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Chapitre 5 : Nécessité

Chapitre 5 : Nécessité

« Où se trouve le chef ? J’aimerai lui parler maintenant. »

« Pourquoi cela ? Qu’est-ce qu’il y a de si important ? »

« Cela concerne Dyamia. Je n’ai pas de temps à perdre. Laissez-moi le voir. » déclare Loïc, un peu irrité par les paroles de Dyamia. La jeune fille est prête à mourir ? Comme si de rien n’était ? Ce n’est pas normal ! Balzak doit lui donner des explications !

« D’accord, d’accord mais vous ne pourrez pas dire que je vous ai pas prévenu. »

L’homme hausse les épaules, laissant passer Loïc qui passe par l’ouverture de la porte. Il prend une profonde respiration. Il doit se calmer. Ce n’est pas normal ce qui se passe. Pourquoi se débarrasser d’elle ? Après plus de vingt ans ?

« Balzak ? Est-ce que je peux vous questionner sur un point ? » dit-il alors qu’il aperçoit celui qui fut auparavant le scientifique en chef de la Triafa, ayant perdu depuis le temps la première partie de son titre bien qu’il reste l’un des hommes les plus intelligents de cette planète. Celui-ci se tourne vers lui, haussant un sourcil.

« Que se passe-t-il ? Laisse-moi deviner, il s’agit de Dyamia, n’est-ce pas ? »

« C’est exact. J’ai appris qu’elle allait être sacrifiée ou tuée ? Pourquoi cela ? C’est étonnant de votre part alors qu’il s’agit d’une pièce maîtresse de la Triafa. »

« Si ce n’est que ça qui t’inquiète, sache qu’elle sera encore utilisable pour le moment. Le projet est de toute façon au point mort. »

« Le projet ? Adomantxys ? Qu’est-ce qui se passe avec lui ? Pourquoi est-il stoppé selon vos dires ? Il y a quelque chose d’important ? »

« … … … Je ne peux pas continuer sans avoir le dernier composant. Elle a déjà tout ce qu’il faut ou presque … Mais il manque la chose la plus importante. »

« Et qu’est-ce donc alors ? »

« L’ADN frais de Ric Auré. Tu le sais parfaitement … non ? Tu devais t’en douter. »

« Vous voulez donc que l’on aille le chercher mort ou vif ? » demande calmement Loïc, le vieil homme en face de lui éclatant de rire.

« Je me suis toujours demandé comment tu peux réagir ainsi. Toi qui a décidé il y a plus de vingt ans d’éliminer ton meilleur ami. »

« Je sais juste où se trouvent mes priorités et le « bon côté » des choses.  Voilà tout … »

« Tes … priorités … héhéhé. Oui … Quant à Ric, il vaut mieux réussir à l’obtenir vivant mais ne te déplaces pas. Il viendra de lui-même. Une épine dans le pied, voilà ce qu’il est. Mais je sais qu’il viendra la chercher … Il veut la retrouver. »

« Vous voulez donc vous servir de Dyamia comme appât, c’est bien cela ? »

« Exactement … Et lorsqu’il sera capturé, nous pourrons enfin nous débarrasser d’elle. »

« Je vois … Je vois … Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, surtout si vous devez vous concentrer sur le projet Adomantxys. »

« Fais comme tu veux. Oui … Il faut que je vérifie ses capacités. »

Ses capacités ? Qu’est-ce qu’il était réellement en train de créer ? Encore un monstre ? Une engeance encore plus horrible ? Il n’en avait aucune idée, il ne pouvait seulement que l’imaginer. Oui … Imaginer ce qui était en train de se préparer. Il hoche la tête positivement, prenant une longue respiration avant de s’en aller.

Dyamia allait donc être sacrifiée … pour retrouver Ric. Dommage pour elle, vraiment dommage. Il peut toujours la prévenir mais elle est déjà au courant. Ca ne changerait rien à la situation de toute façon.

« L’ADN de Ric ? Est-ce que ça a un rapport avec … »

Ce qu’il avait appris auparavant ? Ca ne serait pas réellement étonnant en un sens mais bon … C’est inquiétant, très inquiétant même. Et problématique aussi, très problématique. Enfin, cela ne le concerne pas le moins du monde.

« Je n’aurai qu’à discuter de cela avec Dyamia. Hmm… D’ailleurs … »

Cela serait un sujet de conversation intéressant mais en même temps. Qu’avais-t-elle fait sur le portable ? Le problème est … qu’elle n’a aucun record au Arbok. Elle n’a pas joué avec le portable, loin de là. Qu’as-t-elle fait donc alors ?

Il ne peut pas le savoir mais il allait devoir se méfier de ce qu’elle faisait avec. Peut-être qu’il lui offrait trop de libertés ? Si tel est le cas, il va devoir alors le restreindre. Surtout si elle devient inutile bien assez tôt.

« Peut-être alors qu’il vaut mieux que j’en parle à Emairon aussi. »

Hmm … Vraiment … Qu’est-ce que ça veut dire ? Exactement ? Il ne comprend pas. Cela cloche un peu dans sa tête. Il a l’impression de tout confondre. Mais il n’y a pas que ça … Loin de là même. Très loin. Il passe une main sur son front, gémissant un peu de douleur.

« Ah … L’âge ne me fait pas de cadeau. »

Pas du tout même. A force de voyager et même si son corps le supporte, un moment, il le lâchera mais il se l’est promis : il ne faillira pas maintenant. Il ne peut pas abandonner alors qu’il est si près du but. Il ne reste plus grand-chose à faire … Plus du tout même. Ah … Ah … Ah … Ah …

« Je ferai mieux d’aller plutôt me reposer. »

C’est exactement ça … Il se dirige vers ses propres quartiers, pénétrant dans sa chambre. A l’intérieur, il se débarrasse de sa veste, allant vers un mini-bar. Ouvrant à l’intérieur, il prend un verre et de quoi le remplir, s’installant sur son fauteuil.

Relevant ses manches, il regarde deux bracelets faits de métal. L’un porte son propre nom … L’autre … Pfff … Il boit d’une traite le contenu de son verre, penchant sa tête sur le côté avant de souffler d’une voix lente :

« Bientôt … Ca sera bientôt fini … Oui. Je sens que c’est proche. »

Très proche même. Tout n’est plus qu’une question de temps. Il faut qu’il se prépare mentalement à cela … Peut-être que cela allait se finir pour lui.

Chapitre 4 : Déjà au courant

Chapitre 4 : Déjà au courant

« Dyamia ? Je peux savoir ce à quoi tu joues actuellement ? »

« A Arbok. » déclare la jeune fille aux cheveux noirs alors qu’elle tient dans sa main un portable. Elle s’adresse au vieil homme qui est en train d’observer un dossier la concernant. « C’est un jeu où tu contrôles un Arbok qui doit avaler des fruits et qui grandit au fur et à mesure. C’est un jeu assez simpliste mais intemporel. »

« Je sais ce qu’est Arbok, Dyamia. Hmmm … Ton corps, ça a l’air d’aller, non ? Aucun problème avec celui-ci ? Je ne crois pas avoir vu des hommes récemment ici. »

« Il semblerait que je ne sois plus bonne à grand-chose. Hahaha ! »

La jeune fille aux cheveux noirs s’exclame avec amusement alors qu’elle continue de tapoter sur le portable avec une certaine frénésie. Si cela n’est qu’un jeu, elle est comme exaltée par rapport à celui-ci. Ou alors, est-elle réellement en train de jouer ?

« Plus bonne à grand-chose … Qu’est-ce que tu veux insinuer par-là ? »

« Oh ? Tu n’es pas au courant ? Tu n’auras qu’à poser la question au chef de la Triafa, tu ne crois pas ? Ca sera bien mieux même. »

« Et si tu me disais plutôt où tu veux en venir ? Ca sera beaucoup plus simple. »

« Non, non … Mais bon … Aller … C’est bien parce que tu m’as prêté ce portable que je vais te répondre. Tiens ! » dit la jeune fille avant de se relever de son lit, s’approchant de lui.

Elle lui tend son portable, gardant son sourire aux lèvres. Un sourire qui a quelque chose d’assez malheureux … et amusé. Il reprend son portable, la regardant avant de demander :

« Et si tu m’expliquais plutôt ce que tu veux dire par là ? »

« Je vais le faire, ne te presse donc pas, ça ne sert à rien. Tu veux vraiment savoir ? Tu demanderas confirmation mais je sais qu’il veut se débarrasser de moi. Il n’attend plus que le bon moment car tu vois, je ne suis pas … si « docile » comme il a pu le remarquer. »

« Je l’ai aussi remarqué mais ça ne change rien … Attends ? Répète ? »

« J’ai dit qu’il allait tout faire pour me tuer … Je ne sais pas par quelle méthode mais ça ne sera pas une méthode directe. Je suis bien plus forte que les ridicules petits pokémons humanisés que vous avez créés. »

« Je le sais parfaitement … »

Mais cela le dérange. Quelque chose le dérange dans cette discussion. Rien que le fait qu’elle sache qu’elle va mourir, qu’est-ce que ça veut dire ? Et puis, elle semble si sereine et si calme. Ce n’est pas normal, loin de là. Il reprend d’une voix lente :

« Et cela ne te fait donc pas peur de savoir que tu vas bientôt mourir ? »

« Mourir ? Moi ? HAHAHA ! Quelle bonne blague, Loïc. Quelle bonne blague. »

« Ce n’était pas vraiment fait pour être drôle … Dyamia. »

Il pousse un soupir un peu exaspéré. Elle ne semble pas comprendre le sérieux de la situation. Pourtant, elle perd son sourire, murmurant d’une voix douce :

« Comme si je pouvais mourir … Ric est déjà en Thialende. Je le sais parfaitement. Il n’arrêtera pas jusqu’à ce qu’il me trouve et me libère. »

« Tu as tellement confiance en ses capacités ? »

« Confiance ? Même pas … Loin de là. Je sais juste que ça se passera ainsi. » déclare la jeune fille aux cheveux noirs, éclatant d’un rire tonitruant.

C’est juste ainsi et pas autrement. Elle a confiance en Ric … C’est aussi simple que cela. Vraiment très simple même. Elle retourne se coucher sur le lit, les bras et les jambes tendues sur les côtés. Elle ouvre la bouche, poussant un petit bâillement avant de dire :

« Bon … Je pense que je vais aller me reposer donc si tu veux bien partir. De toute façon, je n’ai plus besoin de ton portable pour jouer, Loïc. »

« Si tu m’appelles uniquement pour cela, ça va être problématique. » déclare Loïc alors qu’il soupire à nouveau. Pour aujourd’hui, il est vraiment fatigué, il le reconnait.

« Oh … Il faut bien quand même que tu te rendes utile non ? Tu peux t’en aller. Vas donc voir ton chef tant apprécié. »

Il n’aime pas quand elle parle de la sorte. Néanmoins, il hoche la tête positivement avant de quitter cet endroit, la laissant seule. Il allait bien voir le chef … et lui demander quelques explications d’ailleurs. Ce n’est pas normal.

« Hmm ? Finalement parti donc ? »

Elle tourne son visage vers l’entrée du dôme. Avec lenteur, elle fait réapparaître le Mastouffe hors de sa pokéball. L’imposant chien apparait, commençant à lui lécher le visage alors qu’elle ne semble plus si joyeuse.

« Je me demande s’il arrivera à temps … Je ne peux pas réellement m’enfuir … non ? »

« Mas … Mastouffe ? »

« Il te manque aussi, n’est-ce pas ? Oui … Il me manque … Tout mon corps ne réclame plus que sa présence … son odeur … Mais je suis tellement salie … tellement terne … tellement faible réellement. A cause de ce corps … Je veux pouvoir m’exalter, me libérer de ces chaînes qui entravent mon corps. Je veux paraître telle que je suis. »

Le chien pousse un petit glapissement triste alors qu’il vient coller sa truffe contre la joue de la jeune fille. Celle-ci émet un petit rire, caressant son crâne avant de dire :

« Ne t’en fait donc pas. Tu vas pouvoir revoir Ric, ça commence à faire longtemps hein ? Mais jamais aussi longtemps que moi. Tu imagines ? J’ai attendu pendant presque plus de vingt ans ! Vingt ans ! Mais j’en suis toujours aussi amoureuse. »

« Mastouffe ! Ouffe ouffe ! »

« Oui … Je t’avoue que je n’en peux plus d’attendre. Je le veux près de moi ! Je le veux vraiment ! Je le veux contre moi ! Contre mon corps ! Hmmmm ! »

Elle prend son oreiller avant de le serrer fortement contre elle. Elle a envie d’étreindre un corps bien plus chaud. Rien que le fait … de penser à cela la rend toute chose. Elle a envie enfin … d’aimer quelqu’un … d’aimer Ric.

« J’espère qu’il ne tardera pas … Je l’espère vraiment … tellement même. »

Elle ferme les yeux, une main posée sur le crâne du chien qui reste à ses côtés, au pied du lit. Elle a sommeil … mais elle va faire de jolis rêves.

Chapitre 3 : Informateur anonyme

Chapitre 3 : Informateur anonyme

« Il s’est passé quoi, Tritani ? Ric en fait une tête. »

« Nous avons trouvé des pédophiles … et des poképhiles … Enfin … Il y avait des enfants pokémons qui se trouvaient dans les rues. »

« Ah … Il fallait s’en douter. Dès l’instant où la Triafa peut se faire de l’argent, elle n’hésitera pas à utiliser tous les moyens, même les pires, pour arriver à ses fins. »

Séphyria parle avec Tritani alors que je sens déjà la poitrine de Calsidya qui vient me toucher le dos. Contrairement à son existence même, la Momartik est plus que chaleureuse, passant ses bras autour de mon cou tout en me souriant doucement. Enfin, je m’en doute sur ce dernier point puisque c’est habituel chez elle.

« Ne t’inquiètes donc pas … Ric. C’est normal … Enfin … Dans ce pays … Mais tu ne peux pas sauver tout le monde, tu le sais non ? »

« Mais ne rien faire est encore pire … Mais je ne pouvais pas … Si nous nous faisons repérés par la Triafa tout de suite, c’est perdu d’avance. »

« Oui bien entendu … Mais ne te fait pas de mal pour ça. Tu n’es pas omnipotent, tu ne peux pas être partout et sauver tout le monde, n’est-ce pas ? »

« Surement … Oui … Enfin … Je crois que … Ah … Un message sur mon portable. Surement Alphonse qui veut m’insulter car je l’ai pas prévenu. »

Je pousse un soupir alors que je m’extirpe des bras de Calsidya. Je commence à appuyer sur les touches de mon portable avant d’hausser un sourcil. Un message d’un destinataire inconnu ? Qu’est-ce que … Encore une publicité ? Enfin, il y a des chances ? Je reste méfiant et je suis déjà prêt à briser mon portable mais je décide d’ouvrir le message

« Hein ? Mais c’est … » commence-je à dire avec étonnement et surprise.

Les trois femmes s’approchent de moi alors que je reste scotché à mon écran de portable. Comment est-ce possible ? Ce n’est … enfin ! Ce n’est pas normal ! Enfin ! Normalement ! ENFIN ! CE N’EST PAS …

« Je ne rêve pas ou alors, ce sont des plans ? Des endroits où se trouveraient … »

« Attends un peu, Calsidya. Tritani ? Tu viens avec moi ? Il y a une localisation non très loin d’ici. On va y jeter un œil. Ric ? Tu sais qui a envoyé ça ? » me demande Séphyria.

« Pas du tout mais … Faites attention. Je vous laisse faire car vous savez voler mais quand même … On ne sait pas du tout ce qui risque de vous attendre, d’accord ? »

« Ne t’en fait donc pas … Nous sommes deux dragonnes. Pour nous mettre à terre, il faudra faire bien mieux que ça de toute façon. »

« Je vais l’accompagner. Nous serons deux pour nous protéger mutuellement. »

Je le sais parfaitement, Tritani. Je le sais parfaitement. Je soupire après les propos de la Trioxhydre alors que je réfléchis à tout cela. Qui aurait pu m’envoyer une telle information ? Je m’assois sur le canapé, remarquant que tout a été rangé alors que je suis songeur.

Quelques minutes plus tard, Tritani et Séphyria sont parties et j’entends l’eau qui s’écoule de la salle de bains. Ah ? Elles ont oublié de … Ah non ! Quel idiot. Il reste Calsidya. J’allais commettre l’erreur suprême : celle de croire que Calsidya n’en profiterait pas. Je m’apprête à visiter les différentes pièces, n’ayant pas encore eu réellement l’occasion de le faire auparavant. Mais dès mon premier pas, une porte s’ouvre.

« Oh ? Tu comptais aller dormir, Ric ? »

Et voilà. Je devais m’y attendre. Calsidya n’avait qu’une serviette autour du corps … et avec ça, difficile de cacher ses seins correctement. Je ne fais qu’hocher la tête, me dirigeant tout de suite vers la chambre mais je la vois qui m’accompagne.

« Nous avons décidé qu’il valait mieux dormir tous ensemble plutôt que chacun de notre côté. Désolée, Ric mais il faut donc que je prenne le même chemin que toi. »

Bien entendu, bien entendu. Je la laisse passer, murmurant que ce n’est pas un problème. Elle peut y aller d’abord, moi, ça attendra. Mais elle ne me laisse pas le temps de m’échapper, prenant ma main alors que la serviette tombe au sol, la dévoilant complètement nue. Elle me force à poser une main sur son sein gauche, le téton entre mes doigts. Gloups …

« Ric ? Et si nous en profitions ? Tritani et Séphyria ne seront pas là pendant une bonne heure non ? J’en ai assez d’attendre, tu le sais hein ? »

« Je suis désolé … Mais je n’avais rien promis. Et tu t’en doutes qu’avec Séphyria, nous n’avons pas fait grand-chose ces derniers jours. Donc tu t’en doutes aussi que je suis sur le point d’exploser … Donc tu as décidé d’en profiter, n’est-ce pas ? »

« Oh que oui ! Et pas qu’un peu ! Et puis … Est-ce que je ne suis pas assez jolie pour toi ? »

Oh ! Elle est plus que belle, peut-être pas d’une beauté surnaturelle et noble comme celles des deux dragonnes mais … Elle a son propre charme. Et je ne pense pas à ses mamelons un peu trop généreux chez elle. RAH ! Il faut que j’arrête de penser à ça !

« Ric ! Et moi ? Et Tritani ? De notre côté, on peut juste vous entendre toi et Séphyria sans que nous ayons quelque chose en retour ? Est-ce que tu trouves ça logique et normal ? »

« Ce n’est pas question d’être logique ou normal, loin de là ! Ce n’est pas du tout pareil, tu le sais parfaitement non hein ? » dis-je avec un peu d’agacement alors que je commence à perdre un peu patience. Finalement, je me positionne bien en face d’elle, reprenant la parole sur un ton légèrement irrité :

« Nous n’allons pas ravoir cette conversation, Calsidya. Déjà que j’accepte à peine que vous m’embrassiez alors que ça ne devrait pas être normal et … »

« Nous devrions aller dans l’un de ces pays où les hommes peuvent avoir plusieurs femmes ! Qu’est-ce que tu en penses ? Ça serait une excellente idée non ? Ici, je crois que ça serait accepté n’est-ce pas ? » me dit-elle alors que j’en ai rien à faire. Je … ne veux pas, je crois.

« Non et non. Bon … Vas finir de te sécher et de t’habiller. Ensuite, moi … Il faut que j’aille m’occuper de ce problème par ta faute. »

J’ai honte de parler d’une telle chose à une personne … qui n’est plus vraiment une inconnue. Sans crier gare, elle pose une main sur mon entrejambe cachée par mon pantalon. Je ne dis plus rien du tout mais je lui repousse la main. Quelle idiote ! Je vais … AH ! Je m’enferme dans la salle de bain alors que je l’entends soupirer. Si ça ne tenait qu’à moi, je n’hésiterai pas un instant … mais … Il y a Séphyria et je ne peux pas.

Une demi-heure plus tard, je suis assis sur le canapé, soulagé et calme alors que Calsidya a sa tête posée contre mon épaule, habillée correctement. Voilà … C’est mieux … Beaucoup mieux même. Finalement, Séphyria et Trtitani revinrent, la mine déconfite

« Ric … Les informations étaient correctes. Il y a bien … comme une usine … Enfin … Ca ressemble à une usine mais il y a parfois quelques enfants qui en sortent. J’ai cru en voir un seul sortir … C’était bien un enfant pokémon. Je … Il faudrait que l’on sache qui t’a donné cette information. »

Je le sais bien … Je le sais bien … Mais surtout, qu’est-ce que nous pouvons faire avec elle hein ? Avec cette information ? On ne va pas arrêter ce genre de … choses en un claquement de doigts. Puis je me dis que j’ai déjà fait tellement … Alors peut-être que cela m’aiderait à trouver où est Dyamia ? Peut-être que … C’est sur son corps que les scientifiques récupèrent des données pour créer ces enfants ?!

Chapitre 2 : Service sexuel

Chapitre 2 : Service sexuel

« Tu es sûr, Ric, que l’on a bien fait de venir sans Alphonse et Roubé ? »

« Ils nous ont déjà assez aidé. Il n’y a pas besoin de plus … Loin de là même. »

« Comme tu le veux … Je n’aime pas que l’on leur cache des choses, surtout pas à ma sœur. »

« Je suis désolée, Séphyria … Mais je préfère réellement. »

C’était aussi simple que cela même si ça ne devait pas plaire à Séphyria, voilà tout. Je pousse un léger soupir alors que l’avion va bientôt atterrir. Dommage que le décor ne soit guère réellement enchanteur. Enfin, l’endroit où nous allons atterrir n’est pas vilain, loin de là, très loin même. Mais bon … Ce n’est pas le grand luxe non plus.

« C’est assez désolant en un sens. Les pays … pauvres comme celui-ci. »

« Calsidya, il y a toujours pire, si tu veux tout savoir. »

Je lui fais la remarque en me disant que ce n’est pas forcément le pays le plus pauvre que l’on verra dans notre existence. Ah … Oui … Mais la Thialende, en tant que policier, je sais comment ça se passe là-bas.

Et ce n’est pas plaisant, pas du tout même. Nous atterrissons finalement après quelques minutes alors que je descends rapidement de l’avion, accompagné par mes trois drôles de dames. Ah … Pff … Rien que le fait de voir cet endroit me déprime. L’aéroport est bien entretenu mais dès que nous le quitterons …

Non … Je ne veux pas y penser tout de suite. Il ne vaut mieux pas. Je pousse un soupir alors que je prends les bagages de Séphyria et moi. Je me tourne vers les deux autres demoiselles, leur disant que je suis désolé mais bon … C’est ainsi et pas autrement. J’ai mes préférences et elles le savent très bien. Sauf que voilà … Tritani soulève les deux valises comme si de rien n’était alors que j’ai l’air bien ridicule à peiner.

« Merci beaucoup pour ma virilité, Tritani. »

« Hein ? Comment cela ? Qu’est-ce que j’ai fait ? » bredouille la Trioxhydre, un peu désabusée sans réellement savoir pourquoi je dis cela.

« Rien du tout … Rien de rien … »

« Il est triste car tu es plus forte que lui … Je suis sûre que tu pourrais aussi porter ses valises sans aucun problème. »

« Bien entendu. Ric ? Si tu veux me les donner … »

« NON ! Il en est hors de question ! » hurle-je avec une colère pudique alors que j’accélère les pas pour éviter qu’elle me suive. Je sais parfaitement que Tritani a compris la situation mais bon … C’est gênant et offensant pour moi ! Très offensant même ! J’ai vraiment honte de ça ! J’aurai mieux fait de me taire ! Pourtant, je ne pensais pas à mal !

Pfff … Quel idiot de me prendre la tête pour une chose aussi basique et simple que ça ! Je suis sorti de l’aéroport et oui … Le décor est déjà bien moins paradisiaque. Je sais que j’ai pas choisi le plus bel avion mais voir quand même des mendiants rien qu’en sortant de là … C’est affreux. Ca me fait plus mal qu’autre chose.

« Ric ! Quand même … Tu n’es plus un enfant non ? Allons ! Arrête de bouder ! »

J’entends Séphyria qui vient derrière moi … Un enfant ? Bouder ? Je ne boude pas ! Pas du tout même ! Je me retourne pour lui faire face, souriant faiblement pour qu’elle comprenne parfaitement la situation. Je prends la parole :

« Je voulais juste voir le décor … J’espère que l’endroit où nous avons loué … est quand même assez bon … Car nous sommes quatre quand même. »

« Je ne sais pas réellement. Je n’ai pas vérifié plus que cela. Je t’ai fait entièrement confiance, j’espère ne pas m’être trompé … Je l’espère vraiment. » soupire Séphyria.

« Hey ! Dis tout de suite que je ne suis pas quelqu’un de confiance ! »

Pour me faire taire, elle vient m’embrasser alors que j’hèle un taxi. Déjà, Tritani et Calsidya arrivent alors que j’ouvre la porte pour laisser la possibilité aux trois femmes de monter à l’intérieur. Je m’installe au siège avant, donnant l’adresse où normalement l’hôtel nous attend. Enfin … Non … Ce n’est pas un hôtel mais une zone résidentielle normalement de bonne qualité. Enfin, un endroit où nous pourrons loger pendant plusieurs jours !

Quelques minutes plus tard, il nous dépose devant un bâtiment assez spacieux. En fait, ça semble être un endroit assez propre même. Disons qu’il n’y a pas de détritus dans les environs et c’est une bonne chose. Je me dirige vers l’appartement, regardant à l’intérieur. Tout est nickel … Vraiment.

« Je vais aller me promener pour voir les alentours. »

« Est-ce que … je peux t’accompagner, Ric ? » me demanda doucement Tritani alors que je pensais y aller seul. Mais elle me regarde avec ses petits yeux de femme-pokémon battu. Puis, je me rappelle une chose et dit :

« Tu peux … Comme Calsidya et Séphyria n’ont rien porté, je ne pense pas que ça les dérange de déballer nos affaires non ? »

Je savoure un peu ma victoire alors que Calsidya me tire la langue, mauvaise joueuse qu’elle est. Séphyria ne fait qu’hausser les épaules, souriant :

« Cela me semble normal. Je ne vois pas pourquoi je refuserai. Bonne route, Tritani, je te le confie. S’il a un geste déplacé, ne te laisses pas faire … même si ça serait le contraire. »

Le contraire ? Que Tritani ait un geste déplacé vers moi ? Ou alors qu’elle se laisserait faire ? Je ne sais pas vraiment où veut en venir Séphyria mais je quitte l’appartement avec Tritani. Après quelques pas, elle vient glisser sa main dans la mienne, me faisant un petit sourire. Lorsque nous sommes en privé, elle est … vraiment assez intimidée.

Je ne sais pas par quoi … Mais bon, j’accepte sa main. Ça ne promet rien de spécial de toute façon. Alors que nous marchons côte à côte, je vois ce à quoi je m’attendais. Des enfants … Ils ne doivent même pas avoir huit ans. Des jeunes garçons, des jeunes filles … Qui tiennent la main de différentes personnes, souvent âgées, souvent masculines.

« Je … Je voulais juste me confirmer cela … »

Je dis cela alors que Tritani serre plus fortement ma main, me désignant de l’autre libre une jeune fille. Qu’est-ce que … Elle a des cheveux roux mais surtout … Un petit haut orange avec un ovale jaune en son centre. Mais je ne m’attarde pas sur sa tenue … plutôt sur la queue orange qui dépasse de ses fesses, une petite flamme au bout.

« Une Salamèche ? Ça veut dire … quoi ça ? »

Comme si la pédophilie ne suffisait pas … Voilà que la poképhilie venait la rejoindre. Je regarde la Salamèche accompagné un homme qui doit avoir une bonne soixantaine d’années. Elle semble à peine comprendre ce qui se passe, contrairement aux enfants thialendais qui sont habitués à cela.

« Ric … S’il te plaît, est-ce que l’on peut aller la … »

« On ne peut pas, Tritani. Si on commence à se faire remarquer maintenant … »

Si on commence maintenant, tout sera fichu ! TOUT ! J’en … J’en ai assez ! Ah … Ah … Je dois plutôt me contrôler et ne pas m’énerver mais … Je pense à Dyamia. Il faut que je la sauve ! Il faut que … Je regarde Tritani qui vient de gémir, je serre beaucoup trop fort sa main. Je bredouille quelques excuses, lui disant qu’il vaut mieux rentrer.

Chapitre 1 : Déjà partis

Chapitre 1 : Déjà partis

« Ric, Ric ! Qu’est-ce que tu penses de cela ? »

La Momartik humanisée presse aussitôt sa poitrine contre moi, oeuvrant avec un généreux décolleté dans son kimono. Je pousse un léger soupir, posant une main sur mon front.

« C’est très bien, Calsidya … C’est très bien même … Mais maintenant, si tu veux … »

« Ce n’est pas très gentil de ta part, tu n’as fait que semblant de regarder. Je voulais savoir si ce rouge à lèvres n’était pas trop visible quand même. »

Hmmm ? Elle parle du rouge à lèvres ? Pas de sa tenue ? Je suis tellement habitué à ce genre d’attaques de sa part que je n’ai pas fait attention. Je pose un doigt sur les lèvres, le retirant aussitôt avant de le lécher. Hmm …

« Goût cerise ? C’est un très bon choix, Calsidya. Tu peux aller le prendre si tu v… »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase qu’elle m’embrasse subitement. Aussitôt, je lui fais retirer ses lèvres des miennes, m’apprêtant à crier en plein magasin. Mais c’est elle qui reprend la parole, me disant d’une voix amusée :

« Je pensais que tu voulais goûter un peu plus directement cela non ? Est-ce que je me suis trompée ? Je vais aller voir Séphyria. Je ne sais pas où se trouve Tritani par contre. »

Ah … Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela ? Je me demande quelle idée m’est passée par la tête lorsque j’ai décidé de les emmener dans une boutique pour femmes. Ah … Peut-être pour me permettre d’oublier un peu cet échec de la dernière mission ? J’ai pu retrouver … Dyamia mais bon …

Je n’ai pas réussi à la sauver. J’ai encore aussi un autre goût sur mes lèvres, plus amer … Les lèvres de Dyamia avaient été si douces … si chaudes … Je m’en rappelle encore. Pourquoi cette sensation ? A cause de ce qui avait été dit auparavant ?

« Ric ? Est-ce que … cela sent bon ? J’aime bien l’odeur. »

« Hmm ? Laisse-moi sentir. » murmure-je avec lenteur alors que Tritani s’approche de moi, tendant un parfum. Elle en imprègne ma main.

« L’odeur est particulière … mais cela sent bon. »

Pfiou … C’est vrai que … Ça n’a pas l’odeur d’un fruit, c’est différent. Ça fait un peu tourner la tête mais en même temps, cela donne envie que l’on se rapproche bien plus de la personne pour humer parfaitement cette odeur.

« Je pense que oui. Ça t’ira très bien, Tritani. Si tu veux le prendre, tu le peux. »

« Merci beaucoup, Ric. Je t’aime. » me dit-elle tout simplement en rougissant, me donnant un rapide baiser sur mes lèvres. C’est vraiment elle ? Une terrifiante dragonne à trois têtes normalement ? Et pourquoi j’ai accepté ce baiser à la base ?!

Il ne me reste plus qu’à retrouver Séphyria. Je la remarque aussitôt, elle est du côté des shampoings et des crèmes de beauté. Je m’approche d’elle, tout souriant avant de poser ma main sur son bras, la faisant un peu sursauter.

« Alors ? Tu as trouvé quelque chose de bien, Séphyria ? »

« Je pensais à cela … Enfin … Même si mes ailes sont du coton … Je ne vais pas les laver avec de la lessive quand même. Bien que cela ait la consistance du coton, je peux les laver avec ça … Enfin, cela adoucit les cheveux mais ça marchera pour mes ailes. »

« Hmmm ? Des ailes dans lesquelles je peux plonger pour me reposer paisiblement ? Je suis bien entendu pour une telle idée ! »

« Idiot … Ce n’est pas comme ça que je le pensais mais d’accord. Par contre … Et cela … Puisque tu aimes les choses douces … Tu penses quoi de cette crème ? »

Je viens lui souffler dans l’oreille quelques mots, regardant en même temps sa réaction :

« Si c’est pour l’utiliser sur tout ton corps, je t’achèterai tout ce que tu veux comme crème. »

« Roh ! Ric … Quand même. Je suis sûre que Calsidya et Tritani t’ont encore donné une mauvaise idée, n’est-ce pas ? »

J’hoche la tête négativement bien que je garde mon sourire aux lèvres. Elle se trompe complètement. Mais bon, en même temps, ce n’était pas vraiment ça le souci. J’attends que les trois femmes aient terminé avec leurs choix.

Ah … Quand même … Voilà ce qui arrive quand on laisse une femme faire les magasins. Alors, quand il y en a trois ? Mais bon, avec nos économies et nos travaux respectifs, de toute façon, nous avons largement de quoi vivre paisiblement et correctement.
Mais si j’ai demandé à faire quelques achats … C’est bien parce que dès demain matin à l’aube, nous serons dans l’avion. Cela fait à peine une semaine depuis les évènements au Jipen mais j’ai décidé de ne pas perdre plus de temps avec cela.

Maintenant que les minutes s’écoulent, je reste près de la caisse, attendant que Séphyria et les deux autres femmes arrivent. Quand ce fut le cas, je paye le tout, souriant devant les achats. Heureusement qu’il n’y a pas les tenues qui vont avec car sinon, je risque de payer beaucoup trop même. Ah … Qu’est-ce que je ne ferai pas pour elles ?

Je me le demande sincèrement alors que je regarde les différents achats. Dans la voiture, Séphyria est assise à côté de moi pendant que je conduis. Calsidya fait la conversation avec Tritani bien qu’elle ne la laisse pas réellement parler.

Ah … Calsidya … Une Momartik, à la base, on s’imagine un pokémon assez froid et sinistre non ? Et qu’est-ce que j’ai eu ? Tout le contraire. Je me demande si ce n’est pas une blague ou presque. Ah … Vraiment … Mais bon ! Je ne vais pas me plaindre pour si peu non plus hein ? Il n’y a pas que ça ! Ah … Je mets une main devant ma bouche après que l’on soit descendus de la voiture.

Pour cette nuit, je vais aller me coucher assez rapidement comme ça, demain, je serai en pleine forme. Je ferme les yeux et je tente de trouver le sommeil bien qu’il n’arrive pas. C’est seulement lorsque Séphyria arrive que je me sente déjà un peu mieux, ma tête logée contre sa poitrine recouverte seulement par une nuisette.
Puis avant même que je m’endorme, je sens déjà que les deux autres femmes sont arrivées. C’est devenu une habitude … Une très mauvaise habitude même. Mais … Cela me permet de dormir plus paisiblement contrairement à ce que je pense. Je …

Aaaaaaaah ! Le lendemain, à peine le soleil levé que je suis déjà en train de bâiller. Dans l’avion, je suis assis à côté de Séphyria alors que Calsidya et Tritani sont derrière nous. Comme souvent, Calsidya vient me distraire. Ah … Bon … J’ai bien dormi mais je manque souvent de sommeil mais en même temps, je ne cauchemarde plus …

« Hmmm ? Toi, tu penses à me remercier pour avoir veillé sur toi. » me dit Calsidya, se penchant au-dessus de moi. Quand même … Pourquoi est-ce qu’elle a autant … de poitrine ?! C’est vraiment indécent ! Surtout quand ça se trouve au-dessus de ma tête ! Je ne préfère pas lui répondre, je ne veux pas vraiment parler de ça, non.

Chapitre 30 : Faire son deuil

Chapitre 30 : Faire son deuil

« Tsss ! La première nuit et directement, elle se jette sur lui ! »


Calsidya fait une remarque assez violente sur le fait que Tritani s’est endormie sur moi. Enfin, c’était endormi puisque maintenant, tout le monde est réveillé. D’ailleurs, la Trioxhydre est tellement gênée qu’elle n’ose même pas prendre la parole.

« Je te rappelle que tu n’as pas fait mieux au Jipen, Calsidya. De même, de toute façon, ce n’est pas entièrement de sa faute. Nous nous sommes tous endormis au salon hier. Nous étions trop fatigués, voilà tout. Pas besoin de s’exciter par rapport à cela. »

« Ohla ! Mais dis-moi, tu ne serais pas en train de t’amouracher de Tritani ? Peut-être qu’au final, tu aimes bien les filles timides ? C’est plus ton genre ? »

Ce n’est pas la question ! Je tape du poing sur la table pour bien montrer mon mécontentement mais je ne fais aucun effet. Surtout que Tritani rougit violemment comme si elle avait été touchée de plein fouet par les paroles de Calsidya. Pfff !

« Et si tel était le cas ? Maintenant que vous êtes toutes les trois, ça veut tout dire non ? Et j’ai eu une longue discussion avec Tritani pendant la nuit, pendant que vous dormiez, voilà pourquoi elle a fini sur moi. Je suis vraiment désolé, Séphyria … Même si je t’avais à mes côtés. Ne crois pas que je ne t’aime plus. Tu restes celle que j’aime. »

« Mais je ne suis pas la seule. » me rétorque-t-elle sans méchanceté.

Elle sait pertinemment que cela va être dur de vivre en privé avec trois femmes, n’est-ce pas ? Je ne sais pas vraiment ce que le futur prévoie pour moi. Pas du tout même. Ah … Mais être avec trois femmes ? Est-ce vraiment une bonne chose ? Une bonne idée ? Je ne sais pas du tout, loin de là même … Ah … Vraiment.

« Il faut déjà que l’on réfléchisse à ce que l’on doit faire pour retrouver Dyamia. Je ne sais pas du tout où ils risquent de partir malheureusement. »

« J’ai peut-être une idée, Ric. Enfin, ils parlaient d’un pays mais je ne sais pas si c’est là-bas que se trouverait Dyamia ou non. »

« Ah oui ? Tritani ? Dis-le nous donc ! Comme ça, on peut tenter de partir le plus rapidement possible là-bas. Alors ? Ça se trouve où ? »

« Euh … S’il te plaît, calme-toi, Ric. Ça ne sert à rien de t’emporter à ce sujet. Je ne rigole pas, je te le promets. Je vais t’aider, je te le jure. »

« Pardon … C’est juste que … j’en ai assez. Cela fait combien d’endroit où la Triafa a eu de graves problèmes à cause de moi ? Trois ? Quatre ? Je ne sais pas … Mais je suis las, vraiment las même. Je veux juste récupérer Dyamia. »

« Je comprends mais je veux bien te le dire mais après que nous soyons bien réveillés et que nous ayons tous mangés. Comme ça, nous serons alors en pleine forme. J’espère que tu comprendras ce que je veux dire, merci beaucoup. »

« D’accord, d’accord. Je ne vais pas te forcer mais comme tu en sais … plus, ça peut nous aider. Merci de ta coopération. »

« Ce n’est pas de la coopération, c’est juste mes informations que je suis heureuse de donner à la personne à qui j’ai décidé de confier mon cœur. »

Ah oui, c’est sûr, ça change beaucoup de choses. Je suis bien plus gêné quand elle parle comme ça, tiens … Beaucoup plus même. Ce n’est pas très malin de sa part d’ailleurs. Mais néanmoins, le repas se fait, encore préparé par moi bien que cette fois, les trois femmes ont décidé de venir m’épauler. Après le repas, nous nous retrouvons finalement sur le canapé.

« Je … Hum … Enfin, je ne pense pas que ça soit une bonne chose, Ric mais je veux bien te le dire. C’est juste que cela soit un peu effrayant pour ce que veut faire la Triafa par rapport à Dyamia. Je veux bien te dire où elle est. »

« Ca ne fait rien, dis-moi tout simplement où elle se trouve. Ce n’est pas un souci. »

« En Thialende. Voilà … Enfin, je ne connais que de nom ce pays, je ne l’ai jamais visité mais je sais parfaitement que ce n’est pas un pays très … réjouissant. »

« Thialende ?! NON ! PUTAIN ! »

Je m’exclame aussitôt. Ces enfoirés de la Triafa ! Maintenant que j’ai compris ce qu’ils avaient fait à Dyamia, je … je … NON ! Je ne peux pas la laisser trop longtemps là-bas ! Ces enfoirés … Ces enfoirés ! Ils risquent de l’utiliser comme marchandise ! Comme objet !

« On partira d’ici une semaine, c’est compris ? Il faut que l’on la retrouve dès maintenant ! La Thialande est connue pour sa prostitution pédophile ! »

« Je ne crois pas que la Triafa serait prête à … Ou alors, peut-être que si, justement. » murmure avec lenteur Séphyria après mes paroles. « Ils en seraient capables ! S’ils ont besoin de chair fraîche pour utiliser de l’énergie issue d’elle ! »

« De chair fraiche ? Ne parle pas de ta sœur comme ça, s’il te plaît ! Elle n’est pas un morceau de viande, Séphyria ! »

« Je ne penses pas ça d’elle, Ric ! Je te dis simplement comment elle risque d’être traitée ! »

« Mais je le sais parfaitement ! Je m’en doute moi aussi ! Purée ! Dyamia ! »

Si seulement j’avais un moyen de communiquer avec elle ! Si seulement je … Non ! Il ne faut pas se poser de questions, il faut juste la trouver avant qu’il ne soit trop tard, voilà tout ! Mais bon … Je n’ai aucun indice à part celui que Tritani vient de me donner.

« Je vais devoir me renseigner mais nous partirons d’ici au maximum une grand semaine. Est-ce bien compris les filles ? »

« Ah … Je comprends finalement. Ric, tu ne peux pas rester en place trop longtemps, n’est-ce pas ? » déclare Calsidya avec une petite voix amusée par la situation.

« Je ne peux pas rester les bras croisés sans rien faire, oui. Je ne peux pas … »

Ah. Je comprends. Elle veut essayer de me calmer. Quel idiot je suis. Je lui fais un petit sourire avant de murmurer d’une voix douce :

« Merci, petite Momartik. »

« Hey ! Je ne suis pas petite … Bon … Je ne suis pas bien grande non plus et je n’ai pas du sang noble de dragon non plus ! Mais j’ai mes qualités, j’en ai plusieurs … et je suis sûre que je peux réussir à te charmer, Ric. »

« Bien entendu, Calsidya, bien entendu. De toute façon, vous savez parfaitement que vous n’avez pas besoin de coucher avec moi ou d’avoir un rapport sexuel pour débloquer vos pouvoirs, n’est-ce pas ? »

« Hein ? C’est vrai ? » bredouille Calsidya, Tritani semblant aussi étonnée bien que plus confuse qu’autre chose par rapport à ce que je viens de dire.

« Vous ne le saviez pas ? Pourtant, avec Séphyria, j’ai remarqué ses pouvoirs au fur et à mesure de l’avancée de notre relation. Et après, malgré notre … première fois, rien n’a vraiment changé au niveau de ses pouvoirs, enfin, je crois. »

« Oh … D’accord. Cela veut dire que … Puisqu’il n’y a plus aucune nécessité, il est donc inutile que … tu veuilles de nous, c’est cela ? » murmure Tritani.

Hey hey hey ! Je n’aime pas vraiment qu’on me fasse passer pour le sale type de service ! Je suis sensé dire quoi hein ? Je regarde Tritani et Calsidya, déclarant :

« Et vous voulez que je vous réponde quoi les filles ? Oh, ce n’est pas grave, je coucherai quand même avec vous puisque vous avez ces mines toutes tristes ? Le souci, c’est que vous êtes des femmes, des femmes et non pas des pokémons. Si vous étiez des pokémons et moi-même, si j’en étais un, je pense que j’aurai moins de réticence. Je ne sais pas … Ca serait plus bestial, moins … humain. »

« Alors imagine-nous donc en tant que pokémons ! Essaye de laisser libre court à tes fantasmes ! » me répond Calsidya alors que j’ouvre en grand mes yeux.

« Je ne suis pas un pokémon et vous ne l’êtes pas. Fin de la discussion. »

J’ai l’impression de briser le cœur des deux femmes. C’est vrai … Si j’avais été un pokémon, tout aurait été bien plus simple dès le départ. Aucune réticence avec Lania, aucune réticence avec Calsidya et Tritani. Mais je ne suis pas un pokémon, loin de là. Je ne suis pas … une créature devenue humaine grâce à la génétique. J’arriverai à me faire pardonner. Enfin, je l’espère. Bon … En voyant les mines dépitées des deux femmes, je me tourne vers Séphyria comme pour lui demander du regard quelque chose. Ensuite, je m’approche de Calsidya et dépose un rapide baiser sur ses lèvres. Purée ! Qu’est-ce que j’ai honte ! J’ai l’impression de trahir Séphyria ! Tritani attends le sien, les yeux clos, les lèvres légèrement tendues en avant. Je l’embrasse à son tour. Stop ! J’en ai assez ! Maintenant, il vaut mieux que je me prépare pour le voyage en Thialende, j’ai une petite fille à sauver.

Chapitre 29 : Harem non-voulu

Chapitre 29 : Harem non-voulu

« C’est donc ici que vous habitez ? Cela est assez austère et … »

« Pardon, pardon … Avec la poussière et toutes ces choses, je m’y attèle tout de suite. »

Sans même laisser le temps à Tritani de prendre la parole, je me dirige vers le placard, prenant un balai et commençant à faire le ménage. J’ai besoin d’oublier et de penser à autre chose. Pendant ce temps, Séphyria fait visiter à Calsidya et Tritani. Je n’espère quand même pas qu’elles aillent vivre ici hein ?

« Ric est vraiment … merveilleux. » murmure Tritani bien que j’entends ses paroles. Moi ? Je suis merveilleux ? Où donc ? Parce que je fais le ménage ? « D’habitude, les mâles sont assez rustres et primitifs. Enfin, du genre à donner des ordres aux femelles mais lui … D’après ce que j’ai pu voir à la télévision, il fait les travaux des femmes. »

« Arrête de regarder la télévision, Tritani. J’ai dû me débrouiller seul assez jeune, même si j’ai vécu chez Loïc pendant mon enfance. Mais après, je me suis débrouillé seul pendant des années avant de connaître Lania puis de chercher les ennuis à la Triafa. D’ailleurs, si t’es gentille, je te laisserai même goûter à ma cuisine bien que je sois fatigué. »

« Oh ! Ne te fatigue pas pour moi. Nous venons à peine de rentrer. Je ne voudrais pas te forcer à cela. Déjà que je n’ai pas d’endroit où vivre, je ne veux pas te gêner plus longtemps. »

« Hein ? Quoi ? Tu n’as pas compris ce que j’ai dit dans l’avion ? Calsidya et toi, vous allez occuper l’autre chambre. Au moins, elle sera occupée … »

Et puis, cela me permettra de penser que Lania est encore là. Enfin, non … Elle est morte. Je dois faire un trait dessus. Et depuis que j’ai été au Jipen, je pense avoir réussi à l’oublier. Enfin, à ne plus à penser à elle de la sorte.

« Bon, je vais préparer le repas après avoir terminé de faire le ménage. »

« Est-ce que je peux être utile à quelque chose ? » me demande Tritani. Elle est quand même bien serviable pour une dragonne. Enfin, Séphyria et Calsidya aussi … bien que chez Tritani, il y a une certaine candeur dans ses gestes.

« Euh … Si tu veux mettre la table pendant que je prépare le repas. »

Bon, d’accord, je le reconnais : Tritani est une demoiselle remarquable mais il ne fallait pas en attendre moins de la part d’une jolie dragonne humanisée. Et à côté, Calsidya et Séphyria sont en train d’aérer les chambres.
Ah … Vraiment ! Bon ! J’ai fini de faire le repas une demi-heure plus tard et pendant que nous mangeons, Tritani le complimente, déclare que c’est vraiment bon. Qu’il y a une touche plus personnelle par rapport aux repas de la Triafa ou de l’hôtel. Bien entendu que c’est personnel ! C’est moi qui l’aie fait ! Raaaaaaah ! Néanmoins, je comprends parfaitement ses propos et je la remercie du compliment, Calsidya sifflotant :

« Il y en a une qui veut bien se faire voir pour cette nuit. »

« Il y en a deux qui ne dormiront pas avec moi ce soir. » dis-je sur le même ton alors que Tritani rougit violemment, Calsidya me tirant la langue. Ce n’est pas très poli ça.

« Tu verras, Tritani, je t’expliquerai comment faire. »

Lui expliquer quoi ?! Qu’elle ne lui mette pas des mauvaises idées en tête ! RAH ! Je n’aime pas quand elle fait ça ! Pfff ! Enfin bon, la soirée tombe et finalement, je peux regarder des émissions dans ma langue natale. Je n’ai pas encore été au commissariat, cela peut attendre un peu. A côté, j’ai besoin de repos. Néanmoins, là, avec les trois femmes à mes côtés, je me sens serein et apaisé. D’ailleurs, lorsqu’il est temps de ramener les couvertures, nous sommes emmitouflés sous les couvertures mais pas seulement.

« Ric, je vais mettre le canapé en mode lit. »

Séphyria a pris la parole et je ne fais qu’un bref hochement de tête. Je suis trop exténué pour ça. Nos quatre corps penchent en arrière alors que nous ne voyons plus qu’une partie de l’écran de la télévision. Avec lenteur, je vais éteindre l’écran quelques minutes plus tard, déposant la télécommande au sol. Je ferme les yeux, prenant une profonde respiration avant de chercher le sommeil.

Lorsque je me réveille, j’humidifie mes lèvres. On doit être encore en pleine nuit puisque je ne me sens pas bien réveillé pour autant. C’est sûrement ça même. Je commence à bouger mes mains mais je sens des cheveux des deux côtés. Je tente de bouger mais je ne peux pas. Qu’est-ce que … AH NON ! AH NON !

« Bon sang ! Je sais ce que j’ai fait maintenant ! »

Je sais que je me suis endormi comme un idiot … J’ai donc … Enfin … Comment est-ce que j’ai pu arriver à ça hein ? Enfin, comment est-ce que j’ai pu finir par avoir toutes ces femmes … autour de moi ? Car voilà, Tritani est couchée sur moi, sa tête posée sur mon torse. Je le sais par rapport à ses cheveux mais … aussi …

« J’ai honte de penser que c’est parce qu’elle est moins fournie que Calsidya. »

Oui, c’est ça. Car elle est moins bien dotée qu’elle. Et en plus … euh … Voilà quoi … Je remarque aussi que j’ai une main posée sur la poitrine de Calsidya donc je sais que ce n’est pas elle qui est sur moi. Donc je sais … où chacune est placée.

« Comment est-ce que j’ai pu en arriver là ? Sincèrement ? »

Je parle à voix haute car les pokémons dorment toutes mais ça ne change rien à ce qui se passe. J’ai trois femmes à mes côtés. Un homme normalement constitué, ce que je suis, aurait apprécié la situation mais bien qu’un afflux de sang quitte mon cerveau pour se loger bien plus bas, j’arrive à garder un bon raisonnement.

« Un homme … normal aurait sauté sur ces trois femmes en même temps. »

Mais non … Même si j’ai l’impression d’avoir un harem, je tente de raisonner à l’envers. J’ai une équipe de trois pokémons féminines. J’ai donc une Altaria, une Trioxhydre et une Momartik. Je suis aussi à la recherche d’une Pyronille. Rien que ça …

« Si je les considère comme des pokémons, est-ce que ça passe … »

« Hmmm … Ric … Merci d’être là pour moi. »

Hein ? Qui qui parle ? Tritani ? Je la sens bouger alors que j’arrive à apercevoir ses yeux dans la nuit. Elle vient de se réveiller et elle a rapproché son visage du mien. Elle est si proche de moi … Qu’est-ce que …

« Ric ? Est-ce que ça te dérange … que plusieurs femmes t’aiment ? Est-ce que ça te dérange si je t’aime ? Je veux savoir si je suis … une plaie. »

« Je devrai plutôt poser la question : est-ce que ça te dérange de savoir que la personne que tu aimes … est aimée par d’autres personnes ? »

« Ça ne me dérange pas du tout. Le plus important est que j’aime une personne et qu’elle le sache. Je ne vais pas forcer cette personne à m’aimer ou à penser moins à d’autres. Je veux juste qu’elle accepte mes sentiments, c’est tout. »

« Tu sais qu’en faisant ça … Tu auras l’impression d’être dans un harem ? De ne pas avoir le même quota d’amour qu’une autre femme ? »

Sans me répondre, elle vient coller ses lèvres contre les miennes. Lorsqu’elle arrête, elle a maintenant sa joue sur la mienne, ses bras posés sur mes épaules. Elle me souffle :

« Je pense que je peux le supporter. J’essayerai d’être le moins jalouse … mais je suis plutôt discrète quand tu es là … Je ne sais pas pourquoi. Je crois que je suis timide. »

Moi-même, j’en suis sûr. J’ai pu le voir. Et dire qu’il y a encore quelques jours, je voulais la tuer. J’ai … Je pense que je vais mieux maintenant. Je passe une main dans les cheveux de la Trioxhydre avant de replonger dans le sommeil avec elle.

Chapitre 28 : Le projet Ric

Chapitre 28 : Le projet Ric

« J’aimerai une explication … Pourquoi est-ce que tu fais cela, Emairon ? »

« Pourquoi ? Car il faut protéger Dyamia. Sans nous, qu’est-ce qu’elle deviendrait ? »

« Et donc, tu as préféré briser ton cœur pour cela ? Je ne marche pas dans cette combine. Tu es bien plus malin que ça, Emarion. »

Elle ne croit pas aux propos de son frère. La femme aux cheveux rouges, accompagnée d’Alphonse, reste en face du Gallame. Celui-ci pousse un léger soupir :

« Ce que je devais faire… Je l’ai accompli sans aucun problème. Rien du tout … »

« Tu as l’air plus torturé qu’autre chose ! Je ne marcherai pas dans cette combine, Emairon ! Tu ne m’auras pas avec de belles paroles ! Je veux la vérité ! »

« La vérité ? Tu la vois en face de toi … Je n’ai plus besoin de rester ici plus longtemps. Je me retire dès maintenant. Nous nous reverrons surement, je pense. »

Sans crier gare, il se téléporte, laissant seuls la Melokrik et l’homme de sa vie. Quelques instants plus tard, il est aux côtés de Loïc et Dyamia ainsi que des huit dragons. Dans l’avion, ils sont déjà prêts à quitter le Jipen. Il regarde par le hublot, murmurant :

« Je ne regrette pas ce qui s’est passé. Loin de là même … »

« Pas du tout ! Hihihi ! Emairon, tu sais que Ric a réussi à arriver jusqu’à moi ? Il est vraiment exceptionnel, vraiment … Hum ? Loïc ? Ca n’a pas l’air d’aller très fort non ? T’en fais une drôle de tête, qu’est-ce qui se passe ? »

« Rien du tout. Rien de rien. Ne parle pas, je pense que c’est suffisant. »

Quelque chose cloche mais il n’arrive pas à mettre la main dessus. Quelque chose mais quoi ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il a parlé de Ric ? Est-ce qu’il y a des choses que même lui ne sait pas ? Ce n’est pas normal, pas normal du tout même. Belzak lui cache des choses mais quoi ? Qu’est-ce que Ric a à voir avec tout cela ?

« Dyamia ? Je peux te demander quelque chose ? »

Il s’adresse finalement à la petite fille aux cheveux noirs. Devant le regard inquiet de celui-ci, elle arrête de sourire avant d’hocher la tête positivement. Il s’approche d’elle, murmurant quelque chose dans son oreille pour que nul ne puisse entendre. Elle hausse un sourcil, hochant la tête négativement avant de s’exclamer :

« Ah non ! Je n’ai jamais rien … Attends un peu. Je … Ric visitait parfois les bâtiments de la Triafa et lorsqu’il revenait parmi nous, Emairon, je te raconterai tout ça plus tard. Enfin … Non … C’est étrange, vraiment étrange. »

Bien trop étrange mais elle avait préféré sceller cela dans sa mémoire. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû ? Car … il y avait des chances que les quatre pokémons ne furent pas les seuls à souffrir lorsqu’ils n’étaient que des enfants.

« Où en est le projet ? Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur son avancement ? »

« Malheureusement, elle n’a pas encore de forme humaine. Contrairement à ce que nous pensions, réussir à faire une humanoïde pokémon à partir d’un virus spatial est plus compliqué que prévu. Seule cette femme y était arrivée il y a plus de vingt ans et à partir de données pokémon, non pas d’un simple virus. »

« Je m’en doutais que vous seriez des incapables. Prenez ceci. »

L’homme au crâne dégarni et d’un âge plutôt avancé envoie un dossier avec écrit dessus : « Projet Ric ». L’un des scientifiques l’ouvre, regardant plusieurs pages avant de s’exclamer d’une voix étonnée :

« Mais comment est-ce que … Toutes ces données ? »

« La majeure partie sont basées sur une durée d’environ cinq ans. De la naissance du sujet jusqu’à la « perte » de celui-ci. Il y a aussi ses relations avec les pokémons qui se trouvaient dans son environnement ainsi que diverses autres données établies à partir de celles de base. Bref, vous devriez pouvoir faire quelque chose avec cela. Débrouillez-vous mais je veux un pokémon humanoïde à partir de ce virus le plus tôt possible. »

« Mais … Ce sujet, n’y as-t-il pas des séquelles ? »

« Pour le moment ? Il n’y en a pas … Pas du tout … Oui … Mais cela ne saurait tarder si je décide de le « réveiller ». Maintenant, assez de questions ! Mettez-vous au travail ! »

« Oui … Oui ! Chef ! Pardonnez-nous messire Belzak ! »

Les scientifiques, apeurés par l’homme, s’éloignèrent avec le dossier. Apeurés mais intéressés. Comment tout cela avait été réalisable ? L’homme au crâne dégarni et à la blouse de scientifique eut un léger sourire.

« Tu vois, petite idiote ? Avec tes projets de donner une forme humaine aux pokémons pour leur permettre d’être mieux compris par les humains … J’ai décidé de faire de même … mais d’une meilleure façon. Hahaha … Et si nous rendions les humains … plus pokémon ? Avec des pouvoirs ? Les pokémons seraient alors inutiles. »

Inutiles ! Rien que ça ! Hahaha ! Vraiment … Il avait eu de la chance, il le reconnaissait amplement. Ce spécimen avait été parfait. Peut-être était-ce à cause de son environnement ? Grâce à l’aide des quatre pokémons qui le côtoyaient ? Néanmoins, cela lui avait permis de faire tous ces tests sans aucun problème. Et même après qu’il ne fut plus là, le projet avait pu continuer. Toutes ces données … Cela lui avait permis alors de commencer à envisager la création des premiers pokémons humanoïdes même s’ils étaient considérés comme « ratés ». Oh … Il n’y avait pas que cela aussi. Plus les années passaient, plus ces données avaient été importantes. Et Loïc ne se doutait de rien pendant les prises de sang du projet, rien du tout même. Même si les années passaient … Tout avait pu continuer grâce à ses contacts.

« Dire qu’il suffirait d’une petite piqûre pour tout déclencher chez lui. Je me demande si les tissus cellulaires se déchireraient ou non. C’est à tester … Oui. »

Mais pour le moment, il vaut mieux le laisser croire qu’il est en sécurité. Le laisser croire qu’il pose quelques problèmes à la Triafa. Dire qu’il est à l’origine de tout … ou presque tout si on compte les quatre premiers pokémons humanoïdes, ceux qui sont nés comme des bébés humains. Hum ! Alors … S’il arrive à donner la vie à ce virus grâce au projet Ric, il peut alors considérer qu’il a enfin réussi à atteindre ce que cette femme avait réussi il y a plus de vingt ! Hahaha ! Ce projet Adomantxys allait être sa plus grande réussite ! Mais pas seulement … Pas seulement … Hahaha.

« Ric ? Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Je ne sais pas … Je me sens un peu nerveux. »

Il est vrai que je me frotte les bras vivement, comme pris d’une grande crainte. Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on parle de moi. Néanmoins, Séphyria me rassure alors que Tritani est endormie à côté de moi dans l’avion, sa tête posée sur mon épaule. Calsidya est à côté de Tritani, un peu jalouse mais ce n’est pas grave. J’ai appris tellement de choses.

Chapitre 27 : Baiser sur baiser

Chapitre 27 : Baiser sur baiser

« Euh … Ce que tu me demandes, c’est quoi exactement ? Tu peux me le dire ? »

« Tout simplement de prendre en considération ce que je t’ai dit … Enfin, si tu veux bien de moi comme … Enfin … Comme Séphyria ou Calsidya. »

Ce que je veux d’elle comme Séphyria ou Calsidya ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Séphyria, je suis avec elle mais Calsidya. Qu’est-ce que la Trioxhydre s’imagine ? Enfin, déjà, premièrement, je ne peux pas supporter cela !

« Donne-moi la main. Je ne pense pas que tu essayeras … de me trahir. Enfin, tu ne me donnes pas l’impression de le faire. »

Je suis peut-être trop … serein pour ça. Mais je n’accepte pas qu’une femme se mette à genoux devant moi. C’est d’un ridicule ! Avec gêne, elle me prend la main alors que je la soulève. Elle pousse un petit cri, s’écroulant sur moi. Qu’est-ce que …

« Pardon … Je suis vraiment désolée, c’est juste que … je me rappelle de notre danse. »

Qu’est-ce qui se passe exactement ici ? Est-ce que l’on peut m’expliquer ? J’ai du mal à réellement comprendre tout cela, loin de là. Mais elle m’observe en relevant son visage et c’est vrai que c’est une belle femme. Elle murmure :

« Je … suis vraiment désolée. Je dois te considérer comme mon égal, je le sais parfaitement … mais je te considère comme bien plus. Je crois que le destin a voulu que j’arrive jusqu’à toi. Peut-être que j’exagère, peut-être que je me fais des illusions ? Je ne sais pas. »

« Il ne faut pas dire ça. Enfin … J’ai encore du mal à saisir où tu veux en venir. »

« Bien que je sois une dragonne, je manque de confiance quand je pense à toi, quand je sais que tu es à mes côtés mais aujourd’hui, je vais faire ce que mon cœur me dit. »

Ce que son cœur lui dit ? Et il lui dit quoi exactement ? J’ai la réponse quand elle pose subitement ses lèvres sur les miennes. Le baiser n’a rien à voir avec celui de Dyamia. Rien du tout. Non, il est plus tendre, plus savoureux, il y a quand même une certaine appréhension, une grande appréhension même.

« Désolée, c’était mon premier baiser. Je … Après avoir vue ce que tu as fait avec Dyamia, je pensais que … c’était la meilleure façon de le montrer. Pardon s’il n’est pas bon ! »

Hey, hey, hey ! C’est moi qui devrais plutôt être gêné ! Je me fais embrasser comme ça ! Par une inconnue ! Enfin, une jolie inconnue ! Mais Séphyria risque de ne pas trouver cela plaisant ! Déjà qu’avoir Calsidya à nos côtés est une chose mais … Là !

« Je sais bien que je ne suis pas douée … Je n’y connais rien en relation humaine mais je sais juste que je t’aime réellement comme une humaine. J’en suis convaincue et sûre. »

« C’est … gentil de ta part, enfin, je crois. Mais ça ne se fait pas ! On ne m’embrasse pas comme ça ! Et puis, je ne crois pas que … »

« HEY ! Elle arrive après moi et elle en fait plus que moi ?! Hors de question ! »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que je reçois un second baiser mais fougueux, de la part de Calsidya. MAIS MAIS MAIS ! Je tente de la repousser mais elle colle bien ses lèvres qui ont un peu le goût de menthe fraîche. Je ne veux pas cinquante baisers de cinquante femmes ! J’en veux cent de la même femme !

« … … … Vous exagérez vraiment là. »

Séphyria se fait entendre. AH ! Elle va se mettre en colère ! Je ferai bien de l’arrêter quand même avant qu’elle ne commette un vrai … Pourtant, elle semble juste un peu jalouse, rien d’autre. Elle me regarde avec sévérité.

« HEY ! Je ne suis pas en faute, Séphyria ! »

« Tu n’as pas essayé réellement de te débattre d’après ce que j’ai pu voir, Ric. » me murmure-t-elle avec lenteur. HEY ! Pourquoi est-ce que je suis sensé être fautif ? HEY ? Ce n’est pas normal ! Je ne veux pas vraiment de ça !

« Je ne suis pas comme ça, tu le sais parfaitement, Séphyria ! S’il te plait ! »

« Ca ne fait rien … Ce n’est pas grave. Tritani a montré parfaitement qu’elle n’a jamais voulu te faire du mal. Ca ne fait qu’une seconde dragonne … mais bon … On ne peut rien y faire, n’est-ce pas ? C’est comme ça que je dois voir les choses … je pense de toute façon. »

« Tu pourrais quand même être un peu plus jalouse quoi ! Elles essayent de te voler ton homme ! Tu n’en as rien à faire ? »

« Hein quoi ? Voler ? Non non ! Je … Je ne veux pas voler Ric ! » balbutie la Trioxhydre, vivement gênée tout en baissant la tête. « C’est juste que … Je suis une dragonne et je sais … Enfin, je sais bien que … Les humains n’aiment avoir qu’un seul ou qu’une seule partenaire … contrairement aux pokémons. C’est juste que … Comme tu avais l’air différent, Ric, peut-être que tu accepterais d’en avoir plusieurs. »

MAIS BON SANG ! Je ne suis pas un pervers ! Je ne suis pas comme ça ! Je n’ai pas besoin de cinquante femmes ! Le souci, c’est que là, je risque de briser les cœurs de jeunes vierges ! Je ne suis pas un bourreau des cœurs !

« Je n’accepte personne ! Je ne suis pas comme ça ! Bon sang ! C’est ce que j’aimerai dire ! Mais regardez Tritani ! Regardez Calsidya ! Avec vos petits yeux de Ponchiot battu. On dirait que je vais vous abandonner ! Bon, j’en ai assez … Vous pouvez venir avec moi. Et de toute façon, Séphyria … Si … Par hasard, j’avais réussi à ramener Dyamia, ça aurait été la même chose, n’est-ce pas ? »

« Peut-être … Tu aurais permis à Dyamia de retrouver sa forme originelle. »

« Ah ? Et comment ça ? Enfin bon … Je ne sais pas … Mais pour l’heure, je ne suis pas motivé à cela. Bon ! Suivez-moi les filles ! Je crois que l’on va devoir sortir d’ici. Il faut juste retrouver Alphonse et Roubé. »

Comment est-ce que j’ai pu faire ça ? Avoir trois femmes avec moi ? Presque quatre si on compte Dyamia ! Oh punaise … Mais dans quel foutoir je me suis mis ? Dans quel merdier ? Sincèrement ! Y a qu’à moi que ça arrive ! Bon, il faut reconnaître que chaque femme est belle, très belle. J’ai une énorme chance. Mais … Je ne suis pas un Don Juan ! Loin de là même ! Je suis bien différent !

« Tu n’essayerais quand même pas de te plaindre du fait que tu as trois jolies femmes prêtes à tout pour te rendre heureux, Ric hein ? »

« … … … Calsidya, j’ai surtout peur d’une chose : que Tritani ait la même sale habitude que toi et tu sais de quoi je veux parler. Néanmoins, maintenant, accélérons le pas. »

Quand même … Je marche à toute vitesse malgré mes blessures aux épaules. J’entends bien Tritani demander à Calsidya de quoi je parle mais je ne veux même pas savoir ce que Calsidya lui répond. J’entends aussi Séphyria mais bon … VITE ! Assez ! Comment est-ce que j’ai pu me laisser … embobiner de la sorte ? Enfin … Avoir une nouvelle pokémon avec moi ? Non ! Une nouvelle femme ! Je ne sais pas si je suis chanceux ou maudit.

Chapitre 26 : L’égal d’un dragon

Chapitre 26 : L’égal d’un dragon

« Vous croyez que seul, vous allez réussir à me battre ?! Pour qui est-ce que vous me prenez ?! Pour l’un de ces pokémons ridicules que vous avez affrontés ?! »

« J’ai l’impression que tu me sous-estimes. » murmure doucement Séphyria alors que je remarque de l’autre côté, Tritani et Calsidya ne se font que se jauger.

« Te sous-estimer ? Tu n’es qu’une simple traîtresse ! »

Une simple traîtresse ? C’était un peu exagéré, n’est-ce pas ? Mais qu’importe, elle n’était pas là pour faire dans le sentimental. S’il voulait se battre, il allait avoir une sacrée surprise de sa part. De toute façon, ce n’était pas s’il voulait ou non … Il allait tout simplement comprendre la différence de puissance entre elle et lui.

« Hum … Tiens donc … Voilà mademoiselle la Trioxhydre. »

La Momartik marche avec lenteur en direction de Tritani, faisant quelques pas tout en marchant autour d’elle, s’avançant peu à peu. Elle semble comme amusée, créant un petit morceau de glace avant de le projeter vers elle. Elle reprend d’une voix tendre :

« Ainsi, j’ai donc affaire à celle qui a dansé avec l’homme que j’aime. Mais quand même, si Ric était ta cible, j’ai remarqué que tu ne l’as jamais attaquée. Pourquoi donc ? Tu peux parler, n’est-ce pas ? Ric est bien trop loin pour nous entendre. »

« Je n’ai … pas à parler plus longtemps à ce sujet. Qu’importe que tu sois de glace ou non, cela ne changera rien. Tu es une ennemie et … »

« Tu te trouvais dans la chambre entre celle d’Alphonse et Roubé et la nôtre, n’est-ce pas ? Est-ce fait exprès ? Ou alors, peut-être était-ce le destin ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Je n’ai pas besoin de répondre à cela. Je vais plutôt me charger de te blesser gravement. Je n’ai pas besoin de te tuer donc je ne le ferai pas. »

« Et tu penses sincèrement que je vais te laisser faire cela ? »

Avec une pointe d’ironie, la Momartik prend la parole. Posant un doigt sur ses lèvres, elle le retire ensuite, commençant quelques mouvements du doigt jusqu’à ce qu’un petit halo de glace se forme. Elle le projeta en direction de la dragonne, celle-ci déployant ses ailes pour l’éviter alors que la Momartik reprenait :

« Vraiment … Tu n’es pas motivée à te battre alors pourquoi essayes-tu d’attaquer Ric ? »

« … … … Je ne sais même plus ce que je veux moi-même. »

Hum ? La Momartik hausse un sourcil. C’est quoi cette phrase ? C’est assez ridicule de parler de la sorte. Néanmoins, elle ne semble pas mentir, loin de là. Hum … Qu’est-ce qu’elle est donc sensé faire ici ? Ce n’est pas facile à savoir, loin de là. Mais bon, elle n’a pas le temps de réfléchir à une telle chose. Elle va juste effrayer la Trioxhydre et la paralyser. Ensuite, ils pourront alors poser les différentes questions qu’ils ont en tête.

« Qu’est-ce que … AAAAAAAH ! »

Elle n’a pas le temps de réagir qu’une griffe vient en taille sa hanche droite, déchirant le kimono blanc et l’ensanglantant. La Momartik est projetée sur le côté alors que je regarde ce qui se passe. Le Trioxhydre mâle … Le Trioxhydre mâle a réussi à battre Séphyria. Mon Altaria … Séphyria … Séphyria … Comment est-ce … Enfin … Je …

C’est quoi ce monstre ? Surtout avec ses mains qui deviennent des têtes de Trioxhydre mais en format … pokémon. Je ne comprends pas, je ne comprends pas du tout ! Mais surtout qu’il a aussi blessé Calsidya ! Je ne peux pas rester là sans rien faire ! Je dois agir ! J’ai mon arme en main et je le pointe vers le Trioxhydre.

« Héhéhé … Tu penses faire quoi avec ça ? Me blesser ? »

« Non, surtout te faire changer de cible ! Laisse-les tranquilles ! Elles ne t’ont rien fait ! RIEN DU TOUT ! C’EST MOI QUE TU VEUX NON ?! »

Je tire déjà trois balles en sa direction pour qu’il vienne vers moi. Tellement furieux et enragé, il n’hésite pas un instant et fonce vers moi, prêt à tout faire pour avoir ma peau ! Je regarde brièvement la Trioxhydre. Elle … Elle n’a rien fait mais ce type là, je ne peux pas lui pardonner ! LA J’EN AI ASSEZ !

Pourtant, il évite mes balles et fonce vers moi en déployant ses ailes. Ses deux bras sont devenus des têtes de Trioxhydre qui viennent se planter dans mes bras, me forçant à lâcher mon arme. Je suis maintenant paralysé, incapable de me mouvoir.

« C’est toi qui a manipulé ma soeur… C’est toi qui a tout fait pour qu’elle devienne ainsi ! Mais je ne te permettrai pas de me l’enlever ! Je ne te le permettrais pas ! »

Comme si j’ai besoin de son autorisation ! Le souci, c’est que maintenant, je ne peux pas bouger et mes deux femmes sont dans un sale état ! BON SANG ! Il faut que je réagisse mais comment ?! Je ne peux pas bouger ! Je ne peux pas du tout bouger !

« Prêt à faire tes adieux ? Mais t’en fait pas, elles iront te … »

Il eut un hoquet de surprise avant de cracher du sang. Quelque chose mais quoi … Hein ? Une tête de Trioxhydre ? Une tête qui venait de lui traverser le ventre. Il eut le temps de tourner son visage vers la personne qui venait de lui faire ça. Tritani ?

« Mais … Pour… quoi ? »

« Que tu sois mon frère ou non … ne change rien. J’ai fait mon choix … Tu as juré de vouloir la perte de Ric. J’ai juré de le protéger jusqu’au bout. Adieu … »

De me protéger ? Mais qu’est-ce que … La pression des têtes de Trioxhydre se fait moins forte alors que le corps du Trioxhydre tombe au sol. J’ai affaire à Tritani. Comme elle, je suis recouvert du sang de son frère, la projection ayant été beaucoup trop violente. Mais qu’est-ce que je suis sensé dire ? Qu’est-ce que je suis sensé faire ? Je ne sais pas … Pas du tout même. Pas du tout … Tritani ? Ne regrette-t-elle pas tout cela ?

« Mon frère était un déviant … Mon frère n’avait pas besoin de vivre. Comme les autres dragons, il se considérait supérieur aux humains mais … maintenant que nous le sommes … Que nous avons un corps comme les humains, comment peut-on encore penser ça ? »

Est-ce que je suis sensé répondre ? Je ne sais pas vraiment, pas du tout même. Je tente de m’approcher de Séphyria mais je la vois qui se relève, un peu secouée et blessée mais rien de grave. Il en est de même pour Calsidya. Je pousse un soupir de soulagement avant que la femme aux cheveux violets ne pose un genou au sol.

« Ric Auré, je sais parfaitement que je suis une dragonne et une membre de la Triafa. Néanmoins, par mes actes, j’espère que tu comprendras que je ne te veux aucun mal. J’ai souvent discuté avec Dyamia pour en apprendre plus à ton sujet, pour savoir pourquoi, toi qui était humain, je te considérais comme plus noble que ceux de ma race. Je n’ai pas d’explications logiques, loin de là mais je veux continuer à être à tes côtés. Est-ce qu’il est possible que tu m’acceptes comme l’une des tiennes ? »

L’une des miennes ? Qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? Devant le petit rire de Calsidya, je me demande si je ne suis pas en train de me faire avoir. Néanmoins, maintenant, il faudrait quand même envisager quelque chose pour partir d’ici.