pas plus avancées néanmoins. »

« TAISEZ VOUS ! J’ai une bonne nouvelle pour vous ! »

Un soldat venait de se présenter à elles, derrière les barreaux qui les séparaient de la liberté. Un grand sourire aux lèvres, il reprit la parole :

« Devinez quoi ? Demain, vous allez pouvoir prendre l’air ! »

« Vous nous libérez ?! »

« Ouep ! Mais je ne suis pas sûr que le reste de la nouvelle va te plaire cocotte. Demain, vous serez toutes les trois exécutées avant le clou du spectacle ! »

Exécutées ?! La jeune femme à la chevelure orange ternie poussa presque un sanglot, faisant apparaître sa longue queue verte avant de l’abattre sur les barreaux. Ces derniers tremblèrent mais ne bougèrent pas. Le soldat était tombé au sol sous la surprise et Kéli s’était relevée pour calmer Malasa et la reculer des barreaux. De son côté, Nelya s’était rapprochée des barreaux, disant :

« Ne vous inquiétez pas pour elle. Elle n’a pas l’habitude d’entendre ce genre de choses. J’ai une question : Quel est le clou du spectacle ? »

« Hein ? De ? C’est la guillotine pour un homme ! Un type surnommé Joker Blanc je crois. Le roi a décidé de ne pas exprimer de clémence à son sujet. A ce qu’il paraît, c’est même d’au-dessus… mais au-dessus du roi du royaume central, je vois pas qui c’est. Peut-être notre Dieu ? Enfin, le nôtre… Vous, je sais pas ce que vous êtes. »

« Je suis une ancienne pokémon ressemblant à une Xatu. Là-bas, se trouvent une ancienne Hyporoi et une ancienne Libegon. »

« Ah oui ! Je l’avais oublié ! Bien entendu ! Hahaha ! »

Le soldat s’était relevé en éclatant de rire. A qui voulait-elle faire croire ça ? C’est vrai qu’elles étaient douées pour jouer la prestidigitation mais il ne croyait pas à ces histoires de pokémons devenues femmes. Et pourquoi pas des éléphants roses tant qu’on y est ?

« Xano… Il a parlé de Xano, n’est-ce pas ? »

« Exactement, je pense qu’il va être sérieusement temps de penser à un plan. »

« Si tu n’avais pas décidé d’abattre tous ses gardes, nous serions pas en prison ! »

« Je ne pense pas qu’ils nous auraient laissés le choix. »

« Malasa, Nelya, taisez vous s’il vous plaît… J’ai besoin de réfléchir. »

Kéli poussa un profond soupir, relâchant l’étreinte qu’elle avait sur la jeune femme aux lunettes translucides rouges. Elle devait penser à une solution pour Xano. Le plus important était qu’il reste en vie et que l’exécution n’ait pas lieu. Le problème était qu’elles seraient mortes avant de pouvoir le sauver. Il ne fallait donc pas réagir tout de suite mais pas trop tard non plus… C’était vraiment compliqué.

« Est-ce que vous croyez que Xano va bien ? »

« Je pense que oui… Je ne sais pas depuis combien de temps il est en prison mais il ne doit pas être si loin de nous. Si seulement je savais où me rendre, j’irais me téléporter près de lui. »

« En m’embarquant avec toi ! Je veux aussi le revoir ce jeune homme ! »

« Malasa… Rappelle moi quelque chose : Tu n’es pas une Reine, n’est-ce pas ? »

« Oui et alors ? Où est-ce que tu veux en venir ?! »

La jeune femme aux cheveux orange se relevait pour faire face à Nelya. Celle-ci semblait vouloir lui expliquer quelque chose mais visiblement, cela avait raté quelque part mais où ? La jeune femme aux longs cheveux bleus posa son regard saphir sur Malasa, reprenant la parole d’une voix neutre :

« Alors pourquoi t’attaches-tu autant à Xano ? »

« Car je le trouve trop craquant, voilà tout ! Surtout que je suis sûre que je suis à son goût ! »

« Cela n’est pas une question de goût mais de principe. Si tu n’es pas une Reine, pourquoi aime-tu Xano ? »

« Ma pauvre fille, t’es complètement arriérée ! Depuis quand on a besoin d’être une Reine pour aimer quelqu’un ? Parce que je ne fais pas partie de votre quatuor royal, je ne devrais pas aimer Xano ?! Parce que tu es une Reine, tu dois forcément aimer le Joker Blanc ? »

« Ce n’est pas cela que je voulais… »

Nelya ne termina pas sa phrase, légèrement confuse pour la première fois à cause d’une phrase de Malasa. C’est vrai que rien ne la forçait à aimer Xano mais est-ce qu’elle l’aimait vraiment ? Sans son statut de Reine ? Elle s’était donnée à lui et il n’avait pas hésité à la posséder alors qu’ils étaient seuls. Son visage s’était mis à rougir très légèrement en repensant à cette nuit, Malasa s’écriant :

« AH ! Elle pense à lui ! Et je ne pense pas que ça soit tout habillé ! »

« Mais non… Pourquoi tu dis ça… Ce n’est pas vrai ! »

« Alors arrête de rougir comme ça ! »

« Mais je ne rougis pas ! Ne dis pas de bêtises comme ça, Malasa ! »

Elle perdait de sa neutralité habituelle. Il faut dire que dès que l’on parlait de Xano, son cœur vagabondait en-dehors de sa poitrine, laissant paraître ses sentiments. Sans rien dire d’autre, elle se dirigea dans un coin de la prison, mettant ses genoux devant elle avec un petit sourire tendre. Oui… Qu’elle soit une Reine ou non, elle aimerait quand même le jeune homme, elle en était certaine maintenant. Malasa la pointa du doigt, intriguée par son comportement tout en s’adressant à Kéli :

« Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle semble bizarre. »

« Je crois qu’elle est heureuse. »

« Heureuse alors qu’on va se faire exécutées dès demain ? Elle est folle ! »

« Le cœur d’une femme est insondable, Malasa. Je pense que c’est pour cela que le Dieu Originel a décidé qu’une majeure partie des Atouts serait des femmes. »

« Car c’est un gros pervers ? Et à quoi il ressemble le Dieu Originel ? »

« Je ne sais plus… Je ne sais pas plutôt. Je ne me souviens pas l’avoir vu auparavant. Il faudrait voir avec Shala. »

« Si on arrive à s’en sortir vivantes ! On va mourir dès demain et je ne veux pas me laisser faire ! On doit réfléchir à un plan ! »

Kéli hocha la tête d’un air positif, s’approchant de Nelya pour lui murmurer qu’il était temps de se mettre au travail. Le petit sourire de la jeune femme disparu pour laisser place à son habituel visage neutre et froid. Elle se releva avant de se diriger vers Malasa, allant s’asseoir à ses côtés tandis que les trois femmes commençaient à parler entre elles.


La soirée se déroula sans qu’aucune d’entre elles ne dorme, trop préoccupées à imaginer ne serait-ce qu’un plan capable de les sortir de ce guêpier et de sauver Xano, chose beaucoup plus difficile qu’il n’y paraissait. Finalement, la nuit se termina lorsque l’un capitaine vint les chercher, accompagné d’une quinzaine de gardes.

« Autant de monde pour nous ? Nous sommes donc des criminelles aussi dangereuses ? »

« Tsss ! Ne jouez pas à cela avec moi ! Certains de mes hommes m’ont prévenus de vos pouvoirs, je ne sais pas ce que vous êtes comme espèce mais je ne me laisserais pas faire ! Mettez lui un bandage sur les yeux, c’est de là que proviennent ses pouvoirs ! »

Hum… Le capitaine était plus malin qu’il n’y paraissait. La porte de la prison s’ouvrit, trois gardes pénétrant à l’intérieur. Deux soulevèrent la jeune femme aux longs cheveux bleus et aux yeux dessinés sur sa robe. Elle se laissa faire avec un petit sourire aux lèvres, le bandage se faisant devant ses yeux.

« Vous deux ! Levez vous et suivez nous ! »

« D’accord, d’accord ! Pas besoin de me crier dessus, je ne suis pas sourde ! »

« FAIS PAS LA MARIOLE ! »

Il donna un coup de poing à Malasa, la jeune femme s’écroulant au sol. Kéli vint tout de suite la récupérer et la releva, lui murmurant de se calmer tout de suite. Il valait mieux ne rien faire pour l’instant. Tout allait se dérouler d’ici quelques heures voir minutes maintenant. Les gardes entourèrent les trois femmes, Nelya devant les deux autres. C’est vrai qu’elle avait l’allure d’une cheffe bien que Kéli avait une allure royale. Nelya se laissa emmener ainsi que les deux autres femmes. Elles passèrent plusieurs minutes à marcher à travers les couloirs sans savoir où elles se rendaient. Nelya ne savait pas où elle marchait mais elle entendait les murmures de Malasa et Kéli.

« Que se passe t-il, mesdemoiselles ? »

« C’est bizarre, Nelya… Nous passons à côté d’un jardin mais il est vraiment… magnifique. Dommage que tu ne puisses pas voir cela. »

Malasa s’était exprimée calmement envers Nelya, cela pouvait surprendre si on connaissait les relations entre les deux femmes. Il était vrai que le décor semblait enchanteur : De nombreux oiseaux, des champs de fleurs, des bancs un peu partout, tout le décor autour d’eux était recouvert par la verdure. Ce n’était pas une simple verdure bien entretenue, il semblait y avoir quelque chose de féerique là-dedans. La troupe passait sous sur un chemin fait de marbre blanc et avec un petit toit de même facture autour d’eux, un simple chemin qui emmenait la troupe là où elle devait se rendre.

« Notre roi déteste les combats et le sang. Nul ne l’a jamais vu à part quelques personnes mais le peuple l’aime et l’admire. »

« Alors pourquoi vouloir nous exécuter ? Cela fera couler du sang inutile. »

« Car vous êtes considérées comme des ennemies. La décision provient de lui et il assistera à votre exécution. Néanmoins, ça ne sera pas lui qui vous guillotinera. »

« Votre roi préfère ne pas se salir les mains. Quel bel hypocrite. »

« NE L’INSULTEZ PAS ! »

Une nouvelle claque mais cette fois-ci Malasa était maintenue pour ne pas tomber. Elle l’avait amplement méritée. Nelya s’arrêta quelques courts instants, réfléchissant à la situation : D’après ce qu’elle pouvait ressentir, ce n’était pas de la manipulation psychique de la part du roi sur ses soldats. Ces hommes pensaient réellement ce qu’ils disaient à propos de leur roi. Si tel était le cas, pourquoi celui-ci ordonnait une exécution en publique ?

« Avancez ! Nous allons nous rendre devant la place publique ! »

C’est vrai… Elle entendait de plus en plus de personnes autour d’elle. Elle ne voyait toujours rien… Rien du tout. Kéli et Malasa s’étaient tues, restant parfaitement muettes alors qu’elles continuaient de marcher. Plusieurs nouvelles minutes s’écoulèrent et maintenant, elle en était sûre : Du monde se trouvait autour d’elle.

« C’est donc elles ? Elles n’ont pourtant pas l’air très agressives. »

« C’est le roi lui-même qui a décidé de cette peine. Elles doivent bien cacher leurs jeux. »

« Qu’elles sont sales ! Elles ne se sont pas lavées ou quoi auparavant ?! »

« Messires… Pourquoi sont-elles déjà là ? Cela ne devrait commencer que dans une bonne heure ou deux. Les rois ne sont pas encore arrivés. »

« Ah ! Mon roi ! Pardonnez moi ! »

Mon Roi ? Pourtant, elle avait bien entendu une voix féminine. Elle ne voyait rien et depuis plusieurs minutes, c’était la première fois qu’elle se préoccupait d’une telle chose. Kéli et Malasa semblaient surprises et elle aurait donné cher pour savoir ce qui se passait autour d’elle. La voix reprit la parole :

« Le Joker Blanc n’est pas encore arrivé. Messire Malar aussi. En attendant, qu’elles m’accompagnent. Je vais les emmener dans un endroit où elles pourront être plus présentables. Veuillez prévenir les citoyens que l’exécution aura lieu dans quelques heures. »

« Mais mon roi ! Ce n’est pas prudent de vous laisser seul avec ces criminelles ! »

« Nul besoin de s’en faire. Elles ne pourront pas lever la main vers moi et elles le savent aussi bien que moi. Mesdemoiselles les quinzième et dix-neuvième Atouts, si vous voulez bien me suivre. Veuillez aussi retirer le bandeau de la Reine. »

Les deux femmes s’exécutèrent sans un mot, le bandeau autour des yeux de Nelya fut enlevé, lui permettant de regarder qui était ce fameux roi. Celui-ci était tout simplement… encapuchonné et camouflé sous une robe entièrement blanche et ample. Néanmoins, il lui était possible de remarquer que cette personne était grande, très grande puisqu’elle faisait sa taille voir la dépasser légèrement. Peut-être un mètre quatre-vingts dix ? Voir deux mètres ? Elle tentait de lire dans les pensées et les sentiments de cette personne mais elle vit que tout était calme et plane… Ce Roi semblait si calme que c’en était déroutant.

« Cela n’est pas une bonne chose que vous soyez sales. »

« En quoi cela vous concerne ?! Si je le voulais, je vous attaquerais directement puisque nous sommes seuls ! Et pourquoi vous vous cachez ?! »

« Je ne me cache point et vous ne m’attaquerez pas. Vous savez que cela est impossible pour vous de me battre. Je suis responsable de la mort de la Déesse Supérieure des Pokémons. Celle qui se nommait Clémona. »

La voix féminine avait dit cela avec un calme impérial comme si ça ne l’affectait pas plus. Elles marchèrent pendant quinze nouvelles minutes, arrivant dans une gigantesque porte. La personne encapuchonnée de blanc posa une main sur celle-ci, l’ouvrant avec une extrême facilité… pour se retrouver en plein air. Un gigantesque et magnifique bassin tracé à la pierre blanche dans laquelle se trouvait une statue représentant un ange à l’apparence féminine. Du moins, c’était l’impression qu’elle donnait… Mais elles n’avaient pas le temps de penser à ce genre de choses !

« Cela est une représentation de ma plus fidèle servante nommée Miviari. Néanmoins, je ne pense pas que vous la connaîtriez. Veuillez vous déshabiller et vous laver. Pendant ce temps, je vais vous chercher des tenues plus appropriées. »

« Vous la trouvez pas bizarre, cette voix féminine qui se prend pour un roi ? »

Malasa avait prit la parole dès l’instant où la personne de presque deux mètres de hauteur avait quitté la place. Nelya ne répondit pas tout de suite, se déshabillant pour se mettre entièrement nue tandis que Kéli fit de même. Malasa poussa un léger soupir, détachant son maillot vert qui recouvrait sa poitrine avant de retirer son mini-jean. Nelya prit la parole après avoir plongé ses pieds dans l’eau claire :

« Je ne sais pas trop quoi penser, je dois l’avouer. Je m’imaginais plus les rois comme des êtres sans pitié, infâmes et non pas comme des personnes calmes et… déconnectées du monde qui les entoure. »

« Et c’est toi qui dit ça ! Toi qui parle à peu près du même genre que ce roi ! »

« Je ne vois pas de quoi tu veux parler… Lavons nous. Cette personne nous ramènera des affaires propres. »

« Kéli, réagis s’il te plaît ! Tu ne trouves pas ça bizarre qu’un roi nous permet de nous laver et de nous habiller correctement ?! »

« Si si… Malasa, c’est vraiment très bizarre. Mais je suis dans le même cas que Nelya : Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il fait ça. »

Les trois femmes étaient maintenant dans le bassin, commençant à se purifier pour retirer toute cette saleté qui traînait sur leurs corps depuis tant de semaines. Malasa restait près de Kéli tandis que Nelya s’était éloignée pour réfléchir. Les quatre Rois, elle était sûre que c’étaient bien les membres de la prophétie donc ils étaient du côté de Malar. Alors pourquoi perdre tout ce temps à les laisser se laver ?

« Non mais tu as vu Kéli ? Regarde cette poitrine, elle est petite ! »

« Malasa ! Cela ne se dit pas ! »

« Hum ? Il y a un problème ? »

Nelya s’était tournée vers Malasa et Kéli. L’ancienne Hyporoi semblait légèrement confuse tandis que Malasa se levait, dévoilant ses formes généreuses à Nelya qui l’observait sans rien dire de plus. D’un air railleur, elle lui dit :

« Oh, je parlais simplement de tes seins ! Je les trouve ridicules ! »

« Et pourquoi cela ? Où est le mal ? »

« Non mais comment tu veux contenter Xano de la sorte ?! Regarde les miens ! »

« Ils sont plus volumineux… et alors ? Luna possède une plus grosse poitrine que la tienne. »

« Mais Luna, c’est Luna ! Elle est trop introvertie ! Il lui faut une femme forte à Xano ! »

« Il a Tyrania pour cela… Elle lui crie souvent dessus. »

« Mais aussi une femme intelligente et qui sait gérer quand il le faut ! »

« Je pense que Shala fait partie de ce genre de femmes. »

« Mais alors tu sers à quoi ?! »

A quoi servait-elle ? Elle regarda le ciel bleu… remarquant qu’elles prenaient en fait un bain en plein air. A quoi était-elle douée pour Xano ? Elle avait bien une idée… Une infime idée mais elle n’était pas sûre qu’elle soit la bonne.

« Je la remplace… et cela me convient parfaitement. »

« Tu remplaces qui ? Répond moi au lieu ! »

Et pourtant, elle n’en faisait rien. Elle restait impassible malgré les suppliques de Malasa. Elle continua de se laver, cherchant là à être la plus propre possible malgré le fait qu’elles allaient mourir d’ici quelques heures. Lentement, la porte s’ouvrait pour laisser apparaître le roi… La personne de presque deux mètres tenait trois robes parfaitement blanches entre ses mains et de quoi essuyer le corps des trois femmes. Tout allait bientôt se dérouler.

Chapitre 30 : Premier jour à l’école

ShiroiRyu
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Chapitre 30 : Premier jour à l’école

« Ryusuke ? Tu es prêt ? Comment vont tes pieds ? »

« Depuis que je n’ai plus le plâtre, j’ai encore du mal mais je devrais pouvoir marcher à peu près correctement, maman. Bon, je suis prêt pour le lycée, oui. »

« Bien bien bien, de toute façon, la jeune Kasiopé t’attend en bas. »

« Ah ? Je lui avais pourtant dit que je ne voulais pas ! PFFFFFFFFFF ! »

Il pousse un profond soupir bien que dans le fond, il ne soit pas réticent. Il finit par se diriger vers la porte, l’ouvrant tout simplement alors qu’Eleanor entoure sa taille et que Sirénia lui tient la main. Il regarde l’adolescente en face de lui, toute souriante :

« Bonjour, Ryusuke. J’espère que tu as bien dormi. Comment te portes-tu ? »

« Disons que si je pouvais utiliser mes bras et mes mains, ça serait bien mieux. »

« Oh, ne te presses pas trop. Ca ne sert à rien de trop vouloir si tu es incapable de t’en servir pour les prochains jours. Tu devras t’entraîner et réapprendre tout, voilà tout. »

« Je le sais, je le sais … ah … bon, maman, papa, j’y vais. Je reviens ce soir alors. » marmonne t-il alors qu’il se dit qu’il ne devrait pas avoir de problème avec les cours. D’après ce que Kasiopé lui avait donné, il était à jour, même dans les devoirs et autres.

« Alors, qu’est-ce que cela te fait, Ryusuke ? »

« De quoi ? D’aller au lycée ? La même chose que les autres fois hein ? Ca n’a rien d’exceptionnel et en même temps, je … »

« Non pas un petit peu anxieux quand même ? Par rapport aux regards des autres ? Tu sais, ils ne parlent que de toi depuis des semaines. Ils attendent tous ton grand retour. Alors, quand ils vont apercevoir que tu as une Draco, je ne te dis pas l’effet que cela va produire ! »

« Euh, si je pouvais éviter, ça serait beaucoup mieux, je te l’avoue. » dit-il avec calme, déglutissant néanmoins à cause de ses paroles.

« Tu ne pourras pas les empêcher, Ryusuke. Et Sirénia ? Comment est-ce que tu vas ? »

« Bien bien … bien … on va dire ça, comme ça. Je vais bien, oui. »

« De méchante humeur ce matin ? Pourtant, d’après ce que la mère de Ryusuke m’a dit, vous dormez tous les trois dans le même lit non ? Ryusuke, au final, tu es très proche de tes pokémon, n’est-ce pas ? Contrairement à ce que tu voulais faire croire. »

« Tu parles beaucoup trop, Kasiopé. Beaucoup beaucoup beaucoup trop. »

Il pousse un soupire alors qu’elle rigole gaiement. Elle respire vraiment la joie de vivre, hein ? Difficile d’ignorer une adolescente comme elle. Elle doit être souvent courtisée.

« Oh ? Ryusuke ? Bon … jour à toi. Kasiopé ? Que fais-tu ici ? »

« J’accompagnais Ryusuke jusqu’au lycée, rien de plus. Bonjour à toi aussi, Junon. »

« Oh ? Bonjour Junon, je ne savais pas que tu m’attendrais. Pik … Rik, bonjour aussi à vous. J’ai l’impression que l’on m’attendait. »

Et c’était peu de choses ! Car c’était vraiment le cas. Dès qu’il pose un pied sur le sol du lycée, toutes les têtes se retournent vers lui. Bien entendu, comme il est accompagné par le conseil des élèves, aucun ne cherche à s’approcher mais bon … tous les regards …

« J’ai une tâche sur le front ou quoi ? Je n’aime pas du tout ça, de mon côté … »

« On va aller directement dans ta classe. Nous t’accompagnons jusque là-bas, d’accord ? »

Il hoche la tête sans répondre. Voilà que les murmures se font entendre, évoquant alors la Kirlia mais aussi la Draco qui sont à ses côtés. Blablabla, il sait que Sirénia a évolué ! Oui, il sait qu’il a une Draco aussi ! Avec vivacité, malgré que ses jambes sont encore frêles et fragiles, il court vers le couloir, se dirigeant aussitôt vers sa classe.

« Ah ! Ryusuke ? Tu es de retour ? Enfin ! On avait presque aucune nouvelle sauf de Kasiopé et de la présidente du conseil des élèves ! »

« Je … vais bien … oui … pardon … besoin de souffler un peu. »

Il pose sa tête sur son bureau, prenant une profonde respiration. Kasiopé s’approche de lui, posant une main sur le sommet de son crâne avant de lui dire :

« S’il y a un problème, n’hésite pas à te rendre à l’infirmerie. »

« Oui, oui, je le ferais. Mais je pense pouvoir tenir le coup. Tu devrais te rendre plutôt dans ta classe. Merci à toi et aux autres. Tu feras passer le message ? »

« Aucun problème. » dit-elle avant de retirer sa main tandis qu’il redresse la tête. Encore une fois, quelques têtes sont tournées vers lui mais bien moins nombreuses. Auparavant, ça ne le dérangeait pas d’être le centre d’attention même si ce n’est pas ce qu’il cherchait.

Voilà que le professeur et le reste de la classe finissent par arriver. Aussitôt, le professeur lui demande de bien rappeler Eleanor mais lui-même demande d’une voix lente si pour la première journée, elle peut rester pour qu’elle voie ce qu’elle fait.

« D’accord mais pas comme avec ta … Kirlia ? Oh, elle a visiblement évolué. Néanmoins, il va falloir vraiment que l’on fixe quelques règles à ce sujet. Mais bon, tu peux pour tes pokémon pour aujourd’hui, mais pas plus, compris ? »

« Merci beaucoup de votre compréhension, professeur. J’ai aussi rattrapé mon retard par rapport aux cours. Je n’aurais peut-être pas le même niveau que les autres mais je devrais pourtant comprendre ce que vous avez fait. Vous n’avez pas à vous inquiéter et à ralentir parce que je suis de retour. Tenez, voici les derniers devoirs qu’il fallait faire. »

Voilà. Il tente de sortir ses devoirs mais c’est Sirénia qui le fait, accompagnée par Eleanor. Les autres élèves les regardent faire, Sirénia tendant les devoirs à Eleanor qui les attrape dans a petite bouche avant de les emmener jusqu’au professeur. Celui-ci les récupère avant qu’elle ne retourne aux côtés de Ryusuke. Le professeur se masse le front, murmurant :

« Jusqu’à ce que tes bras ne soient plus dans le plâtre, Ryusuke. »

« Comme vous le désirez, professeur. Merci à vous, nous pouvons commencer. »

Il se montre sage et agréable. Et tout cela ne semble guère surjoué. Il veut vraiment recommencer « sa vie » en tant que lycéen. L’heure passe agréablement alors que c’est Sirénia qui écrit à sa place bien qu’il lui chuchote ce qu’il faut écrire.

« Tu n’as pas besoin, Ryusuke. Essaie uniquement de penser et je ferais le reste. Si tu avais un contrôle, tu risquerais de donner les bonnes ou mauvaises réponses. »

« Ce n’est pas faux, désolé. Faisons comme tu l’as dit alors. »

Voilà qu’il se remet au travail comme si de rien n’était. Il tente de tenir un stylo entre ses doigts mais c’est à peine s’il peut bien le presser. Le stylo quitte ses doigts alors qu’il soupire. D’accord, ce n’est vraiment pas pour lui.

« Je te laisse gérer tout ça, Sirénia. C’est pathétique de ma part, vraiment pathétique. »

« Ne dit pas cela, ce n’est pas de ta faute, Ryusuke. »

Oui mais qu’importe ce qu’elle dit, ça ne change pas la situation actuelle. L’adolescent aux cheveux bruns ne peut qu’écouter les paroles du professeur et alors espérer que celui-ci ne lui en voudra pas de ne pas prendre des notes. C’est aussi simple que ça.
Finalement, les cours se terminent pour la matinée et il est déjà prêt à partir. Mais cette fois-ci, il ne prend pas le même chemin que d’habitude. Laissant son sac dans la classe, il invite ses pokémon à le suivre alors qu’il quitte le bâtiment par le rez-de-chaussée.

« Il fait plutôt bon, non ? Vous ne trouvez pas ? Autant profiter du soleil. »

« Ryusuke mais … et le toit ? On n’y va pas alors ? » demande Sirénia tandis qu’il hoche la tête négativement. Bon, c’est elle qui tient leurs repas mais encore une fois, ce n’est pas de a faute, il ne peut rien faire avec ses mains, voilà tout.

« Trouvons un coin tranquille et ça sera alors réglé, tu ne crois pas ? »

« Mais et le toit, il n’était pas assez tranquille pour toi ? Pourtant, c’est le meilleur endroit possible. Tu ne crois pas ? J’aimais bien, moi. Personne ne nous embêtait. »

« Oui mais ça, c’était auparavant. Ce n’est plus le cas maintenant, Sirénia. Ah. Regardez ce petit coin de pierre autour de l’arbre. Il n’y a pas grand monde. »

« Comme tu veux, Ryusuke. C’est toi le dresseur, pas moi. »

Voilà. Ils sont maintenant en train de manger bien tranquillement. Bien qu’il ait ses mains dans le plâtre, il tente de donner à manger à Eleanor, chose particulièrement difficile mais qu’il arrive à force de travail. Il ne remarque pas que Sirénia l’aide faiblement grâce à ses pouvoirs psychiques. Mais bon, tant qu’il est heureux.

« Bon appétit, la toute belle Draco. C’est bon ? »

« Draaaaaaaaa draco draco draco dra draco. »

« Tant mieux. Sirénia ? Tu veux que je tentes de faire pareil de ton côté ? Allez, on va essayer quand même au cas où.. Fais aaaaaaaaaah. »

Il cherche à la nourrir et elle se laisse faire. Encore une fois, elle l’aide du mieux qu’elle le peut. Une nouvelle fois, quelques murmures se font entendre jusqu’à ce qu’une voix féminine n’arrive à sa hauteur, criant en sa direction :

« Ryusuke ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Tu n’étais pas à l’endroit habituel ! »

« Junon ? Vraiment ? Tu me fais la tête juste pour ça ? Et oui, désolé, je voulais changer un peu mes habitudes, rien de plus, rien de moins. Ce n’est pas une si mauvaise chose. »

« Oui, je te fais la tête et je te boude. De plus, Pik et Rik vont arriver. On va pouvoir manger tous les quatre. » s’exclame la jeune demoiselle aux cheveux argentés alors qu’il cligne des yeux. Il ne manque pas quelqu’un dans sa liste ?

« Et Kasiopé ? Où est-ce qu’elle est ? Elle n’est pas là ? »

« Elle a du travail en tant que Vice-Présidente. Et oui, passer autant de temps pour te ramener les devoirs et les cours, c’est bien beau mais elle a aussi des obligations. Ainsi, chaque midi, elle doit rattraper son retard. »

« C’est dommage. Si je peux l’aider, je le ferais plus tard. Là, aujourd’hui, je ne peux pas. Je passerai la saluer pour la remercier de tout ce qu’elle a fait pour moi. »

« Comme tu veux mais c’est moi ou tu es souvent accroché à elle ? Je vous vois toujours tous les deux collés l’un à l’autre. Il y a même certaines rumeurs à ce sujet. »

« Les rumeurs sont des rumeurs. Mais elle est la seule à m’avoir dit la vérité concernant Naro et vous, à partir de là, c’est la seule à qui j’ai confiance pour le moment. »

Voilà que Junon fait la moue, s’installant à côté de lui. Elle commence à manger de son côté alors que Pik et Rik viennent saluer Ryusuke. Finalement, ils sont tous, côte à côte, discutant de tout et de rien. Il évite le sujet de Naro pour le moment puisque visiblement, ça semble déranger Junon. Mais oui, Kasiopé n’a pas eut peur de lui dire la vérité et rien que pour cela, il respecte plus l’adolescente aux cheveux verts que les autres.

« Est-ce que tu as vraiment besoin de cette vérité pour être satisfait, Ryusuke ? »

« Dans certain cas, elle est nécessaire, oui … mais bon, ce n’est pas l’heure d’en parler. »

Il coupe court à la conversation car il n’a guère envie de se battre avec les autres. D’ailleurs, les cours vont reprendre et il salue les membres du conseil des élèves. Il tente de s’éloigner mais Junon tend la main en le hélant :

« AH ! Attends un peu, Ryusuke. Je voulais te dire quelque chose. Tu sais que si on ne t’a rien dit, c’était tout simplement pour te protéger, hein ? »

« Oui oui, bien entendu que je le sais. Bon, je retourne en cours. Faites attention à vous. Ah … Je passerais vous voir dans la soirée. »

Du moins, après que les cours soient terminés. Pour l’heure, ce n’est pas vraiment pas. Reprenant sa classe, il écoute le nouveau professeur pour les mathématiques. Heureusement pour lui, il n’a aucun souci à se faire de ce côté-là.

« Tu as toujours été fort en mathématiques, c’est bien cela, Ryusuke ? »

« C’est exact, Sirénia. Mais bon, ça ne veut pas dire que je connais tout sur tout. » murmure l’adolescent aux cheveux bruns avant de placer une main sur son front.

« Je me doutes mais tu es très intelligent et très patient … car tu as bien voulu tout m’apprendre. Alors, juste pour ça, je tiens à dire ce que tu es réellement. »

Ce qu’il est réellement ? AH ! C’est quoi cette expression de la part de la pokémon ? Eleanor relève la tête, le fixant de ses beaux yeux de dragonne alors qu’il lui fait un petit sourire tendre .Et oui, il n’est pas forcément le meilleur dresseur ou homme dans ce monde. Il lui chuchote tout doucement pour qu’elle seule puisse entendre :

« Pas trop déçue que je ne sois pas parfait?3

« Dra. » répond t-elle en tapotant sa face contre la joue de Ryusuke. Bien sûr que non ! De toute façon, personne ne l’était réellement alors bon hein ?

« Bon alors, pour la peine, ce soir, on fera comme d’habitude. Il ne reste plus qu’une heure de cours et on peut ensuite rentrer … ah peut-être que non. »

Il a presque oublié Kasiopé mais heureusement pour lui, il s’en rappelle bien vivement. Bon, ça ne veut pas dire qu’il va pouvoir aider Kasiopé … mais au moins faire acte de présence non ? Les cours se terminent et il range déjà ses affaires.

« Hey, Ryusuke, tu veux que l’on t’accompagne jusqu’à chez toi ? »

« Non, pas besoin, je vais me rendre au conseil des élèves. J’ai quelque chose à leur dire. » dit Ryusuke avant de mettre son bras plâtré contre son coeur.

« Oh, pas grave alors. Peut-être une prochaine fois donc ? Si ça ne te dérange pas trop. »

« Ca ne me dérange pas vraiment même si je pense que vous avez mieux à faire de votre côté. Je ne suis pas vraiment très … social dès qu’il s’agit de communiquer. Je pense que vous l’avez remarqué depuis tout ce temps, n’est-ce pas ? »

« Oui mais bon, tu sembles totalement différent. Déjà que Kasiopé nous en parlait un peu pour nous tenir au courant mais maintenant qu’on le voit, on le remarque plus aisément. »

« Oui mais bon … d’ailleurs, je vais aller la voir pour la remercier. »

Il signale cela alors que quelques sourires se placent sur leurs lèvres. Pourquoi est-ce qu’ils font ça ? Il n’en a aucune idée mais bon, il finit par sortir de la salle de classe, marchant lentement tandis qu’il chercher la salle du conseil des élèves.

« Kasiopé ? Kasiopé ? Hmm … On dirait bien que c’est le bon endroit. »

Il prononce son prénom tout en voyant sur la porte ce qu’il recherchait. Il toqua plusieurs fois de suite à la porte jusqu’à ce qu’une voix féminine ne dise :

« Rentrez donc, je suis seule mais qu’importe … »
Bof, c’est tant mieux en un sens. Il pénètre dans la pièce, regardant Kasiopé qui s’y trouve. Assise à un bureau, elle a tout un tas de dossiers à côté d’elle tandis qu’elle griffonne sur des papiers devant ses yeux.

« Ahem, mademoiselle ? Je ne vous dérange pas trop ? Il va être l’heure de la fermeture. »

Elle finit par relever ses yeux, un sourire illuminant son visage alors qu’elle aperçoit Ryusuke. Celui-ci referme la porte derrière lui, accompagné par ses pokémon. Sa première journée à l’école depuis cet incident lui avait fait le plus grand bien.

Chapitre 29 : Dans les rêves

ShiroiRyu
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Chapitre 29 : Dans les rêves

« Alors, Ryusuke ? Qu’est-ce que cela fait de rentrer chez soi après tout ce temps ? Ce n’est pas si déplaisant que ça, n’est-ce pas ? »

« Pas du tout, maman. Bon, j’ai juste l’air pitoyable … »

« Mais non, mais non, et puis, tu n’es pas seul hein ? »

Oui mais bon, ça ne changeait pas grand-chose à sa condition actuelle. Il se regarda pendant quelques secondes, poussant un profond soupir. Mais bon … la joie était là. Il regarde la Draco et la Kirlia. La première vient s’enrouler sous ses bras, glissant son visage contre son torse tandis que Sirénia grimpe sur son épaule.

« Attention, s’il vous plaît, toutes les deux, je sais que vous le ferez attention mais bon … C’est juste une mesure de précaution, d’accord ? J’espère que vous comprendrez. »

« Oui oui, ne t’en fait donc pas à ce sujet. On va juste faire attention, d’accord ? »

« Tu n’es pas obligé de me répéter mais merci. » murmure Ryusuke dans un petite sourire.


Le genre de sourire qui se permet d’être rassurant et tendre, le sourire qui plaît tant à la petite demoiselle Kirlia qui se laisse alors automatiquement faire. Celle-ci vient se placer correctement sur ses épaules, s’accrochant à son cou, ses mains posées sur sa tête.

« J’espère que je ne dérange pas trop, Ryusuke, n’est-ce pas ? »

« Pas le moins du monde, Sirénia. Bon … Maman, je suis prêt. J’espère juste que ma chambre n’a pas attrapé trop de poussière pendant que je n’étais pas là. »

« Tu me vexes terriblement, Ryusuke. Tu donnes l’impression que je ne m’occupe pas de ta chambre pendant que tu étais absent. J’ai même découvert l’une de tes cachettes. Ne t’en fait pas, ces livres n’existent plus à l’heure actuelle. Il ne faudrait pas que tes pokémon tombent dessus, n’est-ce pas ? Ça serait problématique. »

« Je ne vois pas de quoi tu parles, maman. Est-ce que tu peux m’emmener dans ma chambre ? Au moins que j’aille déposer mes affaires, ça sera mieux. »

La Kirlia hausse un sourcil, remarquant que cela perturbe Ryusuke plus que prévu. Est-ce que sa mère a dit quelque chose de dérangeant ou perplexe ? C’est très étrange. Elle remarque que Ryusuke est perplexe et un peu perdu … et inquiet aussi.

« Merci beaucoup maman. Je range tout, tout seul. Du moins, je vais demander à mes pokémon. Si je peux avoir un peu de tranquillité … »

Sa mère quitte la chambre mais il attend quelques minutes avant de se mettre à fouiller sous la moquette sous son lit. Pfiou ! Qu’est-ce que sa mère a raconté ? Il n’y avait rien d’étrange. Loin de là ! Tout est en place pourtant ! Il pousse un soupir soulagé, entendant Sirénia :

« Qu’est-ce que ces livres ont de si spécial, Ryusuke ? »

« Rien du tout, Sirénia et s’il te plaît, ne t’avises plus de lire dans mes pensées. »

« Je veux juste savoir ce qui est gênant. D’habitude, tu es toujours très sérieux. Je vais aller prendre ces livres et … »

« HORS DE QUESTION ! Et ne me force pas à me répéter, est-ce bien clair ? Ne t’avise surtout pas de me contredire sur ce point, je le prendrais VRAIMENT mal, d’accord ? »

« D’accord, d’accord, c’est bon, j’ai compris mais … »

Il place son bras devant les yeux de Sirénia qui deviennent roses. Il a compris ce qu’elle tente de faire mais le regard furieux et apeuré, comme une bête prise au piège, l’empêche de continuer cela. Qu’est-ce que ça peut être réellement ? Pour le mettre ainsi ?

« Sincèrement, j’aimerais vraiment beaucoup comprendre, est-ce que tu peux me dire ? Qu’est-ce sont ses livres pour que tu réagisses ainsi, Ryusuke ? »

« Des livres qu’il ne faut pas que des pokémon regardent voilà tout. Tu es trop jeune. »

« Trop jeune ? Je suis déjà une pokémon adulte ! Du moins, j’estime être adulte. TU es trop jeune, Ryusuke, c’est la différence, voilà tout ! »

« N’échange pas les rôles, s’il te plaît, loin de là. Mais bon, maintenant que tu as compris de quoi je veux parler, merci bien. Eleanor, je te fais confiance contrairement à Sirénia. »

« Moui, si tu le prends comme ça, je vais aller voir ce que sont ces livres. » marmonne la pokémon aux cheveux rouges tandis qu’il ne se préoccupe plus d’elle.

« Fais comme tu le désires. Eleanor, tu viens m’aider à tout ranger, s’il te plaît ? »

RAAAAAAAAAAAH ! Ca ne marche pas le moins du monde ce qu’elle tente de faire. Agacer Ryusuke pour en savoir plus sur ces livres. Elle est intéressée mais pas au point de se mettre Ryusuke sur le dos non plus ! C’était pas ce qu’elle désirait !

« Bon ben, je te laisse tranquille, je te le promets, Ryusuke. »

« Aucun souci. Tant que tu comprends qu’il y a des choses auxquelles on ne touche pas car c’est vraiment très important, tant mieux. Sinon, ça peut vraiment être problématique, j’espère que tu saisais tout ça, n’est-ce pas ? »

« Oui, oui, j’ai parfaitement compris. Vraiment … Encore désolée, Ryusuke. Câlin ? »

« Oui, on peut se faire un câlin. Bon, avec mes mains … ça risque d’être problématique mais au moins, l’intention est là, non ? »

« Attends, je vais le faire moi-même, Ryusuke. » s’exclame la Kirlia avant d’aller sur le lit, Eleanor se déplaçant pour que Sirénia puisse s’installer contre les bras de Ryusuke et le garder contre elle. Quelques minutes passent jusqu’à ce qu’elle finisse par lui laisser la liberté une nouvelle fois. L’adolescent soupire d’apaisement : Pour lui, c’est résolu.

« Bon, par contre … je me demande si … »

« Oui ? De quoi ? Tu es encore en train de penser à elle, Ryusuke ! C’est agaçant et énervant ! On dirait que je ne suis pas assez bien pour toi ou quoi ? »

« Mais qu’est-ce qui te fait dire ça ? Tu t’imagines des choses, Sirénia. Pas du tout. »

C’est juste qu’il se demande si … elle viendra le voir ou pas. On lui a conseillé de rester une semaine à la maison avant de reprendre les cours. Le souci, ce n’est pas ça, pas du tout. C’est juste que … bon … enfin … comment il peut s’exprimer correctement ?

« Enfin ça ne te concerne pas, de toute façon, si tu veux tout savoir ! »

« Justement, ça me concerne un tout petit peu, Ryusuke. Mais ce n’est pas grave pour le moment. J’ai juste envie de me coucher sur ce lit et … HEY ! Pourquoi est-ce que tu as pris ma place, toi ? Je peux le savoir ? »

« Oh, c’est vrai. Eleanor, c’est sa première fois qu’elle vient ici. Tu peux dormir aussi sur le lit, Eleanor. Je ne refuses pas Sirénia, je n’aurais pas à te refuser toi. »

« Draaaaaaaa ! » répond la pokémon avec joie tandis que Sirénia s’approche d’elle, comme pour la juger. Elle préfère la mettre en garde, se montrant un peu menaçante. Ryusuke passe une main plâtrée sur le sommet du crâne de la pokémon, la regardant doucement.

« S’il te plaît, pas de bêtises, Sirénia. Bon … Mes affaires … AH ! NON ! »

Il s’exclame en voyant finalement son bureau. C’est quoi ces dossiers ? Un rapide mouvement de la main et voilà qu’il fait une tête dépitée. Sincèrement ? Grumpf, elle abuse ! Elle abuse vraiment ! Il quitte la chambre à toute vitesse, disant à sa mère :

« Maman ? Est-ce que Kasiopé est rentrée dans ma chambre ? »

« Bien entendu, Ryusuke. Il le fallait bien pour ramener tes cours. Comme tu as put le voir, tu as beaucoup de retard, malheureusement. Bonne chance ! Mais tu as toute la semaine pour rattraper tout ça. Évite juste de te faire trop mal par contre. »

« A force de réfléchir ? Rien qu’à cette idée, je souffre déjà. Je vais voir si Sirénia pourra m’aider, tout simplement. Pas vraiment le choix, de toute façon. »

Il disait cela tout en souriant, haussant les épaules, comme amusé par la situation. Pourtant, celle-ci n’a rien de drôle mais le garçon semble avoir changé. Sa mère l’avait déjà remarqué auparavant mais c’était encore plus visible maintenant. Et pour sûr, c’est loin d’être déplaisant. Cette épreuve l’a totalement modifié.

« Je t’appellerais lorsque l’on mange, Ryusuke. Tu ferais mieux de te mettre tout de suite au travail, non ? Allez, hop hop ! Et plus vite que ça ! »

« Pas besoin de me pousser maman, j’y vais, j’y vais dès maintenant. Bon … Sirénia ? Eleanor ? C’est l’heure de la torture mentale après celle physique. »

Assis sur son bureau une demie-heure plus tard, Eleanor se trouve sur son épaule tandis que Sirénia est sur ses genoux. Lorsqu’il faut tourner la page, la seconde le fait à sa place tandis qu’il pousse un petit soupir de soulagement.

« Ca va au final, je n’ai pas tant oublié que ça. Ça devrait passer aisément. »

« C’est vrai ? Même moi, je comprends un peu tout ça. C’est peut-être parce que je peux lire dans tes pensées ? C’est plus facile comme ça, Ryusuke. C’est un peu étrange non ? »

« Non non, ça ne l’est pas, contrairement à ce que tu crois. Mais bon, comme je te l’ai déjà dit, évite de lire un peu trop mes pensées, d’accord ? »

« Oui oui, le message est très bien passé la première fois, Ryusuke. »

« Ne t’en fait donc pas à ce sujet. Je ne t’en veux pas hein ? » dit-il tout en cherchant à caresser son crâne avant de mettre une main sur son front.

Un petit bilan était nécessaire : s’il faisait six à huit heures par jour et qu’il séparait cela en trois heures le matin, trois heures l’après-midi et deux heures le soir. Oui, ça lui semblait être un juste compromis par rapport à tout cela. Ah …

« Ryusuke ? Il faut aller manger, j’espère qu’elle a aussi préparé pour nous. Je ne mange pas beaucoup mais Eleanor est une gloutonne. »

« Draaaaaaaaa ! » s’exclama la pokémon au long corps comme pour expliquer que si elle mangeait autant, c’est qu’elle appréciait une nourriture qu’elle n’avait jamais eut auparavant.

« S’il te plaît, Sirénia, ne te moque pas d’Eleanor. Elle a tant de choses à rattraper. »

« Je ne me moques pas, je dis simplement ce que je penses, rien de plus, rien de moins. »

« Ce n’est pas une question de dire ce que tu penses. Certaines paroles peuvent blesser si tu ne fais pas attention. Heureusement pour toi, Eleanor n’y tient pas vraiment compte. »

Heureusement pour elle ? Ce n’est pas comme si Eleanor lui aurait fait quelque chose aussi hein ? Il fallait peut-être pas trop pousser non plus. L’adolescent aux cheveux bruns soupire avant de se relever pour quitter la chambre. Il était l’heure d’aller manger.

Sirénia, malgré son statut de pokémon, mangeait à la table tandis qu’Eleanor, exceptionnellement, avait ce même privilège, entourant doucement Ryusuke de son corps tout en mangeant dans une gamelle à ses côtés.

« Ca me rend si heureuse de te revoir parmi nous, Ryusuke. »

« Plaisir partagé, ça fait du bien de rentrer à la maison après tout ce temps, vraiment. »

« Alors, n’hésite pas à te reposer cette nuit, ne te force pas à travailler alors que tu viens à peine de rentrer. Je pense que cela peut attendre demain matin. Je te réveillerais à huit ou neuf heures au grand maximum. Maintenant, manges donc ! »

Aie ! Sa mère qui veut le forcer à s’engraisser ! Il fait un petit sourire, terminant vite son assiette. Encore une ou deux heures à lire et étudier, malgré ses dires et voilà qu’il est enfin l’heure d’aller se coucher. Bon, le souci, c’est que Sirénia a grandi.

« Je devrais peut-être demander un autre lit pour toi, Sirénia. »

« HEEEEEEEEEEEEEIN ? Hors de question ! On ne change pas nos habitudes maintenant ! Je refuse, je refuse, je refuse ça ! C’est clair, net et précis ! »

« J’étais sûr que cela ne te plairait pas. Eleanor, tu peux aller au bout du lit pour te mettre en boule ou alors à côté de moi. Comme tu es une dragonne, je n’ai pas à m’inquiéter de l’odeur, tu sens très bon, je peux te le confirmer. »

« Quelle galanterie envers elle, Ryusuke. Et moi ? Au final, je dors où ? »

Question fâcheuse ? Elle n’en savait que trop rien alors qu’il regardait Eleanor. Elle n’en a rien à faire non ? Il finit par se coucher dans le lit, Sirénia grimpant aussitôt à son tour pour arriver à a hauteur et se placer à côté de lui, tête posée sur le torse. Eleanor avait décidé au final de dormir en boule à sa gauche, Ryusuke caressant ses oreilles à portée.

« Bon, maintenant … Il faut dormir, j’espère que je n’aurai pas de crise à cause de la douleur cette nuit. Ca me fait bizarre d’être à la maison. »

« Et j’espère que tu y resteras cette fois. Je ne veux plus te voir blessé comme ça. »

« Ca n’arrivera plus, je te le promets. Tu n’as pas à t’en faire. »

« Ce n’est pas ainsi que l’on rassure les jolies filles, Ryusuke. »

Ah bon ? Dommage, il ne s’y connaît pas en femme, hahaha ! Il suffit de voir avec Kasiopé, il a l’impression de parler à une inconnue malgré tout ce qui s’est passé entre eux. Il finit par fermer les yeux, haletant légèrement après une dizaine de minutes. Eleanor redresse la tête, poussant un petit cri comme pour réveiller Sirénia mais celle-ci a déjà ses yeux ouverts.

« Impossible de dormir. Dans l’hôpital, ils l’assommaient avec des somnifères mais ici, c’est un sommeil tout ce qu’il y a de plus normal. »

« Draco ? Dra dra draco dra draco dra ? » demande Eleanor, légèrement soucieuse alors que Ryusuke se met à haleter de plus en plus, gesticulant légèrement.

« Ne t’en fait pas, il ne va pas mourir ou autre, je ne le permettrais pas. »

« Draaaaaaaa draco draco dra draco dra ! » s’exclame aussitôt la Draco en se redressant, rapprochant son visage de la Kirlia qui soupire, ses yeux devenant roses :

« Je vais m’occuper de ça par moi-même. Pour la peine, si tu veux, je vais te laisser m’accompagner. Tu comprendras pourquoi il est aussi important pour moi … et que je ne peux absolument pas le laisser dans cet état et seul. Et que je ne laisserai aucune personne me le retirer, qu’importe s’il faut utiliser la violence pour cela. »

« Dra … draco ? » demande une nouvelle fois Eleanor, peu rassurée par les propos de la petite Kirlia. Pourtant, celle-ci est des plus sérieuses. Comment cela se fait-il ?

« Tu vas voir … suis-moi, tu comprendras bien assez tôt. »

Elle place une main sur le crâne de la Draco, l’autre sur celui de Ryusuke avant de fermer complètement les yeux. La Draco se sent comme happée par une force prodigieuse avant de se retrouver au beau milieu d’une forêt en flammes.

« Et voilà, nous y sommes. Voilà ce à quoi cauchemarde Ryusuke chaque nuit à la maison ou presque. Cela lui prend sans que je n’en saches la raison. »

Et voilà qu’elle se met à chercher Ryusuke du regard. Elle le voit, tout simplement statufié face à une étrange créature à la longue robe noire et blanche. Elle tourne le dos à Sirénia et Eleanor mais la première est en train de l’observer.

« Qu’est-ce que … cette griffe ensanglantée ?! »

Elle remarque la griffe droite de la créature qui lui tourne le dos. Entièrement blanche normalement, elle est pourtant tachée de sang alors qu’une voix ne murmure :

« Tiens donc … des invités ? Comme c’est étrange … Vous êtes plusieurs maintenant ? »

La voix provient de cette créature avant que tout ne disparaisse complètement, qu cela soit Ryusuke, la forêt ou le décor. Il n’y a plus que les deux pokémon et cette étrange créature en face d’elles. Lentement, son visage se retourne, deux yeux verts fixant les pokémon avant que tout ne se brouille. Sirénia se réveille en sursaut, avachie sur Ryusuke, Eleanor étant de même. Déjà la matinée ? Et la mère de Ryusuke qui le secoue légèrement :

« Il faut que tu te réveilles. On avait pourtant prévenu : pas plus tard que neuf heures. »

Yeux … verts ? Et cette tenue ? Et ce sang ? Mais surtout : cette créature savait qu’elles étaient là ? Les deux pokémon se regardent pendant quelques secondes, plongées dans l’incompréhension la plus totale.

Chapitre 28 : Un peu de temps ensemble

ShiroiRyu
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Chapitre 28 : Un peu de temps ensemble

« Les téléfilms, c’est vraiment l’une des pires choses qui existent dans ce monde. »

« Il ne faut pas dire cela, il y en a des biens. Dison juste que pour 99 % de déchet, tu as au un bon téléfilm ou presque, rien de plus. »

« Je ne sais pas si je dois apprécier cet anecdote. Hmm ? Il est quelle heure ? Dix-sept heures au grand maximum, c’est pas mal du tout. Mais tu comptes partir quand ? »

« Tu comptes me faire jeter hors de la chambre, c’est bien ça ? »

« Je n’ai pas dit cela, Kasiopé. Pas du tout … Enfin bon … Pfiou, il fait chaud avec toi sur la couverture. Ah … Est-ce que tu peux ouvrir un peu la fenêtre s’il te plaît ? »

Elle se releve, quittant alors le lit pour se diriger vers la fenêtre. Elle ouvre la fenêtre, comme le désirait Ryusuke avant de retourner auprès de lui. Retournant s’asseoir comme si de rien n’était, elle murmure d’une voix douce :

« Ah … Junon et les autres ne t’ont pas menti. Mais ils ne t’ont rien dit en un sens. Oui, nous avons fait tout cela pour te protéger. Naro allait sûrement contre-attaquer, nous avons donc pris nos précautions pour que tu sois en sécurité. Malheureusement, parfois, toutes les précautions faites ne servent pas à grand-chose. »

« Surtout si la victime ne réagit pas de la manière que … hmm … non … Comment est-ce que je peux dire ça. Toutes vos discussions et vos tentatives pour vous … rapprocher de moi, elles consistent juste en ça ? Au final, rien n’est vrai ? »

« Oh, je vois de quoi est-ce que tu as peur et … je peux alors te rassurer sur ce point. Tu n’as pas à t’en faire, tout est vrai de ce côté. »

« Comment est-ce que je peux en être sûr ? Et non … j’ai l’air stupide de parler de tout ça. Un vrai gamin, j’imagine. Je dois être vraiment ridicule. »

« Pas le moins du monde. Tu peux alors être rassuré de ce côté. Je te promets que tu n’as pas à t’en faire. La preuve n’est-ce pas le fait que je sois là ? »

Elle marquait un point. Elle aurait put partir avec les autres. Il a un petit sourire qu’il tente de cacher avec discrétion mais Eleanor releva la tête, se tournant vers son dresseur avant de dire d’une voix qui se voulait lente :

« Draco … Draco dra draco ? Dra ! »

« Comment ça, tu trouves que c’est mieux quand je souris ? Je ne souris pas, ne raconte pas n’importe quoi. Kasiopé risque de se faire des idées sinon. »

« Je ne me fais pas d’idées … mais je suis contente, Ryusuke. Vraiment contente. Est-ce que je peux voir tes blessures ? Ah ! Attends, c’est plus facile si je fais ça. »

« Qu’est-ce que tu vas encore faire ? HEY ! Mais c’est privé ça ! »

Elle était passée près du bord du lit, récupérant un bloc-notes avec les informations au sujet de Ryusuke. Celui-ci voulut se relever mais Sirénia marmonne, lui disant de ne pas en faire trop vu son état et qu’elle n’a pas envie qu’il soit blessé.

« Ah passage, Sirénia, tu peux parler quand je suis là. Et ne t’en fait pas, je n’ai parler à personne de tes petites crises même si elles sont assez violentes. »

« Merci mais tu n’as pas à t’en faire … et arrêtes de te rapprocher trop près de lui. »

Elle ne veut pas se montrer vulgaire mais elle n’aime pas voir l’adolescente qui finit par s’asseoir sur une chaise, récupérant une pomme qu’elle se met à éplucher et couper devant Ryusuke et ses pokémon. Oh ! Un quartier pour chacun, elle est sûre que ça plaira !

« Eleanor ? Sirénia ? Voilà pour vous. Ryusuke, tu veux que je te le donnes en bouche ? »

« Ne me prends pas pour un idiot, je sais parfaitement manger une pomme. »

Il tend ses bras plâtrés alors qu’elle y dépose le quartier de pomme. Elle le regarde tenter de ramener le morceau à sa bouche sans y arriver, le morceau tombant à côté de lui sur le lit.

« Ryusuke, Ryusuke ! Fais attention à toi ! Il … »

« Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il … » s’écrit Ryusuke en se tournant vers Kasiopé, un morceau de pomme s’enfonçant dans sa bouche. Il le mâchonne pendant quelques secondes avant de l’avaler, déglutissant pour reprendre : « Non mais je rêve ou quoi ? J’ai … »

« C’était bon ou non ? Normalement, aucun pépin ou aucun morceau de peau. »

« C’était bon mais ce n’est pas le sujet, je veux dire par là que tu dois … »

Elle rigole et récupère le morceau tombé sur le lit, venant le mettre dans sa bouche alors qu’elle étudie sa réaction et celle des pokémon de Ryusuke. Ce dernier soupire tandis qu’Eleanor a déjà fini son propre morceau.

« Au moins, il semblerait qu’une certain Draco apprécie les pommes. On testera aussi avec les oranges, d’accord ? Mais attention, il y aura beaucoup de jus. »

« Draaaaaaaaaaaa. » répond la pokémon en frottant son museau contre la joue de Ryusuke, comme pour essuyer sa bouche sur lui.

« A part réussir à faire de l’oeil à mes pokémon, tu n’as rien d’autre à me dire ? »

« Que je suis bien contente de voir que tu vas bien ? Ce n’est pas une bonne réponse de ma part ? Savoir si je réfléchis à une autre ou non, Ryusuke. »

« Non, ça me convient, on va dire ça comme ça … tsss, je vous jure. »

Il ne semble guère être content de la réponse mais il va devoir s’en satisfaire visiblement. Mais bon, il est … heureux néanmoins. Il ne veut juste pas le dire. Il observe la télé.

« Est-ce que tu as besoin de quelque chose, Ryusuke ? Je vais partir de la chambre environ une dizaine de minutes. Comme ça, je peux faire un aller-retour qui te sois utile. »

« Hmm … Juste l’oreiller qui me fait mal mais à part ça, peut-être un peu de lecture ? »

De la lecture ? Ce n’était pas une mauvaise idée. Comme elle venait de lui dire, elle quitta la pièce quelques secondes plus tard alors qu’il a relancé la télévision, zappant sur les chaînes. Du moins, il aurait bien voulu mais c’était Sirénia qui décidait. Et bien entendu, elle était d’une humeur massacrante … comme à son habitude.

« Il faudrait vraiment que tu arrêtes de te mettre en boule pour rien, Sirénia. »

« Je me mets en boule si je le veux, compris ? Et je ne veux rien savoir de toi. »

OUCH ! Très méchante la vilaine Kirlia ! Elle avait de la chance qu’il ne peut rien faire mais ce n’est pas un problème de son côté. Tant qu’elle n’abuse pas de ses pouvoirs pour faire le mal inutilement, çà passera à ses yeux.

« Il y a vraiment rien de bon à la télévision. AH ! Tu peux laisser ça ? Hey, Sirénia ? »

« Non, tu mérites pas de regarder ce dont tu as envie donc tu ne regarderas pas, voilà tout. »

Ah oui ? C’est comme ça ? Ca ne se passera pas ainsi ! Il ferme les yeux et cherche alors le sommeil. Il n’aura qu’à attendre que Kasiopé revienne. De toute façon, regarder la télévision, c’était bien loin d’être nécessaire à l’heure actuelle. Peut-être ce soir ? Les minutes s’écoulent mais voilà que Kasiopé n’est toujours pas revenue. Il est plus de dix-sept heures trente tandis qu’il attend son retour. Est-ce qu’elle est rentrée à la maison ?

« Peut-être que c’est mieux … au moins, je ne serais pas dérangé. »

« Oh ? Dérangé ? Tu insinues que je te pose quelques problèmes, c’est bien ça, Ryusuke ? »

La voilà de retour mais avec un sachet en main. D’après un rapide coup d’oeil elle a les livres dont ils parlaient tous les deux. Mais qu’est-ce qu’elle avait pris ? Car il n’était pas sûr que cela lui convienne. Elle ouvre le sachet devant lui, reprenant la parole :

« Alors, il y a un polar, un roman à l’eau de rose, un peu de fantaisie et … Hmm, je viens de penser à quelque chose, Ryusuke. Comment est-ce que tu comptes lire ? »

« Hein ? Que ? Et me … Hmm, euh … Eleanor ou Sirénia iront tourner les pages pour moi, du moins, j’espère qu’elles se montreront coopératives pour tout cela. Car sinon, je t’avoue que je pense que je suis plutôt foutu, hahaha. »

« Ou alors, je peux lire à ta place. Comme on le fait à un enfant. Prenons les aventures de Wiwi, le petit Teddiursa. Qu’est-ce que tu en dis ? »

Qu’elle se moque ouvertement de lui, il s’en fichait complètement, surtout que ce n’est pas bien méchant mais bon … les aventures de Wiwi le petit Teddiursa quoi ! En fait, en la regardant, elle remarque que Sirénia et Eleanor semblent intéressées.

« Bon, vas pour ça, ça sera bien u nconte comme « Fais-moi peur » on va dire. »

« Ce n’est pas vraiment cela mais bon … Alors, il était une fois, Wiwi le petit Teddiursa et ses amis de la forêt. Ils étaient heureux tous ensemble, vivant dans la forêt. »

Et voilà qu’elle se met à raconter. Il a l’impression de rêver. Pourquoi cela ? Car elle joue aussi le jeu de la voix. Une voix différente pour chaque personnage. Et Sirénia est devenue bien calme maintenant, surprenant mais pas déplaisant, loin de là.

Il regarde les deux pokémon qui ont les yeux rivés sur le livre de contes. Il a l’impression qu’elle fait ça depuis des mois, voire des années mais bon, il ne va pas l’arrêter en si bon chemin alors qu’elle fait de grands efforts pour tous les intéresser.

« Et voilà, ils vécurent heureux, Wiwi partageant son miel avec tout le monde. Fin. »

« C’était plutôt joli, raconté par toi. A croire que tu as des talents dans ce domaine. »

« Disons qu’il n’est pas rare que je m’occupe de mes petits frères et sœurs qui sont bien moins âgés que moi. Il faut bien cela pour les calmer, hein ? »

« Oh. Je ne savais pas. Pour ma part, je suis fils unique même si je trouve cela dommage. Je me demande comment tout cela se passerait si j’avais un petit frère ou une petite sœur. Est-ce qu’ils te rendent la vie infernale ou presque ? Tu dois avoir du mal à les supporter non ? Encore que si tu arrives à me parler et à me supporter, c’est gagné. »

« Disons que je me suis bien entraîné pour ça, monsieur tête de mule. »

« Je ne suis pas d’un naturel facile … et je ne sais pas comment tu as fait mais bon … Dans le fond, ce n’est pas une mauvaise chose, je t’en remercie. »

« Tu n’as pas à me remercier mais … Bon, un autre livre ? Ou tu veux peut-être mang… »

Elle s’arrête dans ses propos, clignant des yeux. Avec vélocité, elle se dirige vers le placard, s’enfonçant à l’intérieur alors que l’infirmière rentre dans la chambre. Celle-ci regarde à droite et à gauche avant de dire :

« C’est bizarre, je pensais que tu parlais à quelqu’un. »

« Non non, à part ma pokémon, je ne discute avec personne. Au moins, elles me tiennent compagnie, je ne vais pas m’en plaindre alors. »

« Je dois m’en douter, Ryusuke. Hmm, le repas va bientôt arriver. Tu veux de l’aide ou non pour manger ? Malgré ton état, peut-être que tes pokémon … »

« Sirénia s’en occupera, oui. Merci beaucoup néanmoins. »

« Comme tu le désires. Je n’arrive pas à croire que tu te fais dorloter par tes pokémon. »

« Héhéhé. Je ne vais pas m’en plaindre, j’ai de la chance de les avoir. »

Il est tout sourire alors qu’il réfléchit et évite de regarder le placard. L’infirmière repart avant qu’une autre arrive, avec un plateau repas. Presque aussitôt, Sirénia se prépare à servir à manger à Ryusuke, la seconde infirmière le laissant seul.

« Pfiou, rester une dizaine de minutes enfermée dans ce placard, non merci. »

« Surtout que je viens de comprendre pourquoi tu as fait ça … Je n’avais pas vu l’heure. Il est tard, normalement les visites ne sont plus autorisées, n’est-ce pas ? »

« C’est exact ! Un peu d’interdit ne peut pas faire de mal, tu ne crois pas ? »

« Ne raconte pas de bêtises. Toi ? La vice-présidente du conseil des élèves qui fait ça ? »

Elle rigole alors qu’il fait de même, Sirénia continuant de nourrir Ryusuke sans un mot. Elle ne laisse pas la jeune demoiselle ne faire ne serait-ce qu’un mouvement vers lui, émettant un grognement dès qu’elle tente de bouger.

« Hmm, visiblement, interdiction de faire ne serait-ce qu’un seul mouvement, Ryusuke. »

« Tu as remarqué toi aussi ? Par contre, tu risques d’avoir des problèmes si tu te fais repérée. »

« Je me cacherais une nouvelle fois dans le placard si ça s’avère nécessaire. Et oui, j’ai vu une sortie par la fenêtre. Tu n’es pas très loin de la branche d’un arbre. »

« Euh … Je ne suis pas vraiment rassuré. Tu es blessée toi aussi non ? Donc évites. »

« Ne t’en fait donc pas, je ne risque pas de chuter. Et puis, ainsi, on passera plus de temps ensemble, qu’est-ce que tu en dis ? »

Ce qu’il en disait ? C’était surtout un peu … perturbant de voir une jeune demoiselle s’intéresser autant à lui. Surtout au point de braver les interdits. Et puis, surtout, elle était là pour parler avec lui pendant des heures et des heures. Il chuchote faiblement :

« Bah … Hmm … Euh … J’aime bien, je dirais. J’approuve complètement. »

« Tu vois, je m’en doutais, Ryusuke. Donc bon … OUPS ! Je repars me cacher, j’entends encore quelques bruits de pas. »

Voilà qu’elle ne se dirige non pas vers le placard mais la salle de bain dans la même pièce. L’infirmière qui s’occupe des repas arrive, félicitant Ryusuke pour son appétit avant de repartir tandis qu’une autre lui demande s’il aura besoin d’aide pour se laver. Encore une fois, il désigne ses pokémon, l’infirmière signalant :

« Mais … Ahem … Nous sommes là pour ça. Il ne faut pas être gêné. »

« Une fois oui … mais là, non. Donnez-moi juste de quoi couvrir mes plâtres sinon, le reste, je vais me débrouiller. Et oui, sortir aussi les affaires, ça sera suffisant. »

« Bien bien bien … Mais ne soyez pas trop difficile, jeune homme. »

Trop difficile ? ARF ! C’est juste qu’il tenait un peu à son intimidé. L’infirmière sort ses affaires, les plies correctement tandis qu’il attend que Kasiopé ne se présente lorsqu’il n’y a vraiment plus personne. Elle pousse un petit soupir, lui disant :

« Est-ce que tu auras besoin d’aide de ma part ? Pour les plâtres ? »

« J’ai dit non pour l’infirmière, c’est la même pour toi hein ? Bon, je suis plus inquiet qu’autre chose. Je te laisse partir sans attendre, d’accord ? »

« Tu me jettes donc dehors car tu ne veux pas que je m’occupe de toi ? Soit ! Mais je reviendrais alors. D’après ce que j’ai cru entendre, tu ne vas pas rester trop longtemps ici. »

C’est exact. Il remercie Casiopé pour la journée passée à ses côtés, l’adolescente l’embrassant sur la joue tout en l’aidant pour les plâtres. Lorsque c’est bon, elle le laisse alors se laver seul. Néanmoins, lorsqu’il en ressort, elle est toujours là, venant lui retirer les sachets pour éviter que les plâtres soient trempés. Et enfin, elle se dirige vers la fenêtre, Ryusuke l’arrêtant brièvement, prêt à aller se reposer dans son lit.

« Euh … à demain, n’est-ce pas ? « 

« C’est ça. A demain, Ryusuke. J’ai passé un bon moment » lui chuchote t-elle avant de grimper à la branche. Il n’ose pas la regarder partir mais demande à Sirénia de vérifier au cas où qu’elle ne se fasse pas mal. Voilà, elle n’est plus là.

Chapitre 26 : Une nouvelle amie

ShiroiRyu
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Chapitre 26 : Une nouvelle amie

« Bon … Vous êtes une Draco sauvage, rien d’anormal à cela. »

« Draco, dra draco, draco dra draco. » répond t-elle calmement comme pour confirmer ses propos avant qu’il ne reprenne d’une voix lente :

« Mais ça ne veut pas dire pourquoi vous êtes dans ma chambre. Vous devriez avoir une chambre séparée, surtout pour une pokémon dans un hôpital pour humains. »

C’en était trop pour elle. Elle ne veut pas se jouer de l’adolescent mais il semble tout faire pour se ridiculiser sans même le vouloir. Elle le regarde avec amusement avant de décider qu’il était peut-être temps d’arrêter cette farce.

« Oh ? Tu es finalement réveillé une nouvelle fois ? Est-ce que je dois prévenir … »

« J’aimerai éviter cette fois, surtout si c’est pour qu’on me fasse dormir à nouveau. »

« Je vois, je vois. Oh, je vois que votre pokémon aussi est réveillée, c’est tant mieux. »

« Ma pokémon ? Depuis quand ? Je ne possèdes pas cette Draco, loin de là. Elle n’est pas à moi, je ne comprends pas de quoi vous voulez parler. »

« Pourtant, il s’agit bien … Hum ? Où est-elle ? Ah ! Au-dessous du lit ! » s’exclame l’infirmière avant de s’accroupie, récupérant la sphère rouge et blanche. Elle la place dans la main de Ryusuke, disant : « Ne la perdez pas cette fois. Mais que vous ne vous rappeliez pas de votre pokémon, je me demande si vous êtes devenu amnésique. »

« Non, non, c’est bon, je crois juste que c’est le temps que je me réveilles correctement. » dit-il d’une voix lente avant que l’infirmière ne quitte la chambre. Il se tourne alors vers la Draco, celle-ci tournoyant doucement autour de lui. « Alors ? Depuis quand tu es ma pokémon ? » demande t-il une nouvelle fois.

« Draco, dra draco dra draco dra dra draco. »

Depuis la scène de la cascade ? C’est Kasiopé qui a mis la pokémon dans la sphère. Mais donc, c’est bien sa pokémon ? Ce n’est pas étrange plutôt ? Il vient dire :

« Et tu es d’accord avec cela ? Vraiment ? Comment c’est possible ? Tu es pourtant une Draco, non ? Tu ne devrais même pas envisager cela. Je ne suis qu’un simple garçon. »

Il remarque que trop tard qu’il est passé au tutoiement bien que cela ne semble pas déranger la pokémon. Celle-ci attend maintenant autre chose de sa part mais quoi ? Il cligne des yeux, espérant une réponse qui n’arrive pas.

« Je ne comprends pas vraiment comment cela fonctionne avec toi … mais euh … cela ne te déranges pas de m’avoir comme ami ? Enfin comme dresseur ? Enfin les deux ? »

« Draco. » dit-elle en hochant la tête négativement, faisant balancer son corps à gauche et à droite au même rythme que la tête. Pas le moins du monde, n’est-ce pas ?

« Donc, si je comprends bien, je dois te trouver un petit nom, c’est bien ça ? Mais est-ce que tu veux que je te nommes ? Ou alors non ? Encore une fois, je préfères demander pour être sûr. Je n’ai jamais eut réellement de pokémon, tu sais ? »

« Dra ? Draco dra draco ? Dra draco dra … »

« Sirénia ? Disons que c’est difficile en soi. J’ai encore du mal à considérer que c’est ma pokémon mais elle l’est. Donc hmm … Un pokémon royal non ? C’est ce que tu es ? Donc je dois trouver un prénom qui te corresponde. »

Elle vient s’installer à côté de lui, posant sa tête sur ses genoux alors qu’il est assis. Elle veut quoi ? Qu’il lui gratte la tête ? Wow … Il est pas habitué à ça, lui. Mais il le fait, doucement, très doucement, avec tendresse avant de reprendre la parole :

« Alors … hmm, est-ce que tu aimerais un nom bien féminin ? Se finissant en a comme Sirénia ? Un nom qui existe ? Ou que j’invente ? »

Elle ne répond déjà plus, semblant ailleurs sous les caresses de son dresseur. Celui-ci pousse un soupir amusé. Il faut dire qu’il lui gratte l’oreille gauche, passant un doigt sur les plumes avant de dire calmement, d’une voix tendre :

« Eleanor, j’aime bien ce nom. Je le trouves assez royal et je trouve qu’il te colle bien à la peau. Est-ce qu’il te convient ? Tu peux me le dire ? »

« Draaaaaaaaco. Dra draco dra ! »

Elle se redresse et vient entourer les hanches de Ryusuke, faisant néanmoins attention aux blessures pour ne pas le faire souffrir. Elle frotte son museau contre son cou pendant de longues secondes alors qu’il la regarde, interloqué.

« Je ne … pensais pas que tu serais aussi câline comme pokémon. »
Pour une surprise, c’en était une. Et pas forcément des plus déplaisantes. Il continue les caresses sur le sommet du crâne de la Draco, celle-ci poussant un petit soupir de bonheur. Visiblement, elle est bien installée et ne compte pas bouger.

« Je me demande si je dérange, non ? Ca va ? Je ne suis pas trop collant ? »

« Draaaaaaaaaaaaaaaaa. » dit-elle dans un profond soupir. A croire qu’il avait des années de caresses à rattraper. Autant dire que si tel est le cas, la crampe à la main risque d’arriver bien assez tôt. De toute façon, avec son plâtre, c’est à peine s’il peut bouger les doigts donc bon … il doit faire attention aussi à son état.

« Je me demande où est Sirénia. J’espère que j’aurais aussi des explications. »

Pour ne pas paraître encore plus stupide qu’auparavant, bien entendu. L’adolescent aux cheveux bruns place une main sur son front, épongeant la sueur qui s’en écoule. Hmm, avec toutes ces couvertures, il crève de chaud. Et puis, le corps de la Draco est assez doux et chaud pour qu’il ne puisse réellement l’oublier. Hahaha. Pourquoi il se sent bien ?

Il n’en a pas l’explication. La seule raison qui le pousse à être heureux, c’est peut-être le fait qu’il soit en vie ? Deux fois, il a échappé à la mort. Deux fois, il a faillit ne pas s’en sortir … mais deux fois pourtant, il a survécu.

« Si on m’avait dit que je serais si heureux d’être en vie, j’avoue que je n’y aurais pas vraiment cru. C’est assez saugrenu en y réfléchissant bien, tu ne trouves pas … Eleanor ? »

Il a dit cela avec tendresse et affection tout en la regardant. La pokémon a fermé les yeux, poussant juste de petits gémissements de bonheur. Elle apprécie tant que ça les caresses ? C’est quand même bien étrange, non ? Mais bon … C’est une pokémon.

« Je dérange ou quoi ? » marmonne une voix provenant de la porte. Assez juvénile, elle est plus qu’agacée qu’autre chose alors qu’il voit paraître une étrange Kirlia.

« Qui … êtes vous ? Est-ce que je vous … Attends un peu ? Sirénia ? C’est bien toi ? Tu as évolué alors ? Je n’ai pas rêvé ? Je pensais que … Viens vite ! »

Viens vite ? Elle ne s’attendait pas à une telle demande de la part de l’adolescent aux cheveux bruns et la petite moue qui avait parcouru son visage disparaît presque aussitôt. Avec vivacité, elle court et saute pour atterrir justement contre Ryusuke, celui-ci s’exclamant :

« Attention, je suis blessé ! Fais attention s’il te plaît ! »

Mais c’est trop tard bien qu’elle utilise ses pouvoirs psychiques au dernier moment pour éviter de lui faire mal. Et ensuite ? Elle vient se loger dans ses bras, ignorant la Draco comme si de rien n’était. Elle frotter son visage contre le torse de Ryusuke, se mettant aussitôt à pleurer avant de bredouiller d’une voix tremblante :

« Snif … Ryusuke … Snif … Je suis tellement contente de savoir que tu vas bien. »

« Je vais bien, je vais bien, ça dépend de ce que l’on pense hein ? Disons que je suis vivant et que c’est déjà pas un mal, n’est-ce pas ? Qu’est-ce que tu en dis ? »

Il murmure cela tout en caressant sa chevelure. Elle relève son visage, le regardant de ses yeux verts. Pourquoi est-ce qu’il avait eut peur au moment où elle était apparue dans la chambre ? Il a sûrement rêver ce qui s’était passé à la cascade. Elle vient déposer un petit baiser sur sa joue, continuant de murmurer :

« Pardon pour tout, pardon, pardon, pardon, j’aurais dut venir plus tôt ! »

« Mais non, mais non, tu ne pouvais pas y faire grand-chose, ma petite Kirlia. Tu n’as pas à t’inquiéter. Je dois aussi te présenter Eleanor. »

« Eleanor ? C’est elle ? Tu as une seconde pokémon ? C’est donc … elle ? »

La Draco relève la tête, ayant entendu son nom deux fois de suite. Elle pose son regard brillant sur Sirénia, celle-ci faisant de même pendant plusieurs secondes avant de détourner la tête d’un air hautain. Aussitôt, elle s’accroche un peu plus à Ryusuke, comme pour bien montrer qu’elle ne compte pas le relâcher de sitôt. Il en est hors de question !

« Je peux savoir ce qui vous prends toutes les deux ? De vrais pots de colle. »

« Je n’ai pas envie de te partager avec autrui, c’est aussi simple que ça ! Je ferais tout pour que ça n’arrive pas ! C’est aussi simple que ça ! »

« Il n’est pas question d’accepter ou refuser de partager mon corps. Il est à moi … mais sincèrement, tu n’es pas jalouse non ? Pas entre pokémon ? »

« Je suis jalouse si je le veux, Ryusuke ! Et tu ne m’en empêcheras pas le moins du monde ! »

« Et tu es priée de te calmer, tu penses vraiment que je veux me disputer avec toi ? Regarde dans l’état dans lequel je suis. Je n’ai pas la motivation pour cela, pas du tout. »

« C’est pas faux, moi non plus, Ryusuke. On peut faire câlin alors ? »

Elle n’a pas à poser la question. Malgré ses plâtres, il a son torse à lui offrir et elle s’y réfugie. Il faut juste quelle soit un peu partageuse avec Eleanor maintenant. D’ailleurs, la pokémon dragon quémande elle aussi des caresses.

« Ah … Sincèrement, il se peut que j’aie besoin de me reposer … alors ne forcez pas trop, d’accord ? Ne me faites pas trop mal. »

« Je te promets de ne pas te faire trop souffrir … mais seulement si tu me préviens dorénavant dès que tu penses avoir des problèmes, d’accord ? On fait comme ça ? »

Grumpf. Se faire demander une telle chose de la part de sa pokémon, c’est déplaisant. Surtout quand la pokémon est capable de parler. AIE ! Il se prend un petit coup de la part de Sirénia, celle-ci le fixant de ses petits yeux rageurs.

« Ça te dérange tant que ça que je saches parler maintenant, Ryusuke ? Dis-le moi ! »

« Non mais tu comprendras que si tu commences à parler à voix haute, les gens vont se poser des questions alors s’il te plaît, ne parles pas trop. Ils n’ont pas besoin de savoir. »

« Ryusuke ? Vous êtes enfin réveillé ? Enfin encore … mais à qui parliez-vous donc ? »

Une infirmière pénètre dans la chambre au même moment où il s’adresse à Sirénia. Il continue de regarder la pokémon, disant d’une voix calme :

« A ma Kirlia bien entendu. Je lui dis d’arrêter de trop parler car sinon, ça risque de paraître suspicieux, n’est-ce pas ma petite Sirénia ? »

« Kirlia ! Kir, kirlia kir kirlia kir kir ! »

« Je vois cela … Très suspicieuse. Mais elle a une couleur vraiment très singulière tout en restant des plus belles, il faut reconnaître. Le médecin va venir vous ausculter. Et je vois que vous avez appris à vous rappeler que vous avez aussi une Draco. Vous avez deux pokémon vraiment spéciaux, vous le savez ? Prenez-en soin, vraiment,, c’est un conseil car vous avez une chance exceptionnelle. Ne la gâchez jamais ou vous pourriez le regretter. »

« Je commence à le remarquer que maintenant. »

Il dit cela sur un ton monotone tout en regardant la Kirlia logée contre lui ainsi que cette Draco. Il en a de la chance, il le sait, c’est pour ça qu’il ne doit pas gâcher cette chance avec une imbécillité. L’infirmière quitte la pièce avant qu’un médecin n’arrive.

« Ryusuke ? C’est bien cela ? Tu as plutôt bonne mine, cela fait plaisir à voir. »

« Tant que j’ai le sourire malgré que je n’ai plus mes bras et mes jambes, cela me convient, o nva dire ça comme ça, non ? »

« Oui … Je vais juste faire quelques examens et radio. Nous t’allons t’emmener pour cela … mais donc, il faudrait que tes pokémon te relâchent. D’ailleurs, c’est bien parce que c’est exceptionnel que les avons tolérés ici. Nous sommes dans un hôpital, je tiens à le rappeler. »

« Je m’excuse, je ne penses pas qu’elles pensaient à mal. Eleanor ? Sirénia ? Vous pouvez me relâcher ? Vous restez ici en attendant que je revienne. »

Voilà qu’elles semblent bouder mais finissent par se « délier » à lui tandis qu’il retrouve sa mobilité si on peut dire ça. L’adolescent aux cheveux bruns se retrouve soulevé par un infirmier avant d’être déposé doucement dans un fauteuil roulant.

« Je reviens vite, ne vous en faites pas … et aucune dispute, d’accord ? »

Sirénia fait une moue boudeuse et il sait qu’il a parfaitement compris ce qui allait se produire. Lorsqu’il quitte la chambre, Eleanor se met aussitôt en boule sur le lit, Sirénia se tournant vers elle avant de s’exclamer :

« HEEEEEEEEY ! Mais bon sang, c’est ma place ! Tu as pris le coin le plus chaud et douce ! Tu ne crois pas que je vais te laisser faire ou quoi ? »

Pour toute réponse, Eleanor émet un long bâillement, comme pour montrer que ce n’est pas cela qui l’intéresse avant de sombrer dans le sommeil. La petite Kirlia bouillonne de rage sur place, plus qu’agacée par la non-réaction de la pokémon.

« Hey ! Tu écoutes quand je te parle ? Je t’ai dit quelque chose ! Tu me laisses un bour d’oreiller aussi ! Non ! Tout l’oreiller ! »


Elle se téléporte subitement, agacée par tout cela avant de finir sur le lit. La Draco bouge légèrement pour se mettre au bout du lit tandis que la Kirlia s’installe sur l’oreiller, remontant la couverture sur elle. Et puis zut, elle réchauffe la place pour Ryusuke, rien de plus, rien de moins ! Elle peut bien faire ça sans qu’on la juge non ?

« Ce n’est pas torp demander ? Ou alors, c’est le cas ? »

« Draco ? Dra, draco dra draco dra dra dra draco. »

« Je ne t’ai pas demandé ton avis, Eleanor. De toute façon, j’étais là la première alors ne te fait pas trop d’illusions, c’est bête pour toi. »

Pourtant, la Draco en a rien à faire, continuant de s’endormir peu à peu. Elle a put faire ce qu’elle désirait et surtout, elle sait que Ryusuke la considère maintenant comme l’un de ses pokémon. N’était-ce pas le plus important à l’heure actuelle ? Sirénia marmonne :

« Je vous jure, ça se croit vraiment tout permis ces petites nouvelles. »

« Draaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. » s’exclame l’autre pokémon, comme pour lui signaler qu’elle compte dormir et que ce n’est pas en continuant à parler qu’elle y arrivera. HEY ! Mais elle se prend pour qui ? Tsss ! C’est ça le souci des dragonnes ! Elles croient qu’elles peuvent tout faire ! Vraiment, qu’est-ce qui a pris à Ryusuke de l’accepter ?

Une heure plus tard, il est revenu pour voir qu’on lui avait pris la place. Malgré son état, il demande à l’infirmier de le soulever doucement et de ne pas réveiller la pokémon, finissant par se retrouver à ses côtés. Il la prend doucement dans ses bras, sentant un mouvement sous la couette, un long corps cylindrique se déplaçant vers lui pour arriver juste à côté de Sirénia. Il tapote tendrement le crâne de la Draco avant de soupirer. Il a l’impression d’avoir radicalement changé … depuis cette épreuve.

Chapitre 25 : Comme d’habitude

ShiroiRyu
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Chapitre 25 : Comme d’habitude

« Je suis encore dans un hôpital, n’est-ce pas ? »

Il avait dit cela avec une certaine nonchalance, de façon désabusée alors qu’il pouvait à peine bouger et parler. Bien entendu, il n’y avait pas que ça, il y avait aussi le fait qu’on ne lui avait pas encore expliqué toute l’histoire.

« Je me demande des fois ce que j’ai fait pour mériter cela. »

« AH ! Vous êtes réveillé ! Docteur, docteur ! L’enfant de la chambre 305 est réveillé ! »

L’enfant ? Ryusuke gromelle légèrement ,visiblement embêté qu’on le considère ainsi. Néanmoins, la porte s’ouvre, laissant paraître un homme d’une cinquantaine d’années en blouse blanche accompagnée par une infirmière qui doit déjà se rapprocher de la trentaine.

« Hmm ? Ryusuke ? C’est cela ? Est-ce que tu m’entends ? Tu comprends ce que je dis ? »

« Bien entendu que je comprends. Je ne suis pas devenu sourd ou bête hein ? »

« Visiblement, il semble avoir encore toute sa tête, c’est donc une bonne nouvelle. Est-ce que tu te sens capable de pouvoir communiquer avec la police ? »

« Je le crois mais … où sont les autres ? Et je suis à quel hôpital, est-ce que mes parents ont été prévenu ? Et où est-ce que … »

Il n’a pas vraiment le temps de terminer sa phrase que de sous le lit, une longue ombre décide de sortir. Un corps bleu, quelques bandages sur ce dernier, il peut apercevoir la tête de la Draco de la cascade. Qu’est-ce qu’elle fait ici exactement ?

« On peut m’explique tout ce qui s’est passé ? Pourquoi y a t-il cette Draco ? »

« Je crois qu’au final, vous allez avoir besoin de beaucoup d’explications. Hmm … Ca ne sera pas à moi de vous les donner normalement. »

Et voilà tout. Il a à peine le temps de réfléchir correctement à la situation qu’il se retrouve soudainement endormi. Aussitôt, la Draco se tourne vers le médecin, le regardant avec un certain énervement. Celui-ci reste calme, disant :

« Bien qu’il soit réveillé, ce qui est une bonne nouvelle, il a encore besoin de repos. Je pense que tu as remarqué l’état de son corps. Néanmoins, maintenant, il vaut mieux que tu veilles sur lui, est-ce bien compris ? »

« Draco, dra … » s’exprime posément la pokémon, visiblement satisfaite de la réponse du docteur. Celui-ci et l’infirmière quittent la pièce, la pokémon venant ensuite se mettre en boule au bout du lit, installée bien sagemenrt sur ce dernier sans en profiter.
Elle émet un long bâillement, observant la sphère rouge et blanche posée à côté de Ryusuke, sur la table de nuit. C’était la sienne. Celle sur laquelle l’adolescent allait devoir veiller pendant de longues années maintenant. C’était la moindre des choses.

« Alors, Naro, prêt pour ton transfert ? Un criminel comme toi ne mérite pas d’être dans une prison aussi petite. On va t’emmener ailleurs. »

« Hahaha ! C’est pas comme s’il allait pouvoir parler vu son état ! »

L’homme est couché sur ce qui lui sert de lit dans une posture des plus effrayantes. Comme un mort. Il faut dire qu’avec des plâtres sur les bras et les jambes, il nécessite des soins particuliers mais en même temps, il ne parle guère.

« Bon, de toute façon, vu ce qu’il a tenté de faire, on peut pas le garder ici. De plus, on a pas l’infrastructure nécessaire pour ce genre de types. »

« De toute façon, tu peux prendre tout ton temps hein ? C’est pas comme s’il risquait de s’enfuir. Hahaha ! Allez hop ! On se dépêche ! »

Ils ont du chemin à faire pour fourgon pour l’emmener jusqu’à sa nouvelle cellule. Naro reste immobile, ne cherchant guère à regarder le policier qui se moque de lui alors qu’ils débutent le trajet pour l’emmener vers sa nouvelle demeure.

« Quand même, quel cinglé s’en prend à des gamins dans un bois ? Il faut être vraiment tordu dans son genre. Heureusement que les enfants sont en sécurité, hein ? »

« Oh que oui ! Et que les pokémon ont été ramenés dans un centre pour qu’ils se fassent adoptés et aient un bien meilleur dresseur. »

« Vous êtes lassants. Vous ne pouvez pas vous taire ? De toute façon, c’est foutu. »

« Foutu ? Ta vie ? Oh que oui, tu risques de t’en prendre pour perpets. Au minimum, tu en as pour vingt ans à faire en prison. Dommage pour toi, n’est-ce pas ? »

« Non, c’est foutu. Personne ne pourra s’en tirer, ils viendront me chercher. »

« Ils ? De quoi est-ce que … AAAAAAAAAAAAAH ! »

Un choc des plus effroyables se produit au moment où une camionnette percute le fourgon, venant le renverser. Les policiers comme Naro sont secoués et sévèrement blessés mais Naro ne semble pas réagir alors que des hommes armés se présentent devant le fourgon.

« Bon, éliminez-les. Et ne vous inquiétez pas pour le camion, ce n’est pas un problème. »

Deux tirs se font entendre, Naro attendant le troisième qui n’arrive pas. Non. Lorsqu’il rouvre les yeux, il est déjà en train d’être soulevé par ces personnes. Qu’est-ce que … cela veut dire ? Avec lenteur, il murmure d’une voix sans inquiétude :

« Pourquoi est-ce que vous vous ne débarrassez pas de moi ? »

« Ce n’est pas ce qu’ils veulent. Ils ont visiblement d’autres projets pour toi .Au moins, tu sembles encore conscient que tu vas avoir de sacrés problèmes, n’est-ce pas ? Tant mieux, ça sera plus plaisant à voir alors. Prépares-toi, on t’emmène sans douceur. »

De toute façon, il ne se faisait pas d’illusions à ce sujet. L’homme reste stoïque tandis que dans la voiture, celle-ci est souvent secouée par des bosses. Il ferme les yeux, non pas pour chercher le repos ou autre mais simplement car son corps l’empêche de les garder trop longtemps ouverts. Naro soupire quand un homme lui dit :

« Et évite de croire que tu peux te permettre de t’endormir ici, compris ? »

« Je ne risque pas de faire grand-chose vu comment le chemin est difficile à pratiquer pour nous emmener jusque là-bas. Vous ne voulez pas me dire ce qu’ils veulent me faire ? »

« Comme si on peut le savoir à la base hein ? On est pas dans les petits papiers des chefs nous, donc bon, maintenant tu te la fermes et tu attends. »

« Oui oui, j’ai parfaitement compris. » dit Naro, gardant les yeux fermés alors que les secondes s’écoulent, devenant des minutes puis deux bonnes heures. Oui, le chemin est vraiment aussi long que cela pour l’emmener jusqu’à sa mort.

Finalement, ils arrivent … et voilà qu’il est soulevé comme un simple ballot de paille. Il finit par se retrouver assis sur une chaise alors qu’il est plongé dans l’obscurité. Une seule voix mécanique s’adresse à lui sur un ton des plus déplaisants :

« Naro, Naro, Naro. Qu’allons-nous donc faire de toi, non ? »

« Ce que vous voulez, ce n’est pas moi qui décide à ce sujet. Je sais que j’ai échoué. »

« On dirait que l’échec a réussi à te calmer, non ? C’est bien la première fois que tu sembles aussi calme et tranquille. Est-ce à cause du fait que tu sais que la mort est si proche ? »

« Je ne peux plus rien faire dans mon état, j’ai échoué, je n’ai pas réussi à capturer cette Tarsal. D’ailleurs, vous devez être au courant : elle a évolué en Kirlia. »

« Nous le sommes … et notre projet n’en sera que meilleur bien qu’elle va devenir de plus en plus difficilement contrôlable mais c’est parfait. »

« Alors qu’attendez-vous de moi maintenant ? Si vous voulez me tuer, faites-le rapidement, ça sera plus facile et vous pourrez passer à autre chose. »

« Encore une effronterie de ta part. Tu ne fais que les cumuler, n’est-ce pas ? Qu’allons-nous donc faire de toi ? Je me le demandes bien. Ah … C’est vraiment dommage. Peut-être qu’une séance de torture te fera le plus grand bien. »

« Je suis déjà brisé de partout, ce n’est pas vos tortures qui changeront grand-chose … Ah ! Je commence à comprendre. Hahaha … pourquoi je n’y ait pas pensé plus tôt. Cette Tarsal … Enfin cette Kirlia, elle était à vous, non ? Car elle ne s’est pas privée pour me torturer. »

« Et il en sait trop maintenant … Tu es désespérant, Naro. Occupez-vous en. »

Voilà. Il est soulevé de la chaise avant d’avoir les yeux bandés. Encore une fois, on ne lui laisse guère la possibilité de réagir mais qu’importe, c’est lui-même qui a décidé de cela.

« Vraiment ? Même pas un cri de douleur ? »

Une longue heure passa tandis que l’homme avait eut ses plâtres retirés. Malgré cela, les larmes coulaient de ses yeux, ce qui montrait des blessures importantes et une douleur des plus effroyables. Des marques de fouets mais aussi des trâces de brûlure, il y avait de tout pour le faire atrocement souffrir.

« Rien à faire, on dirait qu’il a déjà été brisé avant même d’arriver là. »

« C’est ce que … je m’évertue à vous dire, bande d’idiots Si vous voulez me tuer, il vaut mieux commencer dès maintenant, que vous en terminiez rapidement. »

« Et ça se permet de faire le fanfaron. Mais qu’est-ce qui a cloché ici ? Bon sang, cassez-lui encore plus les membres ! Qu’il comprenne ce qui va se passer ! »

« Y a plus rien à casser ! Ses doigts sont déjà brisés ! En récupérant sa radiographie, on dirait bien que la Kirlia l’a à peine laissé en état pour vivre, rien de plus ! »

« Tsss … Laissez-le donc ainsi. Peut-être que la faim le tiraillera jusqu’au dernier moment. Nous avons mieux à faire de nos journées. »

Et voilà. Il est complètement seul, plongé dans le noir. Il ne sait pas combien d’heures sont passées mais le ventre commence à gronder. Et que dire de son corps qui le lâche. Il pue. Peut-être que son corps ne lui obéit plus mais son odorat est encore bon.
« Ah … Tu t’es uriné et déféqué sur toi ? Déplorable, vraiment déplorable. »

Une voix masculine, plutôt jeune, s’adresse à lui. Il se sent détaché avant que son corps ne tombe lourdement au sol. Un petit « Oops » amusé se fait entendre. Il l’a fait exprès. Qui est-ce ? Il n’a jamais entendu cette voix auparavant.

« Que me … voulez-vous ? Vous êtes du groupe … n’est-ce pas ? Alors vous devriez … »

« T’éliminer ? Il vaut mieux avoir un corps utile et bien vivant plutôt qu’un cadavre qui ne servira plus à rien, n’est-ce pas ? Ou je me trompe ? »

« Que … me laisser vivre ? Dans cet état ? Et ? En quoi est-ce que je pourrais … »

« Allons, allons, si je te laissais tout découvrir tout de suite, où serait la surprise, non ? »

« D’accord. Je vous accompagne, ce n’est pas comme si j’avais le choix de protester, n’est-ce pas ? Par rapport à tout cela, non ? Alors pourquoi est-ce que vous me posez la question ? »

« Tout simplement pour me divertir. Voyons voir … Hop ! »

Il se retrouve soulevé comme un sac de pommes de terre. Bien entendu, il ne sert qu’à cela … mais cette voix masculine. Est-ce qu’elle va vraiment lui offrir une seconde chance ? Une nouvelle existence ? Un nouveau but dans sa vie ? Il n’en sait que trop rien. Mais maintenant, on lui offrait de pouvoir vivre … encore un peu plus longtemps donc pourquoi pas ?

Dans l’hôpital, l’adolescent aux cheveux bruns se réveille à nouveau. Encore une fois, il pose son regard sur le plafond, l’étudiant pendant de longues secondes malgré l’absence de lunettes. Ce n’est pas comme s’il en a réellement besoin.

« On m’a endormi … de force ? Je manque telement de sommeil ? »

« Draaaaaaaaaaa… » soupire doucement une créature à la voix angélique à côté de lui. Son regard se baisse pour remarquer la Draco non-loin de lui. Du moins, elle est au bout du lit, bien sage, semblant se reposer tranquillement.

« Et visiblement, c’est une habitude chez les pokémon de croire qu’ils peuvent faire ce qu’ils désirent avec moi ou quoi ? »

Car bon, vu comment elle s’installe, il n’est pas sûr qu’elle ait compris. D’ailleurs, il n’y a pas un problème à ce sujet ? Pourquoi est-ce qu’elle est là ? Normalement … hum … Non, en vue des bandages sur son corps, elle a été soignée, chose normale.

« Elle a vécu de sales moments à cause de moi et Kasiopé. Il vaut mieux que je la ramène quand tout sera fini pour ses soins. »

Ou du moins qu’il soit sûr qu’elle soit en bonne santé et apte à se débrouiller à nouveau seule dans la nature. Pour le moment, il peut bien se permettre cela. Avec lenteur, sa main passe sur le sommet du crâne de la Draco, ses doigts glissant sur ses oreilles en forme d’ailes. C’est amusant de se dire qu’elles ressemblent à des ailes de plumes tandis qu’un Dracolosse a plutôt des membranes comme les Nosferalto.

« Je me demande ce que serait un Dracolosse avec des ailes de plumes ? »

La question ne se pose pas puisqu’il se l’imagine dès maintenant. Le résultat est assez … laid en un sens. Du moins, il ne se l’imagine pas comme ça. C’est même une très mauvaise idée de sa part. Brrr ! Pourquoi est-ce qu’il a eut cette idée au final ?

« Je suis vraiment stupide des fois. Hmm ? Qu’est-ce qui se passe ? »

Voilà qu’il sent du mouvement au bout du lit. Ah. Elle se réveille. Quel idiot. Il a réussi à réveiller la Draco. Celle-ci ouvre ses yeux brillants comme des pierres précieuses, tournant son visage vers lui. Hmm ? Ah oui, bien entendu.

« Bonjour, mademoiselle la Draco. » dit-il avec nonchalance. « J’espère que vos blessures ne vous font pas trop mal. Enfin, je l’espère vraiment. »

« Draaaaaaa… Draco, dra, draco. » répond t-elle à son tour. Son corps se meut lentement vers l’adolescent, sa tête arrivant à la hauteur de son visage. Elle le regarde et commence à observer chaque plâtre et chaque blessure.

« Rien de grave, du moins, je l’espère. Même si mon pied qui était cassé est au final le seul qui semble maintenant réparé ou presque. Comme quoi, dans mon malheur, j’ai eut de la chance. Enfin bon, je me dis : Dès que tu vas mieux, on te ramène sous ta cascade, d’accord ? Tu ne vas pas rester avec les humains alors que tu es un pokémon sauvage, non ? »

Elle penche la tête sur le côté, ne comprenant pas les propos de Ryusuke. C’est après quelques secondes de réflexion qu’elle finit par saisir ce qu’il veut dire mais surtout ses yeux pétillent d’une légère malice. Il n’est pas au courant, n’est-ce pas ?

« Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que vous cherchez à vous moquer de moi ? »

Non, non. Elle hoche la tête négativement comme pour signaler qu’elle ne cherche pas à trouver de l’amusement par rapport à l’adolescent, loin de là. Elle a juste son regard qui se pose brièvement sur la sphère rouge et blanche ? Avec vivacité, elle se place devant, pour la camoufler à la vue de Ryusuke. D’un petit coup de queue, elle la fait glisse jusque sous le lit.

« Mais qu’est-ce qui vous prend ? Enfin bon … je pense que je n’ai plus rien à faire. »

Pourquoi le prévenir tout de suite ? Même si la situation ne semble guère se porter sur l’amusement, elle a décidé qu’elle allait se jouer un peu de Ryusuke, non pas par méchanceté gratuite, simplement que la situation semble porter à confusion et que cela n’est pas déplaisant. Après, tout, qu’est-ce qui peut l’en empêcher ?

Chapitre 24 : Toujours la même

ShiroiRyu
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Chapitre 24 : Toujours la même

« Qu’est-ce que … C’est de la télépathie ? »

Ryusuke la regarde avec étonnement, se demandant s’il a bien entendu cette voix ou non. Mais d’après le regard de cette Kirlia, il semblerait que oui. Mais est-ce bien … Sirénia ?

« Sirénia ? Qu’est-ce que tu es en train de faire exactement ? »

« Je te protège, Ryusuke. C’en est terminé de lui. Je vais le faire souffrir horriblement. »

Le faire souffrir horriblement ? Elle ne compte quand même pas … le torturer ? Il écarquille les yeux en voyant que visiblement, ça semble être prévu. L’homme est projeté contre un mur de cette zone artificielle alors que Ryusuke crie :

« Arrête ça, Sirénia ! Tu n’as pas besoin d’en arriver à ces extrémités ! Arrête ça maintenant ! Tu ne dois pas devenir comme lui ! Tu vaux mieux que lui ! S’il te plaît ! »

« Ca ne sert à rien, Ryusuke. Calme-toi et regarde voir ce qu’elle fait. »

Il voudrait bien mais il n’est pas sûr de voir cela. Il observa la situation, comme le recommande Kasiopé alors qu’il place une main sur son front. Avec lenteur, il éponge la sueur et l’eau dessus. Haletant et hésitant, c’est à peine s’il tient debout alors que Naro s’écrie de toutes ses forces, avec une rage non-dissimulée :

« FAIS-LE ! Sale pokémon ! Fais-le ! Tu n’attends que ça ! Si tu ne le fais pas, je te tuerais ! Et je tuerais aussi Ryusuke ! Vous comprendrez à quel point je vous hais ! »

« Cette haine est réciproque à ton égard. Moi aussi, je te hais, je te hais tellement … mais pour cela, je vais te faire souffrir, doigt par doigt. »

Doigt par doigt ? Un craquement sonore se fit entendre, l’auriculaire droit de Naro se brisant subitement alors que Sirénia avait ses yeux devenus roses posés sur lui.

« AAAAAAAAAAH ! Ce n’est rien … CE N’EST … »

Un second doigt se brise, puis un autre et un quatrième … et un cinquième. Enfin, c’est le poignet qui vient rejoindre la liste des craquement sonores. Naro a les larmes aux yeux, se mordant les lèvres jusqu’au sang tout en hurlant :

« CE N’EST RIEN ! Tu peux continuer ! Ca ne me fait rien ! »

« Alors faisons la même … pour l’autre main ; »

C’est tout simplement un carnage. Il se doit d’arrêter Sirénia mais il n’en a pas la force. Mais surtout, il n’en a pas le courage. Sa main posée sur le corps de la Draco, il la regarde avec inquiétude. Les blessures sont trop grandes. Il n’y a que peu de chances qu’elle s’en sorte.

« Je m’excuse, je m’excuse vraiment … Je ne peux rien faire pour te sauver. Je ne peux rien faire malgré tout ce que tu as fait pour moi, je m’excuse. »

« Et maintenant, nous passons à la véritable souffrance dans tout ton être. »

Un ongle s’envole, un minuscule jet de sang en sortant alors que Naro ouvre la bouche sans qu’aucun son ne sorte de ses lèvres. Sirénia continue sans s’en préoccuper plus que cela, de la bave s’écoulant de ses lèvres. Il halète, Ryusuke disant :

« S’il te plaît ! Sirénia, tu entends ma voix ! Alors écoutes-moi ! S’il te plaît ! »

« Pas besoin … Ryusuke. J’en ait bientôt terminé avec lui. »

Bientôt terminé ? Qu’est-ce qu’elle compte faire ? Il commence à trembler de tout son être. Autant de violence ne lui plaît guère mais surtout quan il s’agit de Sirénia. Cela ne correspond pas à la petite pokémon assez gloutonne. Ce n’est pas elle.

« Sirénia … Sirénia … Reviens par ici. C’est bon, il n’est plus dangereux. Tu n’as pas à t’en faire, s’il te plaît. Il ne peut plus utiliser ses mains non ? Alors … »

« Alors, ce n’est pas suffisant. Il pourrait s’enfuir. »

Elle parle étrangement bien pour une pokémon même psychique. Il ne le remarque que maintenant alors qu’il la voit en train de se concentrer sur les pieds de Naro. Cette fois-ci, elle ne s’amuse plus avec lui. Chaque pied prend un angle étrange par rapport au reste du corps, Naro finissant par s’écrouler au sol, libéré des pouvoirs psychiques de la Kirlia.

« Tu vas boire la tasse … jusqu’à ce que tes poumons se remplissent d’eau. »

La tête est relevée avant d’être plongée dans l’eau du lac. Naro ne peut que gesticuler sur place, incapable de se mouvoir à cause de ses membres brisés. Sirénia continue cela pendant deux bonnes minutes puis recommence.

« Ce n’est pas suffisant … ce n’est pas suffisant … »

« Kasiopé ! S’il te plaît, fais quelque chose ! Elle est incontrôlable ! Si elle continue … »

« Je ne peux rien faire, Ryusuke. Je ne suis pas capable de l’arrêter. »

Alors ? Il ne peut que la regarder, c’est ça ? La voir détruire Naro ? Même si c’est un monstre, il ne sait pas s’il est capable de vouloir sa mort. Pourtant, il n’a pas hésité à l’attaquer et à vouloir le tuer alors pourquoi est-ce qu’il ne peut pas vouloir de même ?

« Car tu es trop gentil pour ça, malgré ce que tu montres comme apparence. »

« Hein ? Kasiopé ? Qu’est-ce que tu as dit ? » bredouille Ryusuke bien qu’aucun son ne sort des lèvres de l’adolescente. Pourtant, il est sûr d’avoir entendu sa voix. Est-ce qu’il rêve ? Est-ce qu’il devient fou ? Peut-être qu’avec la perte de sang, c’est le cas ?

« Rien du tout, Ryusuke. Tu es exténué mais ne t’en fait pas, tout va bientôt s’arrêter. »

« Comment … est-ce que tu peux le savoir ? Regarde donc Sirénia. Je … »

Pourquoi est-ce sa vue se brouille ? Il se met à chanceller, une main posée sur son crâne. Wow … Il ne se sent vraiment pas bien. Bien entendu ,vu son corps, ça n’a rien d’anormal mais là, c’est différent, totalement différent. Il ne se sent vraiment pas bien.

« Ka … Kasiopé, mon corps ? J’ai du mal à rester debout. »

« Viens et vite ! S’il te plaît ! Ne perd pas ton temps à … »

Il doit rester éveillé pour voir ce combat. Non, ce n’est plus un combat. Sirénia fait juste un carnage envers leur adversaire. Celui-ci n’a guère la possibilité de réagir maintenant. Tout son corps n’est plus qu’un pantin sans fil. Mais il a encore la force de dire :

« Si tu ne me tues pas, je reviendrais. Je reviendrais car je n’ai pas le choix. Mais je reviendrais car je veux vous exterminer, vous trois. Vous êtes mes cibles favorites maintenant. Je ne reviendrais … que lorsque j’en aurais terminé avec vous. »

« Tu as encore la force de parler ? Je vais te faire avaler ta langue, cela te tuera alors. »

« Sirénia ! Je … » cherche à dire Ryusuke avant que ses pied ne supportent plus le reste de son corps. Il se penche en avant mais se retient à un roche. Ne pas s’évanouir maintenant. Pas maintenant alors qu’il y a quelque chose à faire. « Draco. »

La pokémon se tourne faiblement vers lui, attendant de voir ce qu’il veut dire. Mais cette fois, l’adolescent aux cheveux bruns tient une sphère dans sa main.

« Je vais … Je sais quoi faire … pour te sauver … je … Kasiopé s’occupera de ça. »

Mais lui n’en peut plus. Son corps tombe en avant, plongé dans l’eau alors que sa main lâche la pokéball. Aussitôt, Sirénia arrête ce qu’elle était en train de faire, extirpant avec vélocité Ryusuke pour qu’il ne puisse pas se noyer. Kasiopé s’approche de la pokéball, regardant la Draco avant de faire un petit sourire.

« Nous allons te soigner, c’est bien ce qu’il voulait, tu es d’accord avec cela ? Quantà toi, Ryusuke, reposes-toi, tu en as assez fait. »

Ce fut les dernières paroles qu’il put entendre avant de sombrer dans l’inconscience. Sirénia s’arrête aussitôt dans sa démence, se rapprochant de Ryusuke alors que Kasiopé observe la situation. Elle pousse un soupir, une voix féminine s’écriant :

« Kasiopé ! Kasiopé! Tu es là ? Kasiopé ! Réponds-moi ! »

« Tu en as mis du temps, Junon ! Ryusuke est gravement blessé mais Naro est hors d’état de nuire : Il faut que tu viennes dans la grotte ! Nous sommes au-dessous de toi ! »

« C’est donc ça ? J’arrive, Pik et Rik sont là aussi. Et il y a Naro ? J’ai bien contacté tout le monde et les secours aussi. Je me doutais que vous en auriez besoin. »

Encore un nouveau soupir de la part de l’adolescent à lunettes, Sirénia la regardant étrangement. Comment est-ce qu’elle avait put faire tout cela ? Avec Ryusuke ?

La Kirlia continue d’observer Kasiopé qui s’approche de la Draco. Celle-ci est plus qu’obéissante, se faisant envelopper par une lueur rouge avant de disparaître dans une pokéball rouge et blanche. Ensuite, l’adolescente aux cheveux verts s’approche de Ryusuke, le soulevant avec aisance malgré leur différence de stature.

« Si tu veux bien me suivre, Sirénia. Nous devons trouver la sortie que Junon va nous créer. Naro ne risque pas de bouger dans cet état. Il ne peut plus parler. »

En état de choc, il est vrai que l’homme bouge à peine de sa position. Ses pokémon sont toujours inconscients. Quelques heures plus tard, la grotte est déserte, comme si rien de tout cela ne s’était produit. Mais les impacts de balles ainsi que le sang sur les murs montrent bien que tout cela s’est produit et de manière assez violente.

« Comme si tout cela n’était qu’un mauvais rêve dont tu aimerais te réveiller. »


Ryusuke est dans les bras de Kasiopé, évanoui tandis que la petite Kirlia est elle-même endormie sur le corps de son dresseur. L’école n’est pas arrêté pour les autres groupes, seul celui de l’adolescent aux cheveux bruns est en direction du retour vers un hôpital.

« Hmm, ce n’est pas un peu trop lourd, Kasiopé ? »

« Nullement, Junon. Merci de t’inquiéter mais ne t’en fait pas. Après tout ce qui s’est passé, il est normal que Ryusuke se repose. Nous devons absolument le faire se soigner. »

« Oui mais toi aussi. Confies-le moi, ça sera mieux. » reprend la demoiselle aux cheveux d’argent tout en tendant les mains. Aussitôt, les jumeaux rigolent entre eux. « Je peux savoir ce qui vous prend tout d’un coup ? Vous n’avez pas été des plus utiles, je tiens à le rappeler. »

« Oh mais ça, on le sait. Néanmoins, on se dit qu’on devrait peut-être garder Ryusuke avec nous. Une simple mesure de sécurité. On ne voudrait pas qu’il soit blessé, hahaha. »

« Et blessé pour quelle raison ? Qu’est-ce qui risquerait de le blesser ? Exprimez-vous tous les deux avant que je ne me fâche. Kasiopé ? Confies-moi Ryusuke. »

« Je ne préfère pas . Le bouger serait trop dangereux en vue de ses blessures, Junon. »

« Kasiopé, je n’aime pas me répéter. En ma qualité de présidente des élèves, il est de mon devoir de veiller à la sécurité et à la santé des élèves. »

« Est-ce vraiment pour ces raisons que tu veux Ryusuke, Junon ? »

« Ooooooh. » s’exclame Pik en regardant Kasiopé. Rik regarde déjà Junon de son côté, attendant la suite des « hostilités entre les deux demoiselles.

« Quelle autre raison serait valable ? Nous avons préparé cela depuis des semaines pour que Ryusuke soit en sécurité. Nous avons échoué à moitié … malgré la capture de Naro. Je suis redevable envers Ryusuke et c’est ma manière à moi de me faire pardonner. »

« Nous avons visiblement le même mode de pensée alors car j’ai la même idée. »

« Nous sommes arrivés ! Donnez-nous cet adolescent que nous l’emmenions aussitôt aux urgences. Je vous jure, le manque de moyens est aberrant. »

« Tu verras plus tard, Kasiopé. »

Le sourire de la demoiselle aux cheveux verts vient s’élargir tandis que Junon peste contre tout le monde, finissant par pénétrer dans l’hôpital en premier. Autant qu’elle prépare les papiers et tous les documents nécessaires pour que Ryusue profite des meilleurs soins possibles. De toute façon, il ne faut pas envisager autre chose en vue de ce qui s’est passé.

« Mais avez vous les moyens ? Enfin, qu’est-ce qui s’est passé ? »

« La police vous racontera tout. Pour l’heure, le plus important est de soigner ses plaies … et ah ! D’après ce que Kasiopé m’a dit, ce pokémon aussi ! »

Junon dépose une pokéball devant elle avant de s’approcher du brancard où Ryusuke fut installé, signalant aux médecins qu’elle les accompagne. La secrétaire à l’accueil la regarde partir, ayant à peine le temps de dire :

« Mais nous ne sommes … pas un centre pokémon. »

Rien à faire, la jeune demoiselle aux cheveux argentés était parti comme une tempête, délaissant tout derrière elle pour se rendre au chevet de Ryusuke. D’après les médecins, ce n’était vraiment pas joyeux mais il allait s’en sortir. Le plus surprenant était l’absence d’infection sur ses plaies alors qu’il se trouvait dans une zone forestière.

« Il a sûrement été protégé par une bonne fée, je ne vois que ça. »

Une bonne fée ? L’explication est plus que douteuse mais pour ne pas agacer Junon, aucun médecin n’ose lui faire la remarque. Ils lui demandent simplement de partir, pour qu’ils puissent soigner l’adolescent correctement.

« Alors ? Junon ? Est-ce que tu m’en veux encore ? »


Kasiopé est revenue auprès de la présidente des élèves, tenant une canette en main. Ses propres mains sont recouvertes de bandages et il semblerait que d’autres parcourent son corps en vue des petits tics de douleur qu’elle émet.

« Terriblement mais … je dois te remercier d’être restée auprès de lui. J’aurais put me réveiller avant les autres mais … je préférais ne pas faire cela. Je pense que je n’avais pas à m’en mêler directement, tu dois te douter pourquoi, non ? »

« Je n’ai pas besoin d’en connaître la raison, oui. »

« Tant mieux … car je ne te l’aurais pas dite. Mais qu’est-ce qui t’a pris ? De te rebeller contre mes paroles ? Ce n’est pas dans tes habitudes, non ? »

« Simplement que j’estimais que Ryusuke méritait de se reposer, rien de plus. Après tout ce que nous avons vécu tous les deux, je me sentais vraiment redevable envers lui. »

« Je ne poserais plus de question pour le moment. Reposes-toi … si cela est nécessaire. »

« Merci pour tout … et je suis désolée, Junon. »

Désolée ? Elle peut l’être mais ça ne changera rien à la situation. Qu’importe ce qu’elle va dire ou faire, ce qui s’est passé était maintenant gravé dans leur mémoire. Malgré la fatigue, Kasiopé reste assise sur la chaise, attendant des nouvelles de Ryusuke. Pendant ce temps, une petite ombre aux cheveux rouges attendait elle aussi des nouvelles de l’adolescent, avec une anxiété qu’elle avait beaucoup de mal à dissimuler.

Des heures plus tard, de nombreux plâtres sur le corps accompagnés des bandages sur les parties non-plâtrées, l’adolescent avait plusieurs tubes et aiguilles plantés en lui. Assise à côté de lui, la Kirlia a posé son regard émeraude sur Ryusuke. Sa petite main droite caresse sa joue pendant quelques secondes avant que des larmes ne lui montent aux yeux.

« Trop tard, je suis venue … bien trop tard. »

Elle arrive à s’exprimer correctement maintenant. Ses facultés vocales et intellectuelles se sont développées en même temps que son corps. Mais cela n’avait pas été suffisant. Cette évolution avait été faite dans la haine, une haine qui avait finit par s’ancrer en elle.

Chapitre 23 : La violence d’une petite être

ShiroiRyu
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Chapitre 23 : La violence d’une petite être

« Ryusuke ? Est-ce que tu veux voir si la Draco t’écoute ? »

« Je ne suis pas sûr que ça soit le cas mais … Draco ? Est-ce que tu me fais confiance pour t’aider dans ce combat ? Si c’est le cas, j’ai quelques idées. »

« … Draco, draco, dra draco draco. » répond la pokémon au long corps cylindrique, se tournant vers lui en hochant la tête positivement.

« Merci alors. On va se focaliser sur le Drakkarmin, il n’y a aucune raison que tu ne puisses pas le battre. Tu me sembles assez puissante aussi, je … »

« FOUTAISES ! Pourquoi est-ce qu’un pokémon sauvage écouterait un adolescent à l’agonie ? DRAKKARMIN ! TUES-LA ! N’hésite pas ! »

Voilà que Naro ordonne à son pokémon de cracher déjà quelques flammes. Malgré la douleur, Ryusuke fait un mouvement de la main pour lui conseiller d’esquiver. La Draco l’écoute sans aucun problème, échappant au jet de flamme avec une aisance certaine.

« Parfait ! Tu te débrouilles bien ! Répliques avec tes propres flammes mais tournes-lui autour ! Tout en même temps si tu y arrives ! »

Voilà que la Draco continue de l’écouter, se mettant à produire des flammes liées aux dragons. Parfait, c’est vraiment parfait, comme il s’en doutait ! Le meilleur, c’est qu’elle l’écoute sans même se poser de questions.

« Fais attention à toi, Draco ! Essaie de provoquer un Ouragan pour l’envelopper ! Il ne peut pas réellement voler de ce que je sais ! »

« Depuis quand est-ce que tu sais te battre avec un pokémon, toi ? C’est quoi cette foutue blague ? Comment c’est possible ? »

Naro est complètement décontenancé par ce qui se passe. Il faut dire qu’il ne s’attendait pas à ce que Ryusuke soit encore capable de se tenir debout mais surtout de combattre. Mais aussi de mettre la Draco à sa cause. Comment as t-il put se faire écouter par un pokémon sauvage ? Surtout un dragon ! Le genre de pokémon qui n’ont d’estime que pour eux normalement ! Pourquoi est-ce que cette pokémon lui obéit ?

« POURQUOI EST-CE QU’UN POKEMON SAUVAGE T’ECOUTE ?! »

« Tout simplement car nous avons le même but. Contrairement à ton pokémon qui te suis aveuglément, cette Draco est là pour m’épauler. »

« Ne te fout pas de moi, ce n’est pas une raison valide et … »

« Tu ferais mieux de t’inquiéter au sujet de ton Drakkarmin au lieu de me parler. » réplique l’adolescent aux cheveux bruns, souriant tout en serrant les dents.

« Comment … DRAKKARMIN ! BON SANG ! ESQUIVE ! »

Mais le pokémon ne peut faire grand-chose par rapport au Draco qui semble s’amuser de la situation avec une aisance assez grisante. Elle n’avait aucun problème à obéir à Ryusuke, ce qui pouvait paraître étrange alors qu’ils se connaissaient à peine. De son côté, Kasiopé n’avait que peu de soucis malgé la faiblesse de son pokémon par rapport au Rapasdepic. Il faut dire que ce dernier craignait plus la dresseuse que le pokémon.

« Alors ? Tu as peur d’une petite décharge électrique ? Ne t’en fait pas, sur le coup, cela risque de te faire un choc mais tu t’y habitueras bien vite. »

En même temps, le Ludicolo n’utilisait aucune de ses attaques liées à la végétation. Pire ! Il profitait du lieu pour que ses attaques soient principalement aqueuses, arrosant le Rapasdepic à distance bien que celui-ci échappait aux différents jets.

« Mais c’est quoi cette blague ? Vous savez pas vous battre ou quoi ? »

Naro est énervé. C’est parfait. Avec la confusion, ses ordres ne seront plus vraiment compréhensibles ses pokémon. Le mieux est de réussir à les battre pour ensuite les délivrer ou alors les confier à des dresseurs plus respectables.

« Ryusuke ! Tu supportes la douleur ou pas ? Comment ça se débrouille de ton côté ? »

« Draco est d’une aide essentielle ! Je ne te mentirais pas que j’ai presque l’impression qu’il s’agit de ma poké mon ! C’est pour te dire à quel poine je me sens en confiance avec elle ! Mais bon, je ne me fais pas d’illusions, ce n’est pas la mienne ! »

« Ne dit pas cela, peut-être est-ce le début d’une belle aventure non ? »

Tsss ! Il n’a pas le temps de rire même si l’idée n’est pas déplaisante ! Déjà qu’il a du mal avec Sirénia alors une autre pokémon ? AH ! Le Drakkarmin semble grandement affaibli ! C’est parfait ! Ils vont pouvoir réussir à le …

« ATTENTION ! DRACO ! IL DEVIENT DANGEREUX ! »

La Draco a à peine le temps d’esquiver le coup de griffe mais les blessures sont là, bien réelles. Elle pousse un petit cri de douleur mais se remet en position, droite et fière, loin d’être prête à reculer devant son adversaire.

« Tu peux y arriver, tu peux y arriver ! Fais exploser ta rage, Draco ! »

Cela peut paraître stupide quand on connaît le nom de cette attaque mais il sait que c’est diablement efficace et c’est le plus important. Les flammes finissent par recouvrir le Drakkarmin. Quand celui-ci arrive à s’en extirper, il est au bord de l’évanouissement.

« Mais vous ne servez à rien ou quoi ? DRAKKARMIN ! RAPASDEPIC ! Inversez vos rôles ! Vous allez leur faire comprendre ! »

Inverser les rôles ? Zut ! Ils n’y avaient pas pensé ! Cela pouvait finir par être très dangereux ! S’il ne jouait plus sur leur force mais plutôt sur leurs différentes capacités, c’était quelque chose de nouveau et donc potentiellement inquiétant.

« Ne t’en fait pas, Ryusuke, ce n’est pas aussi surprenant que ça. Il faut bien que pendant un véritable combat, l’adversaire change de tactique pour espérer avoir une chance ! Nous allons gagner ! Ne t’inquiète pas ! Je sais quoi faire ! Ludicolo … poing-glace. »

Le visage de Naro se distord par la surprise alors que le poing de Ludicolo commence à émettre un froid assez déplaisant dans la zone. D’un coup de poing bien placé, voilà qu’il frappe le Drakkarmin déjà grandement affaibli.

Et ce pokémon tombe au sol, inerte, Naro faisant une mimique qui cache difficilement toute la haine qu’il porte à l’égard du pokémon plante et aqueux. Celui-ci regarde le Rapasdepic qui livre une bataille aérienne avec la Draco qui est de plus en plus blessée.

« Je n’arrive pas … à la garder … enfin à la faire m’obéir, Kasiopé. »

« Ce n’est pas grave, on arrive ! Occupes-toi en ! HYDROCANON ! »

Hydrocanon ? Mais c’est une blague ! C’est quoi cette gamine avec un pokémon aussi fort ? Celui-ci ouvre la bouche, le jet d’eau qui sort de sa bouche percutant le Rapasdepic de plein fouet, le faisant rencontrer un mur de la grotte.

« Draco … Profites de ça … pour le frapper physiquement. »

Malgré les blessures, la pokémon s’exécute et voilà que tout son corps claque comme un fouet contre le crâne de leur adversaire, celui-ci s’écroulant au sol à son tour. Ca en est terminé … c’est fini pour lui. Naro a perdu, hahaha … enfin.

« Tu ne peux plus rien faire contre nous, Naro. Tu n’as aucune arme, nous avon encore nos pokémon pour t’arrêter. Abandonne … »

« Vous avez complètement oublié qu’il m’en reste un hein ? REPTINCEL ! Viens par là ! »

Rien ne se produisit. Aucune présence. Le Reptincel ne se montre pas avant qu’un corps ne vole devant Naro, celui-ci reconnaissant son pokémon de feu.

« Hein quoi ? D’où est-ce qu’il vient ? Qui a fait ça ? Montrez-vous ! »

« Sirénia ? » murmure Ryusuke, surpris alors qu’il aperçoit deux yeux verts au loin.

Sirénia se présente à lui, s’étant téléportée pour arriver à sa hauteur. Sauf que ses yeux ne laissaient filtrer aucune émotion à part de la haine et de la colère. Il jette un regard au Reptincel. Celui-ci vit encore mais ses membres ne sont pas bien placés.

« Sirénia, est-ce que c’est toi qui a fait ça ? »

« Oui … Ryou … Oui. » répète t-elle avant de se retourner vers Naro. Elle se téléporte à sa hauteur, clignant plusieurs fois des yeux avant que Naro n’éructe, cherchant à la frapper d’un coup de poing. Celui-ci fait subitement un angle des plus bizarres par rapport au poignet, Naro s’écroulant à genoux au sol en hurlant de douleur. Elle vient … de lui briser la main ? Mais qu’est-ce qui lui prend de se comporter comme ça ? Elle est folle ou quoi ?

« MA MAIN ! SALOPE ! MA MAIN ! »

« Sirénia ? Arrêtes ça, c’est bon il n’est plus dangereux. Tu peux arrêter. »

« Mal. Ryusuke. Mal. » répète inlassablement la petite pokémon avec colère en fixant Naro, celui-ci ayant des larmes de rage aux yeux.

« Je vais te buter ! JE VAIS TOUS VOUS BUTER ! TOUS ! »

Qu’est-ce que ? De sa main encore valide, voilà qu’il la plonge dans sa veste, en extirpant … un second pistolet ?! Il avait encore une arme ? C’était une blague, n’est-ce pas ? Comment est-ce qu’il pouvait encore ? Mais surtout, il s’était mis à tirer partout, surtout pour tenter de toucher Sirénia qui se téléportait comme si de rien n’était.

« Kasiopé ! Couches-toi ! » crie Ryusuke avant de se jeter sur elle, utilisant le peu de force qu’il lui restait pour la recouvrir de tout son corps. Il entend les balles qui fussent dans tous les sens, Naro tirant presque à l’aveuglette.

« Arrêtes de bouger et prends-toi une balle ! CREVE ! »

Il ne porte aucun intérêt au reste mais Ryusuke sent que le corps de la Draco le recouvre. Elle veut aussi le protéger ? Il n’a pas besoin de ça ! Mais ils ne sont pas à l’abri ! Couchés au sol, oui, mais pourtant, ils sont loin d’être en sécurité. Il tente de ramper avec Kasiopé mais la jeune fille lui chuchote doucement :

« Mieux vaut ne pas bouger. Il peut alors croire que nous sommes mortellement touchés et il ne se préoccupera plus de nous. Il finira bien par ne plus avoir de balles, non ? »

« Je ne sais pas. S’il a un gros chargeur ou autre, je ne suis pas sûr de connaître réellement les pistolets. Déjà que je ne savais pas qu’il en avait un second. »

« Ne bouge pas trop néanmoins. Tu es bien installé ? » demande t-elle dans un petit sourire. Elle a vraiment la tête à s’amuser ? Alors que la situation est plus que dangereuse ? Pourtant, il lui répond dans un sourire :

« Je ne pouvais pas rêver mieux … mais je suis inquiet pour Draco. Comment te portes-tu ? »

« Dra… co. » soupire la pokémon avec difficultés, Ryusuke perdant son sourire.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? Kasiopé, s’il te plaît, est-ce que tu peux me pousser ? Je crois que Draco est blessée ! Vite ! »

Il tente de l’aider du mieux qu’il le peut, roulant sur le côté, la Draco toujours sur lui. Du sang ? Elle est blessée ! Ou ça ? VITE ! Inquiet et visiblement affolé, l’adolescent aux cheveux bruns la tâte jusqu’à ce que la pokémon ne pousse un petit cri.

« En plein … centre … Il faut que je te soigne et vite. »

« Tu as de quoi panser ses blessures, Ryusuke ? Je n’ai aucune potion ! »

« On va faire avec les moyens du bord, je n’ai pas le choix. Et Sirénia ? Et ton Ludicolo ? »

Son Lucidolo ? AH ! Elle l’a complètement oublié ! Elle se retourne vers lui, le rappelant dans sa pokéball tandis que Naro est en train de changer de chargeur. Il est déà maintenant en train de tirer à nouveau sur Sirénia qui continue de flotter autour de lui, sans pour autant s’en amuser. Elle ne fait que murmurer quelques mots qui résonnent dans la grotte :

« Blessure. Ryusuke. Mauvais. Mort. »

Et elle arrive à la hauteur de Naro, ses yeux verts posés sur lui. Yeux qui prennent une couleur rose avant que l’homme ne soit projeté en arrière, percutant un mur de pierre qui lui arrache un cri de douleur. Pourtant, il reste debout, continuant de tirer :

« Rien à foutre ! Je vais te buter, qu’importe qu’ils m’achèvent après ! »

Cette fois-ci, elle ne cherche plus à esquiver. Ses pouvoirs psychiques repoussent les balles alors qu’elle flotte vers lui. Peu à peu, l’homme devient de plus apeuré, criant :

« DEGAGES ! NE T’APPROCHE PAS ! MONSTRE ! RECULE ! »

« Blessure Ryusuke. Grave. Blessé … PRESQUE ! »

« Je ne comprends rien à ce que tu racontes ! Disparais de mon champ de vision ! PRENDS-TOI CA PUISQUE TU N’AIMES PAS LES BALLES ! »

C’est un monstre ! Cette Tarsal est un monstre ! Comment est-ce qu’elle peut encore tenir debout ? Il a envoyé son pistolet dans la tête mais elle ne semble même pas réagir ! C’est un monstre ! Elle ne peut pas être normale ! C’est pour ça qu’ils la recherchent ? Parce qu’elle est différente ? Elle n’est pas chromatique ! Elle est différente ! Totalement différente !

« DISPARAIS ! JE T’AI DIT DE DISPARAÎTRE ! JE NE VEUX PAS TE VOIR ! »

Mais tout ce qu’il dit est parfaitement inutile. Elle est impossible à arrêter ! Elle finit par se retrouver face à lui, quelques centimètres. Il tente de glisser sous elle mais les pouvoirs psychiques de la pokémon le paralysent contre le mur.

« Kasiopé … j’ai réussi, avec ce que ce que je pouvais … faire de mieux. »

Un bandage avec un morceau de tissu mais la blessure est sale, très sale. La balle a transpercé la Draco qu’il regarde avec inquiétude. Lui-même se demande comment il peut encore avoir la force de rester conscient. Il n’est pas vraiment debout, seulement avachi sur la Draco qui le regarde de ses grands yeux.

« Pardon … garrot de fortune, je n’ai rien d’autre à te proposer, tu ne devras pas perdre ton sang mais il faudra te faire soigner. Désolé … »

La pokemon hoche la tête faiblement comme pour lui montrer que ce n’est pas grave. Elle s’est chargé de les protéger tous les deux bien qu’elle soit une pokémon sauvage. Elle estimait que c’était son rôle de réagir ainsi. Elle ne pouvait s’en vouloir qu’à elle-même et encore.

« Faire de toi ? Quoi moi faire de toi ? »

La petite Tarsal continue de répéter cela alor que Ryusuke remarquait quelque chose d’étrange chez elle. Pas seulement ses paroles et ses actes, il y avait autre chose mais il n’arrivait pas à savoir quoi exactement. Si, il le sait maintenant. Le corps de la Tarsal était en train de s’illuminer, peu à peu.

« Ce n’est pas ce que je pense, Kasiopé ? Elle n’est pas … »

« Si, Ryusuke. Sirénia est en train d’évoluer. Et je ne sais pas si cela est rassurant ou non vu son comportement à l’heure actuelle. Fais attention à toi, Ryusuke. »

Il ne peut pas vraiment bouger, ce n’est pas comme s’il allait chercher à arrêter Sirénia. Mais il la voit grandir à travers cette forte lumière. Elle est en train de grandir. Il peut apercevoir aussi ses petites jambes ainsi que sa jupe. Il sait en quoi elle va évoluer. Il sait parfaitement … mais comme elle n’a pas la même apparence que les autres, il est inquiet.

Et elle apparaît finalement devant lui : 80 centimètres de hauteur, une belle jupe blanche mais ses jambes étaient rouges, comme sa chevelure. Quant à ses cornes et ses yeux, l’émeraude était la teinte principale de tout cela. La Kirlia se tourne vers Ryusuke, petit sourire aux lèvres avant de chuchoter dans sa tête :

« Plus personne ne te fera du mal, Ryusuke. »